Congo : les sénateurs demandent gouvernement de mettre fin aux problèmes sociaux

C’était au cours d’une rencontre entre la chambre haute du parlement et certains membres du gouvernement, qui a eu lieu à Brazzaville mercredi 24 avril 2019.

Mercredi 24 avril, les Sénateurs ont demandé à une délégation gouvernementale de consolider la paix en trouvant des solutions aux problèmes sociaux que traverse le Congo. Au cours de la rencontre entre institutions, le président du Sénat, Pierre Ngollo, et ses collaborateurs, qui étaient face à la délégation gouvernementale, conduite par le Premier ministre, Clément Mouamba, ont soulevé plusieurs problèmes. Notamment la grève des anciens travailleurs de l’ex-ONPT (Office national des postes et télécommunications) qui réclament le paiement de leurs pensions de retraite, à la grogne à l’Université Marien-Ngouabi et au mouvement de protestation contre la cherté des tarifs des péages sur l’axe Brazzaville-Pointe-Noire.

A l’issue de la réunion, les sénateurs et le gouvernement ont conclu que les prix des péages sont « anormaux » et impactent négativement toute l’économie du pays, notamment le panier de la ménagère.

Pour les anciens travailleurs de l’ex-ONPT, les deux parties ont soutenu qu’au nom de la solidarité nationale, ils doivent bénéficier de leurs pensions de retraite.

A propos de la grogne à l’Université Marien-Ngouabi, le Sénat a demandé au gouvernement d’anticiper sur cette question afin d’apaiser le climat social.

La Fondation Congo-Assistance fait don de sang au CNTS

Conduite par Antoinette Sassou N’Guesso, une délégation de cette fondation fait un don des cartons de poches de sang pour un montant évalué à environ cinquante millions francs CFA.

Le 24 avril à Brazzaville, la première dame congolaise accompagnée de certains membres de sa fondation, ont fait un don au centre national de transfusion sanguine (CNTS). Un don constitué des cartons des poches de sang, de réactifs permettant de déceler des maladies contagieuses et de déterminer les groupes de sang.

C’est le fruit du partenariat entre la Fondation Congo-Assistance et les entreprises chinoises : Sino-Congo forêt (Sicofor) et Congo Dejia wood industry, en vue de pallier la pénurie de sang observée. Notons que, le besoin en sang est considérable, le peu de poches disponibles au CNTS étaient loin de satisfaire les demandes des hôpitaux des deux grandes agglomérations du pays.

« C’est un honneur et une fierté pour nous d’accompagner l’action de la Fondation Congo-Assistance et de sa présidente, car les entreprises ont une responsabilité sociétale. Nos deux entreprises souhaitent s’impliquer activement dans le domaine social au Congo. Lorsque la Fondation Congo-Assistance nous a fait part de sa volonté d’appuyer le Centre national de transfusion sanguine, nous avons vite réagi, parce que nous avons estimé que c’est une affaire sérieuse », a déclaré le directeur général de Sicofor, Philippe Zhang.

S’adressant à l’épouse du chef de l’Etat, le directeur de cette structure, le Dr Serge Oscar Mokono, a exprimé sa reconnaissance et celle des bénéficiaires que sont les malades, notamment les femmes enceintes, les enfants, les drépanocytaires. Toujours à l’endroit de la présidente de la Fondation Congo-Assistante, il a indiqué: « Le combat est devenu le vôtre avec la construction et la mise en service du Centre national de référence de la drépanocytose ».

Le Dr Serge Oscar Mokono a assuré que le don sera utilisé conformément à l’objet pour lequel il est destiné, promettant d’adresser, dans les tout prochains jours, un rapport auprès de la présidente de la fondation Congo-Assistance. À travers ce geste, la première dame du Congo, a-t-il poursuivi, vient « d’inaugurer une ère nouvelle pour le CNTS ». Il a émis le souhait que le geste de cette fondation soit « le déclenchement d’importants mouvements de soutiens variés au CNTS ».

Antoinette Sassou N’Guesso a lancé un appel à la responsabilité de tout le personnel de santé, afin que le don destiné aux malades ne soit détourné pour des besoins quelconques ou individuels.

Congo: le paludisme est la première cause d’absentéisme à l’école et au travail

Cette information a été révélée par la Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies du Congo.

Dr Jean-Mermoz Youndouka, coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, a déclaré que la lutte contre le paludisme est une priorité pour le Congo qui bénéficie souvent de l’appui des partenaires.

Cette pathologie représente la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, en raison de leur vulnérabilité. C’est aussi la première cause de consultations et d’hospitalisations ; d’absentéisme sur le lieu du travail et à l’école selon la Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies. La Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies entend organiser une campagne de distribution gratuite de moustiquaires dans le pays.

La présence du paludisme au Congo s’explique. Le Congo est un pays tropical humide où les moustiques se multiplier rapidement.

Un prolongement du mandat serait à l’étude

Ce mandat nous avait été vendu comme celui qui allait faire entrer notre pays dans la modernité, les vendeurs d’illusions du Parti Congolais du Travail (P.C.T.) nous avaient parlé de rupture et de nouvelle république.

Ce mandat allait faire la part belle aux jeunes et aussi mettre un terme aux travaux de la municipalisation accélérée. En réalité il est en train de devenir le mandat de trop.

Ce mandat obtenu aux prix de contorsions institutionnelles et de tricheries à l’élection présidentielle est en train de devenir un fiasco, rien mais vraiment rien de ce qui était prévu en termes de bien-être des populations, de finitions des grands travaux, de rupture avec les habitudes du passées ou même de diversification de l’économie n’a pu être possible.

Le coupable de cette faillite retentissante serait la mauvaise gouvernance pour certains, la baisse du prix du baril de pétrole ou la crise économique pour les autres.

On peut encore ergoter du matin au soir sur les raisons de ce fiasco mais les faits sont là. Chaque jour la vie quotidienne des congolais se dégrade sans aucune lueur de solution à l’horizon. Les portes de sortie de cette crise multidimensionnelle se referment les unes après les autres et les congolais sont toujours dans l’angoisse du lendemain.

Après avoir espéré en vain un changement des pratiques gouvernementales pour amorcer la bonne gouvernance, un dialogue national pour trouver ensemble les solutions, les congolais se sont mis prier pour que le Fonds Monétaire International (FMI) vienne à leur secours mais, là encore ils se sont rendu compte que les chiens ne font des chats. Le plan « B » du gouvernement qui consistait à une remontée du prix du baril de pétrole, ne donne malheureusement pas les fruits attendus.

Habitués à voir le verre à moitié plein alors que d’autres voient le verre à moitié vide, les congolais sont enfin en train d’être d’accord cette fois-ci avec le fait que ce mandat est un mandat pour rien.

Face à ce constat amer, le PCT et son chef qui ne veulent pas sortir sur un échec, seraient en train de sortir de leur laboratoire une solution : LA PROLONGATION DE TROIS ANS DU MANDAT EN COURS.

Ne rigoler surtout pas, les laboratoires du PCT sont prêts et capables de tout pour que leur chef laisse une trace positive dans l’histoire. Notre pays a déjà connu des transitions flexibles, des changements de constitution et même si le contexte n’est plus le même, un coup de Trafalgar n’est pas à exclure.

La fin du mandat est proche et le ciel ne semble toujours pas se dégager pour l’économie congolaise, bien au contraire. Et même si les moyens financiers venaient à apparaître, on ne met pas en place des politiques d’envergures en quelques mois.

D’autre part, aller à l’élection présidentielle en 2021 dans les conditions actuelles avec la réédition des tricheries du passées est très risqué.

Les élections de 2021 ne se présentent donc pas très bien pour le Parti-Etat, alors la solution d’une prolongation du mandat en cours serait la moins mauvaise solution en espérant que le ciel économique va s’éclaircir d’ici la fin de l’année 2019.

Si ce système de prolongation de mandat est avéré, nous changerions de système politique, un système politique qui n’existe nulle part ailleurs. Il est vrai que le Congo Brazzaville est déjà un pays particulier.

Nous en saurons plus à la fin du congrès du Parti-Etat annoncé pour la fin de l’année 2019.

SOPECO : les grévistes percevront leur salaire ce 24 avril 2019

Il faut rappeler que l’argent que les agents grévistes de la société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) recevront ce jour, est leur salaire du mois de janvier 2019 que leur directeur général avait suspendu.

Cette annonce avait été faite par le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo le 19 avril dernier à Brazzaville. Léon Juste Ibombo avait donné cette information au cours d’une rencontre qu’il présidait ce 19 avril. Il s’agissait de la signature du protocole d’entente entre les grévistes, représentés par les confédérations syndicales, et la direction de la SOPECO. Cette mesure consistait à solder le salaire du mois de janvier 2019 de ces agents dès ce mercredi 24 avril, en attendant le paiement par échéancier de 25% du salaire de février à partir du mois de mai 2019. Une mesure qui devrait ramener un climat de sérénité au sein de cette entreprise.

« Le non-paiement des salaires de janvier et février 2019 concernant les agents grévistes était une mauvaise interprétation des textes par la direction générale de la SOPECO. Nos textes n’interdisent le versement du salaire par l’employeur qu’en cas de suspension du travail émanant de la volonté unilatérale des employés. Dans notre cas, les grévistes sont entrés en grève du fait des 13 mois non payés par l’employeur qui est la SOPECO », a précisé Vivien Obanda, un membre du syndicat de la Fesypostel.

Ils sont nombreux ces agents de la SOPECO, qui cumulent plus d’une dizaine de mois d’arriérés de salaire. Ils sont entrés en grève depuis le mois d’octobre 2018. L’intersyndicale de la SOPECO avait déclenché depuis le 09 avril dernier une série de sit-in, au siège de cette société suite à la suspension, par la direction générale, des salaires des mois de janvier et février.

Projet Durquap : les acteurs jaugent le rapport

L’évaluation faite récemment à Pointe-Noire a permis aux directeurs municipaux, aux chefs de quartier et aux acteurs du projet d’avoir des informations sur les changements à apporter.

Il était question au cours de cette activité de dresser la situation de référence du périmètre d’intervention et des groupes cibles du  Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (Durquap). Ceci de manière à pouvoir mesurer et apprécier les réalisations et les changements générés par ce projet.

Quelques résultats saillants de l’évaluation de base ont été relevés, par exemple, 40,6 % des habitants des quartiers ciblés n’ont pas accès à une voie praticable dans un rayon de 500 m; 56 % des ménages disposent d’un branchement/abonnement de La Congolaise des eaux, cependant 30% de ceux-ci ne sont pas fonctionnels. Aussi, 79.4% de ménages sont abonnés au réseau d’électricité, les autres sources d’énergie étant les lampes rechargeables (11.5%), le pétrole (7,7%).

Plus d’un tiers de ménages (32,1%) dans les quartiers ciblés subissent des actes criminels (viol, agression, vol, etc.) dans une fréquence moyenne de trois par mois. Et  les quartiers de Brazzaville tiennent la vedette avec respectivement 39% et 25% pour Soukissa et Moukoundzi-Ngouaka.

En matière de santé, le paludisme avec 78.4%, la diarrhée 3.5% et la typhoïde3%  représentent respectivement les maladies récurrentes des habitants des quartiers ciblés.

En matière d’hygiène et de salubrité, de la protection de l’environnement, très peu de ménages (12.7%) ont des pratiques jugées acceptables dans les normes. Ainsi, pour se débarrasser des eaux usées, ils utilisent soit une fosse septique/puisard (11.6%), soit un réseau d’égout (1.1%).

La majorité des ménages (87,3% ) s’en débarrasse soit dans les terrains vides ou les devantures de maisons (35 % ), soit dans les caniveaux et abords de rue (48,5 % ), soit encore dans les cours d’eaux, les eaux de ruissellement, … (3,1 % )  enfin dans les broussailles quand elles existent à proximité.

Pour ce qui est du traitement des ordures ménagères, les pratiques sont relativement satisfaisantes (67%). En effet, 41,6 % de ménages font évacuer leurs ordures ménagères à travers des camions ; 25,2%  le font par le biais des particuliers et 0.2% affirment recycler leurs ordures ménagères.

En ce qui concerne l’emploi dans la zone d’intervention, 64% de chefs de ménage sont en activité et parmi eux, quelques agents des secteurs publics, soit 12% et 19% pour le secteur privé, tandis qu’une grande proportion exerce dans les petits métiers du secteur informel (31,8%).

Il faut dire que le projet Durquap est conçu de manière à faciliter la concrétisation d’une vision à long terme, c’est-à-dire rendre les administrations municipales davantage responsables du développement urbain et de la prestation de services aux administrés, en mettant l’accent sur la participation et l’inclusion de la population urbaine.

Pour sa mise en œuvre, outre sa gestion, sa coordination et son évaluation, le Durquap s’appuie essentiellement sur deux composantes, à savoir l’intégration et la restructuration des quartiers ainsi que le renforcement des institutions et des capacités.

Le projet a pour objectif de  faciliter l’accès aux infrastructures et aux services de base dans les quartiers ciblés, d’améliorer la connectivité et l’intégration des réseaux avec le reste de la ville et d’adopter une approche intégrée de la restructuration urbaine ainsi que de la gestion des quartiers précaires.

Financé par la République du Congo et la Banque mondiale pour une durée de cinq ans (2018-2023), le Durquap se situe dans le prolongement du Projet eau, électricité et développement urbain (Peedu) et s’inscrit ainsi dans un contexte de forte urbanisation caractérisée par un accès limité aux services urbains et au logement, des problèmes de gestion du foncier urbain, des politiques urbaines et le processus de décentralisation inachevé.

Par rapport au Peedu, il marque une différence en adoptant une approche plus cohérente, plus inclusive et mieux intégrée du développement urbain pour établir des liens entre les investissements et le renforcement institutionnel, apportant ainsi des changements systémiques à la gestion du secteur urbain.

Le projet s’attache donc à réhabiliter certains quartiers pauvres des deux villes qui n’ont pas été ciblés par le Peedu, en liant ce processus de restructuration à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une stratégie nationale de restructuration des quartiers précaires.

Il est axé sur la participation de la population bénéficiaire, tout au long de l’évaluation des besoins des quartiers, de la sélection des investissements et de leur exécution, ainsi que de leur entretien et de leur exploitation. La stratégie appliquée est à la fois adaptative et proactive, en privilégiant la restructuration in situ afin de réduire la nécessité de réinstallation de la population et les coûts y relatifs.

Etoile du Congo a remporté le derby contre Diables noirs

Le derby comptait pour la 16e journée du championnat national de football Ligue1. Avec cette victoire, les Stélliens se hissent ainsi à la 2e place du classement provisoire derrière AS Otoho.

La victoire de l’Etoile du Congo (3-2) sur Diables noirs, permet au club vert et jaune de prendre la 2e place du classement provisoire avec 29 points. La 1ère place du classement reste occupée par AS Otoho (44 points) après sa victoire (1-0) sur Patronage Sainte Anne.

Après sa défaite, Diables noirs, 2e lors de la 15e journée, descend à la 3e place avec 29 points comme l’Etoile du Congo mais avec une différence de but défavorable par rapport à son rival.

Troisième avant cette journée, CARA (28 points) qui a été surpris par Tongo FC (0-2) est descendu au 4e rang du classement provisoire.

Au bas du tableau, La Mancha (9 points) continue sa descente aux enfers à la dernière place du classement après sa défaite zéro but contre 3 face à l’Inter Club. Vainqueur de La Mancha, le club militaire a pour sa part fait un bond au classement en passant de la 13e place à la 11e avec 16 points.

Voici les résultats de la 16e journée : Tongo FC vs CARA (2-0), JST vs V.Club Mokanda (4-1), Patronage vs AS Otoho (0-1), Étoile du Congo vs Diables Noirs (3-2), CS La Mancha vs Inter Club (0-3), Nico Nicoyé vs FC Kondzo (0-2), AC Léopards vs AS Cheminots (2-1).

Le PAPN charge sa première cargaison de minerai de fer après 28 ans

Le directeur général du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), Séraphin Bhalat, a salué, ce chargement exporté par la société Sapro-Mayoko vers la ville de Rizhao, dans le sud-est de la Chine.

C’est, par le PAPN que le minerai de fer extrait dans le gisement de Mayoko-Lékoumou, dans le Niari, a transité pour l’Asie. Une satisfaction pour Séraphin Bhalat.

« Ce jour marque donc un tournant décisif dans l’histoire du Port autonome de Pointe-Noire qui renoue avec les exportations de minerais après la perte, en 1991, du trafic du manganèse du Gabon, représentant plus de deux millions de tonnes, faisant ainsi chuter de manière drastique le trafic à l’export du port de Pointe-Noire », a-t-il rappelé.

Selon lui, ce minerai de fer contribuera à booster le trafic au niveau du PAPN en sus de l’augmentation de celui du bois observé actuellement et de l’apparition du nouveau commerce de clinker assuré par la société Dangote. Le directeur général espère que le trafic se réalisera et connaîtra un gros essor au regard des perspectives annoncées.

« Ainsi, ce nouveau trafic au port de Pointe-Noire et son développement futur pourraient se traduire par un rééquilibrage de la structure du trafic, constitué à présent de 5 899 701 tonnes, soit 52% à l’import et 5 411 944 tonnes, soit 47, 84% à l’export. Une augmentation des recettes nécessaire au remboursement des prêts que nous avons contactés pour le développement des infrastructures portuaires », s’est réjoui Séraphin Bhalat.

Il a, par ailleurs, réitéré son engagement à mettre à la disposition de la société Sapro-Mayoko, des infrastructures nécessaires pour accueillir les navires minéraliers pour le chargement de son fer. Ceci malgré une situation actuelle de congestion des infrastructures d’accueil des trafics en vracs et conventionnels. Quant aux autres investisseurs potentiels du secteur minier, ils bénéficieront, a assuré la direction générale du PAPN, du même accompagnement et de la même attention en vue de développer le trafic minéralier.

Dans la perspective de la montée en puissance à moyen terme du trafic minéralier, le PAPN a prévu, dans la phase d’urgence de son plan directeur, la construction d’un quai multifonctions de 353 m linéaire, sur financement de l’Agence française de développement dont la convention de prêt a été signée, le 13 août 2018. Ce quai qui sera réalisé en prolongement de celui de 320 m linaire, actuellement en construction sur fonds propres du PAPN, sera fondé à moins 12,50 m avec un terreplein gagné sur la mer permettant d’augmenter la capacité d’accueil des navires minéraliers. Tout ceci, en attendant la construction du port minéralier.

« Dans le contexte d’une forte concurrence entre les ports, le PAPN voudrait saisir toutes les opportunités et développer des stratégies à sa portée pour garantir son positionnement sur la scène maritime et portuaire à l’échelle de la sous-région de l’Afrique centrale, voire au-delà. La diversification de son trafic ainsi que la mise en œuvre des projets retenus dans le cadre de son schéma directeur de développement, en constitueront le gage », a conclu Séraphin Bhalat.

Les femmes seront édifiées sur le contenu et l’importance de la loi sur la parité homme-femme

La ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Inès Bertille Nefer Ingani, a annoncé une campagne pour expliquer aux femmes la loi sur la parité.

Le 20 avril dernier à Brazzaville, lors d’un échange avec la presse, la ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Inès Bertille Nefer Ingani, a annoncé, que son département va lancer une campagne nationale pour expliquer aux femmes le contenu et l’importance de la loi sur la parité homme-femme, en vue de susciter leur adhésion massive.

Dénommée « Train de la parité », la campagne nationale de vulgarisation de la loi sur la parité, texte encore en examen, est prévue dans le programme d’activités 2019 du ministère de la Promotion de la femme.

L’opération sera lancée officiellement à Brazzaville, à une date qui reste encore à déterminer. Elle devra ensuite s’étendre progressivement sur l’ensemble du territoire national où les équipes seront appuyées par la collaboration avec les députés, les élus locaux, les autorités déconcentrées et décentralisées ainsi que les médias.

Sur le terrain, la délégation du ministère, conduite par la ministre elle-même, ira auprès des femmes pour leur expliquer le contenu et l’importance de la loi sur la parité homme-femme, avant qu’elle ne soit adoptée au parlement. Cette descente sera aussi une manière pour le ministère de susciter la prise de conscience des femmes, estimées à 52% de la population congolaise, dans le combat qu’elles doivent soutenir pour atteindre la parité et l’égalité des genres.

« Le train de la parité permettra de sensibiliser les femmes dans tous les départements à la loi sur la parité afin qu’elles prennent conscience du combat que nous devons mener. Cette campagne vise à relever les équivoques qui subsistent autour des notions d’égalité homme-femme, de représentativité et de parité. Elle a aussi pour but de montrer à toute la population congolaise le devoir pour le Congo, d’atteindre l’égalité du genre fixée par les Nations unies », a souligné Inès Bertille Nefer Ingani.

A propos de cette loi, la ministre de la Promotion de la femme a signifié qu’elle est une initiative du gouvernement. Elle a été déjà présentée en conseil de cabinet et devra être très prochainement examiné et adopter en conseil des ministres, avant son approbation définitive par le parlement.

Répondant aux préoccupations de la presse, Inès Bertille Nefer Ingani a précisé que le combat qu’elle mène n’est pas celui de supplanter l’homme, plutôt celui de solliciter l’égalité ou la représentativité équitable de la femme au sein des administrations et des instances de prise de décision afin qu’elle participe au même titre que l’homme à la décision finale.

Si dans l’administration publique, a souligné la ministre, le taux de féminisation est non négligeable, 58,4% selon les données du recensement des agents de l’Etat de 2016, au niveau des instances de prise de décision, la femme est encore sous représentée.

Au gouvernement, sur une équipe de trente-six ministres, on note à peine huit femmes. Au Sénat, a-t-elle poursuivi, sur les soixante sénateurs, il y a seulement quinze femmes. A l’Assemblée nationale, elles sont au nombre de dix-sept, sur les cent-cinquante et un députés. Par contre aucune femme n’est préfet ni présidente d’un conseil départemental et elle est aussi absente dans bien d’autres institutions de la république, s’est indignée Inès Bertille Nefer Ingani.

SIAM : le Congo y était représenté

La 14eme édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) s’est tenue du 16 au 21 avril dernier à Meknès au Maroc.

Le ministre congolais de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo qui avait pris part à l’évènement, a déclaré que le SIAM permet de promouvoir l’agriculture et l’ensemble des métiers qui y sont associés. Pour lui, ce salon contribue à la valorisation des producteurs, met en contact les différents acteurs de la filière y compris les distributeurs et présente les nouveautés du secteur agricole.

En marche au SIAM qui s’est tenu du 16 au 21 avril 2019, Henrie Djombo a eu un échange avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Cette entrevue a porté, entre autres, sur la mise en œuvre de l’accord-cadre de coopération dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage signé entre les deux pays en 2018 portant notamment sur la formation, les recherches scientifiques, le développement des filières végétales et animales.

D’autres domaines sont touchés par la coopération entre le Maroc et le Congo, il y a entre autres les domaines des aménagements hydro-agricoles, des semences végétales, des industries agroalimentaires et de protection sanitaire.

Cette 14ème édition du SIAM avait pour thème “l’agriculture, levier d’emploi et avenir du monde rural”.

Ce sont 1500 exposants venus de 60 pays qui ont participé à ce rendez-vous du donner et du recevoir.