La CEEAC demande au Gabon de relancer ces projets d’infrastructures avec le Congo

A cet effet, la secrétaire générale adjointe de cette organisation sous-régionale, Marie-Thérèse Chantal Mfoula, a échangé avec le ministre gabonais de l’Equipement, Christian Magnagna.

La reprise des projets d’aménagement de la route Ndendé-Dolisie, la facilitation du transport sur le corridor Libreville-Brazzaville, la construction des routes Kougouleu-Medouneu, Oyem-Assok-Medzeng-Poste frontière avec la Guinée équatoriale et Franceville-Boumango-Poste Frontière avec le Congo, préoccupent au plus haut point la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

La secrétaire générale adjointe de cette organisation sous-régionale, en charge du Département intégration physique, économique et monétaire, Marie-Thérèse Chantal Mfoula, a échangé avec le ministre gabonais de l’Equipement, des Infrastructures et des Mines, Christian Magnagna, en vue de relancer ces projets qui visent à renforcer l’intégration et les échanges entre Etats.

C’est ainsi qu’ils ont discuté des grands projets en cours dans le cadre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), et dont l’objectif prévoit à court terme, de faciliter la circulation d’une capitale à l’autre sur une route entièrement bitumée dans la zone CEEAC et pour lesquels le Gabon est concerné.

Ainsi que l’a rappelé la secrétaire générale adjointe de la CEEAC, s’agissant du corridor Ndendé au Sud du Gabon et la ville de Dolisie au Congo, les deux pays ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente.

Depuis lors, la recherche conjointe de financement pour l’exécution du projet a abouti à la signature des accords de prêts avec la Banque africaine de développement pour la réalisation de certaines composantes communes situées du côté gabonais. Mais, malheureusement, regrette la CEEAC, ces composantes ne sont pas encore exécutées pour des raisons qui n’ont pas été dévoilées.

Pour Marie-Thérèse Chantal Mfoula, «la CEEAC reste disposée à accompagner ses Etats membres dans leurs projets de développement, notamment ceux frontaliers».

Le ministre gabonais de l’Equipement des Infrastructures, a réitéré l’engagement du Gabon à contribuer à doter «la sous-région d’un système de transport fiable et efficace, permettant de promouvoir l’intégration régionale, de faciliter l’accès aux marchés intra-régionaux et extérieurs, tout en améliorant la compétitivité des produits».

Les sénateurs approfondissent leurs connaissances en TIC

Du 12 au 13 juin, les parlementaires ont pris part à un atelier de formation, qui visait à renforcer leurs connaissances en technologies de l’information et de la communication.

Améliorer leur travail, c’est l’objectif des sénateurs. Du 12 au 13 juin, ces parlementaires ont été formé en matière de technologies de l’information et de la communication. Un atelier de formation qui visait à renforcer les connaissances et organisé dans le cadre du programme Noria.

Quatre-vingt-trois pays francophones dans le monde constituent le programme Noria. Ce programme poursuit deux objectifs principaux : moderniser le fonctionnement des parlements en y développant de nouvelles méthodes de travail fondées sur les TIC ; renforcer la visibilité des parlements francophones à travers l’amélioration et le transfert des connaissances parlementaires.

Sept thèmes, axés essentiellement sur la communication parlementaire, seront développés par des experts venus de l’Afrique de l’Ouest. Ils portent, entre autres, sur les fondements et principes directeurs de la communication parlementaire et institutionnelle ; les relations entre le parlement et les médias ; les communications parlementaires à l’ère du numérique ainsi que la présentation des principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp et blogs).

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, lors de l’ouverture de a reconnu le retard du Congo en ce qui concerne les TIC.

«La République du Congo cumule un retard en matière de développement des TIC. Fort de cette situation, le cyber criminalité prospère. Régulièrement, les fausses nouvelles abondent les réseaux sociaux. Ces fake-news sont souvent d’une rare violence. Le sujet que vous allez débattre pendant deux jours rentre au centre des préoccupations des pouvoirs publics. Profitez de cette occasion pour protéger la société contre ces agressions », a certifié Isidore Mvouba.

Eco-Oil signe un partenariat avec Rivulis-Eurodrip

La signature de l’accord a eu lieu le 7 juin 2018 à Paris, à l’issue d’une table ronde sur « l’innovation au service de l’agriculture et du développement durable ».

Environ 700 hectares vont être exploités par la société Eco-Oil du Congo-Brazzaville, à travers son programme Ecoplus, pour la production de mangues et d’oranges. Cette société vient de signer un partenariat avec le groupe Rivulis-Eurodrip. Un accord qui a été matérialisé le 07 juin 2018 à Paris, lors d’une table ronde sur « l’innovation au service de l’agriculture et du développement durable ».

Ce projet à pour objectif de réhabiliter la station fruitière de Loudima, depuis plus d’une vingtaine d’année. Les 700 hectares vont être exploités dans un premier temps, avant d’atteindre à terme 2 000 à 3 000 hectares.

Rivulis-Eurodrip va fournir à Ecoplus, à partir d’Israël, 35 000 plants de manguiers. Claude-Wilfrid Etoka, le PDG d’Eco-Oil, minimise le paradoxe d’importer des plants d’arbres qui existent au Congo-Brazzaville. « Cette station fruitière a des plants qui datent de plus de 50 ans, qui ne sont plus performants. Mais par contre, on a plus de rendement à l’hectare avec les plants qui vont arriver d’Israël. »

Claude-Wilifrid Etoka, pense que la relance des activités de la station fruitière de Loudima sera bénéfique aux populations riveraines. « Ça fait plus de 2 ans qu’on est déjà sur le site. Je pense que ces gens-là ont été repris au niveau de la station fruitière. Ils ont arrêté de venir faire la cueillette, maintenant ils deviennent des salariés chez nous. », a-t-dit.

Le contrat Rivulis-Eurodrip/Ecoplus sera opérationnel avant la fin de cette année.

Brazzaville : le concours Format paysage Land art joue les prolongations

La 4ème édition de la rencontre a connu la participation de dix lycées dont les lauréats ont reçu des prix, le 9 juin, se poursuit jusqu’au 18 juin.

Cet évènement a pour but de permettre aux élèves de présenter leur savoir à travers des œuvres et des réflexions sur des thème des équilibres naturels. Pour cette édition dix lycées de la capitale congolaise ont pris participés. Depuis 2015, il est question lors de ce rendez-vous de de primer les productions réalisées par les élèves en solo ou en groupe avant d’être photographiées et acheminées au lycée Saint-Exupéry où elles sont sélectionnées.

Frédérique Manga, élève au lycée Saint-Exupéry, s’est démarquée cette année. « J’ai pris en photo une goutte d’eau qui tombe sur une plaque et j’ai disposé quelques petits galets autour, juste pour que ce soit un peu plus joli, puis j’ai pris la photo en rafale. J’ai sélectionné la meilleure et pris celle qui me plaisait plus », a-t-elle expliqué.

Au Congo, le projet est mis en œuvre depuis décembre 2014 avant le lancement de la première édition une année plus tard. « C’est un projet que nous tenons à cœur, nous voulons naturellement que les élèves puissent avoir une culture artistique très importante. Ils doivent développer leurs capacités en ce qui concerne la culture. Nous avons mis un accent sur cette activité pour éventuellement faire de telle sorte que les élèves puissent harmoniser un certain nombre de contenus », a expliqué le coordonnateur adjoint du projet, Guy Médard Dibansa Koussibila.

Cet enseignant des sciences de la vie et de la terre rappelle que l’objectif est de faire participer un nombre important d’établissements. « Les élèves du secondaire de certains établissements scolaires privés et publics de la place et ceux du lycée Saint- Exupéry participent à ce concours en réalisant des productions, tout en se servant du matériel strictement naturel à l’instar des œuvres exposées en ces lieux. Ces œuvres d’art sont réalisées autour d’une problématique proposée chaque année en lien avec les notions inscrites au programme aussi bien dans le système français que dans le système congolais », a-t-il concludit.

L’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, qui était présent à la remise de prix aux lauréats, a indiqué que l’équilibre était ce qui faisait le propre de l’homme. « Le déséquilibre climatique engendre des déséquilibres humains. On les voit avec les populations obligées de fuir des régions frappées par des catastrophes naturelles, on les voit par les famines et si nous n’y prenons garde, nous aurons d’abord sur le continent sans doute à affronter, dans les années à venir, des déséquilibres naturels entraînant des déséquilibres humains et des déséquilibres migratoires », a rappelé Bertrand Cochery.

Congo : 10% d’augmentation de la production de Moho-Nord

L’information est du directeur général exploitation et production du groupe Total au Congo, Arnaud Breuillac, un an après le lancement du projet.

Le directeur général exploitation et production du groupe Total au Congo, Arnaud Breuillac, a annoncé à Brazzaville qu’un an après son lancement, on constate l’augmentation de la production de Moho-Nord qui a excédé de 10% la production initialement prévue au démarrage dudit projet, avec une production qui a atteint 110 mille barils de pétrole par jour‘’, a-t-on appris, lundi, auprès du ministère congolais des Hydrocarbures.

‘’J’ai le plaisir et l’honneur de rencontrer le président Denis Sassou-Nguesso et lui faire part de la situation du projet Moho-Nord, projet important pour le groupe Total au Congo, 1 an après son lancement ; on constate l’augmentation de la production qui a excédé 10 % la production initialement prévue au démarrage dudit projet, avec une production qui atteint 110 mille barils de pétrole par jour‘’, a-t-il déclaré, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat congolais.

Breuillac, qui est venu faire le point des progrès des investissements au Congo, a ajouté que: ‘’le pétrole que nous produisons est de bonne qualité et est vendu aux prix des normes des marchés internationaux‘’.

En outre, le groupe Total ne voudrait pas rester en marge de la dynamique engagée par le gouvernement congolais, celle de la diversification de l’économie ; pour cela, Total travaille sur des projets de revalorisation du gaz et celui des énergies renouvelables.

Au plan social, Total participe aux projets très attractifs, par exemple, la construction de l’université catholique de Louango, dans le département du Kouilou, au sud du pays, ainsi que d’autres projets pour le développement du Congo.

Journée de la concorde nationale : les échangés centrés sur la paix et la sécurité dans le Pool

L’évènement qui s’est tenu du 08 au 10 juin à Kinkala avait pour thème : « Le vivre ensemble : enjeux et perspectives ».

Les activités officielles du vingt-septième anniversaire de la Journée nationale de la réconciliation et de la concorde nationale ont eu lieu à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Cette célébration avait pour thème : « Le vivre ensemble : enjeux et perspectives ». La commémoration du 27e anniversaire de l’événement, du 8 au 10 juin à Kinkala, a été dominée par les questions de paix et de sécurité, laissant quelque peu de côté le thème central

« Attention manifeste dans l’assistance multiforme que le département a commencé à bénéficier et qui permet déjà le retour progressif de la population dans les localités respectives et ce, à la faveur de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017.  Vingt-sept ans plus tard, avançons donc dans la marche vers le développement tel qu’édicté par le programme de société du chef de l’Etat pour que nous allions plus loin tous ensemble. Travaillons pour des lendemains meilleurs, révisons nos erreurs, retrouvons notre conscience et dire, plus jamais ça », a déclaré Georges Kilébé, préfet du département du Pool.

Dès l’entame de la causerie-débat, douze intervenants ont pris la parole, exprimant pour la plupart leurs inquiétudes sur certaines situations qui persistent à certains endroits dans le département du Pool, notamment les difficultés éprouvées par la population de Kindamba de rentrer chez elle.

Plusieurs interrogations ont fusé lors de ces échanges, portant, entre autres, sur les hommes du pasteur Ntoumi qui continuent de tenir les cheiks points alors que la force publique a déguerpi de toutes ses positions et sur le ramassage des armes.  D’autres sont allés jusqu’à demander des garanties de la part du CNR le parti du pasteur Ntumi.

À ces interrogations, des suggestions ont été faites. Et à propos, certains intervenants ont évoqué les questions d’échange, de communication de la population ainsi que la mise en place des lieux de dialogue du genre « Mbongui » et même la mise en place d’un Conseil national de dialogue, seul cadre d’échange entre les Congolais afin de mieux raffermir le vivre ensemble des citoyens.

Répondant à ces inquiétudes, le vice-président de la commission ad hoc mixte et paritaire (Camp), Philippe Ané Bibby, a déclaré: « Nous sommes les artisans de la paix et la Camp qui a été mise en place au lendemain de cet accord est en train de faire un grand travail. Déjà, après la réouverture des routes Brazzaville-Kindamba, le démantèlement des bouchons est formel sur ces routes aujourd’hui. Nous sommes à mi-parcours et satisfaits du travail qui a été fait et se fait ».

Le public de Brazzaville recevra « Ku ntala » le 15 juin

La pièce sera jouée par le chorégraphe congolais, Jean Claude Kodia alias Diako, et sa compagnie au Centre culturel Sony-Labou-Tan ’si, avant d’être également sur les planches en France, en octobre.

La création « Ku ntala » veut dire en langue française « regarde-moi ». Cette pièce fait partie du projet que Jean Claude Kodia avait lancé en 2015 avec l’institut français du Congo (IFC) de Brazzaville, lors de ses ateliers chorégraphiques.  La première partie de ce projet a fait l’objet d’une résidence en novembre de la même année et la dernière partie sera présentée le 15 juin.

« Cette première partie, nous l’avions travaillée aussi en 2016 après mon retour de Ouagadougou où j’avais participé à la rencontre chorégraphique. Nous étions en résidence avec les artistes venus du Cameroun, du Tchad, de la RDC et du Congo Brazzaville. Le travail effectué a été bien présenté.  Cette année, j’ai voulu bien le perfectionner. Ce travail sera joué en France, en octobre », a-t-il indiqué.

« Dans notre spectacle, nous venons avec un regard de briser les mythes qui nous séparent entre frère, nation, ethnie, peuple. C’est un spectacle qui apporte un message de briser ce qui crée une séparation entre les humains », a-t-il poursuivi.

L’artiste bénéficie de deux résidences au Centre culturel Sony-Labou-Tan’si et à l’IFC pour une bonne préparation. « Le Centre Sony- Labou-Tan’si nous a accordé cinq mois de résidence pour préparer le spectacle « Ku ntala », tandis que la résidence de l’IFC nous permet de mieux travailler la création »To Key broken to hide their secrets », qui est un projet d’ensemble avec Selim Aydogdu, chorégraphe belge. Cette création, nous l’avions commencée à Liège, en Belgique, elle est l’objet d’une représentation au théâtre de Liège », a fait savoir le chorégraphe

L’artiste Diako a un agenda très chargé. Il est invité en juillet, en Finlande, pour le spectacle de sa pièce solo « Recto verso ». Il est également attendu en Espagne et en Allemagne, en septembre, pour présenter « Ku ntala ». L’artiste a aussi un projet de création d’ensemble avec les artistes allemands intitulé « Le corps un conteneur ».

Jean Claude Kodia a effectué, de janvier à février derniers, une tournée européenne de résidence en France, en Belgique et en Allemagne. Lauréat de trois prix de l’innovation en danse contemporaine reçus en 2011 et 2012 à Yaoundé, au Cameroun, lors du festival Corps et geste et, en 2013, au festival international de théâtre de Brazzaville Mantsina sur scène, l’artiste a déjà totalisé ses vingt et un ans de travail de recherche en danse contemporaine.

« Une vie d’enfer » de Christ-Lorez Kibeloh en construction

L’écrivain congolais de 23 ans, a déjà trois ouvrages dont il est l’auteur, à savoir Rayane l’orphelin, Retour en arrière Issa et Marie.

Bientôt les amoureux de lecture auront de quoi se faire plaisir. Le nouveau livre de Christ-Lorez Kibeloh est en préparation. Une vie d’enfer, un roman déjà attendu par des lecteurs. Pour l’auteur, l’inspiration de cet ouvrage est africaine.

Il y a deux mois, Lorez Kibeloh était du côté de la gare du Nord, à Paris, précisément à l’hôtel Rocroy, pour une rencontre avec ses lecteurs. C’était à l’occasion d’un événement organisé par l’association Noprima international qui l’accompagne. Il était question de faire autant la promotion de ses livres et d’échanger avec les lecteurs sur leur ressenti par rapport à son travail, sous la critique du professeur et écrivain Isaac Djoumeli Sengha. C’était également une occasion pour lui de dédicacer ses trois premiers ouvrages, en attendant la venue « Une vie d’enfer ».

Lors de cet évènement, Christ Kibeloh a reçu la récompense de « Jeune auteur » 2017 de l’Académie du Bassin d’Arcachon, au sud-ouest de France. Aussi, son dernier livre, Marie, est en train d’être adapté en court métrage vidéo de vingt minutes.

Qui est Christ-Lorez Kibeloh ?

Né le 19 juin 1995 à Brazzaville, capitale de la République du Congo, Christ-Lorez Kibeloh est un jeune écrivain congolais. Il n’a jamais été un grand passionné de la littérature, avouant que ce talent d’écrire lui est venu de son échec dans le milieu du football, le sport sur lequel il avait placé tout son espoir. Sa soif pour l’écriture commence en 2014 durant l’année de son baccalauréat au lycée Condorcet, à Arcachon, où, en compagnie de son enseignante de français de terminale, Elodie De Ridder, pour laquelle il garde toute sa reconnaissance, il écrit son premier roman. Bien accueilli par les lecteurs, ce livre a marqué son entrée dans la littérature française en tant que jeune auteur prometteur.

Violences faites aux femmes : la police se dote de deux nouveaux documents

La cérémonie officielle de remise de ces guides de travail aux policiers a eu lieu samedi le 09 juin et a été présidée par le ministre du plan et de la statistique, Olga Ingrid Eboucka-Babakas.

La ministre du Plan et de la statistique, Olga Ingrid Eboucka-Babakas, a présidé, le 9 juin à Brazzaville, la cérémonie de remise officielle du « Guide de formation des agents de la police à la gestion de la violence faite aux femmes » et les « Directives sur les interventions de la police dans la gestion de la violence basée sur le genre ».

Les deux documents de travail sont, selon le coordonnateur du projet, le colonel de police Jean Roger Kouni-Okogna, le résultat d’une année de travaux réalisés par une équipe multisectorielle, dans le cadre de l’accord signé en octobre 2016 entre le ministère de l’Intérieur et la représentation du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) au Congo.

« La remise de ces documents à la police constitue un moment particulier. C’est une occasion de remercier le ministre de l’Intérieur et la représentante du Fnuap au Congo, qui ont su conduire et accompagner mon équipe tout au long de ce processus, en combinant, de façon subtile, observations et encouragements », a indiqué le colonel Jean Roger Kouni-Okogna.

De son côté, la ministre du Plan, qui a représenté le ministre de l’Intérieur, a interpellé les animateurs du projet à étendre leurs recherches sur l’ensemble du territoire national afin qu’aucune catégorie sociale ne soit oubliée dans la prévention et la gestion de la violence fondée sur le genre, notamment les femmes rurales et autochtones, a-t-elle déclaré.

La représentante du Fnuap au Congo a exprimé la même idée, dans son mot liminaire.  Barbara Laurenceau a annoncé que les animateurs de ce projet sont en train de créer une banque de données statistiques des personnes victimes des violences de tous genres, sur l’ensemble du territoire national, pour permettre à la police d’avoir une cartographie réelle des violences fondées sur le genre.

En parcourant ces deux documents, on est marqué par l’importance que le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation accorde à la question de la prévention et de la gestion de la violence fondée sur le genre, lorsqu’il écrit, dans la préface :« J’exhorte donc l’ensemble du personnel de la police à appliquer, dans toutes ses actions, les normes minimales contenues dans les Directives, afin de veiller à ce que les mesures de prévention et réponse à la violence basée sur le genre soient prioritaires et constituent un élément systématique et incontestable de notre action en faveur de la sécurité, de la santé et du bien-être des femmes et des filles confrontées à ces situations de violences ».

Wang Yang attendu à Brazzaville ce lundi 11 juin

Le Président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), sera à Brazzaville dans le cadre de la coopération bilatérale qui existe entre les deux pays.

Wang Yang, est attendu ce lundi 11 juin à Brazzaville. Une visite qui entre en droite ligne de la coopération qui lie le Congo et la Chine. A cet effet, l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Yang a accordé une interview à l’agence de presse Xinhua, où il revient sur les rapports entre son pays et le Congo. Pour lui, la coopération sino-congolaise contribue à la promotion du développement des deux pays et à la construction d’une communauté de destin.

Pour Rappel, en 2016, les chefs d’Etats chinois et congolais ont décidé de hisser leurs relations bilatérales au niveau de partenariat de coopération stratégique global. Le Congo est compté parmi les quatre pays pilotes de la coopération sino-africaine au niveau de la coopération industrielle.

Pour le diplomate chinois, le développement rapide de la coopération entre le Congo et la Chine repose d’abord sur une confiance politique mutuelle. Les deux auraient approfondi leur coopération dans divers domaines sur la base d’une amitié traditionnelle. Sur la scène internationale, les deux pays se comprennent et se soutiennent mutuellement sur des questions concernant leurs intérêts fondamentaux.

Ma Yang a signalé dans cette interview, que les économies chinoise et congolaise sont complémentaires, puisque les deux parties partageaient une vision et des besoins communs en matière de développement. Selon lui, ces dernières années, grâce à l’aide chinoise, de nombreux projets ont été mis en œuvre au Congo, dont l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise, la route nationale 1, le complexe sportif de Kintélé, le Pont du 15 Août, etc.

Selon l’ambassadeur, les deux pays ont également approfondi leur coopération dans le secteur financier. Par exemple, une première banque commerciale en coentreprise a été créée par le Congo avec la Chine. Il s’agit de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA), qui est très favorablement accueillie par les Congolais.

En outre, le prochain sommet du Forum de coopération sino-africaine (FCSA) se tiendra à Beijing en septembre. Lors de ce sommet, les chefs d’Etats des deux pays se retrouveront pour définir de nouvelles orientations en faveur de la coopération bilatérale.

Enfin, Ma s’est dit convaincu que grâce au renforcement de la volonté de coopération des deux parties et à la mise en œuvre de projets de coopération, la Chine et le Congo parviendraient à accélérer et approfondir leur coopération, et que cela contribuerait davantage au développement de la coopération sino-africaine.