Rwanda: les raisons de l’intérêt soudain pour la Francophonie

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée essentiellement sur le partage de la langue française comme levier de coopération, et a pour vocation à promouvoir des valeurs fondamentales communes telles que la primauté du droit, la gouvernance démocratique, la consolidation de l’État de droit, le respect des droits de la personne et des libertés fondamentales.

De par les mandats qui lui sont confiés par les États et gouvernements membres, d’agir notamment pour prévenir et résoudre pacifiquement des conflits dans l’espace francophone, l’OIF est reconnue également comme un acteur international qui contribue en faveur de la paix et de la sécurité mondiales.

Le secrétaire général, clé de voûte de la Francophonie, est chargé justement de mettre en œuvre l’action politique et diplomatique, d’animer et de coordonner la coopération entre les États et gouvernements membres en vue d’atteindre les objectifs que ceux-ci se sont fixés.

En effet, comme nous l’avions mentionné dans la précédente publication, il nous paraît assez suspect l’intérêt soudain du Rwanda de prétendre à la direction de la Francophonie, lui qui a toujours accusé la France de complicité de génocide et a même banni la langue française dans l’enseignement et l’administration publique.

Le soutien potentiel de la France à cette probable candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères nous paraît tout aussi incompréhensible que cela puisse paraître et difficilement justifiable compte tenu de l’état actuel des relations diplomatiques entre les deux pays.

Rappelons que, depuis le génocide de 1994 et l’arrivée au pouvoir des autorités politiques actuellement au Rwanda, la France a déployé des efforts considérables pour rétablir le dialogue en vue de renouer les liens brisés avec ce pays, mais le Rwanda rechigne toujours à rétablir les relations diplomatiques saines avec celle-ci. La crise de confiance perdure encore, en dépit de toutes les tentatives bien intentionnées de la France.

Les relations bilatérales entre les deux pays sont, pour ne pas dire exécrables, manifestement tendues, et ce, peu importe le nombre de fois où les deux présidents, Emmanuel Macron et Paul Kagame, se sont entretenus.

En tout état de cause, la candidature rwandaise n’est certainement pas pour œuvrer au rayonnement de la langue française, ni pour faire la promotion des valeurs démocratiques prônées par l’OIF. Bien au contraire, cela aura pour effet d’annihiler tous les efforts déployés jusqu’ici par cette organisation en vue d’accompagner le processus de transition démocratique en cours dans un certain nombre de pays de l’Afrique francophone notamment.

D’autre part, le Rwanda a fait preuve d’un certain laxisme dans l’acquittement de sa contribution statutaire à l’OIF dans les temps requis, et ce, pendant des années. En 2014, par exemple, l’Organisation a dû lui accorder une réduction de 50 % et s’entendre sur un calendrier de paiement régulier. Mais, malgré cela, le compte est resté en souffrance pour une maigre contribution de 30 000 euros l’an. Dans une récente réunion, le Comité sur les arriérés est revenu à la charge pour exiger du Rwanda le paiement de ses arriérés pour les années 2015, 2016, 2017 et 2018.

Qu’à cela ne tienne, le Rwanda, pour des raisons que l’on ignore encore, est déterminé à prendre la direction de la Francophonie. Et, sa diplomatie s’active en coulisse autant sur les plans bilatéral et africain pour y parvenir. Les puissants médias de l’espace francophone sont mis à profit pour assurer une couverture médiatique ouvertement favorable à la candidature de Louise Mushikiwabo.

Tout compte fait, les raisons sous-jacentes qui peuvent expliquer l’intérêt soudain du régime rwandais à l’égard de la Francophonie sont à rechercher ailleurs que dans la volonté de faire avancer les objectifs contenus dans la  » Déclaration de Bamako « , renforcée par la  » Déclaration de Saint-Boniface « , deux textes normatifs de référence, l’un sur le respect des règles de la gouvernance démocratique et de l’État de droit, l’autre sur la sécurité humaine et la responsabilité de protéger.

Que reproche-t-on à Michaëlle Jean ?

 Sous la gouverne de Michaëlle Jean, l’OIF est fortement engagée dans un élan, à la fois, de la défense et la promotion de la langue française et de la diversité culturelle, et de la promotion des valeurs démocratiques chères à l’organisation.

On se rappellera qu’en 2014, lorsqu’elle s’était lancée dans la campagne pour accéder à la direction de l’OIF, Michaëlle Jean promettait de faire de la Francophonie, une organisation toujours plus agissante, dans un monde en plein bouleversement et en perpétuel changement.

Quatre ans après, elle a tenu sa promesse, sans désemparer, de hisser l’OIF à la place qui lui revient, au cœur du système multilatéral. Aujourd’hui, l’Organisation qui rassemble 84 États et gouvernements membres et observateurs, est tellement attractive que le nombre de demandes d’adhésion ne cesse d’augmenter.

Michaëlle Jean a su positionner l’Organisation sur tous les enjeux de l’heure : objectifs de développement humain et économique durable et inclusif, changements climatiques, crises migratoires, lutte contre le terrorisme, prévention et gestion des crises, défense des droits et des libertés fondamentales, soutien à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, renforcement des politiques et programmes en faveur de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, stratégie numérique, appui structurant au renforcement des institutions, mobilisation de la jeunesse autour de la responsabilité citoyenne et dans la lutte contre la radicalisation, stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, etc.

Qu’on le veuille ou non, l’OIF a considérablement intensifié ses efforts et continue de développer ses moyens d’action dans les différents domaines relevant de son mandat. Et, Michaëlle Jean poursuit sereinement la mise en œuvre de réformes substantielles en vue d’améliorer le fonctionnement et la gestion interne de l’Organisation.

Par ailleurs, Michaëlle Jean est persuadée que c’est en adoptant une approche concertée et mieux coordonnée, en faveur de la paix, de la sécurité, du dialogue inclusif, du respect des processus démocratiques, que nous pourrons obtenir les meilleurs résultats. C’est ainsi que l’OIF est résolument engagée sur le terrain, en synergie avec ses partenaires internationaux, pour agir efficacement.

En effet, les nouvelles réalités mondiales nous rappelle qu’aucun État, aussi puissant soit-il, ne peut à lui seul relever les immenses défis qui nous attendent, ni dicter sa volonté au monde, mais cela exige l’instauration d’un ordre international fondé sur un multilatéralisme plus efficace. Ainsi, au lieu d’affaiblir la Francophonie en la déstabilisant dans son action, il vaudrait mieux reconnaître et investir davantage dans sa plus value, en lui apportant des moyens supplémentaires à la hauteur de l’ambition légitime qu’elle porte et qui la définit.

Il va sans dire qu’il serait préférable pour les chefs d’État et de gouvernement, dans leur grande sagesse, de faire preuve de réalisme en faisant en sorte de ne pas briser la dynamique engagée par ses prédécesseurs et poursuivie de façon accélérée par l’actuelle Secrétaire générale dès sa prise de fonction, et de la reconduire pour un second et dernier mandat, afin de poursuivre inlassablement tous ces efforts qu’elle a su engager pour assurer la pérennité des actions entreprises et des programmes déployés dans l’exécution de l’ambitieuse feuille de route qui lui a été confiée à Dakar.

Le Congo prépare la deuxième édition de la caravane du cinéma

Du 24 juillet au 4 août, les amoureux du 7ème art en auront plein la vue, avec cette expédition qui partira de Madingou à Edou.

La deuxième édition de la caravane du cinéma congolais commence dans deux mois. Du 24 juillet au 04 août, l’expédition partira de Madingou à Edou. Selon les organisateurs, l’évènement a pour objectif de faire découvrir à tous les congolais, de manière festive et conviviale, chaque soir, des projections gratuites des films congolais.

L’initiative est de la société Pedroscopa du promoteur Massein Pethas, avec le soutien du consulat général de France à Pointe-Noire. Ce sera aussi une occasion pour le public de rencontrer et d’échanger avec les réalisateurs et promoteurs de cinéma. Cette deuxième édition partira de Madingou à Edou, avec des escales à Sibiti, Moussanda, Mindouli, Brazzaville Ngo, Gamboma.

« L’ensemble du voyage fera l’objet de reportages quotidiens au plus près des évènements qui permettront à tous les téléspectateurs du pays de suivre le parcours de la caravane et de réaliser un véritable documentaire intitulé « Les Aventuriers du cinéma perdu 2 ». Un documentaire qui relate dans les moindres détails toutes les pérépéties de cette aventure qui alllie à la fois découverte et tourisme », a dit Massein Pethas au cours d’une conférence de presse animée le 1er juin à l’Institut français du Congo en compagnie de Jean-Luc Delvert, consul général de France à Pointe-Noire, et Sébastien Kamba, le premier cinéaste congolais.

Le promoteur annonce aussi la création du Pacte (Plan d’action pour un cinéma terre à terre). Ce Pacte constitue un fonds de soutien au cinéma qui porte le nom du premier cinéaste congolais, Sébastien Kamba. « Ce projet ambitieux souhaite, d’une part, œuvrer à la construction de salles de cinéma dans les douze départements équipés d’appareils de projection et d’un banc de montage avec droit de regard des collectivités et, d’autre part, susciter les productions locales qui seront annuellement mises en compétition lors d’une émulation afin de les promouvoir à l’échelle nationale et internationale. Une partie des fonds collectés sera affectée à un fonds de garantie pour les productions de cinéastes congolais », a dit Massein Pethas.

Notons que, la caravane du cinéma congolais bénéficie du patronage du ministère des Arts et des lettres.

Brony Fortunat Ngoloali libéré après deux jours de garde à vue

C’est dans l’après-midi du lundi 04 juin, que le journaliste a été libéré à Brazzaville, après avoir été entendu par le procureur de la République.

Accusé d’avoir publié sur les réseaux sociaux les déclarations des dirigeants du Parti congolais du travail (PCT), faites au cours d’une réunion dite secrète, Fortunat Ngolali avait été interpellé samedi,02 juin 2018. Le journaliste du média privé Vox TV, a passé 48 heures en garde à vue, après qu’un député du PCT ait porté plainte contre lui.

Hier lundi 04 juin, Fortunat Ngolali a été libéré après avoir été entendu par le procureur de la République. Il a déclaré après sa libération qu’aucune charge n’était retenue contre lui, et qu’il était libre d’exercer sa profession.

Bon à savoir, le Congo occupe la 114e place dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF) en 2018.

Coopération Maroc-Congo: adoption d’un projet de loi

Adopté par le gouvernement marocain, ce projet de loi évitera la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale avec la République du Congo.

Selon une information de l’agence marocaine de presse citant le ministre délégué marocain chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté le projet de loi n° 39.18 portant approbation de la convention tendant à éviter la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, signée entre le gouvernement du Maroc et son homologue de la République du Congo le 30 avril 2018 à Brazzaville.

Présenté par la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, ce projet de loi vise à développer et à renforcer les relations économiques entre les deux pays à travers la mise en place des bases juridiques instituant un système commun pour éviter la double imposition et prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, a expliqué le ministre dans un communiqué lu à l’issue du Conseil de gouvernement.

Pour rappel, la convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu entre les deux pays avait été signée par les ministres Mohamed Bousaid (Maroc) et Jean-Claude Gakosso (Congo), en présence du Roi du Maroc et du Président congolais.

Les deux parties rappelaient alors que « cette convention vise à établir les bases juridiques pour éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale s’applique aux personnes qui sont des résidents d’un Etat contractant ou des deux Etats contractants ».

L’Afrique centrale valide la « Feuille de route de Brazzaville »

Les pays de la sous-région Afrique centrale viennent de se dote d’un document de gestion de la foresterie participative. C’était au cours d’un atelier qui s’est tenu le vendredi 01 juin à Brazzaville.

Vendredi 01 juin, au cours d’un atelier à Brazzaville, les représentants des pays de la sous-région Afrique centrale, se sont dotés d’un document stratégique. C’était dans le cadre de la tenue de l’atelier sous-régional de validation de la Feuille de route pour une foresterie participative plus efficace. Appelé « Feuille de route de Brazzaville », le document sera finalisé avant sa présentation prochaine aux ministres des pays concernés.

Rosalie Matondo, ministre congolaise de l’Economie forestière, a été choisi comme ambassadrice de la « Feuille de route de Brazzaville ».  Le document sera dévoilé à la réunion des Partenaires du Bassin du Congo (PFBC) et à la session des forêts et des faunes sauvages de l’Afrique. D’ou la nécessité pour les participants à ne ménager aucun effort dans la mise en œuvre des conclusions et recommandations adoptées durant les travaux.

Pour l’ambassadrice de la feuille de route de Brazzaville : « Nous devons faire des populations locales les acteurs de la gestion durable des forêts, pour que la pauvreté soit éradiquée au sein des communautés et prétendre à l’équilibre des écosystèmes ».

Pendant les assisses, les participants ont relevé la nécessité pour leurs pays de faire des résolutions adoptées, une référence en matière de gouvernance de la foresterie participative

Congo: Fortunat Ngouolali en garde à vue depuis samedi 02 juin

Le journaliste est soupçonné d’avoir publié sur les réseaux sociaux les déclarations et les échanges un peu heurtés des dirigeants du Parti congolais du travail (PCT) faites au cours d’une réunion secrète.

Depuis samedi 02 juin, le journaliste Fortunat Ngouolali, alias Vétiver, est en garde en vue dans une brigade du commandement de la gendarmerie de Bacongo. Ce journaliste est accusé d’avoir publié sur les réseaux sociaux les déclarations des dirigeants du PCT, faites au cours d’une réunion dite secrète. Il a été interpellé après une plainte déposée par un député de la majorité.

Le journaliste, Fortunat Ngouolali qui jusqu’ici nie les faits qui lui sont reprochés. Après sa première nuit de garde à vue, il a été reçu à l’hôpital à cause d’une crise de tension, puis ramené dans sa cellule après les soins.

Hier dimanche, ces confrères lui ont rendu visite tout comme Philippe Mvouo, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication.

De sources concordantes, après une enquête de la gendarmerie, il sera ce lundi face au procureur de la République.

Isidore Mvouba déplore le non-décaissement des fonds des descentes parlementaires

C’était à l’ouverture de la troisième session ordinaire administrative, le 02 juin 2018 à Brazzaville.

Le président de la chambre basse du parlement s’est plaint, le 2 juin à Brazzaville lors de l’ouverture de la troisième session ordinaire administrative, du fait que depuis le début de la quatorzième législature, les députés n’ont jamais perçu les indemnités prévues pour effectuer les missions à la base.

Dans son allocution, Isidore Mvouba est revenu longuement sur la question des descentes parlementaires qui préoccupe tous les députés. En effet, d’après le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, à l’issue de chaque session parlementaire, des fonds sont alloués aux députés afin qu’ils aillent rendre compte à leurs mandants des lois votées.

Hélas, depuis que cette législature a démarré, deux sessions sont passées sans que les députés ne se rendent sur le terrain par manque de moyens.  « Je sais combien le fait que vous ne recevez pas les frais de descentes parlementaires vous préoccupe au plus haut point. Cette situation qui coupe les députés que nous sommes de nos mandants est lourde de conséquences. Nous avons eu à attirer l’attention du Premier ministre sur cette question, afin de plaider notre cause auprès du président de la République », a affirmé Isidore Mvouba aux députés.

Parlant de la crise économique qui continue de plomber l’économie nationale, le président de la chambre basse a souligné que le peuple congolais connaît une attente fébrile au sujet des négociations en cours avec le fonds monétaire international. Il s’est dit optimiste, d’autant plus que les négociations sont pilotées par une équipe de cadres congolais de qualité qui saura trouver les solutions idoines au problème de soutenabilité de la dette, l’unique obstacle qui reste pour parvenir à un accord macro-économique.

Se prononçant sur la session criminelle en cours, Isidore Mvouba a déploré le fait que ces affaires qui relèvent de la compétence de la justice soient objet de controverse dans l’opinion.

« Force est de constater que les ‘’cassandres’’ de l’unité nationale, chauds partisans de Fake news, s’en donnent à cœur joie pour désinformer l’opinion nationale et internationale. La tentative de politisation de cet évènement procède de la malhonnêteté intellectuelle. Comme à l’accoutumée, tout y passe : invective, calomnie, attaques personnelles, manipulations de tout genre », a précisé le président de l’Assemblée nationale. Il a, par ailleurs, attiré l’attention des ministres en charge des questions d’internet de s’attaquer à ce phénomène qui relève de la cybercriminalité.

S’adressant aux députés, Isidore Mvouba, comme lors des deux dernières sessions, a fustigé les antivaleurs, notamment la corruption, la concussion et le vol des deniers publics qui gangrènent l’administration publique

Il a aussi salué la paix qui émerge peu à peu dans le département du Pool, tout en espérant que la mise en œuvre du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion  qui suivra va enrayer les quelques actes de banditisme isolés afin que cette partie du pays retrouve sa quiétude initiale.

Rappelons que huit affaires sont inscrites à l’ordre du jour de cette troisième session ordinaire administrative. Il s’agit, entre autres, du projet de loi portant création du Centre national d’études et d’évaluation des projets d’investissement public; du projet de loi relatif à la statistique officielle ainsi que celui portant création de l’Institut national de la statistique.

L’Assemblée nationale va aussi, courant cette session, statuer sur le projet de loi portant approbation de la convention d’exploitation minière relative aux gisements de potasse Kola et Dougou, dans le district de Madingou-Kayes, département du Kouilou.

De même, elle examinera le projet de loi portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé Centre d’informations économiques et de conseil de gestion. La chambre procédéra également aux auditions au niveau de la douane, des impôts et au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Cambasketball 2018 : les Lions sport du Congo bouclent leur préparation à domicile

L’équipe nationale militaire de basketball achève son stage au pays par un tournoi amical international dont le coup d’envoi est prévu ce 2 juin, à Brazzaville. Les formations venues du Gabon et de la République démocratique du Congo (RDC) seront de la partie.

Le Congo est déterminé à réussir la première édition du Championnat d’Afrique militaire de basketball (Cambasketball) non seulement en réussissant son organisation mais encore en obtenant de bons résultats sur le terrain. « La compétition se joue chez nous, nous avons l’obligation de l’emporter », a souligné le capitaine de l’équipe nationale militaire de la discipline, le commandant Rock Bakat.

En attendant le coup d’envoi de la compétition continentale qui se disputera du 11 au 19 juin à Brazzaville, dénommée Trophée Denis-Sassou-N’Guesso, les basketteurs de l’équipe nationale militaire vont poursuivre leurs réglages techniques au tournoi amical qui se disputera à partir de ce 2 juin, au gymnase Maxime-Matsima, à Makélékélé.

Après quelques rencontres amicales en RDC, les Lions sport du Congo ont pris part à un tournoi amical international à Libreville, au Gabon, du 16 au 28 mai. Cinq victoires en autant de matchs. Les résultats dans cette phase de préparation, au-delà des frontières nationales, paraissent rassurants même si la compétition proprement dite est une autre réalité avec des adversaires de taille qui ne se présenteront pas en victimes résignées. Pour ne pas porter préjudice à l’ossature de l’équipe, Inter club (club militaire) qui a plus de basketteurs au sein des Lions sport du Congo, a décidé de ne plus participer aux rencontres du championnat de ligue de Brazzaville.

En dehors des compétiteurs, les officiels aussi se préparent. Prélude à ce Championnat d’Afrique, en effet, un stage de mise à niveau des statisticiens a lieu au gymnase Maxime-Matsima et prendra fin le 3 juin.

En rappel, pour cette première édition de la Coupe d’Afrique militaire que le Congo va abriter, le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la Guinée Conakry, le Cameroun, l’Angola, le Mali et l’Algérie figurent parmi les pays ayant déjà confirmé leur participation. C’est sur le terrain que le public sportif africain découvrira le pays qui va remporter la première édition de cette compétition réunissant les militaires basketteurs du continent pour favoriser, entre autres, le rapprochement des armées et leur intégration africaine.

Congo : le procès contre l’ancien ministre Mbemba tire à sa fin

Le colonel Jean-Claude Mbango, est le quatrième coaccusé de l’ancien ministre, à être auditionné ce jeudi 31 mai 2018.

La journée d’aujourd’hui est consacrée à l’audition du dernier coaccusé, le colonel Jean-Claude Mbango, un officier de police, puis aux réquisitions et à la plaidoirie. Les trois autres coaccusés ont été entendu et confrontés avec les témoins.

L’ancien directeur départemental de la police dans le Pool est accusé comme les autres d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, de détention et d’utilisation illégale d’armes et munitions. Il a été arrêté il y a cinq ans. « Son audition ne va pas durer moins de trois heures. Après nous passerons aux réquisitions et plaidoiries », a prévenu Christian Oba, le président de la cour.

Rappelons que, hier mercredi, un adjudant de gendarmerie, troisième coaccusé auditionné, a rejeté en bloc toutes les charges ou presque qui pèsent sur lui au sujet de l’exécution du plan d’un présumé coup d’Etat en 2013. Ce coup d’Etat aurait bénéficié d’un financement de l’ancien garde des Sceaux Jean-Martin Mbemba et son le modus operandi consistait à faire évader les prisonniers de la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville.

Agriculture : du maïs hybride expérimenté au Congo

Cette variété nommée VN10, va permettre une meilleure production de l’alimentation animale.

Le VN10 vient d’être expérimenté à à Loudima, dans la Bouenza, et à Brazzaville, dans les champs de Eppavpa (entreprise de production, protection, achat et vente des produits agricoles). Cette variété de maïs aidera une meilleure production de l’alimentation des animaux.

En février dernier, le maïs hybride VN 10 embrassait pour la première fois le sol fertile congolais avec des résultats satisfaisants, laisse entendre Patrick Mbemba, des épis potelés de maïs jaune en main. Les récoltes de ce champ expérimental ont eu lieu au cours du mois de mai. La variété de ce maïs, qui a déjà gagné d’autres pays, vient du Vietnam. Au Congo, c’est Eppavpa qui introduit la culture de ce céréale grâce à un protocole d’accord signé avec Green Seed, une société semencière vietnamienne leader dans le domaine.

Le but de cette culture, explique-t-on, est d’augmenter la production du maïs considéré comme matière principale dans la fabrication de l’alimentation animale. Avec deux à cinq épis par pied, la variété VN10 a la particularité d’améliorer les rendements à l’hectare jusqu’à dix tonnes minimum la saison, contrairement à celle adoptée localement dont les résultats sont mitigés, entre deux à trois tonnes seulement par saison à l’hectare.

« La situation est à l’origine de la cherté de l’aliment de bétail. Les fabricants sont obligés de vendre cher pour couvrir les charges car ils achètent le kilo de maïs à 250 FCFA. Et l’aliment de bétail, en conséquence, coûte lui aussi cher voir 600 FCFA le kilo. Vous percevez ensuite l’impact sur le prix des œufs et de la volaille, par exemple », commente Patrick Mbemba.

Sans matière première, il est difficile de relever le pari de l’élevage, l’aviculture en l’occurrence, poursuit-il. « Les Congolais consomment plus de viande blanche. Il est possible de renverser la tendance de l’importation des poulets et des œufs de table si l’alimentation animale est bon marché », martèle l’ingénieur agronome.

Lutter contre l’importation des denrées alimentaire, un défi

En initiant la culture de la variété du maïs VN10 au Congo, un projet pour lequel Eppavpa espère un soutien multiforme de l’Etat et des structures adéquates, le but à terme est de soutenir le dessein des pouvoirs publics de baisser les importations de la volaille. Le Congo importe 75% de ses besoins alimentaires. En 2016, le pays a débloqué 1,2 million de dollars, environ 727,2 milliards de FCFA dans l’importation des denrées alimentaires. La viande blanche, prisée des Congolais, figure en bonne place des dépenses, selon Patrick Mbemba.

« Il est possible de baisser cette tendance. Pour le faire, nous espérons diminuer à 100 FCFA le kilo de maïs avec ce projet. Ce maïs certifié ISO a fait le bonheur de plusieurs projets dans d’autres pays déjà », persuade-t-il.

L’objectif, souligne l’ingénieur agronome, est de faire en sorte qu’avec la culture de ce maïs et les résultats de sa transformation, que le Congo réduise, dans deux ans, 50% de l’importation des denrées alimentaires, la volaille en l’occurrence.

Le maïs est devenu la première céréale cultivée dans le monde, devant le riz et le blé. Récolté en grain ou avec toute la plante, le maïs est largement utilisé dans l’alimentation animale et humaine et pour des usages industriels. Sa bonne production au Congo pourrait bien aller au-delà de l’agriculture, explique le patron de Eppavpa, société située à Brazzaville, dans le deuxième arrondissement. Elle conseille et vend des intrants et du matériel agricole, tout en assurant un soutien technique aux agriculteurs et les assistant dans la rédaction des projets agricoles.