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Affaire des arriérés de bourses : des parents s’inquiètent de la situation de leurs enfants à Cuba

Ce sont plus de 2.000 étudiants congolais en médecine à Cuba qui réclament 27 mois d’arriérés de bourse. Jusqu’ici, les…

Ce sont plus de 2.000 étudiants congolais en médecine à Cuba qui réclament 27 mois d’arriérés de bourse. Jusqu’ici, les parents n’ont reçu aucune communication de la part du gouvernement.

A Brazzaville, les parents suivent la situation via les réseaux sociaux, et par téléphone. C’est la panique aux seins des familles congolaises qui ont des enfants qui étudient la médecine à Cuba. Ils ne savent pas à quel saint se vouer. C’est l’angoisse et l’incertitude totales.

« Avec tout ce qui se passe à Cuba, ni le gouvernement, ni la représentation diplomatique de notre pays au niveau de Cuba ne communiquent, ne nous disent ce qui se passe. Au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, c’est le silence total. Quand l’enfant vous rapporte l’information à chaud, avec des pleurs,…comprenez l’émotion des parents qui sont ici à Brazzaville », s’indigne un parent.

Un autre parent déplore le « traumatisme » subit par ces étudiants : « 27 mois, laisser l’enfant d’autrui dans une ville inconnue où il n’y a aucun parent, aucune sœur, aucun frère…non, c’est cruel ! Les enfants sont traumatisés, ils n’étudient plus bien, on ne sait pas quelle sera leur performance scolaire ».

Ces étudiants sont arrivés à Cuba il y a trois ans. Et ça fait 27 mois qu’ils n’ont pas reçu leurs bourses. Une situation difficile pour les parents qui doivent eux-mêmes s’occuper des leurs enfants avec pour plusieurs d’entre eux des salaires de catéchistes.

« On est obligé de se serrer les coudes, malgré la vulnérabilité que nous avons aujourd’hui pour soutenir l’enfant de temps à autre », affirme un des parents.

« C’est ce que nous faisons tous les mois, avec les maigres salaires que nous avons aujourd’hui. On ne va pas demander au gouvernement cubain qui prend déjà la scolarité, l’hébergement et même la ration de nos enfants, de payer par exemple les serviettes hygiéniques », poursuit-il.

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