Le 20 avril 2026, le Fonds national de soutien à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a lancé un programme de formation en perlage, avec l’ambition de transformer ces talents artisanaux en sources de revenus durables.
Ils sont 1 500 jeunes, à Brazzaville et à Pointe-Noire, à avoir choisi de miser sur leurs mains et leur créativité pour construire leur avenir. L’initiative lancée par le Fonea s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le chômage des jeunes par la promotion de l’auto-emploi. L’objectif est de faire émerger, à l’issue des 45 jours de formation, des centaines de micro-entreprises capables de dynamiser le secteur artisanal local.
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Ouvert aux jeunes de 18 à 45 ans, le programme se distingue par son caractère inclusif. Le directeur du Fonea, Patrick Robert Ntsibat, s’est félicité de l’enthousiasme suscité, notamment auprès de jeunes hommes et de personnes vivant avec handicap. « Nous avons reçu de nombreuses candidatures de jeunes hommes pour ce métier traditionnellement féminin, ainsi que de personnes vivant avec handicap. C’est un métier qui nourrit son artisan, pourvu que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous », a-t-il souligné.
Conçue par la Société africaine de recouvrement et entièrement financée par le Fonea, la formation repose sur trois axes majeurs à savoir l’apprentissage technique (tissage, montage de perles, fabrication de sacs, bijoux et objets décoratifs), le développement de la créativité et de la précision esthétique, ainsi qu’un module entrepreneurial axé sur la gestion et le marketing.
Afin d’assurer un impact concret, chaque apprenant recevra un kit d’outils à la fin du parcours pour démarrer immédiatement son activité. Pour Hugues Ngouélondélé, ce programme constitue un « véritable levier de valorisation de l’artisanat congolais ».



