Congo : plus de 2,4 milliards F pour les sinistrés des inondations

Le conseil des ministres a décidé de débloquer cet argent pour porter assistance aux victimes des inondations survenues en 2023.

 

Environ 237 566 personnes ont été affectées par les inondations en République du Congo en cette année 2023. Le sujet sur les inondations et des victimes de cette catastrophe était au centre des échanges du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 27 décembre 2023. Les ministres vont immédiatement débloquer la somme de 2 419 500 000 FCFA, pour assister les sinistrées des inondations survenues cette année.

« Notre pays a, malheureusement, déploré treize décès survenus dans les départements de la Likouala, Brazzaville et Pointe-Noire, et compte six personnes portées disparues à ce jour », précise le compte rendu du Conseil des ministres.

Selon les experts, les précipitations enregistrées dans les départements de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette, des Plateaux, de Brazzaville et de Pointe-Noire sont deux fois plus importantes sur la période que la moyenne saisonnière habituellement connue.

« Cette situation est à l’origine des inondations totales connues par 261 villages en zone rurale et par 36 quartiers situés dans les grandes agglomérations de notre pays. 237 566 personnes ont été affectées par ces calamités ; 346 099 hectares de superficie ont été inondés tandis que 2 292 hectares de terres cultivées ont été inondés », conclu le Conseil des ministres.

Congo-explosion de Mpila : dix ans après, les sinistrés attendent toujours de l’aide

Le 4 mars 2012, le quartier Mpila à l’est de Brazzaville était soufflé par des explosions qui ont fait près de 300 morts, plus de 3 000 blessés dont 114 invalides, et 17 000 sans-abris.

 

Dix ans après l’explosion de Mpila, de nombreux sinistrés attendent réparations. Le 4 mars 2012, le quartier Mpila à l’est de Brazzaville était soufflé par des explosions qui ont fait près de 300 morts, plus de 3 000 blessés dont 114 invalides, et 17 000 sans-abris dont la plupart n’ont toujours pas trouvé un logement décent.

Paul est un sinistré de Mpila. Avant l’explosion, il vivait avec sa famille dans une maison de plusieurs pièces. Il n’en reste qu’un pan de mur lézardé où sont accrochées des cornes de buffles. Depuis, il a bâti un hangar pour abriter les siens : « Ça fait quand même mal, dit-il. On est obligés de rester (dans ces conditions) jusqu’à la réparation. C’est déplorable parce que lorsqu’il y a des intempéries, ça suinte un peu partout. On n’est pas habitués. Je suis venu à Brazzaville en 1969 et je n’avais jamais connu un hangar. Je l’ai connu juste après le 4 mars 2021. C’est compliqué », se plaint ce chef de famille.

Pas de toiture, ni porte, ni fenêtre

Le hangar de Paul est au pied de la maison d’un niveau appartenant à un voisin. Sans toiture, ni porte, ni fenêtre, cette bâtisse détruite par les explosions ressemble à la plupart des maisons du quartier qui attendent d’être réparées. Défenseur des droits de l’homme, Trésor Nzila pense que l’État a trop traîné pour reloger dignement les sinistrés de Mpila : « Dix ans après, le gouvernement congolais est incapable de trouver une réponse durable et satisfaisante à la situation du 4 mars. Nous comprenons que les priorités sont ailleurs », dénonce-t-il.

Au titre de l’année 2022, l’État a prévu de débourser six milliards de francs CFA, contre un milliard l’an dernier. Une goutte d’eau dans l’océan pour le Collectif des sinistrés qui estime toutes les réparations à 233 milliards. Bruno Ossété préside le Collectif des sinistrés de Mpila, il se bat depuis la catastrophe pour que l’Etat verse ces fonds : « Cela a été pénible. Il y a beaucoup de gens qui ont perdu leur vie parce qu’ils ont perdu en fait leur dignité. Quelqu’un qui s’est retrouvé en train de squatter chez un cousin, chez un ami ne peut pas squatter chez quelqu’un pendant plus de dix ans ! Là, le moral est généralement atteint et ça a été très pénible. Après une discussion assez franche avec le gouvernement, il y a eu des résolutions qui ont donc été prises concernant les six milliards qui avaient été prévus par le gouvernement sur l’année 2022. »

Aller jusqu’au bout du paiement

« Il faut se dire, poursuit Bruno Ossété, qu’il y a autour de 11 000 parcelles impactées, donc les sommes données sont assez dérisoires. Et justice ne sera rendue que lorsqu’on aura payé de manière définitive tout le dossier, parce que quand on paye, là on ne paye pas tout le monde. Donc, il faut plutôt maintenir le rythme de payer pour que l’espoir renaisse et également qu’on aille jusqu’au bout du paiement ». En 2013, six militaires ont été condamnés pour « incendie volontaire et atteinte à la sûreté de l’État ».

Congo-inondations : 400 000 dollars pour plus de 10 000 sinistrés

Les Etats-Unis entendent ont annoncé venir en aide aux victimes des inondations de la République du Congo à hauteur de 400 000 dollars.

 

Plus de 10 000 personnes sinistrées des inondations recevront une aide des Etats-Unis. Ladite aide s’élèvera à 400 000 de dollars.

« L’enveloppe des Etats-Unis, pour secourir les victimes d’inondations, fournira une assistance en eau potable, en assainissement et hygiène à plus de 10 000 personnes touchées », souligne un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Congo rendu public le 3 février, à Brazzaville.

Notons que l’annonce de l’aide de 400 000 dollars, a été faite par la sous-secrétaire d’état adjointe des Etats-Unis aux Affaires de l’Afrique centrale, Amy Holman, lors de sa réception par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Cet élan de solidarité est, en effet, une réponse à l’appel lancé en décembre dernier par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, à la communauté internationale pour aider les milliers de personnes ayant perdu, entre autres, des habitations.

Il y a quelques jours, la ministre a effectué des descentes dans certaines localités inondées du nord Congo pour apporter les vivres et non vivres aux victimes des inondations. L’ensemble de la population concernée n’est pas encore atteint, l’action se poursuit à mesure que les partenaires apportent leur assistance.

Congo : un baobab tombe et cause la mort d’une personne et des blessés

Un mort, des blessés et des sinistrés enregistrés après qu’un baobab soit tombé dans la nuit du 7 au 8 décembre dans le sixième arrondissement de Talangaï à Mpila.

 

Dans le sixième arrondissement de Talangaï, à Mpila, un baobab est tombé dans la nuit du 7 au 8 décembre 2021. Le bilan fait état de d’un mort, des blessés et des sinistrés. Les services du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire ont été à pied d’œuvre pour la prise en charge d’urgence.

Sur les lieux du sinistre, près du port de Yoro dans la matinée du 8 décembre, l’atmosphère est lourde. On peut entendre des pleurs des victimes ayant perdu leurs habitations ou ayant eu des parents blessés admis à l’hôpital. Le décès annoncé d’une des victimes a amplifié la consternation de la population inconsolable.

La délégation du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, conduite par le directeur de cabinet, Eugène Ikounga, est arrivée sur place pour faire le constat et déterminer les solutions d’urgence. Comme solution d’urgence, on cite la prise en charge des blessés admis au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, ainsi qu’à l’hôpital militaire Pierre-Mobengo.

La nuit même du sinistre, les services de la sécurité civile (sapeurs-pompiers) sont intervenus pour sortir les victimes des décombres, transporter les blessés dans les hôpitaux. En fonction du constat fait sur le terrain, un plan élargi va définir les modalités de prise en charge des sinistrés.

Congo : la police disperse une marche des sinistrés des explosions de Mpila

Plusieurs dizaines de victimes des explosions d’un dépôt de munitions de l’armée en 2012, ont été empêchées de manifester mardi 7 décembre par la police.

 

La police a dispersé mardi 7 décembre à coups de gaz lacrymogènes, une marche des sinistrés des explosions de Mpila. Ils étaient plusieurs dizaines de victimes qui sont descendues dans les rues.

Leur marche pacifique devait partir de l’hôpital de base de Talangaï  et se terminer au rond-point dit Ebina environ 500 mètres plus loin. Mais, cette zone a été quadrillée par plusieurs unités de police qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

A leur tour, les sinistrés ont brûlé les pneus et répondu par des jets de pierres. La plupart des sinistrés, qui dorment essentiellement dans les baraques depuis les explosions de mars 2012, réclament la reconstruction de leurs maisons détruites. « Nous sommes descendus dans la rue dans le seul but de marcher et réclamer nos droits, s’indigne une femme en colère. Nous demandons à l’Etat de reconstruire nos maisons ou de nous donner de l’argent pour qu’on le fasse nous-mêmes ! ».

Venu habiter Mpila il y a quelque temps, Arnaud Nzamba soutient les sinistrés. « C’est normal qu’ils réclament ! Ça fait longtemps qu’ils attendent qu’on leur (rembourse) leur maison… Ils ont le droit de manifester ! »

Les explosions du dépôt d’armes et de munitions de l’armée à Mpila le 4 mars 2012 avaient fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et plus de 17.000 sans-abris.Régulièrement les rescapés manifestent pour réclamer des indemnités.

Interpellé récemment par le Parlement sur ce sinistre, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a déclaré que 5 à 10 milliards de FCFA pouvaient inscrits au budget,  tout en reconnaissant que ce montant n’était pas suffisant pour régler le problème, estimé à quelque 100 milliards de francs CFA.

Congo- Madingou : des pluies diluviennes font de nouvelles victimes

Les dernières fortes pluies qui se sont abattues sur la localité ont en effet causé plusieurs dégâts au quartier Mboukoudou.

 

Huit personnes blessées et sur le plan matériel des toitures d’habitations emportées, des maisons effondrées, des documents d’état civil détruits ce sont entre autres les dégâts enregistrés après les fortes pluies qui se sont abattues dans la localité de Madingou.

Le préfet du département de la Bouenza, Jules Monkala Tchoumou, a mis à la disposition de quelques ménages des kits alimentaires et scolaires. Ce geste vient permettre à ces sinistrés de tenir en attendant le soutien du gouvernement.

La localité de Madingou enregistre environ quatre cents sinistrés qi dorment soit à la belle étoile ; d’autres ont trouvé refuge chez les voisins ou parents. Le maire de Madingou, Simone Bakoumina, a lancé un SOS aux organisations non gouvernementales.

Congo : le bateau humanitaire d’aide aux sinistrés des inondations est de retour à Brazzaville

Parti de la capitale pour porter assistance aux victimes des inondations dans le nord du pays, le bateau humanitaire est revenu à Brazzaville le 21 janvier 2021

Le chef de mission de l’assistance humanitaire, Christian Aboke-Ndza  par ailleurs directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales fait savoir que plus de 16 000 ménages sur 180.000 initialement enregistrés ont été servis dans le cadre de cette opération. Ils ont bénéficié des kits de réhabilitation des infrastructures sociales de base endommagées, les centres de santé intégrés et les médicaments de première urgence et les kits scolaires

La mission s’est déportée sur deux axes, l’un terrestre et l’autre fluvial. Le premier concernait notamment les localités de Mokéko et Pikoumda dans le département de la Sangha et Tokou dans la cuvette et le second, les localités Mpouya, Makotipoko dans le département des Plateaux ; Mossaka, Bokoma, Loukoléla dans la cuvette et Liranga. Aussi, Imppfondo, Epéna, Dongou, Bouaméla dans la Likouala.

Le chef de la délégation admet que tout le monde n’a pas été satisfait : « Nous avons identifié les besoins pressants sur lesquels nous devons agir car l’assistance ne devrait pas couvrir l’ensemble des besoins de la population », le reste de besoins seront assurés par le focus groupe pour l’éducation initiale, poursuit-il.

Kakamoeka : les sinistrés reçoivent des dons

Plusieurs familles vulnérables du village de Louvoulou, district de Kakamoeka, ont reçu des vivres de la part du ministre des affaires sociales.

Le dimanche 6 décembre 2020, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a fait un don de vivres et autres aux sinistrés du village Louvoulou. « Ce que nous avons reçu nous réconforte, surtout les vivres en mois de décembre », a indiqué Jacqueline Pemba une des sinistrées ayant reçu le don.

Le 8 novembre dernier, en effet, une pluie diluvienne s’est abattue sur le village. Elle a occasionné la montée des eaux. Les habitations ont été inondées, les populations se sont retrouvées sans abri. C’est donc pour leur venir en aide que la ministre Antoinette Dinga Dzondo a apporté  cette aide humanitaire.

Congo-inondations : au moins 35000 sinistrés seront assistés par le PAM

Plus de 80 000 personnes dans le Nord de la République du Congo sont touchés par des inondations causées par les pluies diluviennes.

Ces inondations touchent six districts du département de la Likouala, soit une centaine de villages sur une superficie estimée à 515 kilomètres carrés. Dans cette zone, au moins 250 hectares de terres cultivables sont inondés, ce qui explique la rareté et la hausse des prix des produits de base.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé un financement pour les premières distributions d’urgence. « Si les choses restent en l’état où elles sont aujourd’hui, c’est-à-dire si les pluies diluviennes continuent et provoquent la sortie du fleuve de son lit, quand nous parlons de 83 000 personnes touchées, ce sera certainement 100 000 dans les jours qui viennent », a Josias Gautier Massamouna, assistant aux programmes du Programme alimentaire mondial, après avoir bouclé une mission de terrain.

Le gouvernement a déjà décrété l’état d’urgence humanitaire et a appelé les partenaires à l’aide. Le PAM va débourser 1 million de dollars pour assister au moins 35 000 sinistrés. C’est du moins ce qu’a affirmé son représentant Jean-Martin Bauer.

« Ce montant d’un million de dollar permet de déclencher ce qu’il faut pour lancer la riposte. Mais, il faudrait beaucoup plus. Donc, ce qu’il faudrait, c’est que les partenaires prennent conscience de cet appel du gouvernement », a expliqué Bauer.

Notons qu’en février dernier, les autorités gouvernementales avaient affirmé que les inondations, enregistrées en 2019, avaient touché plus de 200 000 personnes sur l’ensemble du pays.

Congo-Inondation : plus de 46 000 victimes dans la province du Likouala

Une mission d’évaluation s’est rendue sur les lieux pour s’acquérir de la situation et pour estimer les conséquences humanitaires.

Dans le Nord de la République du Congo, province du Likouala, près de 70 villages et au moins 46 000 personnes sont touchés par des inondations. De fortes pluies qui se sont abattues de façon discontinue dans cette partie du pays ont eu de graves conséquences.

C’est pour toucher du doigt les réalités et faire une évaluation  de la situation humanitaire, qu’une mission d’évaluation gouvernement-Nations Unies s’est rendue sur place. « Les villages des districts de Dongou, Impfondo et Liranga sont inondés au point où ils sont obligés de récolter précipitamment leurs produits des champs, notamment le manioc. Au niveau du marché, certains produits (de première nécessité) se font rares. L’huile de palme par exemple voit son prix galopé : le litre est désormais vendu à 500 francs CFA, alors qu’il coûtait 250 francs CFA avant », a expliqué Clément Essiéké, directeur général de l’action humanitaire au ministère des Affaires sociales.

Les conséquences de ces inondations touchent un peu plus de 70 villages, essentiellement riverains de la rivière Oubangui. Il faut noter que les humanitaires n’ont pas pu couvrir toutes les zones touchées par les inondations. Ils se proposent de mettre en place un plan de riposte dans les plus brefs délais.

Le Nord-Congo connaît de fortes précipitations. Les chiffres officiels de l’année dernière, parlent de 130 000 personnes qui avaient été victimes.

Inondations : plus de 200 000 sinistrés enregistrés

Le plan d’urgence de 30,5 millions de dollars élaboré par les humanitaires n’a reçu jusque-là qu’une contribution de 7 millions de dollars.

Les pluies n’ont pas encore cessé de tomber au Congo, le gouvernement ne comptabilise pas moins de 213 000 sinistrés des inondations. Après le Nord, Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales agglomérations du pays sont touchées à leur tour.

La trentaine révolue, Magui, a fui sa maison du sixième arrondissement pour se retrouver dans une famille d’accueil. Ce week-end, elle est revenue visiter sa maison qui ne ressemble à plus rien. « Ça fait deux mois que ma famille et moi sommes partis de la maison, témoigne-t-elle. Nous l’avons retrouvée totalement vide : tout a été emporté par les eaux de pluie. »

Magui fait partie des milliers des sinistrés de Brazzaville enregistrés par le gouvernement, qui en a recensé d’autres à Pointe-Noire, la capitale économique. À travers le pays, leur nombre a considérablement augmenté, selon Christian Aboké-Ndza, directeur de cabinet au ministère de l’Action humanitaire. « Les évaluations que nous avons réalisées ici, à Brazzaville et à Pointe-Noire, nous poussent aujourd’hui à dire qu’on est passés de 170 000 à 213 000 personnes sinistrées. Les sinistres sont réels. »

Sur le terrain, le Programme alimentaire mondial apporte une assistance depuis que le gouvernement a décrété l’état de catastrophe naturelle.

« Le PAM a déjà distribué plus de 1 890 tonnes de produits alimentaires à plus de 115 000 personnes, indique Jean-Martin Bauer, représentant du PAM au Congo. Nous avons également distribué plus de 200 millions de francs CFA (plus de 300 000 euros, NDLR) via un système de transferts monétaires. »

Les humanitaires estiment que l’ampleur de la crise et sa durée dans le temps ont été sous-estimés.

Brazzaville : effondrement d’une partie de la corniche surplombant le fleuve Congo

Une partie de la corniche qui surplombe le fleuve Congo s’est effondrée jeudi à Brazzaville après des fortes pluies, suscitant une polémique sur la qualité des travaux inaugurés en février 2016.

Accotements et trottoirs  affaissés, bitume fissuré, lampadaire renversé : dans ce quartier-vitrine de la capitale de la République du Congo, les dégâts étaient visibles sur environ 500 mètres, entre le centre-ville et le pont à haubans du 15-Juin inauguré en février 2016.

Le ministre en charge des Travaux publics Jean-Jacques Bouya s’est rendu sur place, sans faire de déclarations.

La police militaire interdisait la circulation sur deux kilomètres environ. De nombreux Brazzavillois ont immédiatement remis en cause la qualité des travaux réalisés par la société chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC).

« Nous constatons maintenant que le travail a été mal réalisé parce que la route s’est effondrée comme un biscuit », se désole un fonctionnaire anonyme.

« On nous disait qu’ici tout était fait selon les règles de l’art. Mais, là on vient de nous démontrer que ce n‘était pas sérieux », regrette un passant, Arthur Ngoma.

« L‘éboulement de la corniche me fait mal. C’est un endroit où tout le monde venait se distraire. C’est regrettable ».

Rendus aux seuls piétons les dimanches, la corniche et le pont sont vite devenus un haut-lieu de promenades fréquenté par des milliers de personnes les fins de semaine.

La délégation de l’Union européenne à Brazzaville a déclaré sur Twitter qu’elle « s’associe à la consternation des Brazzavillois ».

Plusieurs quartiers touchés

« Lieu de retrouvailles, de détente, de loisirs et de pratique du sport, c’est tout un symbole du vivre ensemble qui s’effondre. Nous espérons qu’aucune victime ne soit à déplorer », a ajouté la délégation de l’UE.

La corniche et le pont avaient été inaugurés en février 2016, juste avant l‘élection présidentielle qui avait conduit à la réélection du président Denis Sassou Nguesso.

Plusieurs quartiers de Brazzaville sont touchés par les conséquences des pluies, qui ont aussi provoqué de spectaculaires ensablements.

Dans l’intérieur du pays, des dizaines de milliers de personnes sont aussi victimes des inondations.

Le gouvernement, avec l’appui des organisations humanitaires, tente d’assister quelque 180.000 sinistrés habitant essentiellement le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui (nord).

Inondations au Congo: 3000 personnes fêtent nouvel an loin de chez elles

Ces sinistrés ont fui leurs maisons détruites ou envahies par le sable et qui se disent abandonnés, demandent aux autorités de voler à leur secours.

Victimes de coulées de boue et d’ensablement causés par les pluies de ces dernières semaines, au moins 3 000 personnes sinistrées du quartier Ngambio la Base à l’ouest de Brazzaville passent la fête du Nouvel An loin de chez elles.

Maisons d’habitations cassées, bien d’autres avec des ouvertures coincées par le sable, voitures ensevelies jusqu’au toit, arbres fruitiers détruits : le quartier Ngambio la Base présente le visage d’un village abandonné et surtout oublié, d’après l’un de ses responsables qui affirme avoir enregistré au moins 3 000 sinistrés forcés d’aller trouver refuge ailleurs.

« Pour le moment, je suis en train de résister, mais chez mes voisins il n’y a plus personne. Mon frère d’à côté est parti parce que son mur (de clôture, ndlr) est tombé et sa maison ensevelie », raconte ce chef de quartier.

Sur la principale avenue, le sable est monté jusqu’à trois voire quatre mètres de hauteur. Très entreprenants, des jeunes adolescents pelles à la main travaillent à désensabler les pompes de l’unique station-service du coin. « Pour ce travail on nous paie chacun 6 000 francs par jour et 3 000 francs la demie journée », semble se satisfaire un jeune.

Si les autorités et les humanitaires s’organisent pour apporter de l’aide à 180 000 personnes sinistrées des inondations le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui au nord, au quartier Ngambio la Base cette aide se fait encore attendre.

« Nous avons vraiment besoin de l’aide parce que nous (populations, ndlr) souffrons énormément. Aujourd’hui il y en a qui sont rentrés au village d’autres se réfugient sur les toits des maisons. Nous souffrons vraiment », se plaint une ménagère.

A Brazzaville aucun autre quartier n’est plus frappé que Ngambio la Base par les coulées de boue et l’ensablement.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a déclaré mardi soir dans son message de vœux que « 2020 prend le relais dans un contexte de crise économique et financière de moins en moins exacerbée et des calamités naturelles sans précédent consécutives aux dérèglements climatiques. En 2020, a-t-il ajouté, la crise sera toujours présente, mais l’étau va de plus en plus se desserrer avec le redressement progressif des équilibres macroéconomiques. »

Sinistrés des inondations au Congo : la Chine fait un don de plus de 300 millions FCFA

Les documents ont été paraphés par l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, et le secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères, Cyprien Sylvestre Mamina, en présence de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

La première enveloppe d’une valeur de 500.000 dollars, soit 300.264.955 francs CFA provient de la Croix-Rouge chinoise et permettra d’aider les sinistrés des inondations dans les départements touchés, en leur apportant, entre autres, des couvertures, des couettes et des draps. Quant à la seconde, don du gouvernement chinois, estimée à 2.000.000 de yuans, soit 170.940.171 francs CFA, elle vise à soutenir l’amélioration des conditions de travail et de renforcement des capacités du ministère congolais des Affaires étrangères.

Pour le diplomate chinois, les dons offerts s’inscrivent dans le cadre des liens séculaires d’amitié et de coopération qui existent entre son pays et le Congo. « Ces gestes témoignent de l’excellence des relations » entre Pékin et Brazzaville, a-t-il déclaré, ajoutant que même si la Chine fait actuellement face à des moments quelque peu difficiles, aucune chose ne pourra arrêter son élan de solidarité.

L’ambassadeur Ma Fulin a, par ailleurs, annoncé l’octroi par son pays en 2020 d’une aide d’un montant de 34,1 milliards de francs CFA, sans contrepartie du gouvernement congolais. S’y ajoute le décaissement d’une somme de 3 millions de dollars devant permettre de porter secours aux sinistrés des inondations en collaboration avec le Programme alimentaire mondial.

« Par ce portefeuille important, nous voulons exprimer à nos amis congolais que la Chine et son peuple restent toujours à leurs côtés », a-t-il dit.

Dans son intervention, la ministre des Affaires sociales a salué la Chine qui s’est distinguée par « la promptitude dans sa réponse » pour venir en aide aux victimes des inondations au Congo. « Veuillez transmettre aux autorités chinoises notre gratitude », a-t-elle indiqué, promettant de « faire bon usage » du don reçu.

Antoinette Dinga Dzondo a évoqué des besoins qui restent encore « énormes » malgré les efforts fournis par le gouvernement pour aider des milliers de personnes affectées par les inondations.

Congo : 150 000 personnes touchées par les inondations

Les départements les plus affectés par ces inondations sont entre autres Plateaux (centre), la Cuvette et la Likouala (nord).

Les autorités gouvernementales estiment que les inondations causées par les pluies qui tombent sans répit ont déjà touché 150 000 personnes notamment dans les départements des Plateaux (centre), la Cuvette et la Likouala (nord). Brazzaville la capitale n’est pas épargnée : la pluie qui est tombée dans la nuit de vendredi à samedi a renforcé les dégâts au quartier la Base, de l’autre côté de l’aéroport, où les populations affectées appellent les autorités à l’aide.

La principale avenue qui traverse le quartier la Base est méconnaissable : on n’y voit plus le bitume, mais seulement du sable entraîné par les eaux de pluies. Les automobilistes ne s’y aventurent plus.

Dans la rue adjacente, Parfaite, une mère d’enfants, la cinquantaine révolue, multiplie des efforts pour vider sa maison dont la plupart des ouvertures sont bloquées par l’ensablement. Elle demande aux autorités de voler à son secours.

« C’est à l’État que revient la charge de nous gérer, vous et nous. Sans nous, ce pays ne marcherait pas. Il faut qu’il y ait de l’aide. Que les autorités nous aident », lance-telle.

Ses voisins immédiats sont désemparés et ne savent pas à quel saint se vouer. « Nous sommes à l’abandon et après on dit : vivons ensemble. Peut-on vivre ensemble dans cet état, pendant que de nombreuses personnes, des retraités y compris, ont perdu leurs maisons ? », se lamente un habitant de la Base.

« Nous sommes là et essayons de résister parce que si nous quittons le quartier, il y a des voleurs qui viendront pour voler les tôles sur nos maisons. Donc, nous sommes obligés d’y rester », affirme un autre.

Selon la météo les pluies vont continuer à tomber jusqu’à fin décembre. Officiellement, 150 000 personnes affectées par les inondations à travers le pays attendent une aide conséquente de la part des autorités qui ont décrété l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire.

Congo : près de 100 000 sinistrés enregistrés après les inondations

Un bilan qui a été revu à la hausse et il a été donné par des sources humanitaires et le ministère congolais des Affaires sociales.

Le bilan des inondations au Congo a été revu à la hausse. Selon des sources humanitaires, le ministère congolais des Affaires sociales estime, le 26 novembre, désormais à 100 000 le nombre de personnes sinistrées. Il était de 50 000 la semaine dernière.

Outre la Likouala où l’on recensait jusqu’à présent les dégâts les plus importants, plusieurs localités du centre  s’avèrent également sévèrement touchées. En cause, de très fortes pluies qui ont fait sortir l’Oubangui et le fleuve Congo de leur lit. Les autorités congolaises n’ont pour le moment communiqué aucun bilan des pertes en vies humaines. La semaine dernière, la presse progouvernementale congolaise faisait état de trois morts.

Des axes de communication impraticables

Les difficultés qu’il y a d’évaluer les dégâts dans des zones où la montée des eaux rend impraticables certains axes de communications et la durée de cet épisode de pluie torrentielle expliquent la difficulté d’établir un bilan. Pour Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) dans le pays, « la situation dure déjà depuis quelques semaines. Elle était au début concentrée au niveau de la vallée de l’Oubangui. Il était donc sorti de son lit déjà au mois d’octobre et le temps passant, il y a maintenant des impacts dans la zone centrale du pays. Donc, en plus de la Likouala où il y avait 50 000 personnes affectées, ce qui a de nouveau, c’est que la cuvette et les plateaux sont eux aussi affectés, notamment dans la cuvette. On nous a communiqué aujourd’hui une estimation de 30 000. »

Confrontées à de graves difficultés financières, les autorités congolaises ont lancé la semaine dernière un appel aux organisations humanitaires. Personnes déplacées, maisons dévastées ou récoltes détruites, les besoins sont importants et l’aide s’organise peu à peu, précise Jean-Martin Bauer, « on a fait partir une barge de Brazzaville samedi avec 740 tonnes de vivres, puis aussi des médicaments et autre chose. Cela devrait nous permettre de couvrir une grande partie des gens affectés dans la Likouala. Maintenant, le défi c’est de passer à l’échelle pour aussi couvrir les autres besoins dans le centre du pays. C’est vrai que c’est très compliqué »

Un épisode de crues exceptionnel

Si les inondations sont récurrentes dans le pays, cet épisode reste exceptionnel. Du jamais vu depuis plus de 20 ans, selon les villageois des zones sinistrées. « C’est vrai que les inondations sont récurrentes dans la vallée des fleuves Congo et de l’Oubangui, explique encore Jean-Martin Bauer du PAM. Mais celles qui ont lieu cette année sont exceptionnelles. J’étais dans la Likouala la semaine dernière et les personnes avec lesquelles j’ai pu m’entretenir ont fait la comparaison entre cette année avec les inondations de 1999 et 1962. Cela fait au moins 20 ans qu’il n’y a pas eu d’inondations comme ça au Congo. C’est un phénomène exceptionnel. ».

Inondations au Congo : au moins 50 000 personnes sinistrées enregistrés

De fortes pluies qui se sont abattues au Congo, ont fait plusieurs sinistrés, une situation qui a conduit le gouvernement a décrété l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire.

Le Congo a enregistrés au moins 50 000 sinistrées suite aux inondations provoquées par de fortes pluies. Face à cette situation, le gouvernement du Congo à décréter « l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire ». « Environ 50 000 personnes, qui se trouvent dans les localités […] situées le long du fleuve Congo, sont en état de détresse », a déclaré à la radio publique, jeudi 21 novembre, le ministre de la communication, Thierry Moungalla, rendant public un compte rendu du conseil des ministres.

Ces inondations seraient à l’origine de plusieurs pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Il faut tout de même noter qu’aucun chiffre officiel n’a été révélé.

« D’énormes pertes de moyens de subsistance des populations (plantations, bétail, volailles, réserves alimentaires) et la recrudescence de certaines maladies » ont été aussi enregistrées, a ajouté Moungalla : « Compte tenu de l’ampleur de cette situation, le gouvernement […] déclare l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire dans les départements de la Likouala, de la Cuvette et des Plateaux. »

Drame du 4 mars 2012 : les sinistrés sollicitent une allocation au budget 2019

Par la voix du président du collectif des victimes des déflagrations de Mpila, Narcisse Osselaka, ceux-ci ont appelé les parlementaires à inscrire, dans la loi des finances 2019, une ligne budgétaire plus conséquente en leur faveur.

« Ce que nous demandons à l’Etat, c’est que bientôt les députés vont entrer en session budgétaire et les sinistrés, par ma voix, souhaitent que ce qui a commencé ne s’arrête pas. Donc, qu’un effort plus conséquent soit fait par l’allocation d’une somme plus importante en 2019 », a déclaré Narcisse Osselaka.

Le président du collectif des sinitrés du 4 mars a toutefois reconnu qu’en 2018, l’Etat a engagé une somme de sept cents millions FCFA pour un début de résolution de leur situation. « C’est vrai qu’en 2018, le parlement a mis à la disposition de ce dossier des sinistrés, sept cents millions au budget du ministère de la Construction et ce dernier a engagé cette somme. Mais notre préoccupation, après la rencontre avec les autorités, notamment avec le Premier ministre, chef du gouvernement, et le président du Sénat, était de dire que la question était tellement restée en suspens qu’il fallait qu’un geste soit fait de façon systématique pour commencer tant soit peu à l’évacuer », a poursuivi Narcisse Osselaka.

Pour ce collectif, les sept cents millions FCFA alloués au titre du budget 2018 et qui ont servi tant soit peu à la reconstruction des zones touchées par les explosions n’ont pas répondu à leurs attentes.

Leur président a invité, par la même occasion, les parlementaires des zones sinistrées à s’impliquer davantage dans ce dossier. Narcisse Osselaka a précisé que les sinistrés du 4 mars 2012 s’identifient en quatre catégories : ceux qui n’ont pas encore construit leurs maisons ; ceux qui ont construit sur fonds propres; les victimes corporelles; enfin les commerçants qui attendent leur dédommagement afin de redémarrer leurs activités. Il a indiqué qu’une permanence sera ouverte prochainement dans l’enceinte de la Commune de Talangaï pour toutes les préoccupations des concernés afin d’éviter les grand-messes.

Le gouvernement congolais fait des dons aux sinistrés d’Owando

Les sinistrés de la ville d’Owando ont reçu du 11 au 17 mai des dons du gouvernement Congolais en guise d’assistance.

Les populations d’Owando victime de la grosse pluie diluvienne qui s’est abattu le 4 mai dernier ont reçu l’assistance du gouvernement. Des Produits alimentaires, des ustensiles de première nécessité ainsi que des matériaux de construction constituaient le package de don offert par les autorités aux sinistrés.

Pour plusieurs bénéficiaires, cette assistance gouvernementale leur permettra de retrouver une vie autonome. Il faut dire que beaucoup de personnes avaient abandonnés leurs maisons dont les toits avaient été emportés par la violence des vents pour trouver refuge chez les voisins.

Pour rappel, au lendemain de cette catastrophe, le président Sassou Nguesso en séjour à Oyo s’était rendu à Owando pour prendre connaissance de l’ampleur des dégâts et consoler les sinistrés.