Anthony Ohemeng-Boamah fait ses adieux au Congo

Arrivé au terme de son mandat, Anthony Ohemeng-Boamah est allé faire le point de la stratégie nationale et du plan directeur de développement durable du tourisme de la République du Congo, le 19 avril à Brazzaville, avec Arlette Soudan-Nonault.

Le représentant résident du Pnud quitte le Congo. « Nous sommes venus parler de deux choses avec ce ministère pour lequel le Pnud, jusqu’en janvier, avait beaucoup de collaboration, dans le domaine de l’environnement et du tourisme. Je suis venu donc remercier la ministre Arlette Soudan-Nonault, pour la bonne collaboration qui, à mon avis, a porté fruit, et puis lui parler de mon départ imminent. J’ai fini mon mandat ici au Congo, je vais partir bientôt. C’était aussi pour l’informer comme il se doit dans la tradition africaine », a déclaré le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), à sa sortie d’audience.

Quant aux grandes lignes de travail avec le ministère du Tourisme, Anthony Ohemeng-Boamah a dit que l’entretien avec la ministre a été focalisé essentiellement sur la stratégie de ce secteur qu’il juge structurante. « Si le Congo peut l’amener jusqu’au bout, je crois que c’est une stratégie qui pourrait apporter beaucoup à la diversité de l’économie de ce pays, car qui parle du tourisme, parle des secteurs transversaux. On a échangé sur cette stratégie et son plan directeur, et j’ai beaucoup d’espoir que ce travail abattu va contribuer à la diversification de l’économie congolaise », a-t-il renchéri.

Anthony Ohemeng-Boamah a dit garder de son pays d’accueil de bons souvenirs, assurant qu’il a passé de beaux moments au Congo dans son travail, sa collaboration ayant été franche avec toutes les personnalités qu’il a rencontrées dans l’administration. « Le sentiment que je vais garder avec moi, c’est le sentiment de collaboration réussie avec les cadres et techniciens des départements techniques concernés », a-t-il ajouté.

Affaire arriérés de bourse : les autorités congolaises font d’une pierre deux coups

Une délégation du gouvernement congolais s’est rendue à Cuba pour échanger avec les étudiants congolais en médecine, mais aussi pour renforcer la coopération avec ce pays.

Depuis plusieurs semaines, les étudiants congolais inscrits en médecine à Cuba, réclament 27 mois d’arriérés de bourse à travers des manifestations. Cette information fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla, avait annoncé le déplacement d’une délégation congolaise à Cuba, pour trouver des solutions à ce problème d’arriéré de bourse.

La délégation congolaise a mis à profit cette visite de travail pour réaffirmer la coopération entre le Congo et Cuba. Ces autorités auraient ramené la quiétude au sein de ces étudiants congolais. Jean-Claude Gakosso et sa suite ont entamé leur mission dans la capitale cubaine par rencontrer les autorités de ce pays, en charge de la formation des médecins congolais, avant d’échanger avec les étudiants.

Au terme cette première étape nécessaire, la chef de la délégation congolaise et sa suite, ont visité tour à tour plusieurs hautes personnalités cubaines, à commencer par le ministre cubain des affaires étrangères. Jean-Claude Gakosso et Bruno Rodriguez Parilla ont résolu de tourner la page des événements malheureux causés par les revendications des étudiants congolais. Les deux ministres ont privilégié les 55 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre leurs deux pays dont la célébration aura lieu dans les tout prochains jours.

La délégation congolaise a, par la suite, rendu visite au 1er vice-président du conseil des ministres, Salvador Valdes Mesa (équivalent du 1er ministre). Avec lui, l’essentiel des entretiens a porté sur le raffermissement et la consolidation les liens de coopération qui lient le Congo à Cuba.

Reçus au Capitolo, siège de l’Assemblée Nationale du pouvoir populaire, Jean Claude Gakosso et sa suite ont longuement échangé avec le président de cette institution, Estaben Lazo. Les deux parties ont convenu de la nécessité de réchauffer et redynamiser les fructueuses relations diplomatiques entre le Congo et Cuba. Le patron du pouvoir exécutif cubain a saisi l’occasion pour envoyer au chef de l’État congolais, un livre présentant Cuba dans sa diversité culturelle. Le but est de maintenir allumer la flamme de l’amitié congolo-cubaine.

Le chef de l’État cubain, Miguel Diaz-Canel Bermudez a, également, reçu la délégation conduite par Jean Claude Gakosso. Le ministre congolais des Affaires étrangères a transmis au président cubain, le message écrit de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Les deux personnalités ont, en outre, évoqué les questions touchant à la vie des deux États amis.

Congo : les FAC s’engagent à planter les arbres

Les Forces armées congolaises (FAC) ont lancé cette opération dans le but de promouvoir la protection du domaine foncier militaire et la préservation des sols.

Le coup d’envoi a été donné le 19 avril 2019, à la caserne militaire de Mont-Mbamou. Deux mille plantes d’acacia ont été plantées dans un espace d’environ deux cents hectares. Cette initiative interministérielle va s’étendre dans toutes les casernes pour permettre de disposer des espaces verts qui constituent un moyen efficace de lutte contre les érosions et d’autres effets du changement climatique.

Les Forces armées congolaises (FAC) s’inscrivent ainsi dans la politique gouvernementale de lutte contre la déforestation. « Nous préparons ces espaces pour protéger les sols et respecter la biodiversité naturelle. Avec l’aide des ministères de l’Intérieur et de l’Economie forestière, nous devrons prendre soins de ce patrimoine », a indiqué le ministre de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo.

L’étude du terrain et le choix des espèces plantées ont été faits par le ministère de l’Economie forestière, par le biais du Service national de reboisement. Le suivi et l’arrosage seront effectués par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, à travers les services des sapeurs-pompiers. Le ministère de la Défense nationale, quant à lui, est l’initiateur et le bénéficiaire du projet. Il lui revient la charge d’assurer l’entretien de ces lieux.

« Les forces armées de notre pays sont toujours présentes lors des activités de planting d’arbres. L’acacia est une espèce à croissance rapide et elle a une adaptation facile au sol. Elle contribue également à la fertilisation des sols », a expliqué la ministre Rosalie Matondo.

 

Affaire des arriérés de bourses : des parents s’inquiètent de la situation de leurs enfants à Cuba

Ce sont plus de 2.000 étudiants congolais en médecine à Cuba qui réclament 27 mois d’arriérés de bourse. Jusqu’ici, les parents n’ont reçu aucune communication de la part du gouvernement.

A Brazzaville, les parents suivent la situation via les réseaux sociaux, et par téléphone. C’est la panique aux seins des familles congolaises qui ont des enfants qui étudient la médecine à Cuba. Ils ne savent pas à quel saint se vouer. C’est l’angoisse et l’incertitude totales.

« Avec tout ce qui se passe à Cuba, ni le gouvernement, ni la représentation diplomatique de notre pays au niveau de Cuba ne communiquent, ne nous disent ce qui se passe. Au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, c’est le silence total. Quand l’enfant vous rapporte l’information à chaud, avec des pleurs,…comprenez l’émotion des parents qui sont ici à Brazzaville », s’indigne un parent.

Un autre parent déplore le « traumatisme » subit par ces étudiants : « 27 mois, laisser l’enfant d’autrui dans une ville inconnue où il n’y a aucun parent, aucune sœur, aucun frère…non, c’est cruel ! Les enfants sont traumatisés, ils n’étudient plus bien, on ne sait pas quelle sera leur performance scolaire ».

Ces étudiants sont arrivés à Cuba il y a trois ans. Et ça fait 27 mois qu’ils n’ont pas reçu leurs bourses. Une situation difficile pour les parents qui doivent eux-mêmes s’occuper des leurs enfants avec pour plusieurs d’entre eux des salaires de catéchistes.

« On est obligé de se serrer les coudes, malgré la vulnérabilité que nous avons aujourd’hui pour soutenir l’enfant de temps à autre », affirme un des parents.

« C’est ce que nous faisons tous les mois, avec les maigres salaires que nous avons aujourd’hui. On ne va pas demander au gouvernement cubain qui prend déjà la scolarité, l’hébergement et même la ration de nos enfants, de payer par exemple les serviettes hygiéniques », poursuit-il.

Congo : 8 000 personnes touchées par l’épidémie de Chikungunya

Après plusieurs analyses sur l‘évolution du Chikungunya au Laboratoire nationale de santé publique, les nouvelles en provenance du sud ne sont pas rassurantes.

Le Chikungunya est provoquée par un moustique et qui présente les mêmes symptômes que le paludisme. Cette maladie ne cesse de se propager au Congo surtout dans le sud du pays. Déjà Huit mille (8.000) personnes sont atteintes de cette épidémie qui continue de progresser. Il faut relever que les premiers cas ont été détectés en janvier dernier dans la partie sud du Congo.

« Nous avons pu découvrir qu’en dehors du Département du Kouilou et de la ville océane de Pointe-Noire (où l’épidémie s’est déclarée en janvier, Ndrl), les Départements plus à l’intérieur du Niari, de la Bouenza, du Pool et de Brazzaville reçoivent des cas que nous avons confirmés positifs. Nous avons des signaux d’alerte provenant d’autres parties du pays », explique le Dr Jean-Vivien Mombouli, directeur général du Laboratoire national de santé publique.

Les responsables du Laboratoire national de santé publique, révélé que la maladie a déjà gagné la moitié du pays. Ils conseillent donc, aux populations de prendre des mesures, notamment l’utilisation de la moustiquaire, en vue de faire face à cette maladie encore appelée palu robot dans le pays.

“J’ai appris que le Chikungunya fait rage du côté de Pointe-Noire. Ici, il n’est pas encore beaucoup connu. Nous invitons toutes les personnes qui ne se sentent pas bien à se rendre à l’hôpital pour se faire examiner. Peut-être qu’il s’agit de cette maladie. Je ne me sens pas bien voilà pourquoi je suis venue me faire examiner ici”, conseille Alexandrine Mafouta, une malade venue pour un dépistage.

Le Chikungunya existe depuis 1952 et a été identifié dans plus de 60 pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques. C’est du moins les informations qui ont été données par l’Organisation mondiale de la santé. La cause principale est la proximité des sites de reproduction des moustiques avec l’habitat humain.

RCA : le Conseil National de la Médiation explique l’accord de paix à la population

Le Conseil National de la Médiation sensibilise les leaders communautaires de Bangui et ses environs sur l’Accord de paix scellé entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum et signé à Bangui le 6 février 2019.

« Chacun doit jouer sa partition dans cet accord de paix car la paix dépend des efforts de tout le monde », a déclaré le médiateur de la République, Jacques Mbosso.

Pour le médiateur de la République, l’accord de paix, bien que ce soit le 8è depuis le début de la crise, présente un caractère contraignant pour une réussite. « Il dispose des mécanismes propres pour son suivi et engage toutes les parties même la communauté internationale », a-t-il souligné devant les leaders communautaires du 8è arrondissement.

Coopération Congo/France : les Sénats des deux pays reprennent le dialogue

Les chambres hautes des parlements des deux pays se sont engagées, le 17 avril à Brazzaville, à renouer le dialogue distendu depuis vingt-cinq ans.

Cette décision a été prise au terme de l’échange que la délégation du groupe interparlementaire d’amitié France-Afrique centrale, conduite par Christophe-André Frassa, a eu avec le président du Sénat congolais, Pierre Ngolo.

« Nous avons une relation qui est longue, ancestrale et il y avait un constat de part et d’autre avec le président Ngolo, c’est qu’il n’y avait plus de visite du groupe France-Afrique centrale depuis, hélas vingt-cinq ans. Et donc, c’était une décision que nous avons prise au groupe France-Afrique au Sénat français que nous avons exprimée lors de la visite du président Pierre Ngolo, au mois de septembre de l’année dernière, quand il a été reçu par le président Gérard Larcher, de venir ici à Brazzaville pour retisser le lien, pour le retendre pour qu’il ne soit plus distendu et c’est le but de cette visite », a déclaré Christophe-André Frassa au sortir de l’entretien.

La même délégation a également rencontré le groupe d’amitié Congo-France conduit par son président, le sénateur Daniel Abibi. Les deux parties ont passé en revue les différents domaines qui pourront être approfondis afin d’asseoir cette coopération, notamment au niveau d’échange d’expériences dans les domaines législatif, de contrôle de l’action gouvernementale, de la représentation des collectivités locales et bien d’autres.

Christophe-André Frassa est revenu sur le message du président du Sénat français, Gérard Larcher, qui a invité son homologue congolais et une partie de sa délégation à prendre part, le 13 juin prochain; à la réunion des Sénats d’Europe qui se tiendra à Paris, plus précisément au Sénat français.

Brazzaville : CanalOlympia ouvre ses portes

Les amoureux de cinéma ont désormais de mardi à dimanche pour vivre les temps forts de la programmation cinématographique.

« Avec ses 300 places, CanalOlympia propose 19 séances hebdomadaires de films, 6 jours sur 7, à 1.500 francs CFA le ticket pour les adultes, 1.000 francs CFA pour les enfants de moins de 12 ans et 5.000 francs CFA pour les avant-premières et autres programmes spéciaux. La salle diffusera tous les types de film du monde entier. Des blockbusters, des films d’actions, des films familiaux, des films d’horreurs, sans oublier des dessins animés », a révélé Christine Pigeyre à l’inauguration de la salle Canal Olympia.

Pour la présidente directrice générale de CanalOlympia, le Congo a désormais une infrastructure de marque mise à la disposition des artistes pour exprimer leurs talents en offrant des spectacles de haute qualité.

Christine Pigeyre a annoncé qu’il sera proposé à la population une  programmation spéciale avec les plus beaux succès de ces derniers mois et des séances à tarif préférentiel.

Dieudonné Mouyongo, le ministre de la culture, a déclaré que CanalOlympia était une industrie culturelle qui représente une source d’expression pour tous les artistes dont la motivation pourra attirer des sponsors.

La salle CanalOlympia qui ouvre ses portes au public ce jeudi 18 avril, a aussi une scène à l’extérieur pour des concerts et autres spectacles.

Congo : quatre-vingt-trois malades d’hémophilie enregistrés

Ce chiffre a été donné par le Pr Alexis Eliras Dokekias, directeur du centre national de référence de la drépanocytose, 17 avril à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’hémophilie.

Cette année, la commémoration de la journée internationale de l’hémophilie se tient sur le thème « La sensibilisation et le dépistage ». L’hémophilie est une maladie héréditaire de la coagulation du sang. Elle est rare et la deuxième en termes de référence après la maladie de von willebrand. L’anomalie est génétique et transmise par la mutation des gènes de la mère qui se localisent au niveau des chromosomes vers l’enfant, a expliqué le Pr Alexis Eliras Dokekias.

Quatre-vingt-trois patients ont été diagnostiqués au Congo par le service de l’hématologie. Selon les informations données par le centre national de référence de la drépanocytose, trois des 84 sont décédés et quarante sont suivis régulièrement au centre.

Il existe trois types de facteurs de l’hémophilie: la forme sévère, modérée et mineure. Les patients présentant les formes sévères et modérées connaissent un problème de saignement en cas d’intervention chirurgicale, au niveau des articulations, d’hémorragie cérébrale et bien d’autres.

« Avant 2017un seul produit traitait les patients de l’hémophilie A. C’est pourquoi le centre a renforcé ses capacités et devient capable de faire le diagnostic de l’hémophilie, le dépistage des conductrices qui portent des gènes.  Le centre est capable également de diagnostiquer ceux qui, à l’issue du traitement, peuvent fabriquer les anticorps pour empêcher la transmission », a poursuivi le Pr Alexis Eliras Dokekias.

Les produits utilisés pour traiter la maladie sont très coûteux. Ils sont accordés par la Fédération mondiale de l’hémophilie qui envisage d’arrêter son appui au Congo en 2021.

Brazzaville : les tours jumelles de Mpila vandalisés par les ouvriers

Tout est partie de la mort par électrocution d’un ouvrier sur le chantier de construction des tours jumelles de Mpila.

Des magasins et quelques équipements endommagés. Les ouvriers dudit chantier ont exprimé leur mécontentement suite à la mort de leur collègue. Ceux-ci, en guise de protestation, ont vandalisé certains équipements de l’édifice dont la salle informatique avant d’être ralliés par les badauds. Ordinateurs, disques durs et autres outils importants, pour ce chantier, ont été emportés.

Selon des témoins recueillis sur place, ce sont les ouvriers qui ont commencé à piller les tours jumelles de Mpila non seulement pour exprimer leur mécontentement mais aussi parce que la hiérarchie leur a interdit d’exhiber le corps de leur collègue qui n’a pas survécu malgré son transfert à l’hôpital.

Plusieurs jeunes mal intentionnés, se sont ralliés aux employés, défiants à coups de pierre policiers et gendarmes commis pour rétablir l’ordre. Certains éléments de la force publique ont été violentés.

La police a ouvert des enquêtes pour retrouver le matériel volé.