Congo-inondations : les Etats-Unis promettent une aide de plus de 300 millions F

Cette enveloppe permettra de porter assistance aux victimes des inondations en République du Congo.

 

Suite aux inondations qui ont touchées certaines parties du pays, le Congo a été placé en état d’urgence humanitaire. C’est dans cette optique que les Etats-Unis par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), entend apporter son aide pour soutenir les victimes des récentes inondations. L’annonce a été faite lundi 29 janvier 2024.

Les Etats-Unis fourniront 500 000 dollars, soit environ 302 483 650 FCFA d’aide humanitaire au Congo. « Les Etats-Unis sont aux côtés du peuple congolais qui se remet de ces inondations dévastatrices et se tiennent prêts à fournir une assistance vitale. Le peuple américain est le plus grand donateur d’aide humanitaire à la République du Congo. Depuis octobre 2019, l’Usaid a fourni 17 millions de dollars pour l’aide alimentaire et nutritionnelle ainsi que pour la réponse d’urgence aux inondations », rappelle un communiqué de l’ambassade.

Rappelons que, Depuis la fin de l’année 2023, les fortes pluies et les inondations qui en résultent ont affecté plus de 350 000 personnes dans des communautés situées dans neuf des douze départements de la République du Congo.

Congo-Inondations : vers une aide humanitaire des partenaires

Le bilan des inondations en République du Congo fait état de de dix-sept morts, six disparus, 61842 ménages touchés, 346 000 hectares de terre inondées.

 

Le gouvernement congolais a déclaré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national. La ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa a eu un échange mercredi 3 janvier, à Brazzaville avec les partenaires du Congo. Il s’est agi de présenter la situation à la suite des multiples dégâts causés par les inondations et de parler de l’aide humanitaire à apporter aux victimes.

La ministre Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa a énuméré les besoins dans le cadre d’une réponse humanitaire d’urgence en faveur des victimes de ces inondations qui sont dans les départements de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette, des Plateaux, de Brazzaville et de Pointe-Noire, du Niari et du Kouilou

Les partenaires, pour la plupart les agences du système des Nations unies et des ambassades de différents pays, ont promis de s’impliquer selon les modalités liées à leur fonctionnement sur les délais de décaissement des fonds.

Notons qu’en dehors de l’état d’urgence annoncé, le gouvernement entend débloquer plus de le gouvernement a débloqué plus de deux milliards FCFA pour faire face à la situation.

Pour rappel, les données provisoires évoquées par la ministre Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa à cette occasion font état de dix-sept morts, notamment dans les départements de la Likouala et de la Cuvette, six disparus, 61842 ménages touchés, 346 000 hectares de terre inondées, 361 villages, 36 quartiers des principales agglomérations.

Congo-drame d’Ornano : Denis Sassou N’Guesso reçoit les familles des victimes

Le président de la République est allé mercredi 29 novembre réconforter les victimes du drame du stade d’Ornano.

 

Denis Sassou N’Guesso a reçu dans l’après-midi de mercredi 29 novembre, au Palais du peuple, les familles des victimes du drame du stade d’Ornano. C’était en présence des membres de la cellule de crise dirigée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Il s’agit pour le chef de l’Etat de partager leur douleur et de les réconforter. Il leurs fait des promesses notamment la poursuivre le recrutement des jeunes à Brazzaville en attribuant une place à chaque famille et autres.

« Chers parents, j’ai voulu prendre contact directement avec vous pour vous témoigner à nouveau mon émotion, vous présenter mes condoléances et vous réconforter. Il s’est produit au stade d’Ornano la situation dramatique que nous connaissons avec la perte de nos enfants. Je voulais vous remercier parce que face à ce drame, vous avez adopté une attitude responsable ; votre attitude responsable que la nation entière salue et approuve » a signifié le président de la République.

Le bilan de ce drame fait état de 32 morts et plus de 100 blessées dans la nuit du 20 au 21 novembre, en marge des opérations de recrutement dans les forces armées congolaises.

Des enquêtes sont en cours pour établir des responsabilités sur les plans administratif et judiciaire. Pour le chef de l’Etat, au niveau où sont ces enquêtes « des mesures administratives devraient être prononcées en attendant les conclusions de l’enquête judiciaire ».

Congo : plus de 3 milliards F pour aider 36 000 victimes des inondations

Les Etats-Unis annoncent deux contributions financières supplémentaires pour assister la population victime des inondations au nord du Congo.

 

Une enveloppe de 3,4 milliards de FCFA au Programme alimentaire mondial, c’est la contribution des Etats-Unis au Congo. Cet argent est destiné à assister les populations des victimes des inondations dans la partie septentrionale.

Ce sont plus 36 000 habitants les plus vulnérables, notamment ceux dont l’approvisionnement alimentaire a été affecté par de graves inondations ainsi que les personnes déplacées et les réfugiés. Notons qu’une partie de ce financement soutiendra spécifiquement les femmes enceintes et les nouvelles mères. Elle permettra également de traiter les enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition.

Rappelons que, cette assistance des Etats-Unis fait suite à la demande des autorités congolaises auprès de ses partenaires.

Congo : la Chine fait un don de plus de 290 millions F pour les victimes d’inondations

Ce don fait suite à l’accord de coopération économique et technique signé le 12 juin 2014, entre le Congo et la Chine.

 

La République du Congo a reçu le 11 mars dernier la somme de 296,7 millions FCFA (500 000 dollars américains) de la part de la Chine. Cet argent s’inscrit dans le cadre de l’aide humanitaire d’urgence aux victimes des inondations dans la partie nord de Congo.

Le don fait suite à l’accord de coopération économique et technique signé le 12 juin 2014, entre le Congo et la Chine. Il permettra d’appuyer les opérations d’assistance aux victimes des inondations dans les départements des Plateaux, de la Cuvette, de la Sangha et de la Likouala sinistrés.

La remise du don s’est faite entre l’ambassadeur de Chine au Congo, Mâ Fulin, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, André Poh, en présence de la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa.

Le diplomate chinois a expliqué à cette occasion que son pays suit avec inquiétude l’évolution des catastrophes occasionnées par l’apparition des inondations et est très attristé par les dégâts occasionnés.

Congo-Inondation : plus de 46 000 victimes dans la province du Likouala

Une mission d’évaluation s’est rendue sur les lieux pour s’acquérir de la situation et pour estimer les conséquences humanitaires.

Dans le Nord de la République du Congo, province du Likouala, près de 70 villages et au moins 46 000 personnes sont touchés par des inondations. De fortes pluies qui se sont abattues de façon discontinue dans cette partie du pays ont eu de graves conséquences.

C’est pour toucher du doigt les réalités et faire une évaluation  de la situation humanitaire, qu’une mission d’évaluation gouvernement-Nations Unies s’est rendue sur place. « Les villages des districts de Dongou, Impfondo et Liranga sont inondés au point où ils sont obligés de récolter précipitamment leurs produits des champs, notamment le manioc. Au niveau du marché, certains produits (de première nécessité) se font rares. L’huile de palme par exemple voit son prix galopé : le litre est désormais vendu à 500 francs CFA, alors qu’il coûtait 250 francs CFA avant », a expliqué Clément Essiéké, directeur général de l’action humanitaire au ministère des Affaires sociales.

Les conséquences de ces inondations touchent un peu plus de 70 villages, essentiellement riverains de la rivière Oubangui. Il faut noter que les humanitaires n’ont pas pu couvrir toutes les zones touchées par les inondations. Ils se proposent de mettre en place un plan de riposte dans les plus brefs délais.

Le Nord-Congo connaît de fortes précipitations. Les chiffres officiels de l’année dernière, parlent de 130 000 personnes qui avaient été victimes.

Explosion de Brazzaville : huit ans après, les victimes demandent toujours réparation

Le 4 mars 2012, une explosion dans un dépôt de l’armée au cœur de Brazzaville secoue la ville, faisant des centaines de victimes et plus de 2000 blessés. Les victimes attendent toujours d’être indemnisées.

Les habitants de Brazzaville se sont souvenus ce 4 mars de l’explosion du dépôt de munitions de Mpila qui a officiellement tué 300 personnes et fait quelque 2.300 blessés.

Quelques semaines après cette explosion en 2012, le gouvernement avait alloué une prime de relogement de 3 millions de francs CFA à chaque famille touchée. Ce soutien financier devait être suivi d’autres actions, telles la reconstruction des maisons ou l’indemnisation des parents des victimes. Huit ans plus tard, ces promesses ne sont pas réalisées.

Huit ans après, les victimes attendent toujours d’être indemnisés.

Si certaines réclament la reconstruction de leurs maisons qui ont été rasées lors du désastre, d’autres n’ont toujours pas reçu le dédommagement d’un proche tué dans cette explosion. Nombreux parmi ceux qui ont été blessés disent attendre à ce jour des soins médicaux appropriés. Des amputés lamentent le fait qu’ils n’ont pas reçu de bonnes prothèses.

Pourtant le temps passe vite. Sylvie Mbon, relogée à Kintele, à une quarantaine de kilomètres du centre-ville, est revenue voir les ruines de ce qui autrefois était sa belle maison familiale. « C’est ici que j’ai grandi. Là-dedans, mon père et mon petit frère ont disparu. Nous avons pu retrouver et enterrer les restes de papa, mais pas le cadet », témoigne-t-elle entre deux sanglots.

« Mais je ne pleure pas à cause des disparus, c’est parce que l’Etat nous a abandonnés. Notre maison n’est pas reconstruite et la mort de notre frère n’est pas dédommagée. C’est triste », ajoute-t-elle.

Sylvie n’est pas seule dans son cas.

« C’est l’Etat qui avait stocké ses explosions ici dans un quartier populaire. Nous avons perdu les parents, les maisons et autres biens. Le gouvernement ne dit rien », déplore Alphonse Mobali, une autre victime, habitant le quartier Kanga Mbandji.

Dans le voisinage de l’ancien quartier Mpila rasé par l’explosion, une société chinoise a achevé la construction de quelque 800 logements sociaux. Ce projet, lancé en 2009, a coûté 29,3 milliards de francs CFA à l’Etat congolais.

Mais ces nouvelles maisons ne sont toujours pas occupées.

Elles coûtent trop cher, entre 14 et 42 millions de francs CFA, selon l’une des agences immobilières qui les gèrent. Selon la loi, les victimes du drame du 4-mars sont prioritaires pour l’occupation de ces logements sociaux.

« Ils savent que nous n’aurons jamais les fameux 40 millions pour accéder à ces maisons. Elles sont là, elles traînent », fait constater Sylvie Mbon.

Un montant hors de portée en effet si on considère qu’en République du Congo un homme gagne en moyenne 119 000 francs CFA par mois – et une femme beaucoup moins, soit 60 000 francs – selon un rapport de la Banque mondiale datant de 2017.

En juin 2013, les autorités ont organisé un procès qui a abouti à la condamnation de six personnes dont un officier supérieur, le colonel Marcel Ntsourou, condamné à cinq ans de travaux forcés. Un verdict qui n’avait pas totalement satisfait les victimes, car sur le civil, la justice ne s’était pas prononcée sur des indemnisations.

Le gouvernement avait pris en charge les obsèques des personnes décédées dans cette explosion, et l’inhumation avait eu lieu dans un cimetière spécial au centre-ville. Les premières années, un hommage officiel a été réservé à leur mémoire. Depuis deux ans, ce rituel n’est plus observé.

Le collectif « Entre Elles » vole au secours des victimes des inondations

Le collectif Entre Elles et la Fondation Chancel Gatsoni ont lancé, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux une campagne de crowdfunding afin de récolter la somme de mille cinq cents euros, environ un million de FCFA, pour venir en aide aux victimes des pluies torrentielles et inondations qui ont frappé Brazzaville en début de ce mois.

Ce geste, qui s’inscrit dans la volonté des deux associations d’apporter assistance aux victimes dont certains n’ont plus de toit, permettra de mettre du baume dans les cœurs de ces familles qui saignent. « L’idée est de venir en aide à des familles touchées par ces intempéries mais, au-delà de cet humble geste, on veut sensibiliser nos compatriotes à ce qui se passe autour de nous et à l’importance de l’entraide. Le fait de ne pas résider en Congo ne nous désengage pas, nous sommes tous concernés par ce qui se passe chez nous et touchés par ce que nos oncles, frères ou cousines vivent en étant à Brazzaville », a souligné Noellie Ngombe, présidente du collectif « Entre Elles ».

Cette opération de crowdfunding, qui prendra fin au mois de mars, servira à aider les sinistrés de Brazzaville à travers une distribution de kits de premier secours, des matelas, des sacs de ciment, etc. Une fois le montant récolté, les bénévoles des deux associations se rendront sur le terrain auprès des victimes des quartiers Talangai, la Base et Mfilou, pour procéder à la distribution en collaboration avec les mairies et les chefs des quartiers. « Afin de bien faire les choses, nous définirons en amont les dates et les points de distribution qui seront ensuite communiqués aux populations. Car on ne peut pas se poster à n’importe quel coin de rue pour procéder à la distribution des biens », a indiqué Noellie Ngombe.

Notons que cette initiative personnelle et citoyenne que posent ces associations est une suite logique des actions qu’elles ont déjà eu à mener. En effet, le collectif Entre Elles a accompagné plus de quarante femmes, puis a organisé une collecte de serviettes hygiéniques et les a distribuées aux collégiennes de Nganga-Edouard à Brazzaville. «Nos actions sur le long terme seront plus fréquentes et se feront à travers un lieu physique, telle une maison de la Femme où chacune viendra consulter un médecin, une avocate ou une notaire, ce qui se fait déjà aujourd’hui à travers le site web du Collectif www.entreellescongo.com », a-t-elle ajoutée.

Le Collectif Entre Elles accompagne et aide les femmes congolaises dans leurs démarches administratives, professionnelles ou médicales. C’est un ensemble de femmes bénévoles qui ne travaille pas avec les institutions publiques au Congo. Prière de cliquer le lien suivant : https://bit.ly/37eKV5f  si vous voulez participer à cette collecte.

Crise humanitaire : le sujet fait polémique au Congo

Les opposants jugent cette gestion hasardeuse la façon dont l’Etat gère la crise humanitaire, parce que, affirment-ils, le gouvernement ne dispose ni de plan ni de stratégie.

Une plateforme des formations d’opposition dénommée « Convention des partis républicains » (COPAR) s’est dite peu satisfaite mercredi 22 janvier de la façon dont les autorités gèrent la crise humanitaire causée par les pluies à l’origine des inondations qui ont affecté environ 200 000 personnes à travers tout le Congo.

L’envoi des bateaux chargés des vivres et non vivres pour assister les victimes des inondations au nord du pays est simplement un pilotage à vue, selon Christ Antoine Walembeaud, coordonnateur par intérim de la Convention des partis républicains. Pour lui, le gouvernement n’a jamais monté un plan ni élaboré une politique ou une stratégie devant permettre de gérer les catastrophes naturelles.

« À ce jour, personne ne connaît le contenu d’une stratégie (gouvernementale) de gestion des catastrophes naturelles. Nous constatons qu’il n’y a aucune réponse idoine par rapport à l’enjeu qui est là. On essaie de tout justifier par le réchauffement climatique. Mais, gouverner c’est prévoir. La communication du gouvernement sur cette question est chaotique », a dénoncé M. Walembeaud.

L’opposant a souhaité qu’un fonds permanent d’assistance des victimes des catastrophes soit mis sur pied. « La critique de l’opposition est non fondée », répond Antoinette Dinga Dzondo, ministre en charge de l’Action humanitaire. « Le Congo dispose d’un plan de contingence depuis 2016. Celui-ci est en train d’être mis à jour par rapport à l’ampleur des inondations de cette année », a-t-elle expliqué avant de conclure : « Notre plan de contingence et le mécanisme humanitaire ont été élaborés avec des urgentistes ».

Congo : 260 tonnes de vivres et non vivres pour les victimes d’inondations

Les autorités congolaises ont lancé mardi la réponse humanitaire en faveur de quelque 180.000 victimes des inondations dans les régions nord du pays.

La cargaison qui a quitté le port fluvial de Brazzaville transporte des médicaments, des vivres et des non-vivres. 260 tonnes de vivres et non vivres embarqués mardi au port de Brazzaville, c’est le cadeau de Noël pour les 180.000 victimes des inondations dans le nord du pays. Il s’agit d’une centaine de cartons de médicaments de première nécessité, les savons, les nattes ou les sceaux.

On remarque également sur la barge qui a quitté le quai de la sardine, du riz, de l’huile et du sel. Le bateau va parcourir plus de 1.000 km jusqu’à Betou, dans la Likouala.

La ministre en charge de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a assisté au départ du bateau dont le voyage, supervisé son directeur de cabinet, pourrait durer un mois. « Et là-dedans nous avons 260 tonnes de vivres et non-vivres. Et pour avoir tous ces vivres, ce n’était pas facile. Les équipes qui partent sont constituées de gens formés ».

Mme Dinga Dzondo a précisé que les équipes embarquées sur le bateau ne travailleront pas seules lors de la distribution de l’aide. « Sur place, ces équipes vont trouver des ONG et la Croix-Rouge qui va nous aider. C’est le bateau qui part, à partir de cet après-midi nous allons charger les camions qui partent par la route. Sur le bateau nous avons six équipes, et par la route nous avons sept équipes, soit 13 équipes qui vont se déployer », a-t-elle souligné.

Le gouvernement qui avait lancé un appel à l’aide à la communauté internationale a pu réunir 400 millions de francs CFA pour organiser cette première réponse humanitaire. Elle va viser 30 ménages dans 21 districts des Plateaux, de la Cuvette et surtout de la Likouala où on compte le plus de victimes des inondations.