CHU de Brazzaville : cinquante agents limogés

Le directeur général du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B), Sylvain Villiard, a viré une cinquantaine agents de son établissement.

Ils sont entre autres, secrétaire de direction, infirmiers diplômés d’Etat, assistants sanitaires, médecins généralistes et spécialistes, aides-soignants, brancardiers, monitrices sociales…Ils ont été licencés du CHU.

Une note publiée le 21 janvier et signée par  le DG de ladite structure, indique que « les agents sont radiés des effectifs pour abandon du poste de service ».

Rappelons qu’en décembre dernier, le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Brazzaville, André Gakala Oko, a ordonné l’ouverture d’une enquête relative aux Congolais absents du pays depuis plusieurs années mais qui perçoivent régulièrement leurs salaires mensuels.

Crise humanitaire : le sujet fait polémique au Congo

Les opposants jugent cette gestion hasardeuse la façon dont l’Etat gère la crise humanitaire, parce que, affirment-ils, le gouvernement ne dispose ni de plan ni de stratégie.

Une plateforme des formations d’opposition dénommée « Convention des partis républicains » (COPAR) s’est dite peu satisfaite mercredi 22 janvier de la façon dont les autorités gèrent la crise humanitaire causée par les pluies à l’origine des inondations qui ont affecté environ 200 000 personnes à travers tout le Congo.

L’envoi des bateaux chargés des vivres et non vivres pour assister les victimes des inondations au nord du pays est simplement un pilotage à vue, selon Christ Antoine Walembeaud, coordonnateur par intérim de la Convention des partis républicains. Pour lui, le gouvernement n’a jamais monté un plan ni élaboré une politique ou une stratégie devant permettre de gérer les catastrophes naturelles.

« À ce jour, personne ne connaît le contenu d’une stratégie (gouvernementale) de gestion des catastrophes naturelles. Nous constatons qu’il n’y a aucune réponse idoine par rapport à l’enjeu qui est là. On essaie de tout justifier par le réchauffement climatique. Mais, gouverner c’est prévoir. La communication du gouvernement sur cette question est chaotique », a dénoncé M. Walembeaud.

L’opposant a souhaité qu’un fonds permanent d’assistance des victimes des catastrophes soit mis sur pied. « La critique de l’opposition est non fondée », répond Antoinette Dinga Dzondo, ministre en charge de l’Action humanitaire. « Le Congo dispose d’un plan de contingence depuis 2016. Celui-ci est en train d’être mis à jour par rapport à l’ampleur des inondations de cette année », a-t-elle expliqué avant de conclure : « Notre plan de contingence et le mécanisme humanitaire ont été élaborés avec des urgentistes ».

Eliminatoires Coupe du monde U20 : le Congo bat l’Angola

La formation des Diables rouges dames des moins de vingt ans de football a battu, 2-0, les Welwitschia de l’Angola, le 19 janvier au stade Alphonse Massamba-Debat.

Les Congolaises qui ont pour la plupart porté le maillot de l’équipe nationale que lors de cette confrontation ont reconnu le poids de la charge qui les incombe. Leur détermination dès l’entame du match pouvait tout dire. La rencontre n’a certes pas suscité l’engouement du public dans son ensemble mais, quelques spectacles isolés, digne du football féminin ont donné un sens à ce match qui a opposé deux pays d’Afrique centrale.

Si le Congo a tenté d’accélérer et monopolisé le ballon durant les quarante-cinq premières minutes, les Angolaises n’ont fait que subir les attaques « stériles » des locaux, menées par le trio Doris Senga, Diane Carine Ossiethe et Queen Dzoussi ; grâce à la technicité dans la distribution des passes de la capitaine Adolphine Dembélé.

L’effort des Diables rouges a été récompensé à la cinquante cinquième minute suite à la puissante frappe de Doris Senga. Un tir bien cadré, laissant inerte la gardienne angolaise. L’entrée en jeu de Maria Marlene Da Silva du côté des Welwitschia a donné un nouveau souffle aux siennes mais la défense congolaise est restée impeccable. Cette stabilité défensive a permis à l’attaque congolaise de bien s’exprimer puisque Queen Dzoussi a doublé la mise dans le temps additionnel, précisément à la quatre-vingt treizième minute de jeu.

En attendant le match retour qui aura lieu dans deux semaines à Luanda, en Angola, l’entraîneur de la formation angolaise a estimé que ses filles sont venues découvrir et elles souhaitent maximiser lors du match retour. « C’était dure, nous avons joué avec des filles de seize et dix-sept ans, nous voulions faire au moins un match nul mais le Congo était meilleur. Nous allons analyser ce match afin de bien préparer la manche retour, en modifié peut-être l’effectif », a indiqué Sandra Diaz.

Pour sa part, Berjona Mbemba a invité la tutelle a organisé de façon régulière les compétitions féminines sur le plan national afin de permettre aux athlètes congolais de bien affronter les échéances internationales. « Pour moi, deux zéro c’est déjà un acquis parce que nous avons découvert l’équipe adverse sur le terrain. Cette sélection a été convoquée rapidement avec les moyens de bord. Je demande à la Fédération de continuer à nous soutenir et nous encourager. Faisons confiance à cette jeune équipe car c’est seule la capitaine qui est habituée à ce genre de match. Je demande la reprise du championnat, cela nous permettra d’avoir un bon temps de jeu », a souligné le coach du Congo.

Après cette étape, les meilleures équipes s’affronteront avec les gagnants des autres régions d’Afrique en vue d’obtenir un ticket pour la phase finale de la coupe du monde féminine U20, Costa Rica- Panama 2020.

Résultats de tous les matchs

Namibie 0-7 Botswana

Soudan du Sud 0-5 Algérie

Tanzanie 2-1 Ouganda

Congo Brazzaville 2-0 Angola

Liberia 3-0 Guinée

Egypte 3-5 Maroc

Sierra Leone 0-1 Sénégal

Zambie 0-2 Afrique du Sud

Malawi 1-1 Zimbabwe

Burundi 0-5 Ethiopie

Burkina Faso 3-2 Gambie

Mauritanie 0-6 Guinée Bissau

Congo : la corniche s’effondre 5 ans après son ouverture à la circulation

Soixante-deux milliards de francs CFA, c’est le coût total des travaux de la corniche de Brazzaville, construit par une société chinoise.

Ouvert à la circulation il y a 5 ans c’est-à-dire en février 2016, une partie de la corniche s’est effondrée il y a quelques jours. C’est l’un des chantiers pré-financés par la Chine qui ont creusé la dette extérieure du Congo, secouru par le FMI en juillet dernier.

Notons que la corniche de Brazzaville est une réalisation du président Denis Sassou Nguesso, qui gouverne ce pays depuis 35 ans.

Congo : la société civile exige la démission du ministre des grands travaux

Des défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leur colère dix jours après l’effondrement d’une partie de la corniche sur le fleuve Congo.

Samedi 18 janvier 2020, des représentants de la société civile ont demandé la démission du ministre des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya. Ceux-ci ont dénoncé des « rétro-commissions » dans la passation des marchés publics.

Cette colère des défenseurs des droits de l’homme arrivent dix jours après l’effondrement d’une partie de la corniche sur le fleuve Congo à Brazzaville.

« Le phénomène mondial du réchauffement climatique ne peut en aucun cas épargner (excuser) l’incapacité et la culpabilité de certains dirigeants congolais », ont déclaré des ONG.

Ces ONG ont dénoncé « l’incompétence avérée et la mauvaise pratique des rétro-commissions » et ont exigé « la démission du ministre Jean-Jacques Bouya ».

Les congolais privés d’internet toute une journée

Les compagnies de téléphonie mobile, n’ont pas pu assurer les services toute la journée de jeudi 16 janvier 2020. Ils ont évoqué des travaux sur un câble sous-marin.

Les Congolais ont vécu toute la journée du jeudi 16 janvier 2020 sans internet. Les fournisseurs habituels, notamment les compagnies de téléphonie mobile, n’ont pas pu assurer les services, évoquant des travaux sur un câble sous-marin.

Jeudi jusqu’à 8h30, heure locale, internet fonctionnait à merveille. Mais juste après, les Brazzavillois et les habitants d’autres villes comme Pointe-Noire, la capitale économique, ont perdu leur connexion.

Pendant de longues heures, tous les abonnés de téléphonie mobile n’ont utilisé leurs appareils que pour émettre des appels et des textos ou pour en recevoir.

Les réseaux sociaux – WhatsApp, Messenger, Instagram ou encore Twitter – sont restés inaccessibles.

Le travail s’est arrêté dans les petits établissements de transfert mobile d’argent, très sollicités même tard dans la nuit. La même situation a été constatée dans les kiosques de pari foot et pari mutuel urbain.

Les internautes ont quelque peu retrouvé le sourire en début de soirée quand internet a été rétabli, les compagnies privées de téléphonie mobile de la place et l’opérateur historique Congo Télécom ont fait état d’une situation sous-régionale survenue au niveau d’un câble sous-marin situé au large du Cameroun.

« Il y a deux types d’hypothèses possibles. Soit la panne est physique, c’est-à-dire que le câble connaît une coupure physique quelque part et donc il faut détecter la zone géographique où se situerait cette coupure. Soit la panne est logicielle, c’est-à-dire qu’une application pourrait avoir buggé et à ce moment-là, il y a lieu de trouver l’origine du bug ou de la panne. »

Congo : la commission de l’UNESCO s’engage à vulgariser l’ODD 4

L’ODD 4  vise à assurer une éducation inclusive et équitable de qualité, et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

Le secrétaire général de la commission nationale congolaise de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Gabriel Bokoumaka a indiqué le 14 janvier à Brazzaville que son entité comptait contribuer aux efforts déployés par le gouvernement dans le cadre de la vulgarisation l’objectif du développement durable (ODD 4).

« Ce séminaire animé par des spécialistes en planification et en analyse des statistiques de l’éducation apportera des informations aux cadres des administrations scolaires sur des thématiques directement liés à la mise en œuvre de l’objectif de développement durable numéro 4 », a expliqué Gabriel Bokoumaka à l’ouverture du séminaire, atelier sous-régional sur le suivi de l’exécution de l’ODD 4 éducation pour tous, inclusive et de qualité 2030.

« L’ODD 4  vise à assurer une éducation inclusive et équitable de qualité, et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous », a-t-il précisé.

Le présent atelier vise à analyser les stratégies nationales de la planification, renforcer les capacités des planificateurs de l’éducation et des responsables des politiques éducatives pour un bon suivi de l’exécution de l’ODD 4, à l’horizon 2030.

« Ce séminaire-atelier a constitué l’amorce d’une étape importante, celle de l’intégration de l’ODD 4 dans la gestion de notre système éducatif et du renforcement des mécanismes de coopération sous-régionale », a dit le président de la commission nationale congolaise de l’UNESCO Jean Bruno Itoua.

Cet atelier a réuni les experts des pays de la sous-région : le Cameroun, la Gabon, le Congo et la République Démocratique du Congo.

Congo : plaidoyer pour l’élaboration des normes de certification de bois

Cette conférence de presse, organisée le 10 janvier 2020 à Brazzaville, a enregistré la présence des parties prenantes au processus, les pouvoirs publics, les exploitants forestiers, la société civile.

La République du Congo Brazzaville ambitionne contribuer efficacement dans le renforcement de la gouvernance forestière dans le Bassin du Congo. C’est dans cette optique que le point focal certification forestière au ministère de l’Economie forestière, Paulette Ebina et le président de l’ONG PAFC Congo, Brice  Severin Pongui ont conjointement fait face à la presse dans le dessein de situer les parties prenantes sur les engagements à venir, notamment sur leurs contributions en ce qui concerne l’élaboration des normes de certification de gestion forestière et de la chaîne de contrôle du système panafricain de certification forestière  (PAFC) Bassin du Congo.

Rappelons que les membres du Forum, suite aux échanges et débats tenus à Libreville du 25 au 29 novembre 2019 lors du premier atelier régional d’élaboration des normes de certification de PAFC Bassin du Congo, ont arrêté les premières versions des normes de gestion durable des forêts et de chaîne de contrôle.

« Toutes les parties prenantes se doivent d’apporter leurs commentaires afin que nous améliorons les normes qui ont été élaborées notamment les normes de gestion durable, des exigences (indicateurs) des textes au niveau international et national mises en exergue pour la gestion durable de nos ressources forestières  en matière sociale et d’égalité forestière », a indiqué le point focal certification forestière au ministère de l’Economie forestière, Paulette Ebina.

Le point de vue, l’apport et les commentaires des acteurs permettront d’amender le document de sorte qu’il soit tangible et rigide. Celui-ci évoque plusieurs aspects notamment environnementaux, sociaux, biodiversité, droit des populations autochtones. Ces normes viennent donc en appui des législations nationales, a-t-elle ajouté.

Notons que, dans le cadre  du processus d’élaboration de ces normes, deux consultations publiques sont organisées pour permettre aux parties prenantes de commenter et apporter des propositions sur les versions de normes soumises à la consultation publique en vue de leur ajustement par les membres du Forum. Lancée le 13 décembre 2019, la première consultation durera soixante-trois jours, elle s’achèvera le 14 février 2020.

De l’avis de Brice severin Pongui, « il est important que le public prenne part à ce processus  afin qu’une transparence soit observée. Toutes les parties prenantes intéressées par la gestion forestière durable sont appelées à faire leurs commentaires sur les éléments positifs ou négatifs qu’elles pourraient trouver dans chaque indicateur composant ou constituant ces normes en cours d’élaboration ».

Rappelons que le PAFC est un système panafricain de certification forestière que le gouvernement congolais a voulu et porté par la sous-région dans le Bassin du Congo. Ce dernier sera développé dans trois pays, à savoir le Congo, le Gabon et le Cameroun. Le PAFC-Congo, quant à lui, a pour but de mettre en œuvre l’initiative d’élaboration de ces normes au niveau national. Celles-ci seront par la suite reconnues au niveau international par le programme international de reconnaissance des certifications forestières.

Le Canada entend soutenir le Congo financièrement

La ministre canadienne du développement international, Karina Gould a rencontré le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, le mardi 14 janvier, au palais présidentiel du plateau.

La paix, la sécurité, le commerce en Afrique, mais surtout les conséquences du dérèglement climatique ont constitué le menu des échanges entre les deux personnalités.

Les fortes pluies qui se sont abattues à Brazzaville et à l’intérieur du pays ont laissé derrière elles beaucoup de sinistrés. Face à la catastrophe, le gouvernement a lancé un appel à l’aide des pays amis. Sensible à cet appel, le gouvernement canadien a dépêché sa ministre du développement international à Brazzaville pour apporter son soutien aux victimes.

Ce sujet a été au centre des entretiens entre Denis Sassou-N’Guesso et Karina Gould. « Nous avons parlé des enjeux que nous avons en commun, entre le Congo et le Canada, ce que nous avons commencé sur les changements climatiques », a déclaré la ministre canadienne au sortir de l’audience, avant d’annoncer que son pays, le Canada apporte de l’aide financière au Congo pour aider les victimes des inondations. « J’ai réaffirmé l’aide financière que le Canada apporte aux organisations qui vont assurer la sécurité de la nourriture et aussi aider les personnes qui sont affectées par ces inondations », a affirmé Karine Gould. Elle a précisé que le Canada « apporte 280 milles dollars canadiens au PAM et à la Caritas ».

L’hôte de Denis Sassou-N’Guesso se dit être réconfortée par le fait que son pays, soit parmi les donateurs au fonds d’urgence au bénéfice du Congo. En effet, selon Karine Gould, l’ONU a annoncé l’octroi d’une aide de près de 609 millions de dollars américains au Congo pour les victimes des inondations.

Le Canada, a-t-elle ajouté, reconnait l’engagement du Congo dans le domaine de la protection de l’environnement et entend s’investir pour renforcer le leadership du président Denis Sassou-N’Guesso en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Les deux personnalités ont également évoqué d’autres questions, notamment la paix, la sécurité et la stabilité du continent africain : « Nous avons aussi parlé de la paix et de la sécurité dans la Région », a poursuivi la ministre canadienne. A ce sujet, Mme Karine Gould a, d’ailleurs reconnu le rôle majeur que joue le président congolais dans la préservation de la paix en Afrique : « Nous reconnaissons l’intérêt d’avoir la stabilité dans la région des grands lacs », a déclaré Karine Gould, pour qui son pays, le Canada accorde de l’importance à la paix et la sécurité en Afrique.

Denis Sassou N’Guesso et Karina Gould ont aussi évoqué l’accord relatif à la zone de libre libre-échange continentale africaine signé en juillet 2019. Cet accord constitue une véritable opportunité de développement pour Afrique, a relevé la ministre canadienne du développement international.

Le Canada et le Congo affichent ainsi leur volonté de porter haut leurs relations bilatérales.

Congo : le Parti républicain déplore les conditions sociales des populations

A l’occasion d’un point de presse animé le 15 janvier à Brazzaville, le président du Parti républicain (PR), Paul Marie Mpouelé, a indiqué que la situation sociale des Congolais n’est pas reluisante.

Le conférencier a soutenu sa thèse par des éléments puisés dans le quotidien des Congolaises et des Congolais. « Plus de 70% de la population congolaise vit dans le dénuement total. La fourniture irrégulière d’eau et d’électricité ; le chômage massif des jeunes ; le délabrement du réseau routier ; le phénomène des érosions ; la cherté des prestations médicales et les conditions de santé précaires ainsi que l’importation des produits alimentaires de mauvaise qualité », a-t-il rappelé.

En outre, l’école publique congolaise est en déroute entrainant ainsi la recrudescence de la violence dans les grandes villes. Dans le même ordre d’idées, Paul Marie Mpouelé a déploré la montée des antivaleurs. « Le Congo est devenu le pays par excellence de l’immoralité. Le vol, l’escroquerie, le trafic d’influence, l’achat des consciences, la prostitution… sont devenus des vertus. Par contre l’honnêteté, le respect d’autrui et de la chose publique, la conscience professionnelle et la discipline sont désormais classés au rang des vices », a-t-il signifié.

Sur le plan politique, le président du PR a constaté les faits suivants : le consensus politique et l’avancée démocratique instaurés et obtenus au cours des années antérieures sont complétement érodés ; les droits humains sont régulièrement bafoués ; les leaders politiques sont persécutés et le processus électoral est profondément « vicié ». Abordant la situation économique et financière, le conférencier a relevé que le Congo a connu une embellie financière entre 2002 et 2015. Brusquement, a-t-il renchéri, l’espoir des Congolais s’est mué en désespoir. Les fonds dédiés aux générations futures, par exemple, ont été totalement « dilapidés ».

Paul Marie Mpouelé a mis à profit cette occasion pour donner le point de vue de son parti sur le message du président de la République devant le parlement réuni en congrès. Selon lui, trois thèmes ont retenu son attention, à savoir la paix, la sanction et l’humilité.

A propos de la paix, le président du PR pense qu’elle ne se décrète pas ; mais se construit. En ce qui concerne la sanction, Paul Marie Mpouelé a noté que le chef de l’Etat a épousé le point de vue du PR qui conclut qu’une société où la sanction n’est pas pratiquée est une société vouée au désordre, à l’impunité et à l’anarchie. Le conférencier a noté un manque d’humilité chez les hommes politiques congolais.

Parti de l’opposition républicaine, le PR adhère à la proposition du chef de file de l’opposition Pascal Tsaty Mabiala de reporter l’élection présidentielle de 2021 au motif que toutes les conditions ne sont pas réunies pour son organisation.