Insertion professionnelle : vers un nouveau plan national de développement

Le sujet est au centre des assises depuis une semaine des cadres des ministères sectoriels, des délégués des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

C’est ce mardi 26 juin 2018, que le nouveau Plan national de développement (PND), pourrait être adopté. Des dizaines de cadres des ministères sectoriels, des délégués des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers sont en conclave, pour tenter d’examiner de fond en comble le projet du PND 2018-2022.

Le PND place la réforme du système éducatif national au cœur des actions gouvernementales pour les cinq prochaines années. Pour lutter contre le chômage justement, les autorités soutiennent volontiers que la formation est la « meilleure » solution. C’est aussi le point de vue De Trebaud Tchicaya-Gondhet, qui estime que ces dernières années, les initiatives en faveur de la formation générale et professionnelle se sont montrées infructueuses.

Des experts présents à ces assisses se sont, intéressés aux modalités de recrutement des entreprises. Le rapport entre la formation et l’emploi est selon eux un « lien faible ». C’est le cas des métiers liés à l’artisanat (menuiserie, plomberie, boulangerie…) ou de ceux qui demandent des compétences techniques particulières (réparation automobile, comptabilité…).

C’est la raison pour laquelle, ces experts ont développé la réflexion selon laquelle l’adéquation entre la formation et le poste à pourvoir n’est pas le principal critère de recrutement des entreprises « qui privilégient davantage l’expérience professionnelle, ou alors la polyvalence et la capacité d’adaptation ».

Cette problématique de formation-emploi est en lien avec d’autres thématiques débattues au cours de cet atelier national de validation des outils du PND 2018-2022.

La fête de la musique a joué les prolongations à Brazzaville

L’orchestre des Bantous de la capitale ont donné un concert le 24 juin à l’institut français du Congo, dans le cadre de la célébration de la fête internationale de la musique.

Dimanche 24 juin 2018, « Les Bantous de la capitale » ont offert un concert pour le plaisir des amoureux de la musique. L’évènement qui a eu lieu à Brazzaville, s’inscrivait dans le cadre de la fête de la musique qui s’est célébrée le 21 juin dernier.

Cet un orchestre mythique est composé de six auteurs-compositeurs, tous originaires du Congo Brazzaville, revenus du Congo Léopoldville (Kinshasa), où ils évoluaient dans les orchestres OK-Jazz et Rock-A-Mambo.

Ce sont des acteurs majeurs de la création de la rumba congolaise, et du renouveau de la musique cubaine. Dans les années 60, ces artistes ont célébré les indépendances partout en Afrique, avant de participer à de très nombreux concerts en Europe et en Amérique Latine.

C’est précisément le 15 août 1959 que se créent les Bantous de la Capitale, qui ne tarderont pas à devenir l’emblème de cette époque cruciale de l’histoire du pays et les pionniers de la rumba congolaise. Après maintes séparations et re-formations, le groupe compte encore aujourd’hui dans ses rangs quatre des membres originaux.

Le quartet de doyens que constituent Nino Malapet, Essous Jean Serge, Nkouka Célestin, Edo Nganga, est désormais renforcé par la présence de jeunes et moins jeunes artistes. Plus qu’un groupe, les Bantous de la Capitale représentent également une véritable institution et une authentique tranche du patrimoine historique de la musique africaine en général et congolaise en particulier.

Ce groupe musical a mis sur le marché du disque des albums tels que : Makambo mibale ; Rosalie diop ; Greatest Hits 1974-1976 ; Grands Succès, Vol.1 ; Grands Succès, Vol.2 ; Grands Succès, Vol.3 ; Grands Succès, Vol.4 ; Les Bantous De La Capitale 1963 / 1969.

En 2019, ils célèbreront leurs soixante ans d’existence ; célébration pour la préparation de laquelle ils sont en résidence à la Cafet’ de l’Institut Français deux dimanches par mois.

La fête internationale de la musique est une célébration mondiale annuelle fêtée dans plusieurs pays le 21 juin visant d’honorer l’art musical et de présenter et créer l’échange international de la culture musicale entre les différents pays. Elle a lieu précisément, le soir et la nuit au lendemain matin.

Brazzaville accueille la première édition du Salon du Pagne africain

L’évènement se tiendra du 29 au 30 juin au Radisson Blu de Brazzaville, sous le thème : « Entreprendre avec le pagne ».

L’initiative est de l’agence de communication événementielle La Fleur de Lys, que dirigée Prisca Pamela Okemba. La capitale congolaise va abriter cette première édition du salon du Pagne africain du 29 au 30 juin prochain. Notons que le choix du thème n’est pas anodin

C’est du moins ce que nous confie Prisca Pamela Okemba, “C’est plus par passion et amour que je m’intéresse à tout ce qui est pagne. L’objectif du salon du pagne africain de Brazzaville est de promouvoir l’entreprenariat dans le secteur du tissu. Ce salon est dédié à l’univers du pagne, aux opportunités de promotion et de valorisation des créations et des innovations du pagne africain.”

Le salon du Pagne africain sera riche en couleur, au menu de l’évènement, deux jours d’exposition-vente (vendredi et samedi), des défilés avec les collections de Eric Schaix, Maureen Akem (Sunny Rose), une soirée gala au Pavillon Joséphine le samedi et un concert after event de Hiro, le dimanche.

Érik Schaix est l’invité d’honneur de ce salon. Ce disigner évolue dans le monde de la mode depuis une quarantaine d’années. C’est d’ailleurs lui qui habille les premières dames africaines depuis 20 ans. “Je suis beaucoup la mode des saisons pour le pagne, mais je suis un peu dans l’intemporel car le tissu pagne est déjà tellement fantaisie. Mon art appliqué serait plutôt le bon chic parisien à travers le pagne. Je m’amuse énormément à plisser du pagne, chose qui se fait peu en Afrique, ou à le broder.”, explique-t-il.

Congo: une nouvelle loi sur l’occupation des terres promulguée

Ce texte qui a été présenté à la presse lundi 25 juin, fixe les nouvelles procédures d’occupation et d’acquisition des terres au Congo.

Le président de la république, Denis Sassou N’Guesso à promulgué le 13 juin dernier, la loi sur l’occupation des terres. Celle-ci a été présentée à la presse hier lundi 25 juin à Brazzaville par le ministre des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala. Un texte fixe les procédures d’occupations et d’acquisition des terres en République du Congo. Constitué de cinquante-quatre articles, il précise clairement les nouvelles modalités et procédures d’occupation et d’acquisition des terres et terrains par les propriétaires terriens et autres, des zones rurales, urbaines ou périurbaines.

Au-delà des modalités, il prévoit aussi des sanctions pénales sévères à l’encontre de ceux qui ne dresseront contre cette loi. Cette nouvelle loi, instaure un mécanisme nouveau de reconnaissance des terres coutumières et précise, entre autres, que les détenteurs de ces terres doivent les notifier auprès de l’Etat, s’ils veulent être dans les normes et être reconnus comme propriétaires terriens légaux.

« L’acquisition des terres du domaine rural n’est réservée qu’aux personnes physiques et morales de nationalité congolaise. Lorsqu’il s’agit des terres coutumières, préalablement reconnues par l’Etat, seul lui, les collectivités locales, les établissements publics, les personnes physiques ou morales de nationalité congolaise sont autorisées à les occuper ou les acquérir », a indiqué le ministre Pierre Mabiala.

Il faut noter que, la nouvelle loi proscrit toute acquisition des terres du domaine rural et coutumier par une personne étrangère établie au Congo. Seuls les ressortissants des pays qui ont autorisé aux résidents congolais d’acquérir des terres ou terrains sur leurs sols peuvent bénéficier des terres aux Congo.

Cependant, en vue de mettre de l’ordre dans le secteur, la nouvelle législation prévoit des sanctions pénales, civiles et administratives, allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’une amende financière pouvant atteindre cinq millions FCFA, à l’encontre de toute personne qui aura cédé, occupé ou acquis frauduleusement des terrains.

« Quiconque occupe illégalement des terres ou terrains appartenant à autrui ou procède à leur vente est passible d’un emprisonnement allant jusqu’à plus de cinq ans, et devra payer une amende allant de cinq cent mille à trois millions F CFA. De même, plus de cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende allant jusqu’à cinq millions FCFA sont prévus contre quiconque va vendre un même terrain à plusieurs personnes », a reprécisé le ministre des Affaires foncières et du domaine public.

Cette loi interdit aussi l’occupation ou acquisition, désormais, des terres du domaine rural, des terres ou terrains en zone urbaine et périurbaine déclarés non constructibles. Il s’agit, entre autres, des zones et montagnes sablonneuses, des versants des montagnes sablonneuses, des aires protégées, des emprises des océans, des fleuves, des rivières, des lignes de transport électrique à haute et moyenne tension.

Congo : Florys Doungangoye derrière les barreaux

Ce colonel séjourne depuis quelques jours à la maison d’arrêt de Brazzaville pour violences sur sa compagne.

Florys Doungangoye est actuellement enfermé à la maison d’arrêt de Brazzaville.  Sa compagne l’accuse de violences conjugales et sa plainte a été corroborée par les témoignages de plusieurs personnes. Selon les témoins, le colonel se serait montré très violent envers sa partenaire.

« Gifles, coup de poing, coups de pied au ventre et au visage, les cheveux tirés, les menaces de mort », sont là, la listes des propos employés par ce dernier lorsqu’il la violente. C’est après la déposition de son épouse auprès des autorités qu’il a été interpellé.

En République Démocratique du Congo, suite à la récurrence des violences faites aux femmes, le gouvernement a pris des dispositions pour y mettre un terme. Les violences faites aux femmes sont sévèrement punies par la justice. C’est d’ailleurs à cet effet qu’un numéro vert, le 1444 a été récemment lancé à Brazzaville. Il permet d’alerter les autorités en lorsqu’une femme fait face à une telle situation.

Changement climatique : Brazzaville bénéficie d’un fonds français

Quinze pays parmi lesquels le Congo recevront 30 millions d’euros de la France en soutien à l’Accord de Paris.

Le ministre congolais du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault et l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Chochery, ont signé mardi 19 juin, un protocole d’accord. Une entente relative aux 30 millions d’euros que la France à travers l’Agence française de développement (AFD), donnera à 15 pays pour soutenir l’Accord de Paris, dans la lutte contre le changement climatique.

« La signature de ce protocole d’entente va permettre au Congo de bénéficier les 30 millions d’euros mobilisés par l’Agence Française de Développement (AFD) valable pour une quinzaine de pays et faire que le Congo passe de sa position d’enjeu à la position d’acteur dans la lutte contre le changement climatique », a fait savoir Bertrand Cochery.

Le ministre Arlette Soudan Nonault a salué cette facilité financière de la France qui viendra renforcer la gouvernance du Congo dans la lutte contre le changement climatique.

L’Association Espoir dénonce la fin du statut de réfugié des Rwandais au Congo

Plus de 8000 réfugiés rwandais sont regroupés au sein de cette association, qui déplore une décision prise depuis le 31 décembre 2017.

Mardi 19 juin à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse, l’association Espoir a dénoncé la fin du statut de réfugié des Rwandais au Congo. Ladite association a présenté les conséquences socio-humanitaires et sécuritaires de la cessation du statut de ces réfugiés.

Ces rwandais par le biais du coordonnateur d’Espoir, Jean Bosco Mugemana, ont aussi fustigé l’attitude du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) qu’ils jugent complice des autorités congolaises.

« La communauté rwandaise suite à la fin de l’assistance du Hcr a connu déjà près de 33 décès et souffre de maladies grave de tous genres. A cela s’ajoute le traumatisme dû au manque de papiers car, les réfugiés rwandais ne peuvent plus circuler librement ni voyager. Et au plan éducatif, nos enfants ne peuvent plus aller à l’école suite à l’arrêt brutal de l’assistance liée à la scolarisation des enfants », a détaillé Mugemana.

Notons que l’association Espoir regroupe en son seins plus de 8000 rwandais membres.

Pointe-Noire : plaidoyer sur la protection de l’enfant

C’était à l’occasion de la commémoration de la journée de l’enfant africain célébrée le 16 juin au Centre culturel Jean- Baptiste-Tati-Loutard.

Le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture ( Reiper), a fait un plaidoyer concernant les textes d’application de la loi n°4-2010 du 14 Juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo. C’était à Pointe-Noire, à l’occasion de la commémoration de la journée de l’enfant africain qui s’est célébrée le 16 juin dernier.

Cette célébration à Pointe-Noire a été une initiative conjointe du Reiper et des directions départementales des Affaires sociales ; de l’Action humanitaire ; des Sports ; de la Jeunesse et de l’éducation civique.  Il s’est agi d’attirer l’opinion nationale à œuvrer en faveur du respect des droits de l’enfant en accélérant la signature des textes d’application.

A cet effet, Raphael Ellul, directeur du Samusocial et point focal du Reiper à Pointe-Noire, a présenté la situation des droits de l’enfant au Congo. Selon lui, deux raisons expliquent l’urgence de signer ces textes, notamment l’examen de la situation du pays en matière des droits de l’homme (droits de l’enfant y compris), le 14 novembre 2018 à Genève (Suisse) appelé examen périodique universel (EPU). Cet instrument des Nations unies examine la situation des droits de l’homme des nations membres tous les quatre ans et demi. Ledit examen est suivi des recommandations que le pays audité doit mettre en pratique en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme. Les recommandations faites au Congo en 2014 et 2009, en matière des droits de l’enfant, sont pour la plupart restées lettres mortes.

De ce point de vue, signer les textes d’application en vue de donner un caractère plus contraignant à la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo serait pour le Reiper, les autorités et la communauté internationale, un véritable pas vers la mise en place d’un Etat engagé à respecter les droits de l’enfant, a-t-il martelé. « C’est, d’ailleurs, l’occasion de montrer au niveau mondial que le Congo n’est pas en marge des textes sur la protection des droits des enfants », a-t-il encouragé.

Le deuxième fait est celui lié au phénomène des jeunes délinquants dits « bébés noirs », qui sévissent à Brazzaville et Pointe-Noire en organisant des vols en bandes armées. L’Etat est appelé à prendre « soin des enfants laissés pour compte, et agir fermement face à ces jeunes », a-t-il renchéri.

Pour corroborer les propos de Raphael Ellul, Jessica Mamoni Goma, substitut du procureur de la République, procureur près du tribunal pour enfants et représentante du président du tribunal, a souligné que la mise en place des textes d’application permettra au tribunal de faire des jugements rapides. « Notre premier objectif, c’est de protéger les droits de l’enfant et la loi Potignon nous aide beaucoup dans la protection desdits droits, l’application de cette loi permet aux magistrats d’aller à la condamnation d’actes parfois compliqués… » , a-t-elle dit, avant d’exhorter les enfants à dénoncer les violences dont ils sont victimes pour  permettre au tribunal de les aider.

Prenant la parole, à son tour, la directrice départementale des Affaires sociales, Marie Thérèse Loemba, a remercié le préfet pour son engagement et sa détermination à la réalisation de cette journée et toutes les parties prenantes de leur soutien indéfectible à l’égard des enfants.

De leur côté, les enfants, par l’entremise de leur représentante, ont aussi lancé leur SOS. « Les enfants que je représente vous remercient du soutien que vous nous témoignez par votre présence. Je vous prie de vous engager davantage dans la promotion et le respect de nos droits. Nous vous invitons de passer aux discours pratiques pour qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte. Vous avez toujours dit l’enfant, c’est l’avenir. Aidez-nous en accélérant les signatures des textes d’application de nos droits », a-t-elle dit avant de remettre la requête au préfet qui a pris acte de la transmettre aux autorités compétentes.

Il sied de noter que les enfants, encadreurs et autorités ont pris part un peu plus tôt à une marche de solidarité dont le point départ a été la préfecture de Pointe-Noire et le point de chute le Centre culturel Jean-Baptiste-TatièLoutard.

Parmi les partenaires ayant contribué à la réussite de cet événement, on peut citer la société Chevron. La remise officielle et symbolique du chèque de soutien a été faite séance tenante par le directeur de cette société au point focal du Reiper.

Les femmes se forment sur la gestion des projets

A travers un atelier initié par l’association Azur développement, avec l’appui financière de l’Union Européenne.

Depuis le 19 juin 2018, une vingtaine de participantes, membres des organisations de femmes des départements de Brazzaville, Bouenza et Pointe-Noire, sont en atelier de formation. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion des droits et autonomisation socio-économique des femmes et filles vulnérables », initié par l’association Azur développement.

Pour les organisateurs de cet atelier, cette rencontre de quatre jours est l’occasion, entre autres, d’aider les participantes à comprendre le cycle d’un projet et ses différentes étapes ; améliorer leurs connaissances sur la rédaction d’un projet, dans l’élaboration du cadre logique et le suivi des indicateurs, ainsi qu’en suivi et évaluation.

« En effet, la situation des femmes et jeunes filles issues des milieux défavorisés, victimes des violences de toutes natures, ainsi que celles des séropositives et des femmes et jeunes filles déplacées du Pool, qui sont les principales bénéficiaires de ce projet, a toujours été l’une des préoccupations majeures du gouvernement de notre pays et, en particulier, de la structure ministérielle que je représente ici », a déclaré, dans son mot d’ouverture, la représentante de la direction départementale de la santé, Alice Ibomba Kaba.

Sylvie Niombo, la directrice exécutive de l’association Azur développement a insisté sur l’intérêt de cette session. « Pour nous, organisations de femmes, cette formation est une opportunité d’apprentissage et d’échanges sur l’élaboration de projet, la gestion de projet, le suivi et l’évaluation, et la mobilisation des ressources pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour l’amélioration des conditions de vie pour les femmes et les filles et pour leurs droits », a-t-elle rappelé aux participantes.

Notons que, ce sera l’occasion pour cinq cents jeunes filles et femmes vulnérables sensibilisées de bénéficier des opportunités de formation, des kits d’installation et des activités génératrices de revenus, afin qu’elles deviennent autonomes

Ce sont quatre mille femmes et deux mille jeunes filles, trois mille hommes et garçons qui bénéficieront de ce projet. Celui-ci cible spécifiquement les femmes et jeunes filles victimes de violence, séropositives, économiquement défavorisées et les déplacées des zones de crise du Pool.

Le Congo se convertit à l’exportation des minerais

Ce sont 800 tonnes de fer qui ont été acheminées au port de Pointe-Noire, pour être exportés par une société anonyme congolaise.

C’est la première cargaison de minerai du sous-sol congolais, que va vendre ce pays qui a longtemps maximisé son économie sur le pétrole. Pour faire face à la crise que traverse le pays de Sassou N’Guesso, à cause de la chute du pétrole, le Congo se convertit à l’exportation des minerais.

800 tonnes de fer, c’est la quantité acheminée au port de Pointe-Noire, en vue de son exportation, par une société anonyme congolaise. Pour les économistes, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le pays.  Ils pensent que cette activité va booster l’économie. Les gouvernants quant à eux, rassurent en annonçant la construction dans les prochains jours, d’un port minéralier spécial.

« Nous avons même là-bas (à Mayoko) des mines qui sont à ciel ouvert. L) je peux confirmer qu’il s’agit bien d’un produit congolais. Mais, celui-là est sorti du sous-sol de Mayoko. (dans le Niari au sud-ouest du Congo, ndlr) », l’a confirmé Pierre Oba, ministre des Mines et de la géologie

Pour Didier-Sylvestre Mavouenzela, président de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, l’exploitation du minerai de fer va créer une grande activité économique : « Le minerai va faire travailler le chemin de fer, le port, les transitaires, des sociétés de service. Il y aura tout un écosystème autour de ce minerai qui va doper l’économie congolaise. »

Sapro Mayoko S.A, c’est la société qui a opté pour la production du fer au Congo. Celle-ci a investi plus de 250 milliards de FCFA (500 millions de dollars). Elle a hérité d’un gisement pouvant être exploité pendant un siècle. Sur ce gisement, les premières recherches ont été menées successivement par des Australiens et des Sud-africains. Sapro Mayoko S.A est dirigée par l’économiste congolais Paul Obambi.

« Le pays a besoin d’investisseurs. Les premiers investisseurs doivent être les Congolais. Ils doivent prendre toute leur épargne, l’investir dans les grosses opérations, comme les opérations minières, afin que le Congo devienne un pays riche. », a affirmé Paul Obambi

Le gouvernement entend construire un port minéralier. D’après Louis-Marie Djama, directeur général des mines : « On parle d’un port spécialement dédié aux minerais parce que le port existant de Pointe-Noire est déjà en saturation. Le gouvernement s’attelle à construire un port minéralier à la pointe indienne (en amont de Pointe-Noire) devant permettre à tout le monde d’aller sur ce port pour faire les exportations des différents types de métaux. »

Rappelons que, le Congo a exporté de la potasse et des polymétaux. Mais, la part des mines solides dans le PIB reste encore très faible.