Musique : « Akawè » de Parfait Young officiellement en ligne

Le single, produit par la maison « Promius », un label qui soutient l’artiste, est une rumba afro, colorée de jazz.

Lancé officiellement en ligne depuis le 25 mai sur toutes les plates-formes de téléchargement, le single Akawè est en phase promotionnelle. « Nous venons d’officialiser la vente sur toute la plate-forme de téléchargement. Le clip est disponible sur Youtube : parfaityoungofficial. Nous avons commencé par le single Akawe, qui précède un album de dix titres qui arrive bientôt. Cet album est placé sous la direction artistique de notre ancien, Théo Blaise Nkounkou », a précisé Parfait Young.

L’artiste a expliqué également le choix porté sur la vente en ligne. Pour lui, les supports physiques actuellement ne sont plus vendables, les gens préférant acheter plutôt en ligne. Et pour ce faire, la maison Promius va suivre les ventes en ligne.

A propos, à peine une dizaine de jours que ce single est disponible en ligne, il regorge déjà d’autant de visiteurs, se satisfait l’artiste, d’après les informations recueillies de cette maison de production. Ce qui explique qu’il reçoive depuis lors, des félicitations venant de toute part.

Le mot Akawè vient d’une langue parlée dans la partie ouest de la République démocratique du Congo, qui veut tout simplement dire « Je t’aime ». C’est donc une chanson d’amour, avec des passages du genre « Sans toi, je ne peux rien faire. »

La maison Promius a promis de promouvoir le single aussi bien sur des chaînes étrangères que locales. Sa préférence avant tout pour des chaînes étrangères s’explique par le fait que l’artiste n’est plus à présenter au niveau local.

« Nous avons décidé de commencer la promotion par l’extérieur, parce que Brazzaville, c’est chez nous. Car sur place, je n’ai plus besoin de me faire connaître, parce que l’on me connaît déjà. Le grand combat que j’ai, c’est à l’extérieur. Les productions scéniques vont venir, mais pour le moment, nous sommes tous focalisés vers la promotion en ligne. Certainement que dans deux ou trois mois, le programme des productions scéniques va être dévoilé », a signifié Parfait Young.

Par ailleurs, l’artiste demande à tout le monde d’écouter et de consommer Akawè, en allant sur toutes les plates-formes de téléchargement et en cliquant Parfaityoung, a-t-il indiqué. « Je suis Congolais et je fais de la musique pour l’honneur du Congo et non pour Parfait Young ou pour le label Promius. Aussi, je pense que tout Congolais a le droit de me soutenir », a-t-il soutenu.

Justice: le président de la cour suprême remet les pendules à l’heure

A l’occasion d’une rencontre le jeudi 07 juin, le premier président de la cour suprême, les a appelés à bien jouer leur rôle pour la consolidation de l’Etat de droit du Congo.

Le jeudi 07 juin, Henri Bouka, premier président de la cour suprême de Brazzaville, a tenu une réunion avec les magistrats des juridictions du ressort de la cour d’appel. Il s’est agi de faire une restitution des constats et décisions de la session du Conseil supérieur de la magistrature du 20 février dernier. A l’occasion, les succès mais surtout les faiblesses et les échecs de la justice congolaise ont été mis sur table.

Henri Bouka n’est pas passé pas deux chemins pour rappeler aux magistrats, qu’ils ont un rôle décisif et déterminant à jouer dans la consolidation du Congo. « Nous attendons de vous un réel sursaut dans le traitement des affaires. Vous devez vous organiser pour qu’en l’espace de huit à dix mois, une affaire portée devant vous soit jugée. Fini, les attentes interminables ; fini, les décisions sur simple dispositif…Les pièces d’exécution… pensez à les établir », a martelé Henri Bouka.

« Notre pari aujourd’hui, c’est le pari du changement dans la poursuite de nos efforts afin que la justice soit toujours et toujours le recours, lorsque plus rien ne marche », a rappelé Henri Bouka.

Henri Bouka, est aussi revenu sur les inquiétudes du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguessou, qui déplore la manière de servir des magistrats. Il trouve que ces derniers se comportent comme des justiciers et non plus comme de loyaux et dignes magistrats. Le président du conseil avait également déploré l’usage abusif et détourné que les magistrats semblent faire du pouvoir extraordinaire que la loi leur confère, surtout lorsqu’il s’agissait du respect de la liberté d’autrui et de la dignité humaine.

Le président, Sassou Nguesso avait aussi dénoncé d’autres pratiques concernant certains justiciables qui sont devenus des intouchables et que les magistrats s’ingénieraient à protéger. « Les dossiers qui les concernent rentrent dans les bureaux des magistrats pour n’en point ressortir. Entre-temps, les protégés sont promptement relâchés, sous divers prétextes », avait relevé le chef de l’Etat. Des mauvaises pratiques qui n’honorent pas la justice congolaise. Henri Bouka siffle la fin de la récréation.

 

Le groupe Ndima fête ses quinze ans d’existence

La célébration de l’événement a été marquée par un concert A Cappella donné, la semaine dernière, au Centre culturel russe (CCR) de Brazzaville.

Le concert marquant les quinze ans du groupe Ndima s’est déroulé en présence de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Congo, Saskia de Lang ; d’Edith Laure Itoua, conseiller du chef de l’Etat congolais en charge du département des Affaires sociales ; du directeur du CCR, Sergey Belyaev, et de la directrice déléguée de l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville, Marie Audigier, ainsi que bien d’autres personnalités.

Le spectacle intitulé « Makingo ma beeto baaka », ou « Les voix des femmes baaka » en français, a été marqué par la prestation de cinq musiciens du groupe Ndima en chants A Cappella pendant plus d’une heure. Une manière de mettre en valeur leurs danses et chants polyphoniques méconnus.

Les cinq musiciennes sont passées chacune à tour de rôle pour interpréter des mélopées de la culture Aka, entrecoupées par les explications de l’ethnologue Sorel Eta, responsable de ce groupe, sur les différents chants ou artistes musiciennes. Des interprétations qui ont été vivement applaudies par les spectateurs, intéressés par le chant de la culture Aka.

Ce concert est intervenu après la huitième tournée européenne du groupe. En effet, il venait de participer, du 22 avril au 22 mai, au festival du Chamanisme à Genac en France ; au festival international du chant A cappella à Leipzig, en Allemagne ; et à un concert scolaire à Prilly, en Suisse, ainsi qu’à un vernissage au musée d’ethnographie sur « L’Afrique les religions de l’extase » et une conférence au même endroit sur le fusil nocturne « mobandzi » donnée par l’ethnologue Sorel Eta et David Motambo (Nganga/ Chamane).

Cette huitième tournée européenne a été une véritable aubaine pour l’ethnologue Sorel Eta et le groupe Ndima ( composé des musiciens autochtones) de poursuivre leur idéal, celui de promouvoir et de sauvegarder le patrimoine culturel des peuples autochtones Aka menacés de disparition.

La célébration des quinze ans de ce groupe a coïncidé aussi avec sa prestation à la Semaine culturelle des Aka à l’IFC de Pointe-Noire, du 23 au 30 mai dernier.

A l’issue du concert, l’ambassadeur Saskia de Lang a exprimé sa satisfaction, de même que le conseiller du chef de l’Etat Edith Laure Itoua.

Signalons que bien avant ce spectacle, une exposition sur le patrimoine matériel et photographies des Akas, intitulée « Moaka na ndima » ou « L’Homme et la forêt », a été organisée par l’ethnologue Sorel Eta. Plusieurs objets de la vie quotidienne des peuples Aka ont été exposés. Il s’agit, entre autres, de Ndaba (sagaie harpon) ; Djombi (hache Aka) ; Ngamata (coffret du Nganga) ; Dipombee (gobelet Aka) ; Pendi (panier à miel) ; Eponga (corde végétale) ; Tongo, Elendu ou Elendé et Mbianko (liane à eau) ; Mokengue (hotte pour enfant) ; Essomba (mortier Aka) ; Mokua (pipe en bambou) ; Dikambou (ceinture de portage) ; Toba (filet-bourse) ; Moupana (bâton à fouir).

Le groupe Ndima -littéralement en langue Aka la forêt-, a été créé le 15 janvier 2003 à Nkombola, dans le département de la Likouala, en République du Congo, à l’initiative de Sorel Eta. Il est composé de six membres, tous chanteurs et danseurs.

A cœur ouvert avec Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle: « Je n’ai plus aucune ambition politique »

Le professeur Théodore Holo a fini son mandat à la tête de la Cour constitutionnelle. A la veille de la passation de charges à la nouvelle équipe des « sages », il a accepté de se soumettre à nos questions, tout en nous avertissant : « Je ne parlerai de personne d’autre que moi ». « J’ai une obligation de réserves pour les cinq années à venir », poursuit-il, avec sa légendaire mine sérieuse. Homme de principe pour ceux qui le connaissent, il n’a pas démordu.

Il est vrai que votre nom a dépassé les frontières du Bénin. Mais que diriez-vous de votre vie professionnelle et politique à qui veut savoir ?

Je suis professeur titulaire de droit public et de sciences politiques. J’ai fait mes études universitaires au Congo Brazzaville puis à Paris I. De retour au Bénin en 1979, j’ai été dans le comité de gestion de l’Institut national des sciences administratives et juridiques dont je suis devenu le directeur adjoint avant d’occuper le poste de directeur de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature. J’ai ensuite été membre du présidium de la Conférence nationale des forces vives de 1990, membre du bureau du Haut Conseil de la République, membre du premier gouvernement du président Nicéphore Soglo en qualité de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de juillet 1991 à septembre 1993, puis ministre chargé des relations avec les institutions et ministre intérimaire de la Justice. Quand nous avons perdu l’élection de 1996, je suis retourné à l’Université où j’ai lancé la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie. Puis en 2008, le président Yayi Boni m’a fait l’honneur de cautionner ma désignation par le bureau de l’Assemblée nationale pour siéger à la Cour constitutionnelle de 2008 à 2013.

Pendant cette époque, j’étais aussi président de la Haute Cour de Justice puis de 2013 à 2018, j’ai été président de la Cour constitutionnelle.

En somme, un parcours riche. L’aviez-vous imaginé ainsi, alors que vous étiez jeune étudiant ?

C’est peut-être une volonté qui a rencontré un destin. Puisque déjà étudiant, j’étais responsable d’association. Etudiant à Paris, j’étais dans le comité exécutif de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France et quand je suis rentré en 1979, j’ai milité dans un parti clandestin. J’avais des convictions et des engagements. Le champ politique ne m’était alors pas étranger. J’ai donc eu un parcours de militant en tant qu’étudiant, puis dans la clandestinité et avec l’avènement du multipartisme, j’ai affiché mes convictions au grand jour.

Des convictions politiques mais aussi des convictions morales. Il est dit de vous que vous avez le fer au poignet !

C’est une question d’éducation. Les personnes de notre génération ont eu la chance d’avoir une éducation qui mettait l’accent sur la conscience civique. J’ai eu la chance d’avoir commencé depuis la maternelle chez les religieux jusqu’en classe de Première où je suis allé au Lycée Béhanzin. On nous a inculqué des valeurs et je suis attaché à ces valeurs. « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, il faut être honnête, rigoureux, juste, ponctuel… ». C’est pour tout cela que je n’aime pas tricher avec la vérité. J’ai horreur de l’injustice et quand je sens que quelqu’un est brimé, spontanément je me porte à son secours. Je n’aime pas non plus brimer les autres. Quoiqu’il se puisse que de façon inconsciente, je l’ai fait. Mais ce ne sera jamais de façon spontanée. On me reproche même de n’être pas capable de tuer une mouche. C’est ainsi que je suis. C’est ma conviction, je tiens à la vie, je respecte la vie, car c’est Dieu qui la donne et c’est lui seul qui peut la retirer.

Vous avez fini votre mandat à la Cour constitutionnelle. Bientôt, les législatives puis la présidentielle. Avez-vous des ambitions politiques ?

En 1996 déjà, il m’avait été demandé d’être candidat à l’élection présidentielle. J’ai dit que cela ne m’intéressait pas. D’autant plus qu’avec le président Soglo, on était en pleine campagne et nous œuvrions pour qu’il puisse être réélu. D’aucuns pensaient qu’après 1996, j’allais être le dauphin. En 2001, on m’a fait des propositions pour que je sois candidat tout financement pris en charge, j’ai renoncé. En 2005, il m’a été rapporté par un de mes collaborateurs de l’époque, Victor Topanou qui était alors secrétaire scientifique de la Chaire Unesco, que des dockers auraient dit que le professeur Holo ferait un bon candidat pour l’élection présidentielle et d’autres auraient demandé si j’ai de l’argent. Voilà moi, je n’ai pas de l’argent. Puis en 2015, pendant longtemps, le président Boni Yayi m’a sondé pour savoir si j’étais intéressé par la fonction. J’ai dit : « Non ! Cela ne m’intéresse pas ». Heureusement, j’ai déjà 70 ans maintenant et en 2021, j’aurais 73 ans. Je n’ai plus aucune ambition politique, ni pour les élections législatives ni pour l’élection présidentielle. Je suis un homme de principe.

Très rigoureux, vous seriez aussi très humoristique, il paraît !

Oh oui ! J’adore blaguer. Je me souviens que j’avais reçu avec mon épouse le père Jacob Agossou de Bon Pasteur à ma résidence. Il a été surpris de voir combien je pouvais être drôle. Quelques jours après, nous étions à l’Eglise, il célébrait la messe, il me montre au père concélébrant, lui dit quelques mots et ils se marrent. Je lui ai demandé à la fin de la messe pourquoi il me montrait à la messe et il m’a répondu qu’il disait à son confrère : « Tu vois ce monsieur sérieux qui a l’air très dur, mais qu’est-ce qu’on se marre quand on est à sa table ! Tu ne vas pas le reconnaître ». Très souvent, les gens qui me voient ont le sentiment que je ne sais pas sourire. Même ma fille, mon aînée, à 5 ans me demandait : « Papa, tu ne sais pas rire ? » Mais quand on est proche de moi, on le remarque : j’adore raconter des histoires, j’adore faire des blagues. Chacun de nous a sûrement ces deux facettes. Il y a la posture que j’adopte quand je suis au travail. Mais il faut un temps pour se décompresser. A la Cour, quand je sens qu’il y a de la tension, il m’arrive de raconter de petites histoires. Même les grands hommes le font. Le président Kérékou a la mine sévère mais un jour je me souviens, au niveau du Haut conseil de la République j’ai raconté une histoire. Il m’a fixé et j’ai cru qu’il me regardait méchamment. Il me dit : « Vous savez ? ». Je pensais qu’il voulait me blâmer. Finalement, il raconte une histoire mais il ne rit pas. Chacun de nous a des occasions de détente.

Quels ont été les moments forts de votre parcours ?

Ma vie a été des occasions de défis. J’ai eu la chance d’étudier loin de mon pays et de ne pas avoir la mentalité de dépendre des autres ou d’aller demander des services. Quand vous vous retrouvez en Europe à cette époque, ce n’est que par votre propre travail que vous pouvez réussir. Et quand vous n’avez pas de bourse, vous apprenez à vous prendre en charge. Ce n’était pas facile mais j’y suis arrivé. Ensuite, la conférence nationale a été le moment de mettre en œuvre mes convictions. Et avec l’accompagnement que j’ai eu par la suite dans mes responsabilités politiques, j’ai été fidèle à ces principes. Ce sont des moments forts.

Par ailleurs, au niveau de la Cour constitutionnelle, il y a eu des moments d’échanges et d’épreuves, mais nous sommes toujours arrivés à trouver un consensus utile pour la préservation de la paix et dans le respect de l’Etat de droit et de la démocratie. Ce sont des moments passionnants qui ont permis de mettre en œuvre mes convictions et de montrer que je n’ai pas besoin de tricher avant de réussir dans la vie, de montrer que malgré les épreuves, on peut rester fidèle à ses convictions. Ce n’est pas toujours facile parce qu’on n’est pas toujours compris. Et, à des moments donnés, certains ont cru qu’on s’insurgeait contre eux. Mais bien après, ils se sont rendu compte de ce que nous leur avons rendu service. Ainsi va la vie et c’est ce que j’appelle le jugement de l’histoire.

Des épreuves, des moments moins forts ?

Je suis un homme comblé, ma vie familiale me rend heureux. Je rends grâce de n’avoir pas eu d’enfants décédés qui pourrait créer une souffrance intérieure. Je rends grâce à Dieu pour avoir eu toutes ces facilités. Même quand je trébuche, quand Dieu m’envoie des épreuves, je me dis que c’est l’occasion pour moi d’enlever les « é » de ces épreuves pour donner à Dieu la preuve de ma foi, de mes convictions et de ne jamais renoncer. Les moments difficiles sont pour moi des moments de foi et de conviction pour relever le défi quotidien.

La foire de Brazzaville débute au mois d’août

L’annonce a été faite mercredi 06 juin, par Basile Obongui, directeur général du Centre congolais du commerce extérieur, pendant une réunion de l’équipe organisatrice.

C’est du 1er août au 15 septembre, que se tiendra la foire de Brazzaville. Basile Obongui, directeur général du Centre congolais du commerce extérieur (CCCE), l’a annoncé mercredi 06 juin, au cours d’une réunion avec l’équipe d’organisatrice.

« Nous avons eu l’accord du ministre de tutelle pour organiser l’édition après celle de 2016 qui avait eu lieu dans les jardins du Palais des congrès de Brazzaville. Nous sommes déjà avancés dans la construction des stands sur le site choisi cette fois-ci », a déclaré Basile Obongui.

C’est la deuxième édition de ce rendez-vous du donner et du recevoir dite « multisectorielle de Brazzaville ». Le thème de cette édition est : « La diversification de l’économie congolaise en vue de la promotion des biens et services made in Congo ».

Depuis plusieurs jours, une équipe technique s’active sur le site de la société Agrotec situé au quartier Nkombo Matari, qui abritera l’évènement, pour que tout soit prêt à temps. Le CCCE estime à plus de cinquante le nombre de stands sur ce terrain dès mi-juillet. Plusieurs artistes musiciens, humoristes et bien d’autres se produiront pour le plaisir des visiteurs.

Pour accueillir plus de soixante-dix mille adultes et trente mille enfants annoncés, les organisateurs vont installer des jeux pour permettre aux plus jeunes de se divertir.

Paulin Makaya passe devant le tribunal correctionnel ce jeudi 07 juin

Après avoir purgé deux années d’emprisonnement pour une première inculpation, cet opposant politique fait face à de nouvelles accusations.

C’est ce jeudi 07 juin, que Paulin Makaya, passe devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de « complicité d’évasion ». Pour la petite histoire, les faits remontent au 29 décembre 2016.  Lorsque deux militants du parti politique Unis pour le Congo (UPC), dont Paulin Makaya, est le président, sont venus lui rendre visite. Une fusillade a éclaté ce jour à l’intérieur de la maison d’arrêt et plusieurs détenus se sont évadés.

« Nous sommes restés là, nous entendions les coups de feu mais nous n’avons pas bougé», témoigne son fils. Au lendemain des faits, la télévision nationale a montré Paulin Makaya, menottes aux poignets. Il est inculpé pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, assassinats, complicité d’évasion, complicité de détention d’arme».

Pour Eloi Destaing Sikoula, le numéro 2 du parti Unis pour le Congo, «toute cette affaire n’est qu’un montage afin de maintenir Paulin Makaya en prison, le museler». Ce que dément le porte-parole du gouvernement. Thierry Moungala rappelle le principe de la séparation des pouvoirs et assure que ce dossier n’a fait l’objet d’aucune « interférence politique».

Rappelons qu’il s’agit d’un second procès pour le président de l’UPC, suite à de nouvelles accusations puisqu’il a déjà été condamné à deux ans d’emprisonnement pour avoir manifesté en 2015 contre le référendum constitutionnel. Le 1er décembre dernier, après avoir purgé sa peine, Paulin Makaya s’attendait à recouvrer la liberté. Mais, il a été maintenu en détention, inculpé pour « complicité d’évasion».

 

Championnat départemental de handball: AS chéminots veut améliorer ses résultats

L’équipe bat de l’aile et occupe la troisième place à la mi-saison. Une position qui inquiète son entraîneur, Brice Ondina.

La phase retour du championnat départemental de handball débute le 9 juin, au stade Enrico-Mattei. En effet, les différents concurrents engagés à cette compétition qualificative au championnat national multiplient des stratégies pour conserver l’exploit réalisé lors de la phase aller.

Cependant, l’AS Cheminots, représentée à cette compétition par deux équipes seniors messieurs et dames et une équipe juniors messieurs, a réalisé un travail peu satisfaisant. Ce club a respectivement remporté la mi-saison en seniors dames et juniors messieurs. Un exploit que l’entraîneur entend conserver jusqu’à la fin de la saison pour retrouver le sommet du handball chez les dames après plus de cinq ans d’un règne sans partage de Patronage et notamment remporter son premier titre du championnat junior. « Cette saison, nous avons eu des renforts chez les dames avec l’arrivée de deux joueuses de la Ligue de Brazzaville, dont l’une de l’Inter club et l’autre de Patronage. Nous allons maintenir ce cap pour retrouver le sommet du handball ponténégrin. La mission est certes difficile pour nos équipes qui veulent donner un doublé historique à leur club, mais pas impossible dès lors que nous avons tenu bon à l’aller », a indiqué Brice Ondina.

Si les équipes dames et juniors s’en sortent bien, les seniors messieurs peinent à retrouver leur deuxième place dans cette catégorie. Les vice-champions départementaux ont occupé la troisième place à l’issue de la phase-aller derrière Patronage et Munisport.  Une situation qui inquiète l’entraîneur. « Nous avons eu quelques difficultés avec l’équipe des messieurs parce que les joueurs venaient en dents de scie, la majorité étant des élèves et des travailleurs. Mais qu’à cela ne tienne, nous allons travailler et trouver des nouvelles stratégies pour retrouver notre classement », a assuré Brice Ondina qui a, par ailleurs, appelé les supporters à se mobiliser derrière leurs équipes pour les soutenir au lieu de faire des critiques vaines.

Match de football entre les jeunes de Brazzaville nord à ceux du sud

Une rencontre prévue le 09 juin, en prélude à la commémoration, le 10 juin, de la journée de la concorde nationale.

« Réviser nos erreurs pour mieux avancer », c’est le thème de la commémoration de la journée de la concorde nationale, qui se célébrera le 10 juin 2018. En prélude à cette commémoration, un match de football opposera les jeunes de Brazzaville Nord à ceux du Sud, le 09 juin 2018 à Makélékélé. L’initiative est des associations « Idées et rêves pour la Sangha » (IRS) de Léonidas Mottom Mamoni et le « Mouvement du réveil 2020 » (MR20) de Mac Nsondé.

Pour Léonidas Mottom Mamoni, l’un des organisateurs, l’objectif du match, est de consolider l’unité et la concorde nationales à travers le sport et la culture.  « Les crises politiques que notre pays a connues ces deux décennies ont renforcé la division entre les Congolais. Nous devons faire des efforts pour briser ces barrières ethnolinguistiques qui constituent, entre autres, les freins du développement », a déclaré président de l’IRS.

A la fin de la rencontre, la sélection qui remportera la coupe bénéficiera d’une somme de deux cent mille FCFA et la perdante en aura cent cinquante mille.

Makélékélé: cinq blessés dans un accident de la circulation

L’accident serait causé par une défaillance de freins d’un autobus appartenant à une boulangerie qui a fini sa course en heurtant deux taxis revenant du côté de l’ancienne télévision congolaise.

Lundi 04 juin, trois véhicules entrent en collision, au niveau de l’avenue de l’auberge de Gascogne à Brazzaville. Cet accident serait dû à une défaillance de freins d’un autobus appartenant à une boulangerie qui a fini sa course en heurtant deux taxis revenant du côté de l’ancienne télévision congolaise. Le bilan fait état de cinq blessés et des dégâts matériels.

Les accidents de circulation sont légion sur cette avenue. Il y a à peine un mois, qu’un minibus de transport en commun avait fauché et tué sur le coup un motocycliste. Le mauvais état de la route est la cause principale des accidents fréquents, auxquels la population de ce quartier fait face.

Notons tout de même que la route de l’avenue de l’auberge de Gascogne, est dégradée et n’a ni dos d’âne ni ralentisseur, encore moins des garde-fous et panneaux de signalisation.

Brazzaville : lancement d’une semaine de diplomatie climatique

Du 05 au 16 juin, les congolais seront sensibilisés sur les questions environnementales.

Les congolais seront sensibilisés sur les questions environnementale du 05 au 16 juin 2018. Une sensibilisation qui s’inscrit dans le cadre de la semaine de diplomatie climatique. C’est une initiative de l’Institut français du Congo, en partenariat avec la délégation de l’Union Européenne et l’ambassade des Etats-Unis.

« Cette semaine qui est lancée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’environnement célébrée chaque 5 juin, va être une période de dialogue, de témoignage des acteurs congolais de l’environnement et des autres acteurs qui interviennent dans la sous-région sur les questions environnementales », a déclaré Siaskia De Lang, ambassadeur de l’UE au Congo.

Il s’est exprimé au lancement de la semaine de la diplomatie climatique. Durant cette semaine, les congolais vont découvrir le village de la biodiversité, des expositions, des films, et de la musique sur les questions de l‘environnement.

Des conférences et débats, le témoignage sur un chimpanzé nommé « Grégoire » qui a fait les beaux temps du parc zoologique de Brazzaville pendant plusieurs décennies seront de mire.