Le Congo toujours en attente du Conseil d’administration du FMI

Prévu dans la deuxième moitié de février 2018, la réunion a été reportée au mois de mars, sans date précise.

Le Congo attend toujours le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI). Prévu dans la deuxième moitié de février 2018, la réunion a été reportée au mois de mars, sans date précise. Après une série de consultations à Brazzaville, les employés du FMI devraient passer le dossier du Congo devant cette instance qui en décidera du sort.

Depuis décembre 2017, les Congolais attendent que le FMI dise un mot sur la situation économique et financière chaotique que traverse le pays depuis quelques années. Il s’agit en fait, pour l’institution de Bretton Woods, de décider si le Congo était conforme à bénéficier d’un programme avec le FMI. Cet accord financier devrait permettre au Congo de gagner une bouffée d’environ 800 millions de dollars, soit un peu plus de 421 milliards de francs CFA sur trois ans.

Dans ce sens, la bonne nouvelle c’est que le Congo n’aura besoin, cette année, que d’un financement résiduel de quelque 180 milliards de francs CFA. Ce que pourraient lui apporter ses partenaires habituels comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou la France. Il semble cependant que ces bailleurs internationaux attendent le déclic du FMI pour venir en aide au Congo.

Le Congo ne néglige pas l’option du FMI. D’ailleurs, c’est sous hypothèse FMI que le budget 2018 a été conçu. Il a été arrêté à plus de 1.522 milliards de francs de CFA, dégageant un excédent de 219 milliards. En réalité, les grands experts de la finance savent que ce budget n’est nullement excédentaire, car globalement, le budget congolais, bâti sur les critères d’austérité, est déficitaire à plus de 779 milliards de francs CFA. Et ce, seulement pour cette année 2018.

Le Fonds monétaire international reste dur avec le Congo sur ce point. Si le pays a pu dégager 219 milliards pour commencer de combler le gap des 779 milliards, le FMI exige que ce manquement de 560 milliards soit trouvé avant tout appui budgétaire. En plus, l’institution financière met la pression sur le gouvernement, notamment concernant les réformes profondes au sein de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), la restructuration de la dette et l’amélioration de la gouvernance. Sur ces derniers points, le dossier du Congo devra être renforcé, s’il doit passer haut la main devant le conseil d’administration du FMI. Il manque encore beaucoup de signaux palpables, bien que la justice se soit depuis un moment levée pour accompagner la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour réduire le train de vie de l’Etat jusqu’à 9% du budget actuel.

Mais le Congo ne reste pas seulement cabré sur la manne du FMI qui est très conditionnée. Un léger espoir renait depuis début 2018 avec la remontée des cours du brut. Au dessus de 60 dollars aujourd’hui, le prix du baril a plus que doublé, à comparer il y a trois ans. Le pétrole reste en effet la principale source budgétaire avec plus de 749 milliards de francs CFA de prévision cette année, contre seulement 391 milliards en 2017. Les recettes fiscales, prescrites à 737 milliards en 2018, seront en baisse de 4% par rapport à l’année dernière.

Aujourd’hui, l’Etat a plus que besoin du cash. Plusieurs pistes ont été explorées pour trouver de l’argent frais, afin que le pays vive. De nombreux programmes, dans les secteurs sociaux de base, attendent d’être mis en œuvre. Les actions d’urgence comme le traitement de l’érosion à Brazzaville ainsi que les sinistrés du Pool ou des intempéries, nécessitent autant d’argent. D’où la piste des Emirats et de la Russie, puisque la Chine temporise actuellement.

Le Congo a besoin du FMI pour gérer sa dette estimée à plus de 5.700 milliards de francs CFA, avoisinant les 110% du Produit intérieur brut (PIB) en juillet 2017. Plus de 3.900 milliards de cette bagatelle constituent la dette extérieure dont environ 70% avec la Chine. Le service de la dette va coûter 146 milliards de francs CFA en 2018. Qui paye ses dettes s’enrichit !

Le conseil d’administration du FMI qui se tient en mars est une importante occasion pour le Congo de bénéficier de cet appui budgétaire. Cela permettra aussi au gouvernement de mettre en œuvre son programme en tenant compte des conseils et garde-fous du FMI. Le pays reste donc suspendu à la tenue de ce conseil d’administration, ne serait-ce que par orgueil d’être bon élève des principes de la communauté internationale.

Claudy Siar à Brazzaville pour galvaniser la jeunesse

Claudy Siar a indiqué au cours d’une conférence de presse qu’il a animé que comprendre le dynamisme des artistes congolais au-delà de leurs péripéties quotidiennes est l’un des points saillants de son équipe durant son séjour à Brazzaville et Pointe-Noire.

Le chroniqueur de l’émission « Couleurs Tropicales », Claudy Siar, a révélé, le 22 février à Brazzaville, que sa semaine culturelle au Congo laissera libre cours à la jeunesse de s’exprimer au regard des difficultés sociopolitiques que traversent le Congo.

Claudy Siar a indiqué au cours d’une conférence de presse qu’il a animé que comprendre le dynamisme des artistes congolais au-delà de leurs péripéties quotidiennes est l’un des points saillants de son équipe durant son séjour à Brazzaville et Pointe-Noire.

Pour Claudy Siar, « Rien ne doit empêcher les artistes d’une contrée de rayonner ».

Ce chroniqueur engagé qui prône la grandeur de la diversité culturelle des pays africains à travers le monde a affirmé que tout artiste est un ambassadeur de son pays. Il a expliqué que les artistes sont l’image, sinon le reflet d’un pays dont la richesse est centrée autour de la culture et l’identité véhiculées au travers des mélodies chantées.

Expliquant sa mission au-delà des frontières, Claudy Siar a, dans ses échanges, fait comprendre que sa présence au Congo traduit son immense plaisir de découvrir ce qui fait la force de ce pays. Avec son équipe, Claudy Siar rendra compte, en l’espace d’une semaine, de la vivacité du Congo dans sa dimension culturelle à travers la création musicale.

A 22 ans de carrière, Claudy Siar qui lutte contre vents et marrées a toujours exhorté les artistes à être eux-mêmes, à demeurer dans l’ère du temps. « Traduire ce que sont les gens et redonner au public leur rendu est la moindre des choses à faire », a complété le journaliste qui entend être au service de ceux qui témoignent cette perspicacité de créer.

Claudy est apte à écouter les musiciens de renom au même titre que les musiciens dans l’ombre. « Tout ce que je diffuse à la radio n’est pas forcément à mon goût mais je respecte, ce qui est primordiale, la création artistique. Un texte fort est à mon avis, un texte bien écrit », a conclu Claudy Siar.

Le vendredi 23 février, un atelier « Génération consciente » sera animé par Claudy. Le Samedi 24 février dans la soirée, le chroniquer de Couleurs tropicales donnera un concert public qui va rassembler de nombreux artistes congolais à retrouver sur l’antenne de RFI du 26 février au 2 mars pour une émission spéciale « Couleurs tropicales au Congo ».

Le maire de Reims veut aider Brazzaville dans les domaines de la santé, la culture et l’éducation

Arnaud Robinet a pris cet engagement à l’issue de l’audience que lui a accordée le président congolais, Denis Sassou Nguesso à Brazzaville.

Le maire de la ville de Reims en France, Arnaud Robinet a pris l’engagement d’aider la ville de Brazzaville, la capitale du Congo, dans les domaines de la santé, la culture et l’éducation.

L’édile de Reims, une commune française qui se situe dans le département de la Marne en région Grand Est avec 184. 076 habitants, a pris cet engagement à l’issue de son audience avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso à Brazzaville.

«Nous allons accentuer et développer la coopération avec la Mairie de Brazzaville dans les domaines tels que la santé, la culture et l’éducation », a déclaré le Filloniste Arnaud Robinet qui a émis le vœu de recevoir le numéro un congolais, Denis Sassou Nguesso et le maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba à Reims.

On rappelle que Reims et Brazzaville ont participé à la seconde guerre mondiale, notamment pour Brazzaville, capitale de la France-libre entre 1940 et 1943, et Reims où était signée la capitulation nazie le 7 mai 1945.

Le développement des liens de coopération entre les deux villes sont établis depuis 1961, juste un an après l’indépendance du Congo-Brazzaville, le 15 août 1960.

Bientôt la relance des activités de la société DMC- Exxaro à Mayoko

Depuis lundi dernier, une délégation de la société DMC- Exxaro composée de neuf (09) membres et conduite par Janse Andries, chef de la sécurité séjourne dans la ville de Mayoko dans la perspective de relancer le plus vite possible les activités de cette société.

La compagnie minière Exxaro Resources qui avait déjà conclu la vente de son projet de minerai de fer de Mayoko dans le Niari (sud), acquis en 2012 au Congo pour environ 350 millions de dollars, au consortium congolais SAPRO SA, compte relancer ses activités sur les chapeaux de roues.

Le projet est très prometteur en raison de la production attendue (5 millions de tonnes par an) et de l’existence d’une ligne de chemin de fer, reliant le site au port de Pointe-Noire.

Depuis lundi dernier, une délégation de la société DMC- Exxaro composée de neuf (09) membres et conduite par Janse Andries, chef de la sécurité séjourne dans la ville de Mayoko dans la perspective de relancer le plus vite possible les activités de cette société.

A cette occasion, le secrétaire général de la sous-préfecture de Mayoko, Marcel Mbitsi a entretenu les jeunes de cette localité dans la salle de mariage, au sujet du quota de recrutement des autochtones par la société DMC-Exxaro basée en Afrique du Sud et possédant un portefeuille d’intérêts diversifiés sur le continent, mais également en Europe et aux Etats-Unis.

En 2015, le conseil d’administration d’Exxaro avait pris la décision de se séparer de Mayoko. Des repreneurs potentiels se sont portés acquéreurs tout au long de l’année écoulée et le choix du sud-africain s’est finalement portée sur Sapro, lequel possède deux filiales dans le secteur minier, Afrimines et Socin Mines qui exploitent des gisements de fer, de potasse et de manganèse.

Dolisie reçoit de l’argent pour payer les fonctionnaires et les retraités

L’argent est arrivé au trésor public de la troisième ville du pays convoyé à bord d’un hélicoptère, immatriculé TN 370.

Très bonne nouvelle pour les agents de l’Etat et les retraités du département du Niari (sud) qui n’ont pas pu toucher leur argent ces derniers temps. Les liquidités dans les caisses du Trésor de Dolisie sont disponibles a-t-on appris.

L’argent est arrivé au trésor public de la troisième ville du pays convoyé à bord d’un hélicoptère, immatriculé TN 370, par des militaires et sous l’œil vigilant de l’adjudant Audrey Gaston Eboulabeka, le chef de mission.

Les autorités affirment que le pays vit une situation socio-économique difficile due à la baisse du prix du pétrole, une ressource dont le Congo est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne.

 

Effondrement du CFRAD : Le ministre de la Culture et l’ambassadeur de France ont visité les lieux

Endiguer l’érosion qui menace d’emporter le bâtiment du CFRAD, sécuriser les précieux documents qui s’y trouvent encore et réhabiliter l’édifice, c’est la volonté exprimée par les deux officiels qui ont visité les lieux mercredi 21 février.

Le ministre de la Culture et des Arts Dieudonné Moyongo et l’ambassadeur de France Bertrand Cochery ont visité le site du CFRAD dont une aile du bâtiment s’est effondrée.

Endiguer l’érosion qui menace d’emporter le bâtiment du CFRAD, sécuriser les précieux documents qui s’y trouvent encore et réhabiliter l’édifice, c’est la volonté exprimée par les deux officiels qui ont visité les lieux mercredi 21 février.

Le diplomate français a rappelé que le 30 janvier 1944, la salle du CFRAD abritait la conférence de Brazzaville avec Charles de Gaulle, un moment capital dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique.

C’est aussi une des raisons pour laquelle il est venu en ces lieux avec le ministre de la Culture et des Arts, comme les y a invités le chef de l’État congolais, qui a été immédiatement informé de l’effondrement.

Outre la sécurisation des personnes et des biens se trouvant au CFRAD, il est envisagé de recourir dans l’immédiat à l’expertise des professionnels du bâtiment et travaux annexes pour stabiliser la progression de l’érosion et éviter davantage de dégradations. Ensuite viendra le temps, de la restauration du bâtiment.

Maladies infectieuses : le Congo se dote d’un nouveau Centre de recherche

Inauguré ce mercredi 21 février 2018 à Brazzaville, le bâtiment qui abrite le centre de recherche sur les maladies infectieuses a été affecté par le gouvernement en 2015 et remis officiellement à la Fondation le 21 décembre 2017. Le projet est porté par la Fondation pour la recherche médicale (FRM).

Un nouveau Centre de recherche sur les maladies infectieuses a été inauguré ce mercredi 21 février 2018 à Brazzaville. Ce centre apportera selon La directrice de la Fondation pour la recherche médicale (FRM), Francien Ntoumi, un appui technique aux structures médicales gouvernementales existantes.

Francine Ntumi a indiqué que ce centre n’est pas venu pour compétir avec les structures comme le laboratoire national de santé publique, l’IRSSA et le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B), mais il est là pour faire une synergie dans la recherche. « La compétition est hors de nos frontières », a-t-elle dit.

« Le bâtiment inauguré aujourd’hui sera dédié à la recherche sur les maladies infectieuses, notamment la tuberculose, le VIH/SIDA, l’ulcère de brulis, les pathogènes responsables des maladies diarrhéiques et autres pathologies tropicales négligées puisque nous avons reçu des financements pour cela », a-t-elle précisé.

Réhabilité et équipé entièrement par Total E&P Congo, le bâtiment est composé de 11 salles dont une pour les réunions, deux bureaux pour les étudiants chercheurs, un laboratoire pour l’impression 3D, une salle froide pour les congélateurs.

Ce bâtiment abrite aussi quatre laboratoires pour la recherche (culture cellulaire, biologie moléculaire et immunologie), des toilettes pour femmes et hommes.

Le bâtiment qui abrite le centre de recherche sur les maladies infectieuses a été affecté par le gouvernement en 2015 et remis officiellement à la Fondation le 21 décembre 2017.

La fondation congolaise pour la recherche médicale a pour mission de contribuer au développement biomédical répondant aux besoins de la population en appliquant les standards internationaux tout en renforçant les collaborations au niveau national et international.

Lutte contre le Palu: la fondation FCRM promeut une nouvelle technologie

Il s’agit de la technologie CRISPR/Cas9. Présentant cette technique, Armelle Luscan, membre de la FCRM, a souligné que la CRISPR/Cas9 est une enzyme utilisée en génie génétique pour modifier facilement et rapidement le génome d’origine animale et végétale.

La présidente de la Fondation congolaise pour la recherche scientifique (FCRM), Francine Ntumi, a déclaré le 20 février à Brazzaville, que la technologie CRISPR/Cas9 peut non seulement permettre l’élimination du paludisme mais être utile aussi dans d’autres applications de lutte contre les maladies génétiques.

Les participants à l’atelier de lutte contre le paludisme avec CRISPR/Cas9 ont recommandé à la fin de leurs travaux que les comités d’éthiques de la sous-région identifient les questions que peuvent poser l’utilisation de la technologie CRISPR/Cas9. Pendant qu’elle se développe, il s’agit de regarder quels sont les problèmes qui se posent spécifiquement aux Africains. Ils ont aussi proposé que la régulation étudie comment réguler cette technologie quand elle arrivera en Afrique. Elle doit mettre en place des textes pour la réguler.

Les participants ont demandé que cette technologie soit vulgarisée auprès de la population et que les Africains s’organisent pour adopter cette technologie.

Francine Ntumi a indiqué que les scientifiques congolais peuvent s’imprégner de la technologie CRISPR/Cas9 et attendre comment l’utiliser. « Pour le moment, nous pouvons nous approprier cette technologie et attendre que les autorités disent dans quel domaine l’utiliser. Les anciennes méthodes sont là, certes, mais les outils actuels sont pour l’élimination du paludisme. Or, les anciens outils sont pour le contrôle de la maladie. Les moustiquaires imprégnées, les insecticides et les traitements sont pour baisser l’intensité du paludisme », a-t-elle dit.

Francine Ntumi a expliqué qu’il y a des insectariums qui existent au Gabon et au Burkina qui contiennent des insectes génétiquement modifiés qui ne peuvent plus transmettre le microbe du paludisme.

Présentant la technique CRISPR/Cas9, Armelle Luscan, membre de la FCRM, a souligné que la CRISPR/Cas9 est une enzyme utilisée en génie génétique pour modifier facilement et rapidement le génome d’origine animale et végétale. « Cette technique dite des ciseaux moléculaires, donne des espoirs de guérir des maladies génétiques et risque », a-t-elle précisé.

Avec la technique du CRISPR/Cas9 les chercheurs américains et anglais ont réussi à modifier génétiquement les cellules sexuelles veulent ont réussi à modifier génétiquement les cellules sexuelles veulent ont réussi à modifier génétiquement les cellules sexuelles de moustiques anophèles qui transmet le parasite responsable du paludisme. Ils ont insérer dans le génome des moustiques un gène codant pour un anticorps dirigeant dirigé contre le plasmodium.

« Ce gène de résistance empêche les moustiques de véhiculer le parasite », a expliqué Armel Luscan.

Cet atelier a permis donc aux participants d’être informés sur l’existence de cette technique pour lutter contre le paludisme. Il s’est agi d’examiner les questions éthiques afin de permettre aux membres des comités d’éthiques de mieux se prononcer sur cette technologie. C’était d’encourager les parties prenantes à préparer un environnement réglementaire approprié à son utilisation.

Moukala Moukoko et Mathurin Bayi radiés des effectifs des magistrats

Le Conseil supérieur de la magistrature, sur la base des dossiers bien ficelés par la Commission de discipline de cette instance constitutionnelle, a estimé que les deux magistrats avaient quasiment déserté leur lieu de service depuis l’affaire dite du 4 Mars.

Le Conseil supérieur de la magistrature a prononcé le 20 février à Brazzaville la radiation de sept juges pour « faute grave ». Parmi ces cadres de la justice se trouvent Corneille Moukala Moukoko et Mathurin Bayi, respectivement procureur général près la cour d’appel de Brazzaville et président de cette cour, pendant le procès de l’affaire dite du 4 Mars.

Les deux magistrats n’ont plus joué de rôle dans le système judiciaire congolais depuis ce grand procès. Selon certains fonctionnaires du tribunal de grande instance de Brazzaville, ils étaient devenus sans poste et ne savaient plus où travailler. Le Conseil supérieur de la magistrature qui a statué en présence de son présidence, Denis Sassou N’Guesso, sur la base des dossiers bien ficelés par la Commission de discipline de cette instance constitutionnelle, a estimé que les deux magistrats avaient quasiment déserté leur lieu de service.

Si le magistrat hors classe Corneille Moukala Moukoko était devenu président d’un tribunal d’arbitrage spécialisé dans les affaires de sports, le juge Mathurin Bayi lui n’a plus fait planer son ombre dans les couloirs du palais de justice de Brazzaville où il a été président de la cour d’appel. Lors du procès du 4-Mars, ouvert en juillet 2014, les deux hommes s’étaient distingués par un rôle inattendu. Le procureur général avait purement et simplement demandé la relaxe du principal accusé, le colonel Marcel Tsourou, tandis que le président de la cour le suivait dans sa décision, bien que l’officier écopât d’une condamnation, mais avec sursis.

Mais, il n’est encore pas possible de lier leur radiation des effectifs des magistrats du Congo à cette affaire. Le Conseil supérieur de la magistrature a bien motivé sa décision en pointant une mauvaise conduite des deux magistrats qui ne se présentaient plus à lieu de service. C’est comme s’ils avaient eux-mêmes préparé leur sentence qui tombe aujourd’hui.

Cinq autres juges ont également été radiés de la liste des magistrats du Congo. Ceux-là ont commis des fautes extrêmement graves. Nombreux se sont illustrés dans la fraude, l’extorsion de fortes sommes d’argent aux citoyens pour garantir leur libration de la maison. D’autres ont procédé à l’emprisonnement des citoyens sans même prêté l’oreille au présumé coupable, violant ainsi toute la réglementation en la matière.

Les juges Jean Aimé Obengui Ngoka, Steave Arnaud Ngakosso, Alphonse Soumbou, Amour Régis Tchicaya Mokango et Aser Milandou font partie des sept juges radiés entre autres pour obstruction à l’exécution des décisions de justice, liberté des prisonniers contre paiement, abandon des postes de travail, traitements inhumains et dégradants à l’égard des prisonniers, les arrestations arbitraires ou la corruption et la concussion.

Et pourtant, on sait que plusieurs autres magistrats s’illustrent par les mêmes comportements réprimés par l’instance suprême de la magistrature du Congo. Les juges, les procureurs et les greffiers continuent de rançonner les usagers de la justice. Plusieurs justiciables ne bénéficient pas d’une réelle assistance juridique que l’Etat se devait d’apporter, faute d’argent.

Le Conseil supérieur de la magistrature a profité de nommer Henri Bouka comme premier président de la Cour suprême, en remplacement de Placide Lenga qui a enfin fait valoir ses droits à la retraite. Le magistrat hors catégorie de quatrième échelon Gilbert Mouyabi est lui nommé procureur général près la Cour suprême, en remplacement de Georges Akiera qui va aussi en retraite.

Bolloré prévoit une salle de cinéma Olympia à Poto-Poto

La déclaration est du directeur de développement de Canal Olympia en Afrique, le 20 février, à l’occasion de la signature d’un accord avec le maire de Brazzaville, Roger Christian Okemba.

Le directeur de développement de Canal Olympia en Afrique, Lionel Labarre, a déclaré le 20 février à Brazzaville, à l’occasion de la signature d’un accord avec le maire de Brazzaville, Roger Christian Okemba, que le quartier Poto-Poto allait bientôt disposer d’une salle de cinéma.

Roger Christian Okemba et Lionel Labarre ont eu des échanges fructueux dans le cadre des activités que la compagnie mènera durant son exercice au Congo. Le directeur de développement a fait savoir que la salle de cinéma Olympia est un espace culturel qui va être construit dans le 3e arrondissement de Poto-poto, à quelques lieux de la Basilique Sainte-Anne.

« Les salles de cinéma ont déserté le continent Africain », a expliqué Lionel Labarre. C’est ainsi que ce projet vise à redonner aux populations congolaises le goût du cinéma perdu il y’a bien des décennies. Ce même projet facilitera l’émergence des talents cinématographiques. La compagnie Canal Olympia, a confié Lionel Labarre, signera également des partenariats avec des grandes maisons de distributions internationales de façon à alimenter la salle en film réalisés dans les pays d’Outre-mer. Il en sera de même avec des distributeurs africains. Les films qui seront projetés dans une salle Olympia, a dit Lionel, auront le privilège de faire la ronde du reste des salles Olympia.

Cette initiative, en pleine croissance sur le continent Africain engendrera donc au Congo, de l’emploi aux jeunes désœuvrés qualifiés en bâtiment et travaux publics. Ces périodes de constructions pourraient également apporter de la main-d’œuvre à la couche ouvrière. Entre autres métiers probables, figurent le gardiennage et la maintenance.

Près d’une quarantaine de salles de cinéma sont prévues en Afrique, surtout en Afrique Sub-saharienne, a révélé le directeur de développement de cette société. Selon lui, une vingtaine environ sera probablement opérationnelle en fin 2018. Le continent africain compte actuellement 8 salles en exploitation et 4 autres en construction.

La ville côtière de Pointe-Noire dans le département du Kouilou disposera également d’une salle de cinéma Olympia, a conclu dit Lionel Labarre.

Canal Olympia est une succursale du groupe Bolloré.

Route de Ngamakosso : l’érosion s’accentue et la population en souffre

Après avoir fissuré la voie bitumée, cette érosion qui progresse à pas de géant a fini par prendre le dessus sur la voie, en la saucissonnant en deux morceaux, ce, sous le regard impuissant des populations. A la prochaine averse, elle pourrait totalement disparaître.

L’érosion qui se développe au quartier Ngamakosso, dans le  6ème arrondissement de Brazzaville, a englouti une partie de la voie goudronnée, à la suite de la pluie diluvienne tombée aux premières heures de la matinée du 19 février. A la prochaine averse, elle pourrait totalement disparaître. Les populations de cette zone vivent un calvaire pour se déplacer.

Les têtes d’érosions qui se sont amplifiées au quartier Ngamakosso, en emportant des habitations, n’ont pas cessé de faire des victimes. Après avoir fissuré la voie bitumée, cette érosion qui progresse à pas de géant a fini par prendre le dessus sur la voie, en la saucissonnant en deux morceaux, ce, sous le regard impuissant des populations.

Les habitants de ce quartier qui vivent actuellement un véritable calvaire sont obligés de parcourir de longs kilomètres pour trouver un moyen de transport devenu rare à cause de l’impraticabilité de cette route. Ces derniers attendent impatiemment le lancement des travaux de sa réhabilitation.

Une délégation du ministère de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux qui est allé constater les dégâts le 20 février, a fait savoir que la destruction de cette voie a été causée par les habitants de cette zone qui se sont caractérisés par des attitudes incongrues en volant sans scrupule la caillasse érigée tout au long pour protéger cette route contre l’état mouvant du sol.

En outre, la détérioration inquiétante, parait-il, est consécutive au refus de décaissement des fonds par le ministère des Finances, pour engager les travaux qui devraient stopper la progression des têtes d’érosions.

La BAD promet une aide de 250 milliards au Congo

L’annonce a été faite le 20 février à Brazzaville, au cours d’une séance de travail entre le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Ousmane Dore et la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration sous régionale, Olga Ghislaine Ebouka Babackas.

Le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Ousmane Dore, a annoncé le 20 février à Brazzaville, au cours d’une séance de travail avec la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration sous régionale, Olga Ghislaine Ebouka Babackas, que son institution accordera une aide financière de 250 milliards de francs CFA pour permettre au Congo de relancer son secteur agricole.

La BAD entend apporter les projets d’investissements dans les secteurs de l’agriculture et des transports, précisément des infrastructures, a souligné Ousmane Dore.

Sur les zones agroindustrielles, il a laissé entendre que cette institution financière va accompagner le Congo dans l’exploitation de ces vastes espaces, pour la transformation des produits agricoles, tels que la banane, le manioc et le cacao. C’est Pour cette raison que cette institution financière africaine ambitionne dans le cadre du Plan national de développement (PND 2018-2022) de doubler son portefeuille à l’endroit du Congo, ce qui fait qu’il y aura nécessairement un projet pour le développement des chaines de valeur agricole. Ces plateformes permettront la création d’emplois pour la jeunesse.

S’agissant de la deuxième phase du projet national de transport financé par la BAD, elle est financée à hauteur à hauteur de 250 milliards de francs CFA. Cette somme va permettre la finalisation de ce programme.

Olga Ghislaine Ebouka Babackas a indiqué pour sa part que, de façon général, pour l’élaboration du Plan national de développement (PND 2018-2022), le Congo fait recours à ses différents partenaires au développement dont la BAD, afin d’apporter son expertise dans sa réalisation.

Le vice- président de la BAD, Célestin Monga, a notifié que l’objet essentiel de leur visite est de confirmer l’arrivée prochaine du président de la BAD au Congo.

La BAD œuvre en étroite collaboration avec d’autres institutions financières internationales, notamment avec le Fonds Monétaire international (FMI). C’est dans ce cadre que « nous accompagnons le dialogue que le Congo a avec le Fonds Monétaire international (FMI).», a –t- il relevé.

Célestin Monga a fait savoir que le Congo est un partenaire clé de la BAD, et qui dispose d’un potentiel illimité, des ressources humaines et des hommes et surtout des ressources humaines qui regorgeant des qualités intrinsèques, auxquelles il peut se servir pour être le locomotif non seulement niveau de l’Afrique centrale, mais aussi en Afrique. « Nous travaillons à ce que le Congo devienne rapidement un pays émergent », a-t- il poursuivi.

Jean Didier Elongo incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville

Outre le directeur général du Contrôle des marchés publics, Jean Didier Elongo, trois cadres du ministère de la Santé ont également été écroués.

Présenté devant le juge qui lui a signifié les charges qui pèsent sur lui, Jean Didier Elongo a été placé sous mandat de dépôt et écroué à la maison d’arrêt de Brazzaville mardi.

Il sont quatre prévenus à avoir été placés en détention dans ce dossier portant sur des marchés liés au fonctionnement du CHU à l’époque où le ministre Gilbert Ondongo était ministre des finances.

Outre le directeur général du Contrôle des marchés publics, Jean Didier Elongo, trois cadres du ministère de la Santé ont également été écroués.

Les enquêteurs de la DGST qui ont bouclé leur enquête, ont mis à jour un système de détournement de fonds publics savamment organisé par un réseau bien outillé de « gros bonnets ».

D’autres mis en cause, bénéficiant de certaines immunités conjoncturelles pourraient être inquiétés à leur tour.

Face aux enquêteurs, Jean Didier Elongo aurait à l’évidence coopéré et défini le rôle bien spécifié de chacune des personnes citées dans cette affaire.

Sept magistrats radiés par le Conseil supérieur de la magistrature

Il leur est reproché entre autres griefs : l’obstruction à l’exécution des décisions de justice ; la mise en liberté des personnes détenues à la maison d’arrêt contre paiement, à leur profit personnel, de sommes d’argent ; l’abandon de poste de travail. Les autres décisions de sanction prises par le Conseil consistent à la rétrogradation de deux magistrats.

Au cours de sa session du 20 février à Brazzaville, le Conseil supérieur de la magistrature réuni sous l’égide du président Denis Sassou N’Guesso, a entre autres décisions, prononcé des sanctions pour des magistrats pris en faute.

Examinant le rapport de la commission de discipline des magistrats, le Conseil supérieur de la magistrature a décidé de la révocation de sept magistrats pour des fautes professionnelles graves. Il leur est entre autres griefs, reproché : l’obstruction à l’exécution des décisions de justice ; la mise en liberté des personnes détenues à la maison d’arrêt contre paiement, à leur profit personnel, de sommes d’argent ; l’abandon de poste de travail.

Les autres griefs sont les malversations financières, les traitements inhumains et dégradants à l’égard des personnes sous-main de justice, les arrestations arbitraires, les violations de l’obligation de réserve, la corruption et la concussion ; les abus d’autorité et de pouvoir.

Même si dans son compte rendu, le vice-président du Conseil n’a pas communiqué les noms et prénoms des magistrats radiés, la presse a pu se procurer la liste. Il s’agirait de : Obengui Ngoka Jean Aimé, Ngakosso Steave Arnaud, Bayi Mathurin, Moukala Moukoko Corneille, Soumbou Alphonse, Tchicaya Mokango Amour Régis et Milandou Aser. Un décret du président de la république confirmera les radiations prononcées.

Les autres décisions de sanction prises par le Conseil consistent à la rétrogradation de deux magistrats pour obstruction à l’exécution d’une décision de justice ; trafic d’influence; abus d’autorité ainsi que l’abaissement d’échelon à un magistrat pour rétention illégale de sommes d’argent destinées à autrui.

Le commissaire national aux comptes se conforme aux normes de l’OHADA

Le secrétaire général à la présidence de la République, Jean Baptiste Ondaye, a indiqué le 19 février à Brazzaville, que l’unification des espaces nationaux en un village planétaire justifiait actuellement l’uniformisation des règles, des normes et des législations dans le domaine des affaires.

« Ce séminaire de formation sur l’acte uniforme révisé de l’Organisation pour l’harmonisation des droits des affaires en Afrique (OHADA) constitue une opportunité pour l’amélioration de la qualité des ressources humaines au Commissariat national aux comptes », a notifié le ministre d’Etat, Jean Baptiste Ondaye.

Il a estimé que les mutations dans le domaine de la comptabilité et de l’information financière imposent aux agents du Commissariat national aux comptes une mise à jour de leurs savoir-faire, indispensable à plus d’un titre. D’abord par ce qu’elle permettra de mener avec efficacité les missions d’audit et de contrôle que ces agents réalisent auprès de toutes les entreprises ayant des intérêts de l’Etat. Ensuite, dans la mesure où le CNC évolue dans un environnement concurrentiel, et sa survie dépend ainsi de la qualité de ses prestations.

Pour sa part, le formateur certifié aux normes IFRS, Mor Niang a relevé qu’il mettra au service des séminaristes ses trente années d’expérience et son expertise avérée dans le domaine de la comptabilité, de nouveaux standards internationaux.

Selon lui, cette réforme qui est financée par la Banque mondiale, adoptée par tous les pays de l’espace OHADA et en vigueur depuis le 1er janvier vient à point nommé, car elle permet de rendre compétitive l’économie des Etats africains, d’améliorer la bonne gouvernance, de mettre un dispositif sécurisé des informations en vue de rassurer les partenaires financiers.

Au cours de ce séminaire de formation tenu sous le thème « Les nouvelles dispositions du référentiel OHADA révisé », qui s’achève le 24 février, les agents du CNC s’approprieront les changements majeurs opérés dans le nouvel acte uniforme OHADA, relatif au droit comptable et à l’information financière. Ces mutations qui épousent les fondements de la comptabilité anglo-saxonne entérinent celle de la comptabilité générale vers la comptabilité financière.

La salle du CFRAD s’est effondrée à Brazzaville

Le bâtiment avait été laissé à l’abandon depuis de nombreuses années déjà. Et pourtant le CFRAD est ce qui restait de la bâtisse totalement rénovée, du Cercle Civil construit de 1904 à 1906 par l’administration coloniale française.

Il était le siège par excellence du théâtre national congolais, la salle du CFRAD, lieu emblématique chargé d’histoire, s’est effondrée. Le bâtiment avait été laissé à l’abandon depuis de nombreuses années déjà.

Centre de formation et de recherche d’art dramatique, l’intitulé coïncidait avec l’âge d’or de l’art dramatique congolais.

Le CFRAD est ce qui restait de la bâtisse totalement rénovée, du Cercle Civil construit de 1904 à 1906 par l’administration coloniale française. Il fut le cadre en 1944 de la célèbre Conférence de Brazzaville dirigée par le général De Gaulle, où s’amorça la décolonisation.

Outre cette conférence qui en faisait un lieu éminemment chargé d’histoire, l’art y avait pris ses quartiers pour y écrire les plus belles pages du théâtre congolais.

Quoique situé dans le quartier hautement sécurisé de la présidence de la république, le CFRAD avait au long des ans accueilli de nombreux amoureux de l’art, troupes de théâtre et autres ballets y prestant à convenance.

C’est au CFRAD que furent montées et jouées les pièces d’anthologie du théâtre congolais. Les œuvres de Patrice Lhoni, Ferdinand Mouangassa, Sylvain Bemba ou autre Antoine Letembet Ambily y ont fait connaître par l’écrit marié aux planches, une autre école de la vie.

C’est du CFRAD que le théâtre congolais gagne de la notoriété dans le public grâce à son éclosion due au laborieux travail de Guy Menga, de 1967 à 1968 avec La Marmite de Koka Mbala et L’Oracle qui y sont jouées plusieurs fois.

Le CFRAD, ce fut aussi le lieu de l’éclosion de nombreux acteurs tels Pascal Nzonzi et Gilbert Massala Saladin.

Depuis des années, la salle du CFRAD tombait en ruine. Les différentes alertes pour la sauver, se sont heurtées à l’indifférence des pouvoirs publics. Les intempéries y ont asséné le coup de grâce.

Avec l’effondrement du CFRAD, s’éteint à l’évidence le souffle d’un élan culturel théâtral qui dans cette salle, tenait en haleine, le théâtre rempli.

Médias: Bientôt la fin de la diffusion des programmes en analogie au Congo

Une campagne de sensibilisation vient en effet d’être lancé à ce propos, par le président du Conseil Supérieur de Liberté de Communication, M. Philippe Mvouo.

Le Président du Conseil Supérieur de Liberté de Communication, M. Philippe Mvouo, a lancé le 16 février à Brazzaville, une campagne de sensibilisation sur la fin de la diffusion des émissions en analogie en République du Congo.

Au cours de cette rencontre, M. Mvouo a échangé avec les différents directeurs de la presse audiovisuelle, tant publique que privée, en indiquant que «la mutation que nous sommes en train de vivre au jour le jour dans notre domaine professionnel, depuis le 17 juin 2015, marquait la fin du système  de  diffusion analogique.  Ce rendez-vous mondial n’a pas permis à tous les Etats, dont le Congo, d’être présents à la ligne d’arrivée».

Les évaluations qui ont été faites au niveau du Réseau Francophone des Régulateurs de Médias (REFRAM), espace soutenu par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a montré que le Congo figure parmi les pays du sud du Sahara qui ne donnent véritablement pas de signes de mutation.

Autant le RIAC qui n’unit que des pays Francophones et des pays Anglophones, voire les pays lusophones, là aussi le Congo n’occupe pas une place de choix, a fait savoir le président du CSLC dans sa communication.

Selon le président du Conseil, le Chef de l’Etat dans sa vision avait en 2011 signé un décret qui mettait  en place une grande commission transversale  permettant au pays d’opérer vers la migration numérique. Malheureusement, a-t-il dit, cette commission n’a pas pratiquement pas  fonctionnée. Ce qui a causé un préjudice grave au Congo qui continue à patauger.

La stratégie nationale souhaitée par le Président de la République pour cette commission n’a jamais été élaborée. En effet, le CSLC avait initié un avant-projet de stratégie qui avait été soumis à l’analyse du ministre des Postes et Télécommunications, M. Thierry Moungalla, ancien ministre de l’époque. Avec lui, nous avons adopté en commun une pré-stratégie qui n’avait pas également été appliquée.

Pendant ce temps les pays avance  ce qui est rattrapable pour nous c’est que l’audiovisuel congolais soit au même niveau que les autres médias  audiovisuels. Il faut que le retard perdu soit rattraper car rien n’est perdu. S’il y a certaines étapes que nous avions ratées, nous pouvons quand même aujourd’hui nous mettre au pas.

Le Congo semble évoluer en marge des préoccupations qui concernent tous les domaines de l’audiovisuelle. Aujourd‘hui tous les pays membres du REFRAM doivent travailler pour que les médias publics puissent se métamorphoser, ce qui ferait que la démocratie puisse réellement gagner.

S’agissant de la TNT, le président du CSLC a également souligné des avantages que procure cette télévision numérique terrestre qui donne des sons et des images meilleurs. Elle a la possibilité de diffuser des programmes sur plusieurs fréquences et  de haute définition.

La numérique est la solution idoine aux différents problèmes que CSLC et les Télécommunications sont contraints d’agir en travaillant essentiellement sur les dividendes économiques qui vont générer de l’argent. c’est une façon d’apporter de l’aide aux médias.

« La chronique d’un riverain », le nouveau livre de Bernard Mantélé

Publié en janvier 2018 aux éditions Kinkopaul, «La chronique d’un riverain» est préfacé par M. Raymond Moundzakama, un journaliste de carrière. C’est un roman de 56 pages, dont le personnage principal est Nkondzamou.

Le journaliste congolais, M. Bernard Mantélé, a publié à Brazzaville son nouveau livre intitulé «La chronique d’un riverain», inscrivant ainsi une nouvelle œuvre dans la production littéraire congolaise.

Publié en janvier 2018 aux éditions Kinkopaul, «La chronique d’un riverain» est un récit romanesque de 56 pages, préfacé par M. Raymond Moundzakama, un journaliste de carrière.

Nkondzamou est le personnage principal du récit de M. Mantélé. Fils de pêcheur, il demeure attaché à la pratique de la pêche, le métier de ses aïeuls, malgré les contraintes de sa vie scolaire qui fait finalement de de lui un excellent cadre de l’administration de son pays, tel que l’avait prédit son père. Attaché à ses origines paysannes, Nkondzamou se sent investi du devoir de perpétuer les us et coutumes de son terroir.

«La chronique d’un riverain» a été présentée au public et dédicacé le 8 février dernier à Brazzaville, a-t-on appris.

Bernard Mantélé est un passionné de la littérature. Il fait des prestations dans différents organes de la presse écrite congolaise. Sa première publication, «Le mémento du journaliste», a connu un grand succès auprès du public, a-t-on rappelé.

Réforme du système de Santé: l’OMS s’engage à accompagner le Congo 

La directrice régionale de cette institution onusienne pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Rébecca Moeti a fait cette promesse au cours d’un entretien avec le ministre des affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, M. Jean Claude Gakosso.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est engagée à accompagner le Congo dans la réforme du système de santé, a déclaré, le 16 février à Brazzaville, la directrice régionale de cette institution onusienne pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Rébecca Moeti.

Elle a fait cette déclaration au cours de son entretien avec le ministre des affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, M. Jean Claude Gakosso. A cet effet, elle a souligné que ces réformes permettront d’améliorer l’accès aux soins et à la prévention des maladies dans tout le pays.

«Nous sommes prêts pour la finalisation de quelques documents clés qui vont guider aussi bien l’action du gouvernement dans la définition des priorités que la contribution des partenaires techniques et financiers qui soutiennent le secteur sanitaire», a-t-elle fait savoir, ajoutant que l’OMS est aussi prête à appuyer plusieurs volets d’amélioration du fonctionnement des hôpitaux, parmi lesquels la formation des personnels en santé public, l’amélioration du fonctionnement des districts sanitaires ainsi que quelques programmes spécifiques tels que la vaccination et la santé maternelle.

«Nous avons fait récemment une évaluation de la capacité de notre bureau pays avec l’idée d’avoir un personnel mieux adapté aux besoins prioritaires du Congo. Nous voulons avoir une équipe qui puisse appuyer le gouvernement en vue de faire face aux problèmes sanitaires», a révélé le Dr Moeti.

Au cours de cette audience, les deux personnalités ont évoqué les questions liées au développement sanitaire, à quelques problèmes de la santé au Congo, à la lutte contre les maladies transmissibles ainsi qu’au taux élevé de la mortalité maternelle.

De même, ils ont échangé sur l’évolution des nouvelles maladies comme celles non transmissibles. Sur ce, M. Gakosso a assuré la directrice régionale de l’OMS que la santé est une grande priorité du gouvernement Congolais à travers  la construction de quelques infrastructures de santé.

L’OMS fait un don d’équipements informatiques à la bibliothèque de la Faculté des Sciences de la Santé

Remerciant la directrice régionale pour ce don, le ministre de l’enseignement supérieur, M. Bruno Jean Richard Itoua, a relevé que la Faculté des Sciences de la santé est un véritable centre d’excellence.

La directrice régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Rebecca Moeti, a remis le 15 février à Brazzaville, un don d’équipements informatiques à la bibliothèque de la Faculté des Sciences de la Santé, en vue de renforcer la formation des étudiants.

L’OMS est engagée avec le ministère de la santé de renforcer la capacité en ressources humaines. «Nous sommes en train de chercher les moyens pour améliorer la santé au Congo», a souligné le Dr Moeti à cette occasion.

Elle a indiqué que la faculté des sciences de la santé joue un rôle important au Congo. «Nous espérons que nos facultés apporteront des soins préventifs et curatifs aux populations», a-t-elle souhaité, ajoutant que l’OMS va appuyer le pays à aller vers la Couverture Sanitaire Universelle.

«Nous aiderons le pays à faire face aux épidémies. Pour y arriver, nous devons en Afrique relever les déficits en ressources humaines», a-t-elle signifié.

Remerciant la directrice régionale pour ce don, le ministre de l’enseignement supérieur, M. Bruno Jean Richard Itoua, a relevé que la Faculté des Sciences de la santé est un véritable centre d’excellence et que le niveau est tellement apprécié partout.

«Nous devons nous consacrer à répondre ensemble Nous devons former des agents de santé dont l’hôpital à besoin et apporter une réponse locale en santé», a-t-il fait savoir, souhaitant que l’université Marien Ngouabi retrouve sa place parmi les meilleures universités en Afrique.

De son côté, la ministre de la santé et de la population, madame Jacqueline Lydia Mikolo, a émis le souhait de vite travailler pour former les médecins dont les hôpitaux congolaise ont besoin.

La directrice régionale de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique a par ailleurs fait un don de médicaments et de kits au service de maternité et pédiatrique au Centre de Santé Intégré (CSI) Marien Ngouabi, dans le 6ème arrondissement Talangaï.

Deux braconniers condamnés respectivement à cinq ans de prison ferme et à dix mois avec sursis à Ouesso

Les deux braconniers ont avoué, devant la barre, avoir abattu au premier abord quatre éléphants dans le parc national de Nki (Cameroun), avant d’en abattre dix autres un peu plus tard.

Après délibération, le tribunal de Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha (nord), a condamné respectivement Félicien Eboab Elogo et Pépin Blaise Momata à cinq ans de prison ferme et à dix mois avec sursis. Les deux braconniers doivent également payer la somme de cinq cent mille francs CFA d’amende.

Ils ont été arrêtés le 20 août 2017 en possession d’une arme de guerre de type Kalachnikov ainsi que de deux chargeurs vides et plus de trente munitions de guerre. Ils ont avoué, devant la barre, avoir abattu au premier abord quatre éléphants dans le parc national de Nki (Cameroun), avant d’en abattre dix autres un peu plus tard.

Les deux braconniers avaient déjà vendu les trophées en sus des pointes d’ivoires saisies et présentées devant les juges.

Le trafic des pointes d’ivoires est un commerce transnational. Il représente le 4ème crime mondial amassant de plus 20 millions de dollars chaque année. Avec une telle somme illicite, le financement d’activités terroristes par les trafiquants et leur bande à l’échelle internationale n’est à négliger.

L’API exhorte les opérateurs économiques français à investir davantage au Congo

On rappelle que la France est déjà fortement présente dans plusieurs secteurs de l’économie congolaise. Elle représente près de 75% des investissements étrangers au Congo.

L’Agence pour la promotion des investissements (L’API) a exhorté jeudi dernier à Paris, des opérateurs économiques français à consolider et à densifier leur présence au Congo-Brazzaville où les avantages comparatifs demeurent nombreux et multiformes.

«Les perspectives de 2018 sont bonnes. Le Congo est la porte d’entrée en Afrique centrale avec son port en eau profonde. Il constitue naturellement un accès à un marché de plus de cent trente millions d’habitants en intégrant les zones de la CEEAC-Cémac, ou trois cent soixante-dix millions si l’on étend aux pays des Grands Lacs. Pays en friche en termes d’opportunités d’investissements dans les secteurs hors pétrole, il est en phase d’être aidé par le FMI. Il sort progressivement de la crise grâce à la bonne gouvernance. L’Etat a opté pour la réduction de son train de vie. Il a dynamisé sa lutte contre la corruption. Venir vous parler « d’investir au Congo aujourd’hui » n’est pas à assimiler à une opération marketing. C’est une convenable réalité », a expliqué la directrice générale de l’API, Annick Mongo.

Selon elle, le président de la République Denis Sassou Nguesso a inscrit le Congo dans une trajectoire inexorable de modernisation et de prospérité. Dans ce pays qui se construit, le Congo a pleinement conscience de la nécessité d’être accompagné par des partenaires au développement français.

«C’est nécessité qui fait loi. Et ce sont les entreprises qui vivent la nécessité. Donc c’est avec vous que nous allons faire la loi qui répond à la nécessité. C’est pour cela que nous avons besoin des entreprises françaises pour accompagner et guider les législations qui se mettent en place pour organiser les activités au Congo », a renchéri la directrice générale de l’API devant plusieurs opérateurs économiques français.

«Nous encourageons les entreprises françaises à s’orienter vers d’autres secteurs importants comme l’agro-industrie, la pêche, l’éco-tourisme ou les services », a conclu Annick Mongo avant d’ajouter que le gouvernement congolais ne ménage aucun effort pour créer toutes les conditions les plus favorables tant au niveau des reformes structurelles qui contribuent à rendre l’environnement des affaires plus sain, notamment les incitations fiscales et douanières et surtout l’accès à un marché sous-régional d’une centaine de millions de consommateurs.

On rappelle que la France est déjà fortement présente dans plusieurs secteurs de l’économie congolaise. Elle représente près de 75% des investissements étrangers au Congo.

Les syndicalistes protestent contre la dissolution de la SNE et de la SNDE

Selon le président du collège syndical, Christian Diogo, il faut peut-être s’orienter vers un système verticalement intégré où la société reste une seule au lieu de la morceler comme le veut le gouvernement.

Les collectifs des syndicats de la Société nationale d’électricité (SNE) et de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE) se sont pliés à la volonté du gouvernement congolais d’apporter des réformes, mais sans pour autant les dissoudre.

Ils l’ont fait savoir lors d’une séance de travail avec le président du Sénat congolais, Pierre Ngolo «Face à certaines contraintes, nous avons dit oui d’accompagner l’Etat dans ce processus de réformes, mais il ne faut pas que cela soit des réformes conçues déjà d’avance, où en réalité on ne sait pas qui viendra prendre l’entreprise. Encore une fois oui aux réformes, mais sans faire les choses que certaines institutions interdisent. La SNE est une société de très petite taille, avec à peine deux cent quatre-vingt-quinze mille abonnés et il y a des normes qui interdisent les petites entreprises d’être dissoutes. On peut réformer sans dissoudre l’entreprise et améliorer la gouvernance », a déclaré Le président du collège syndical, Christian Diogo.

Selon Christian Diogo, il faut peut-être s’orienter vers un système verticalement intégré où la société reste une seule au lieu de la morceler comme le veut le gouvernement.

De son côté, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a rassuré les syndicats que le moment venu, la délibération de cette question au niveau du Sénat ne se fera pas de façon hâtive, mais plutôt dans l’intérêt de la République.

«Faisons cet effort-là, pour qu’il n’y ait pas de tension inutile, le pays a suffisamment de problèmes qu’il ne faut pas en ajouter d’autres. Travaillons tous ensemble dans le sens que commande l’intérêt de la République, sans passion, sans préjugé. Votre opinion sera prise en compte si elle va dans le sens de l’intérêt général. Nous devons également faire des réformes en tirant les leçons des expériences passées », a précisé Pierre Ngolo.

On rappelle que le gouvernement congolais a décidé de dissoudre la SNE et la SNDE.

«Ces deux sociétés se caractérisaient par une situation technique de quasi-faillite, n’eussent été les subventions versées par l’Etat. Leurs contre-performances en matière de distribution et de commercialisation ont eu pour conséquences de détériorer leurs relations avec leurs clients et usagers respectifs, au point de les rendre exécrables», a déclaré le ministre congolais de l’Energie et de l’Eau, Serge Blaise Zoniaba.

Une réforme des deux secteurs sera réalisée sous la conduite d’un comité interministériel. En outre, les compagnies seront remplacées par trois nouvelles entités. Il s’agira de la Société de patrimoine pour le secteur de l’électricité, la Société de transport de l’électricité et la société de patrimoine du secteur de l’eau. Ces compagnies revêtiront la forme de sociétés anonymes dans le but d’atteindre une plus grande efficacité et de faciliter la mobilisation des investissements privés sur les marchés de capitaux.

Selon le gouvernement, la SNE et la SNDE notamment sont des sociétés « toujours déficitaires ».

« Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi un séjour dans une prison au Congo »

Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Modeste Boukadia parlait ainsi de ses conditions de détention pendant 575 jours à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Modeste Boukadia qui a animé récemment une conférence dans la salle Centre d’affaires NCI dans le 10ème arrondissement de Paris en France, a parlé avec luxe et détails de ses conditions de détention pendant 575 jours à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

«Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi un séjour dans une prison au Congo. La torture y est monnaie courante », a déclaré Modeste Boudiaka d’une voix monocorde devant une centaine de congolais de France.

«On m’a torturé pour avoir réclamé un gouvernement d’union nationale. La misère de la partie nord est la même que dans le Sud », a-t-il ajouté avant de proposer l’organisation d’une Conférence internationale et un Programme commun de gouvernement pour résoudre les problèmes qui gangrènent le Congo-Brazzaville, notamment la crise financière qui paralyse le pays.

Après avoir été arrêté à sa descente d’avion à Brazzaville le 15 janvier dernier et condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la Cour criminelle de Pointe-Noire en 2014, l’opposant Modeste Boukadia a finalement été libéré en août 2017.

Modeste Boukadia restait sous le coup d’un mandat d’arrêt pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».

De même il appelait à la sécession se prononçant comme l’autorité politique d’un Etat du « Sud Congo » à naître.

Congo – Russie : Signature d’un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civile

Le document a été signé coté Russe, par le directeur général adjoint et directeur du Département de la coopération internationale de ROSATOM Nicolaï Spasski, et côté congolais, par l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo en République fédérale de Russie David Madouka.

ROSATOM et le Ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique de la République du Congo ont signé un Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, le 13 février 2018, à Moscou.

Cet accord de coopération est le tout premier document signé entre le Congo et la Russie, dans le domaine de l’énergie nucléaire civile.

Le document a pour finalité de créer un cadre juridique visant à déployer la coopération bilatérale dans toute une série d’activités, notamment le développement de l’infrastructure nucléaire en République du Congo, l’élaboration de programmes de sensibilisation sur les technologies nucléaires et leur application, l’utilisation des radionucléides et des technologies radiatives dans l’industrie, l’agriculture et la médecine.

Le Mémorandum prévoit l’élaboration d’approches pour la mise en œuvre de projets comme la construction d’un Centre des Sciences et Technologies Nucléaires en République du Congo basé sur les réacteurs de recherche russes. Pour mener à bien le travail dans ces différents domaines, des groupes de travail seront constitués, réunissant des experts spécialisés des deux pays.

Bientôt l’ouverture du grand centre commercial de Mpila

L’annonce a été faite par le prince des Emirats arabes unis, Sheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum au président congolais, Denis Sassou Nguesso à Brazzaville. Le premier module de l’ouvrage sera livré dans six mois et l’ensemble des compartiments sera disponible en décembre 2018.

Sur un espace de 48 000m2 et comportant, entre autres, cent cinquante magasins, des restaurants, des boutiques et supermarchés, l’ouverture du grand centre commercial de Mpila à Brazzaville, c’est pour bientôt.

L’annonce a été faite par le prince des Emirats arabes unis, Sheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum au président congolais, Denis Sassou Nguesso le 12 février à Brazzaville.

«Nous nous sommes engagés auprès du gouvernement congolais d’avancer rapidement dans le cadre de ce projet pour le bien du pays et du peuple. Nous avons promis, en janvier dernier à Dubaï, de venir au Congo. Et, c’est dans la même volonté que nous allons réaliser les projets. Nous sommes heureux d’être ici et de partager la vision du président de développer ce pays », a déclaré le prince des Emirats arabes unis, Sheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum.

Le grand centre commercial, situé dans la zone des ex-casernes militaires détruites pendant les explosions du 4 mars 2012, fait partie d’un vaste projet dénommé ’’Brazzaville mall’’.

Le premier module de l’ouvrage sera livré dans six mois et l’ensemble des compartiments sera disponible en décembre 2018.

Le grand centre commercial de Mpila va non seulement attirer des investisseurs et changer l’image de la ville capitale, mais aussi, créer des emplois pour le bonheur des jeunes congolais étranglés par le chômage.

Ali Bongo Ondimba à Brazzaville, une visite axée sur la sous-région

Dans le communiqué conjoint sanctionnant cette visite, les deux chefs d’État se sont réjouis, de la décision prise par les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) d’ouvrir intégralement leurs frontières à leurs ressortissants respectifs.

Les présidents Denis Sassou N’Guesso et Ali Bongo Ondimba ont exprimé, le 17 février dans la capitale congolaise, leur détermination à œuvrer davantage pour l’intégration régionale et le développement de l’Afrique centrale, à l’issue de la visite effectuée par le chef de l’État gabonais en terre congolaise.

Dans le communiqué conjoint sanctionnant cette visite, les deux chefs d’État se sont réjouis, de la décision prise par les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) d’ouvrir intégralement leurs frontières à leurs ressortissants respectifs.

Les deux chefs d’État ont évoqué les sujets d’intérêt commun et la situation prévalant dans la sous-région. Ils se sont félicités de leur coopération bilatérale qui se traduit entre autres, par la réalisation des infrastructures routières communes et d’interconnexion de la fibre optique.

Les deux présidents ont en outre souligné la nécessité de renforcer la sécurité transfrontalière et demandé l’activation de la commission mixte de dialogue politique et de la commission mixte permanente de sécurité transfrontalière.

En sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Denis Sassou N’Guesso a informé son hôte des conclusions du sommet tenu, le 14 février à Kinshasa, en République démocratique du Congo, avec ses homologues Joseph Kabila et João Lourenço d’Angola.

Le chef de l’État gabonais, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), a invité son homologue congolais de la tenue, le 6 mars à Libreville (Gabon), du sommet du conseil de paix et de sécurité de la région.

Denis Sassou N’Guesso présidera l’exposition sur l’œuvre de Marcel Gotène lundi à Kintélé

Exposition et vernissage de l’œuvre artistique de Marcel Gotène l’activité qui s’étalera sur trois mois s’ouvre ce lundi 19 février 2018, sous le patronage du chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso.

Le vernissage de l’exposition sur Marcel Gotene aura pour cadre le Centre international de Conférence de Kintélé, sous le thème « Gotène au cœur du cosmos ».

Cette exposition, qui est à la fois une manière de faire connaître et de rendre international les productions artistiques de Marcel Gotène, aura, outre le coté culturel, une partie scientifique.

Le programme y relatif prévoit pour le mardi, 20 février 2018, au même lieu, un colloque international marqué par une leçon inaugurale du Professeur Théophile Obenga.

Ce colloque sera le lieu de lire à travers l’art de Gotène, au-delà des couleurs, ce que l’artiste voulait dénoncer à  travers ses tableaux.

Naviguant entre le figuratif et l’abstrait, Marcel Gotène s’est voulu original, en créant des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. Son univers est fait de blanc, de bleu, de rouge, de jaune, de noir, de vert et d’un peu de marron. Il n’hésite pas à créer des êtres monstrueux à deux têtes. Une inspiration qui a fait de lui, le Gotène auquel le Congo rend hommage par cette exposition.

La carrière de Marcel Gotène a été couronnée de nombreux prix et distinctions au Congo et à l’étranger. « Je ne suis pas venu au monde pour changer l’homme, mais j’aime le respect », aimait à répéter Marcel Gotène.

Décédé en 2013, l’homme est resté vivant et immortel à travers sa peinture, mieux son art.

Le Congo décide d’adhérer à l’OPEP

Une décision qui arrive à point nommé étant donné que la production du pays atteindrait 350.000 barils par jour en 2018 contre 280.000 en 2017.

L’un des pays pétroliers du Golfe de Guinée, la République du Congo vient de décider d’adhérer à l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP). Une décision qui arrive à point nommé étant donné que la production du pays atteindrait 350.000 barils par jour en 2018 contre 280.000 en 2017.

L’or noir étant la première richesse nationale, cette hausse de production occasionnerait un taux de croissance de plus de 3% en 2018 contre moins de 2% entre 2015 et 2016, selon les prévisions du gouvernement.

Le Congo doit cette embellie au gisement Moho Nord dont la production connaîtra un pic de100.000 barils par jour et à celui de Banga Kayo qui produira 50.000 barils par jour en 2018. Ces deux champs représentent respectivement un investissement de 11 et 2 milliards de dollars américains.

Dans un communiqué, la présidence congolaise justifie le choix du pays d’appartenir à l’OPEP. « Ce statut de membre de plein droit témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant entre autres missions la fixation des quotas de production qui influe sur les prix de vente du pétrole et ce, dans l’intérêt des pays membres », indique le texte.

La capitale congolaise, Brazzaville, est le siège de l’Organisation des producteurs africains (APO), ex-Association des producteurs de pétrole africains (APPA).

Le pétrole constitue une ressource stratégique pour l’économie congolaise et contribue à hauteur de 70% dans les recettes budgétaires du Congo. Depuis l’avènement de la crise économique et financière en 2014, l’économie congolaise se trouve confrontée à des difficultés, malgré les performances du secteur non pétrolier.

Les bonnes perspectives de l’année en cours devraient permettre à l’Etat congolais de s’activer dans la diversification de l’économie. L’économie congolaise tirera également profit au cours de cette année de la dynamique portée par les secteurs des télécommunications, de la forêt et des services.

Il sied d’ajouter à cela, les recettes fiscales et douanières qui occupent actuellement une place de choix dans le budget de l’Etat. En ce qui concerne les impôts par exemple, l’on note une moyenne des recettes chiffrées à 68 milliards en 2015 et autour de 56 milliards de francs CFA en 2017.

Congo-Arabes Unis : Vers la construction des infrastructures hotellieres dans la zone de Mpila

Son Altesse Cheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum des Emirats Arabes Unis, a fait l’ annonce le 12 février dernier à Brazzaville, au cours d’un entretien avec le président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso.

Des infrastructures hôtelières et des magasins seront construits prochainement, dans la zone commerciale de Mpila, à Brazzaville,  dans le 3ème arrondissement Poto-Poto, par des opérateurs économiques des Emirats Arabes Unis, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.

Son Altesse Cheikh Ahmed Dalmook Al Maktoum des Emirats Arabes Unis, a annoncé cette information, le 12 février dernier à Brazzaville, au cours d’un entretien avec le président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso.

«Des grands magasins, des supers marchés seront construits dans la zone commerciale de Mpila, ceci pour le bonheur de la population congolaise en général et brazzavilloise en particulier», a dit l’homme d’Etat émirati qui séjourne à Brazzaville pour une visite de travail qui a commencé dans certains sites où devraient être implantées ces infrastructures.

Dans sa vision, son Altesse se propose de convaincre les investisseurs émiratis à s’intéresser au développement économique du Congo. «Nous allons travailler avec le ministre de l’aménagement du territoire et des grands travaux, car le Président Denis Sassou-N’Guesso a signé un pacte important pour le développement du Congo», a-t-il souligné dans une interview à la presse, à l’issue de son audience avec le Chef de l’Etat congolais.

Lors de son séjour de travail à Dubaï, en janvier dernier, les deux personnalités se sont rencontrées pour rendre effectif la réalisation de certains projets d’ordre économique tel que la construction de certains infrastructures hôtelières.