L’artiste Doudou Copa est sorti de prison

Cette information est de son ancien producteur et manager, Eddy Fleury Ngombé.

Bienvenu Dominique Elenga dit Doudou Copa de Mi Amor, a été libéré dans la matinée du 16 juin. Il avait été incarcéré le 14 décembre 2018 à la Maison d’arrêt de la Seine-Saint-Denis, Villepinte. Il devait purger une peine de dix mois, le président et propriétaire de l’orchestre éponyme peut désormais reprendre ses activités musicales.

Cette libération anticipée serait le fruit d’une nouvelle bataille judiciaire et d’une nouvelle stratégie lancée par Eddy Fleury Ngombé. Il avait lancé un appel à soutien à l’artiste, au mois de mars dernier. Appel qui a apparemment été suivi par certaines autorités qui auraient apporté leur solidarité à l’artiste en délicatesse avec la justice française, par leurs contributions financières pour faire face aux honoraires des avocats. La libération conditionnelle avec port d’un bracelet électronique n’avait pas abouti.

Le 7 juin, Eddy Fleury Ngombé a été averti par l’administration pénitentiaire d’une ultime possibilité de plaider la sortie de Doudou Copa, le 14 juin, devant le juge des libertés. Il a donc constitué un nouveau dossier avec des garanties nouvelles administratives. Cette fois, ce fut la bonne. Depuis le 16 juin à 7h du matin, Doudou Copa est libre, trois mois avant le terme de sa peine. Et cette liberté n’est pas conditionnelle, comme le suggérait la première démarche entreprise au mois d’avril.

« Son premier coup de fil a été à l’endroit de ses enfants qu’il se dit heureux de retrouver. Il a pris ses quartiers dans un grand hôtel de la région parisienne où il a commencé par retrouver ses enfants. L’artiste s’exprimera longuement au cours de cette semaine dans une interview, l’occasion pour lui de dire sa gratitude et ses sincères remerciements aux milliers de personnes qui, depuis cette première nuit difficile de décembre en prison, n’ont jamais cessé de lui montrer leurs affections », a déclaré Eddy Fleury Ngombé.

L’artiste musicien a repris le chemin du studio depuis ce18 juin pour l’enregistrement d’un nouvel album de dix titres qui vont présenter au grand jour le nouveau Doudou Copa. Il sera entouré des plus grands musiciens de la place de Paris. « Après cette épreuve qu’il a vécue avec humilité et philosophie, Doudou Copa revient plus fort et plus créatif, comme d’illustres artistes qui ont été, pour un temps, privés de liberté, à l’instar de Papa Wemba, Koffi Olomidé (…) qui sont redevenus plus forts dans leur art », a ajouté Eddy Fleury Ngombé.

A titre de rappel, Doudou Copa a été initialement condamné à dix mois de prison avec sursis dans une affaire de violence conjugale, qui remonte à 2010. Mais, il n’avait pas répondu à plusieurs convocations. A son arrivée à Paris, le 14 décembre 2017, la justice française l’avait puni sévèrement, faisant passer sa peine de dix mois avec sursis en dix mois d’emprisonnement ferme.

Une vérification du nouveau Plan national de développement avant son adoption

C’est ce mardi 19 juin à Brazzaville, que le document qui guidera les actions du gouvernement ces cinq prochaines années sera examiné.

Cadres des ministères sectoriels, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers, se réunissent ce mardi 19 juin à Brazzaville. Ce sera dans le cadre d’un atelier pour examiner le nouveau plan national de développement. Pour la ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas, l’élaboration du Plan national de développement (PND) 2018-2022 traduit les efforts de sortie de crise que fournit le gouvernement de la République.

« Ce PND est un dispositif supplémentaire de bonne gouvernance économique, sociale et environnementale au service de l’action gouvernementale ; en plus, il représente un instrument de contrôle de l’action gouvernementale par le parlement, disposant d’indicateurs de suivi et d’évaluation des progrès réalisés », a indiqué la ministre.

Ingrid Ebouka-Babackas pense que ce dispositif est aussi un cadre programmatique essentiel pour fixer le contenu de la coopération avec les partenaires au développement, de même que pour attirer les investisseurs locaux et internationaux.

Rappelons que, le PND en question englobe les cibles prioritaires du Congo en matière d’Objectifs de développement durable, à savoir l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la diversification économique ainsi que l’engagement de l’Etat à produire les données et informations statistiques fiables, nécessaires pour l’atteinte des résultats des politiques mises en œuvre.

Pool : la population veut s’autonomiser

Elle a réclamé du matériel pour reprendre ses activités agropastorales et c’était hier lundi 18 juin, lorsqu’elle recevait des vivres de la part des humanitaires.

Lundi 18 juin à Mbandza Ndounga, les habitants ont reçu des denrées alimentaires. C’était à l’occasion de la cérémonie de distribution des vivres aux populations du département du Pool par les humanitaire. Un appui apporté par l’Union européenne. Rappelons cette population dépend essentiellement de cette aide depuis la fin des hostilités qui ont secoué cette partie du pays.

Pendant qu’ils recevaient les vivres, les premiers bénéficiaires, ont souhaité en plus de cette aide, du matériel pour pouvoir eux aussi reprendre leurs activités agropastorales.

C’est ce que le sous-préfet Symphorien Banimba appelle le relèvement. « Ce que les populations demandent maintenant, c’est le relèvement pour leur permettre de redémarrer une vie normale et de se prendre elles-mêmes en charge comme les autres populations du Congo. Ces populations refusent la dépendance pérenne qui risque d’entrainer l’accoutumance », dit le sous-préfet.

Bon à savoir, Mbandza Ndounga, est un district du département du Pool où vivent 7 000 personnes.

Journée de l’enfant africain : les orphelins de Brazzaville initiés aux métiers d’art

A travers des séances d’apprentissage de la peinture, du slam, de la poésie, de la danse et de la percussion, ces jeunes venus de Nkombo et Yamba ngaï, ont célébré l’évènement, le 16 juin.

A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain, les orphelins de la ville de Brazzaville ont été initié aux métiers de l’art. Ces séances d’apprentissages ont eu lieu le 16 juin dernier au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de la capitale congolaise.

La peinture, du slam, de la poésie, de la danse et de la percussion ont constitué les activités qui ont meublé les séances. L’initiative est de l’ONG italienne CPS (Communauté, promotion et développement) en partenariat avec la Casa anonymat, mame di makoua, kizma connection, l’association Amici dei bambini e delle puis l’art kitouari.

« Nous avons voulu mélanger tous ces enfants afin de permettre aux handicapés et aux enfants timides de côtoyer les autres. Les enfants eux-mêmes ont choisi de faire partie de tel ou tel atelier », a signifié Ouieme Sayed, représentante de CPS au Congo.

Pour CPS, l’initiatrice a pour but de réuni plus de quatre-vingts enfants orphelins regroupés en ateliers.

Les partisans du général Mokoko dénoncent la torture

Alors qu’une nouvelle audience est prévue jeudi, ceux-ci assurent que leurs aveux ont été obtenus sous le supplice.

Les partisans du général Jean Marie Michel Mokoko assurent que leurs aveux ont été obtenus sous la torture. Une question qui ne se pose plus à Brazzaville. Le général lui-même avait été condamné à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’Etat le mois dernier.

Répondant à une question du juge sur sa participation à un mouvement de déstabilisation du Congo qui serait mené par le général Mokoko, Yvon Sende-Moungondo, un homme d’affaires originaire de Sibiti dans le sud, a déclaré, le 5 juin dernier à l’ouverture de son procès, en levant sa main amputée de deux doigts, qu’il avait été contraint de signer le procès-verbal de son audition sous la douleur de la torture infligée par les policiers.

Pratique quotidienne

Aujourd’hui une victime témoigne d’avoir perdu l’usage de ses mains à la suite de la torture au commissariat de Diata à Brazzaville. « Ils m’ont emmené derrière le commissariat de Diata, ils ont forcé une barre de fer sous mes genoux, me suspendant sur la table. La douleur était tellement atroce que je leur demandé de m’abattre », affirme cet homme d’environ 50 ans.

Pour Loamba Moke, président de l’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC), la torture est une pratique quotidienne dans les prisons congolaises. « Nous avons rendu visite au président du syndicat des étudiants qui a été correctement et copieusement torturé. La torture n’est pas un moyen pour avoir les aveux », indique l’activiste des droits de l’Homme. « S’il n’y a pas de volonté politique, on ne pourra rien faire et la torture continuera son chemin. »

La police se défend

Le Commandant de police Pierre Rodrigue Mavoungou du commissariat central de Djoué refuse que la torture soit systématique dans les centres de détention. « On n’a pas besoin d’appliquer la force sur une personne qui défère tranquillement à une invitation de la police », dit-il. « Souvent on nous critique du fait que lorsqu’on interpelle, directement on met sous la banquette de la BJ et on commence à piétiner. Le service que nous faisons est noble, mais ingrat », explique-t-il.

Dans tous les cas, les victimes se plaignent et demandent réparation. Mais, selon les ONG locales, la plupart des plaintes n’aboutissent pas devant les tribunaux.

Le « plombage gris », toxique pour le cerveau, les reins et le système immunitaire

C’est une affirmation du Dr Eugène Loubaki, qui estime que les enfants, les femmes enceintes et allaitantes sont les plus exposés.

Interdire l’usage du mercure dentaire encore appelé plombage gris et pour le respect de la Convention internationale de Minamata sur le mercure.  C’est la bataille de l’association Action sur l’environnement et le développement (AED). Ce métal est utilisé par les dentistes pour compenser les trous dentaires. Pour le Dr Eugène Loubaki, le plombage gris est hautement toxique pour le cerveau, les reins et le système immunitaire. Il estime que les enfants, les femmes enceintes et allaitantes sont les plus exposés.

Le 15 juin à Brazzaville, l’AED a initié un atelier pour sensibiliser le public congolais aux risques sanitaires de « l’amalgame dentaire ».

« L’amalgame dentaire dont il est question, faussement appelé ‘’plombage gris’’, mélange de mercure avec d’autres métaux tels que l’argent, l’étain et le cuivre, est largement utilisé dans notre pays, aux fins de réparation des dents abimées. Ce matériau durable s’insère facilement dans la dent creusée et ne coûte pas cher », a souligné Dr Eugène Loubaki, président de l’AED.

Il s’est agi au cours de cet atelier de vulgariser la convention de Minamata sur le mercure et de parvenir à impliquer les parlementaires en vue de l’adoption d’une loi contre l’usage du plombage gris. Aussi, de faire un état des lieux de la dentisterie au Congo. Enfin, d’informer toutes les parties prenantes sur les effets néfastes de la dentisterie avec mercure chez les enfants de moins de 15 ans et les femmes enceintes et allaitantes.

« Regardons le nombre d’enfants qui souffrent d’autisme, le nombre de femmes victimes de fausse-couche. Le risque repose non seulement sur les patients, mais aussi sur les dentistes qui manipulent cette substance », a interpellé le Dr.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe le mercure comme l’une des dix substances les plus préoccupantes dans le domaine de la santé.

Le métal est, en plus, un perturbateur endocrinien. Il est aussi classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction par l’OMS.

Le projet Adapaev à la rescousse de la vulnérabilité des enfants

Lancé le 15 juin dernier à Brazzaville, c’est une initiative du Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper).

Le projet « Appui au développement des actions de prévention et d’assistance aux enfants vulnérables (Adapaev) », a été lancé à Brazzaville le 15 juin 2018. C’est un co-financement de l’Union européenne (UE) et la fondation Apprentis d’Auteuil à hauteur de 348 462 euros.

Adapaev a plusieurs objectifs notamment, permettre aux familles vulnérables de faire face à la pauvreté et subvenir aux besoins de leurs enfants ; participer à l’émancipation économique des familles les plus vulnérables et plus particulièrement des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Le projet qui a déjà été mis en œuvre à Brazzaville et à Pointe noire est une initiative du Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper). Plus de quarante-cinq familles vulnérables et leurs enfants sont concernés par ce projet.

Parmi les personnalités présentes à cet événement, y était compté le chef de coopération à la délégation de l’UE, Tom Ashwanden. Il a tenu à rappeler ce jour, que le lancement du projet Adapaev coïncide avec la célébration de la Journée de l’enfant africain, qui met cette année un accent sur le droit à la participation des adolescents afin qu’ils soient vus et entendus.

Il a fait un état des lieux de la situation socioéconomique critique dont est victime le Congo actuellement.  Pour lui, la chute du prix du baril a accentué et mis en lumière les lacunes du gouvernement dans la gestion des finances publiques. « Cela a diminué considérablement les recettes de l’Etat et a amoindri ses capacités d’assurer la lourde responsabilité qui est la sienne : veiller sur les plus vulnérables. Déjà vulnérables en temps normal, les enfants en rupture vivent aujourd’hui cette crise encore plus fragilisée », a constaté Tom Ashwanden

Tom Ashwanden a tenu tout aussi à préciser que l’UE a choisi d’appuyer ce programme parce qu’elle prône l’universalité des droits de l’homme et des femmes.

Notons que la cérémonie de lancement a été présidé par le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Christian Aboké-Ndza. Qui lui a indiqué que la famille était la première cellule de protection de l’enfant, il est de son ressort de veille au développement et au bien-être de celui-ci. Il continue en soulignant que chaque parent a l’obligation d’assurer l’éducation, la scolarisation, la nutrition et la santé de ses enfants. Il a salué le projet Adapaev qui apporte un soutien aux familles par la formation professionnelle et les activités génératrices de revenus, afin qu’elles puissent prendre soins de leurs enfants et de mieux répondre à leurs besoins.

« Nous restons donc persuadés que ce projet intègre bien les objectifs de la politique nationale d’action sociale. Il contribuera au maintien de la cohésion familiale, à la valorisation du rôle éducatif de la famille et au respect de la responsabilité parentale afin d’assurer l’épanouissement de tous les membres de la famille, en particulier les enfants », espère Christian Aboké-Ndza.

Cam-basket Brazzaville 2018 : les Lions sport du Congo en quarts de finale

Avec quatre victoires en autant de matchs, l’équipe militaire du pays hôte a validé son ticket pour le second tour de la compétition.

Le Congo a réalisé une phase de poule sans faute. Aucun de ses adversaires ne lui a résisté, même pas ceux qui, sur le papier, avaient les faveurs des pronostics. C’est en dernier match du tour préliminaire face à l’Algérie que les Lions sport ont définitivement validé leur qualification pour les quarts de finale, en s’imposant 65 à 54. Bien avant ce succès, le Congo a battu tour à tour la Guinée 55-50 en match d’ouverture, le Kenya 67-54, le 66-49.  « Le tour préliminaire a été âprement disputé, parce que c’est sur le terrain que nous avons découvert les adversaires que l’on ne connaissait que de nom », a indiqué l’entraîneur de l’équipe militaire du Congo, Blaise Baleketa.

Cette performance a permis au pays organisateur de la compétition d’occuper la première place du groupe A avec six points devant le Sénégal, cinq points; l’Algérie, trois points; la Guinée et le Kenya, deux points.

Par ailleurs, dans le groupe B, l’Angola qui a enregistré trois victoires et une seule défaite face au Maroc, dans la phase de poule, a également obtenu son ticket. La même chose pour le Maroc.  En rappel, dans chaque groupe, les quatre premières équipes vont se qualifier au second tour de la compétition.

Cérémonie d’inauguration de la corniche de Brazzaville

C’était la réception de la seconde phrase de cette route, financée par la France à hauteur de plus de cinquante-deux milliards FCFA (quatre-vingt millions d’euro).

Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo, a présidé le 15 juin 2018 à Brazzaville, à la cérémonie d’inauguration de la corniche de la case De Gaulle. C’est un don de la France évalué à plus de cinquante-deux milliards FCFA, dans le cadre du contrat de désendettement et de développement, sous la supervision de l’Agence française de développement. C’était la réception de la seconde phase de cette route qui s’étend sur une distance de 5,6 km, de la case de Gaulle au carrefour Fulbert-Youlou.

Etaient présent à cette cérémonie, des corps constitués nationaux et internationaux, l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery et de nombreux Brazzavillois.

Bertrand Cochery est revenu au cours de l’événement, sur le financement en cours par l’Agence française de développement (AFD), de projets structurants pour un montant de trois cents milliards FCFA. Ces projets touchent des secteurs essentiels de l’eau, de l’énergie électrique et du drainage, des transports, de l’agriculture et des forêts, de la protection sociale, de la formation des jeunes et de la préservation des ressources naturelles.

Brazzaville: un concours pour du meilleur reportage sur l’environnement 2018

Ce concours s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Semaine de l’environnement et du développement durable.

La Délégation de l’Union européenne en République du Congo et l’Ambassade de France au Congo organisent, du 15 juin au 31 août 2018, pour les journalistes congolais, un concours du meilleur reportage pour l’environnement, en presse écrite (y compris en ligne), radio et télévision.

Inscrit dans le cadre de la célébration de la Semaine de l’environnement et du développement durable, ce concours vise à récompenser les meilleures productions journalistiques qui traitent des problématiques environnementales.

Ce grand concours s’adresse à vous si la préservation de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et les enjeux du développement durable vous interpellent.

Notons que le lauréat bénéficiera d’un stage d’un mois au sein d’une rédaction en France et d’autres supers prix. Pour en savoir plus sur les conditions de participation, veuillez contacter les organisateurs.