Congo : la présidentielle au centre du congrès du PCT

Plusieurs milliers de membres et militants du PCT venus des quatre coins du Congo, des délégations parties d’Europe, ont pris part aux travaux du congrès qui se sont poursuivis ce lundi 13 janvier 2020.

Le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir au Congo, a ouvert vendredi à Brazzaville son cinquième congrès ordinaire avec en ligne de mire l’élection présidentielle de 2021, scrutin auquel le chef de l’État Denis Sassou Nguesso devrait prendre part.

Les représentants des partis des « pays amis » tels que les Partis communistes chinois et cubain, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) ou encore le Front patriotique rwandais (FPR) étaient de la partie.

Secrétaire général sortant, en poste depuis 2011, Pierre Ngolo, 65 ans, a été le seul à prendre la parole. Il a exhorté ses camarades à la « discipline » et à « travailler pour le bien-être des Congolais ».

« C’est de la responsabilité du PCT de porter le peuple congolais à la réalisation de ses rêves d’une société démocratique, développée où il fait bon vivre », a insisté M. Ngolo.

Président du Sénat depuis 2017, M. Ngolo ne peut être candidat à sa propre succession conformément à un nouveau règlement du PCT daté de 2016 qui interdit le cumul de fonctions.

Le principal enjeu du congrès est la désignation d’un nouveau secrétaire général chargé de conduire cette formation cinquantenaire jusqu’à la présidentielle.

Jeudi, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, principale parti d’opposition) a estimé que les conditions ne seraient pas réunies pour que le pays organise une présidentielle en 2021.

L’UPADS a proposé une transition et un scrutin présidentiel en 2023 sans la participation de Denis Sassou Nguesso.

« Il y a des gens, qu’ils soient au pouvoir [ou dans] l’opposition, qui ne sont jamais prêts pour aller aux élections », a réagi Anatole Collinet Makosso, membre du bureau politique du PCT et ministre de l’Enseignement. « Mais, au PCT nous pensons que l’alternance c’est le respect des échéances », a-t-il ajouté.

Badminton : la saison 2019-2020 est lancée

Le président de la Fédération congolaise de badminton (Fécobad), Thomas Bakala, a officiellement lancé la saison sportive, le 12 janvier, à Brazzaville lors d’un tournoi de gala.

Quatre clubs évoluant à la ligue de Brazzaville ont participé à cette compétition inaugurale. Il s’agit de Brazza Badminton, Sacrée Cœur, Badminton club power  et l’OMS qui ont procédé aux démonstrations. Quelques participants   à ce tournoi ont souhaité que la tutelle multiplie les compétitions afin d’améliorer le niveau des athlètes. « La saison 2019-2020 vient d’être lancée et nous devrons maintenant nous mettre au travail. Nous avons des installations et cela nous permettra de bien affronter les compétitions. Etant donné que le ministère vient de libérer nos matériels, nous devrons faire les efforts », a indiqué l’un des athlètes.

Le badminton est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs ou joueuses, soit deux paires, placés dans deux demi-terrains séparés par un filet. Les joueurs et joueuses, appelés badistes, marquent des points en frappant un volant à l’aide d’une raquette afin de le faire tomber dans le terrain adverse.

Congo : le gouvernement interdit le lotissement des zones périphériques

La mesure gouvernementale a été annoncée, ce mardi 14 janvier, à Brazzaville par le ministre des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala.

Le ministre des affaires foncière a eu une rencontre avec la Fédération des propriétaires terriens ce mardi 14 janvier 2020. Il s’est agi de trouver des solutions aux problèmes d’érosions, d’ensablement, d’inondations qui affectent la population.

Erosions, ensablement, inondations mettent la population en émoi dans une clameur publique assortie de pleurs et de désolation puisque ces phénomènes emportent des vies humaines, des habitations dans plusieurs quartiers de Brazzaville. En concertation avec les propriétaires terriens pour analyser la situation et proposer des solutions, le ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a souligné que le gouvernement est déterminé à apporter des réponses adéquates. « Désormais, il est interdit de procéder au lotissement des zones périphériques de toutes les villes périphériques du Congo jusqu’à nouvel ordre », a indiqué le ministre en faisant constater que les zones où se produisent ces catastrophes sont déclarées non constructibles pourtant vendues par les propriétaires terriens.

Selon lui, ces derniers entretiennent un désordre foncier en continuons à vendre des terrains malgré les interdictions de l’Etat. Pour preuve, Pierre Mabiala a évoqué le fait que les membres de la Fédération des terriens avaient attaqué, devant la Cour constitutionnelle, la loi n°21-2018 du 13 juin 2018 fixant les règles d’occupation et d’acquisition des terres et terrains, en son article 42. Ladite loi définit, en effet, comme zones non constructibles les montagnes sablonneuses, les zones sablonneuses dont la pente est supérieure à 5%, les versants des montagnes sablonneuses, les aires protégées, les zones marécageuses, d’érosion, d’éboulement, d’affaissement, d’inondation, de sable mouvant.

Pour le ministre, demander à la Cour constitutionnelle de déclarer inconstitutionnelle une telle loi votée par le Parlement n’a pour objectif que de continuer a semé le désordre dans la gestion foncière. Le ministre des Affaires foncières et du Domaine public a, par ailleurs, fait remarquer qu’il y a des citoyens qui se disent propriétaires terriens mais qui n’ont plus de terre à vendre. Une attitude condamnée par la même loi qu’ils ont attaquée en justice.

Réponse des terriens

Après avoir entendu le ministre, les propriétaires terriens ont rejeté en bloc les arguments visant à prouver leur responsabilité sur la vente des terrains dans les zones non constructibles.  « Depuis un certain temps, nous ne vendons plus. Nous sommes engagés dans la procédure de reconnaissance de nos terres tel que voulu par l’Etat », a expliqué le secrétaire général de la Fédération des terriens, Léonard Hyppolite Malonga. Selon lui, il s’agit plutôt des occupations anarchiques. Ces occupants anarchiques, a-t-il expliqué, se constituent parfois en comité que les chefs de quartiers connaissent bien. Par ailleurs, les acheteurs ne viennent pas s’installer sur ces terrains les yeux fermés.

Quartiers précaires : Brazzaville une zone à risque selon une récente étude

Les quartiers Moukoundzi-Ngouaka et Sukissa, à Brazzaville, ont fait l’objet d’une enquête sur l’assainissement et ses impacts socio-sanitaires, dans le cadre du Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires.

L’urbanisation mal contrôlée à Moukoundzi-Ngouaka, dans le 1er arrondissement de la capitale, d’après les enquêteurs, constitue un facteur de risques. Ces dernières années, le quartier s’est élargi avec la construction de nouvelles habitations et des bâtiments dédiés à d’autres services. Mais cette expansion s’est réalisée au mépris des règles d’aménagement et de lotissement. À cela s’ajoutent la pauvreté et les pratiques inadaptées qui renforcent la vulnérabilité de Moukoundzi-Ngouaka. La pression démographique dans le coin a été citée par l’étude comme l’une des causes de la vulnérabilité des populations.

« L’enquête réalisée auprès de trois cents personnes montre que les populations, bien que conscientes des risques présentant la plus grande dangerosité, sont avant tout préoccupées par les gènes de la vie quotidienne tels que les réchauffements des maisons la nuit », souligne l’étude menée par des experts du Durquap, un projet cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale.

Trois principaux risques ont été épinglés : la vulnérabilité humaine qui est associée à l’exposition directe de la santé humaine des habitants, notamment les enfants qui sont les plus exposés. Ce risque est encore plus grand pour des enfants handicapés vivant dans les zones inondables.

Il y a la vulnérabilité sanitaire liée aux effets des inondations sur la santé publique des habitants à travers les problèmes d’hygiène et d’assainissement. Les risques sanitaires sont principalement concentrés dans les zones humides, vectrices de maladies parasitaires et infectieuses, à proximité des rivières mais aussi de la centrale électrique. Enfin, la vulnérabilité matérielle liée au patrimoine immobilier ; les habitants sont conscients des risques mais refusent de quitter leurs parcelles.

Ce sont les mêmes risques dans le quartier Sukissa, dans le 5e arrondissement de Brazzaville, où l’urbanisation du quartier a été tracée dans le sens de la pente et organisée dans le but de répondre à la demande en logements. Un projet de l’urbanisation de la localité est à l’étude et devrait prendre en compte les principaux risques constatés.

Les pratiques de remblaiement des zones exposées aux risques d’érosion par les sacs de sable ou l’apport de la pierre sont jugées contreproductives et accentuent le risque en aval. Enfin, la dégradation des réseaux routiers perturbe la circulation des personnes et des biens.

Crise libyenne : Brazzaville accueille la réunion du comité de haut niveau de l’UA

La rencontre se tiendra, le 25 janvier, et sera l’occasion de discuter des moyens de mettre un terme aux affrontements et autres ingérences étrangères dans le conflit qui déchire la Libye.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, dont le pays dirige le comité de haut de l’Union africaine (UA) pour la Libye, effectue présentement un périple dans plusieurs capitales africaines en vue de mener les consultations préparatoires aux assises convoquées par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso. Le 11 janvier, Jean-Claude Gakosso a remis au président algérien, Abdelmadjid Tebboun, une invitation de son homologue congolais pour qu’il assiste à la réunion de Brazzaville, selon un communiqué de la présidence algérienne.

Au cours de sa rencontre avec le commissaire à la paix et à la sécurité de l’organisation continentale, Smail Chergui, le 9 janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie, première étape de la tournée de la délégation congolaise, il avait été procédé à une analyse globale de la situation qui prévaut en Libye. « Le commissaire à la paix et le ministre des Affaires étrangères ont mentionné la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat, le strict respect de l’embargo décrété par le Conseil de sécurité sur les armes en Libye, et soulignent l’impératif de mettre fin à toutes les interférences extérieures dans ce pays qui compliquent la situation et retardent la promotion politique entre Libyens à cette crise », indique un communiqué.

« L’Union africaine réitère une nouvelle fois sa conviction qu’il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit et réaffirme sa disponibilité toute naturelle à accompagner les parties libyennes sur la voie du dialogue et de la réconciliation nationale », prévient l’organisation panafricaine.

Le chef de l’Etat congolais a plaidé, le 6 janvier, dans la capitale congolaise, pour que l’Afrique ne soit pas marginalisée dans la résolution de la crise libyenne, qualifiant d’« inefficace » tout règlement qui ne tiendrait pas compte du continent. Estimant que «toute stratégie de règlement de la crise libyenne tendant à marginaliser le continent africain pourrait se révéler complètement inefficace et contreproductive », Denis Sassou N’Guesso a dit que cela était possible pour la simple raison que « la Libye est un pays africain » et que «  les victimes du conflit libyen sont essentiellement en Afrique.»

La réunion du comité de haut niveau sur la Libye va intervenir au moment où la Turquie tente de s’ingérer dans la crise libyenne en dépêchant des mercenaires et troupes turques en Libye. En proie à des luttes d’influence, la Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités se disputent son contrôle : le GNA reconnu par l’ONU et le pouvoir de l’est ayant un gouvernement et un parlement acquis au maréchal Khalifa Haftar.

Présidentielle 2021 : possible candidature unique de l’opposition

Le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) appelle les leaders politiques de l’opposition s’unir pour choisir un candidat lors de la présidentielle de 2021.

L’appel a été lancé par le RDD au cours d’une conférence de presse. Ce parti de l’opposition demande aux autres partis de se mettre ensemble pour présenter une seule candidature à l’élection présidentielle de 2021.

« Nous lançons un appel à son unité pour préparer si possible des Etats généraux, afin de présenter  un candidat unique », a déclaré Jean-Jacques Serge Yhomby-Opango, vice-président et fils du président fondateur du RDD.

Pour lui, l’opposition a plus de chance de renverser le pouvoir en place si elle allait en champs de bataille ensemble.

« Le pouvoir en place n’a jamais été aussi faible (…). En 2016, le président Sassou Nguesso a été très mal élu. Il n’a rien fait de nouveau depuis. Ce serait invraisemblable qu’il gagne une élection sans tricher » a-t-il insisté.

Le Congo entend valoriser le bambou

Un protocole d’accord de partenariat a été signé entre le ministère de l’Economie forestière et le Fonds national de développement du Congo  pour la valorisation du bambou.

La République du Congo poursuit sa politique de diversification de son économie. Bientôt, le bambou sera industrialisé pour devenir un pilier de l’économie verte de ce pays. Le président directeur général du Fonds national de développement du Congo (FNDC) Huo Kouyin l’a d’ailleurs confirmé le 8 janvier à Brazzaville.

« Nous prévoyons de mettre en place un Fonds industriel des bambous en vue de promouvoir la planification et le développement de l’industrie du bambou en un développement rapide. Nous mettrons également en place l’institut de recherche en économie des ressources en bambou », a révélé Huo Kouyin

Le protocole d’accord de partenariat entre le ministère de l’Economie forestière et le Fonds national de développement du Congo  pour la valorisation du bambou a été signé.

Huo Kouyin a indiqué que ce projet d’une valeur de près de 100.000 milliards de Francs CFA ouvrira plus de 5.000 emplois aux congolais. Ce qui réduira la pauvreté pour contribuer au développement social et économique du pays.

Le FNDC entend concrétiser l’initiative du développement de la filière bambou au Congo en  construisant des plantations de bambous appelées bambouseraies. « Le Congo a de vastes zones de savane, le rôle du développement économique est peu probable, en particulier les ressources forestières sont insuffisantes, mais aussi entrave sérieusement le développement économique du Congo », a fait savoir Huo Kouyin qui a promis mettre en place des  idées innovatrices pour construire une économie florissante et prospère.

Ce bambou sera exploité et commercialisé afin d’être valorisé à travers l’implantation des usines de transformation de bambous en débités, aliments, textiles et bien d’autres produits finis, a défini  le  directeur général du FNDC Joseph Ngouilou dans l’article premier du titre de  ce protocole d’accord de partenariat signé entre les deux parties prenantes, qui contribuera également à promouvoir l’artisanat et à contribuer à la formation et au renforcement des capacités des congolais.

Pour sa part, la ministre de l’Economie forestière Rosalie Matondo a indiqué qu’en 2018, quelques cadres congolais avaient été en stage en Chine  dans l’objectif de s’imprégner des techniques de domestication et de transformation des bambous qui constituent de précieux puits de carbone. « Les bambous absorbent beaucoup plus de gaz carbonique que les plantations d’autres espèces d’arbres, soit environ 62 tonnes par hectare, cela corrélé à une production d’oxygène de près de 35 % » at-elle expliqué.

Rosalie Matondo a expliqué que le bambou s’utilisait en construction, à l’échafaudage, il servait de  toit, de mur, de parquet, de chaise, de banc, de lit, de clôture, de ponds, de canalisation d’eau, de gouttière pour la collecte d’eau de pluie et qu’il s’utilisait en guise de corde pour prendre de l’eau dans un puits .Il est également comestible sous forme de pousses, de boissons, de médicaments et contribue à la fabrication des ustensiles de cuisine des briquettes de charbon pour lutter contre la dégradation des ressources ligneuses.

Consolidation de de l’accord de cessez-le-feu : le pasteur Ntoumi y contribuera

La nouvelle a été annoncée pendant la cérémonie d’échange de vœux entre le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, et les forces vives de la nation, le 08 janvier 2020, au palais du peuple.

Le pasteur Ntoumi quittera son maquis dans le pool pour la capitale congolaise, Brazzaville. Il devra contribuer à la consolidation de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 entre l’ex-chef rebelle et le gouvernement. La nouvelle sera officielle dans les prochains jours.

Frédéric Bitsangou, alias Ntoumi, a été au centre des affrontements entre le gouvernement et les rebelles dans le Pool depuis la fin des années 1990, devrait bientôt quitter son maquis du Pool (sud du Congo)

Notons qu’en août dernier, face à la Commission ad hoc mixte paritaire (CAMP), chargée de mettre en œuvre l’accord de paix de Kinkala, le pasteur Ntoumi a décliné des préoccupations personnelles, notamment le manque de logement. Il avait évoqué le fait que ses domaines et résidences demeurent occupés par des éléments de la Force publique.

Le FMI contre un nouvel accord entre la BEAC et la BDEAC

Le Fonds monétaire international (FMI) demande à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) d’« éviter tout nouvel accord de financement » avec la BDEAC, sans donner les raisons, dans un communiqué.

Cet appel du FMI arrive après l’engagement en décembre dernier, de la Banque de développement, d’apporter un concours financier de 126 milliards de francs CFA pour appuyer des projets de développement dans la sous-région. La recommandation du FMI ravive une querelle autour des sources de financement de la BDEAC. Bien que la BDEAC ait engagé des réformes pour améliorer sa gouvernance, le FMI s’oppose à la reprise de mesures de soutien de la BEAC en sa faveur, son actionnaire de référence. La dette de la BDEAC à la BEAC est estimée à 220 milliards de francs CFA.

La Banque centrale compte évaluer la mise en œuvre effective des réformes de la gouvernance recommandée, avant d’autoriser tout nouveau financement à la Banque de développement. Pour le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, cette mesure relève de la sauvegarde des intérêts de la Banque centrale. Il a été appuyé dans cette posture par le FMI, qui estime que  «  le rôle d’une Banque centrale n’est pas de financer une Banque de développement ».  La BDEAC a été soumise à un programme de réformes visant, entre autres, le renforcement de sa gouvernance, l’arrimage de sa gestion aux standards internationaux, l’amélioration de son efficacité fonctionnelle et opérationnelle, la modernisation de la gestion du personnel. Elle sait également définir de nouvelles règles d’éthique et de déontologie applicables aux administrateurs, aux dirigeants et au personnel, élargir sa zone d’intervention et trouver de nouvelles formes d’intervention.

Brazzaville : effondrement d’une partie de la corniche surplombant le fleuve Congo

Une partie de la corniche qui surplombe le fleuve Congo s’est effondrée jeudi à Brazzaville après des fortes pluies, suscitant une polémique sur la qualité des travaux inaugurés en février 2016.

Accotements et trottoirs  affaissés, bitume fissuré, lampadaire renversé : dans ce quartier-vitrine de la capitale de la République du Congo, les dégâts étaient visibles sur environ 500 mètres, entre le centre-ville et le pont à haubans du 15-Juin inauguré en février 2016.

Le ministre en charge des Travaux publics Jean-Jacques Bouya s’est rendu sur place, sans faire de déclarations.

La police militaire interdisait la circulation sur deux kilomètres environ. De nombreux Brazzavillois ont immédiatement remis en cause la qualité des travaux réalisés par la société chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC).

« Nous constatons maintenant que le travail a été mal réalisé parce que la route s’est effondrée comme un biscuit », se désole un fonctionnaire anonyme.

« On nous disait qu’ici tout était fait selon les règles de l’art. Mais, là on vient de nous démontrer que ce n‘était pas sérieux », regrette un passant, Arthur Ngoma.

« L‘éboulement de la corniche me fait mal. C’est un endroit où tout le monde venait se distraire. C’est regrettable ».

Rendus aux seuls piétons les dimanches, la corniche et le pont sont vite devenus un haut-lieu de promenades fréquenté par des milliers de personnes les fins de semaine.

La délégation de l’Union européenne à Brazzaville a déclaré sur Twitter qu’elle « s’associe à la consternation des Brazzavillois ».

Plusieurs quartiers touchés

« Lieu de retrouvailles, de détente, de loisirs et de pratique du sport, c’est tout un symbole du vivre ensemble qui s’effondre. Nous espérons qu’aucune victime ne soit à déplorer », a ajouté la délégation de l’UE.

La corniche et le pont avaient été inaugurés en février 2016, juste avant l‘élection présidentielle qui avait conduit à la réélection du président Denis Sassou Nguesso.

Plusieurs quartiers de Brazzaville sont touchés par les conséquences des pluies, qui ont aussi provoqué de spectaculaires ensablements.

Dans l’intérieur du pays, des dizaines de milliers de personnes sont aussi victimes des inondations.

Le gouvernement, avec l’appui des organisations humanitaires, tente d’assister quelque 180.000 sinistrés habitant essentiellement le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui (nord).