Mucodec : les activités reprennent progressivement

Une partie du personnel a entamé une grève depuis le 6 janvier, ils réclament une augmentation des salaires et des meilleures conditions de travail.

Les grévistes et les dirigeants sociaux devront entamer des négociations pour essayer de désamorcer la crise qui affecte le réseau des Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (Mucodec). Difficile d’avoir un responsable des grévistes et quelques journalistes qui ont essayé d’aborder ces derniers ont été violemment repoussés ; ce qui traduit la tension persistante parmi les travailleurs de la microfinance.

Du côté de la direction générale des Mucodec, l’on tente de minimiser l’impact de la crise sociale. D’après le directeur commercial, Ghislain Arsène Mvouama, le mouvement ne concerne qu’une partie des travailleurs. « Nous avons fait face à une grève qui a duré deux jours organisée par une partie des travailleurs des Mucodec (… ) L’activité a repris normalement dans l’ensemble du réseau Mucodec, toutes les agences sont ouvertes et peuvent accueillir des sociétaires (clients) pour toutes les différentes opérations », a assuré Ghislain Arsène Mvouama.

La présence policière constatée au sein de l’agence centrale, a-t- il poursuivi, est préventive dans le but de sécuriser les locaux en cas d’abus et d’agitations. Puisqu’une autre partie des syndicalistes fustigent le non-respect de la procédure légale par les grévistes. Cette branche du personnel est favorable avec la direction générale.

Brazzaville : l’érosion menace le chemin de fer Congo-Océan

La forte pluie qui a arrosé la capitale congolaise dans la nuit du 06 janvier dernier, a laissé des traces à plusieurs endroits notamment le chemin de fer Congo-Océan (CFCO).

Le chemin de fer Congo-Océan est en danger. La dernière pluie qui s’est abattue sur Brazzaville, dans la nuit du 6 janvier, a laissé de dangereuses traces à quelques endroits du chemin de fer Congo-océan. Près du siège de l’AOGC, à Moungali dans le quatrième arrondissement de la capitale, le sol s’est fissuré sur la voie ferrée. Sur un rayon d’environ un mètre, les rails se sont retrouvés en suspens à cause du petit trou qui s’y est constitué. La digue construite à la lisière pour contenir un éventuel effondrement a cédé en partie. Le décor de nature à faciliter un déraillement au cas où un train y passerait avant réparation a fait peur aux riverains notamment ceux qui vivent dans la parcelle sur laquelle s’est penchée cette grave fissure.

Face à cette situation, en cette matinée du 8 janvier, les services chargés des voies et bâtiments du CFCO sont à pieds d’œuvre pour éviter que le pire n’arrive.

Congo : les Etats-Unis offrent 118 tonnes de vivres pour les sinistrés des inondations

L’Ambassade des Etats-Unis en République du Congo annonce l’envoi d’une barge de 118 tonnes de produits alimentaires à Mossaka pour assister 24 000 personnes sinistrées par les inondations.

Cet envoi de vivres des Etats-Unis, intervient en réponse à l’appel des autorités congolaises. L’expédition et la distribution des produits seront assurées par le Programme Alimentaire Mondial. Cette offre s’inscrit dans le cadre de la réponse à l’appel des autorités congolaises. La cargaison est composée de 86 tonnes de riz, 23 tonnes de haricot, 8 tonnes d’huile et une tonne de sel.

« Nous espérons que ces vivres soulageront la population de Mossaka en ce moment particulièrement difficile », a déclaré Dan Travis, Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis.

Rappelons que, la ville de Mossaka a été particulièrement affectée par les inondations touchant le centre et le Nord de la République du Congo depuis octobre 2019. Les autorités locales font état d’une forte augmentation des prix alimentaires en raison des dégâts de la montée des eaux sur les infrastructures, les stocks et les zones d’approvisionnement en produits locaux. Pour exemple, le sac de 50 kg de farine de manioc qui coutait 7 500 FCFA en août-septembre avant les inondations, coute aujourd’hui 12 500 FCFA (prix fin décembre 2019 à Mossaka).

Foire aux livres : les écrivains congolais invités à s’inscrire

Dans le cadre de la deuxième édition de la saison des lettres congolaises, un appel à candidatures a été ouvert jusqu’en fin mars pour permettre aux écrivains congolais de participer aux programmes de l’événement et, éventuellement, présenter leurs œuvres à travers la foire aux livres.

La saison des lettres congolaises revient encore cette année du 25 au 28 avril à Brazzaville et Pointe-Noire autour d’une panoplie d’activités entre le public et le livre.  La foire aux livres figure parmi les activités phares de cette manifestation culturelle. Comme le stipulent les organisateurs, cette foire est un moyen judicieux pour les écrivains d’étendre leurs visibilités et de toucher un nouveau et large public en allant à sa rencontre. En effet, chaque auteur pourra présenter, vendre, dédicacer ses ouvrages ; échanger librement avec les lecteurs ; rencontrer d’autres écrivains et nouer des contacts avec des éditeurs. Aussi les potentiels auteurs pourront-ils également trouver leur compte à la faveur des discussions autour du livre et de l’écriture.

Pour candidater, chaque postulant doit envoyer son nom et prénom, les titre(s) du ou des livres(s) à exposer, le résumé en cinq lignes maximum de l’œuvre, l’éditeur, l’année de publication et le genre littéraire de l’œuvre (roman, poésie, nouvelles, essai, théâtre…). Les éléments de candidatures sont à faire parvenir à l’adresse : leséditionsplus@leséditionsplus.com.

Lors de la précédente édition de cet événement, la foire aux livres s’était notamment invitée à la Poste centrale de Brazzaville.  Pendant trois jours, le public a découvert de nombreux auteurs et leurs œuvres, échanger ensemble et profiter des lectures en séance tenante.

S’agissant de cette deuxième édition de la saison des lettres congolaises, le programme exact n’est pas encore défini. Néanmoins, outre la foire aux livres, cet événement prévoit également des conférences, prix littéraires et biens d’autres activités. Créée en 2019, la saison des lettres congolaises est une initiative de Maha Lee Cassy, écrivain congolais et responsable des éditions Plus. L’objectif du projet, promouvoir les auteurs et la littérature du Congo, tant au niveau national qu’international.

CAN séniors hommes de handball : les Diables Rouges se préparent

Prélude à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) séniors hommes de handball qui se tiendra du 16 au 26 janvier en Tunisie, les Diables rouges se sont lancés dans les matchs amicaux avec les équipes et clubs de haut niveau.

Conduit par le technicien français, Guy Petit Girard, l’équipe nationale du Congo a quitté Brazzaville, le 30 décembre, aux premières heures de la matinée. Elle a, en effet, débuté ses séances d’entraînements le 1er janvier 2020. Lors de son premier match amical, le Congo a difficilement perdu, 31-32 face à l’Esperance de Tunis avant de se neutraliser, le 4 décembre, 22-22 avec l’équipe de la Libye. Dans les prochains jours, les handballeurs congolais affronteront, toujours en amical, plusieurs autres équipes dont la Tunisie.

Logé dans le groupe D, en compagnie du Maroc, de l’Algérie, du Sénégal et de la Zambie, le Congo devrait compter sur le savoir-faire des joueurs comme Malonga, Doum Douniama, Itoua Malapet ou Nkounkou afin de faire mieux que lors de la précédente édition (éliminé en quart de finale par l’Egypte).

Selon la Fédération congolaise de handball, le Congo caresse un seul rêve en participant à cette compétition : l’obtention d’une place qualificative à la Coupe du monde de la discipline qui se tiendra en Egypte.

Notons que le groupe A est composé de l’Egypte, de la République démocratique du Congo, de la Guinée et du Kenya ; le groupe B regroupe, quant à lui, l’Angola, le Gabon, le Nigeria et la Libye.  Le tenant du titre et pays hôte (Tunisie), le Cameroun, la Cote d’Ivoire et le Cap Vert forment le groupe C. Cette compétition qui est à sa 24e édition sera organisée du 16 au 26 janvier 2020 à Hamamet et Rades en Tunisie par la Confédération africaine de handball.

Comment faire une réclamation contre Tap Portugal ?

Vous avez subi d’importants désagréments lors de votre dernier voyage avec la compagnie Tap Portugal ? Vous avez dû sacrifier un à plusieurs jours de vos vacances à attendre et à vous ennuyer avec toute votre famille à l’aéroport pendant vos dernières vacances à cause d’un décalage d’horaires ? Comme tous les passagers aériens victimes d’une perturbation de vol de la compagnie aérienne portugaise, vous pouvez faire une réclamation et obtenir une indemnisation. Vous pouvez entamer la procédure par vous-même ou confier la réalisation à une agence spécialisée tel Indemniflight pour des résultats plus rapide.

La règlementation européenne CE n0261/2004 sur le droit des passagers aériens victimes de perturbations de vol

Le 4 février 2004, la Commission Européenne a adopté une règlementation qui vise à protéger les passagers aériens en Europe suite à l’émission de nombreuses plaintes concernant l’importante fréquence des retards et es annulations de vol. Il s’agit de la règlementation CE n°261/2004, entrée en vigueur le 17 février 2005.

Les compagnies aériennes concernées

La règlementation CE n°261/2004 s’applique aux compagnies aériennes européennes ainsi qu’à toutes les compagnies aériennes qui programment des vols en provenance et/ou à destination des pays membres de l’Union Européenne, de la Norvège, de la Suisse et de l’Islande. La compagnie aérienne portugaise TAP Air Portugal fait partie des transporteurs concernés.

Les compagnies soumises à cette Législation ont l’obligation d’informer les passagers dans les 2 semaines qui précèdent la date de départ prévue en cas de perturbation.

Ce que dit la Loi sur le retard de vol

Les passagers aériens victimes du retard d’un vol Tap Portugal ont droit à une prise en charge complète de la restauration, des boissons, des frais pour passer 2 appels si :

  • Le vol de moins de 1500 km a un retard de plus de 2 heures,
  • Le vol de 1500 km à 3500 km quitte l’aéroport avec plus de 3 heures de retard,
  • Le vol de plus de 3500 km a un retard de plus de 4 heures.

L’hébergement et le déplacement entre l’aéroport et l’hôtel sont également à la charge de la compagnie aérienne si le prochain vol est programmé pour le lendemain.

Par ailleurs, dans le cas où le vol à plus de 5 heures de retard, le passager peut annuler sa réservation et se faire rembourser le prix total de son ticket. Tap Portugal dispose d’un délai de 7 jours pour indemniser le passager concerné. S’il s’agit d’une correspondance, le voyageur peut, en plus d’annuler son billet, de prendre une place dans un vol retour pour rejoindre son point de départ initial.

Les dispositions prévues en cas d’annulation de vol

Le voyageur victime d’une annulation de vol peut soumettre une réclamation en vue d’obtenir une compensation si la perturbation a été notifiée dans les 15 jours avant la date de départ inscrite sur le billet d’avion réservé.

Le droit des passagers aériens victimes de surbooking et de refus d’embarquement

Tap Air Portugal vend un très grand nombre de billets d’avion pendant la haute saison. Il arrive même que le transporteur vende plus de tickets que de places disponibles dans l’avion et se voit, ainsi, dans l’obligation de refuser l’embarquement de certains passagers. La compagnie aérienne est tenue, dans un premier temps de demander à tous les voyageurs qui ont réservé si certains sont d’accord pour prendre le prochain vol en échange d’une petite compensation. Si aucun passager n’approuve, Tap Portugal est contraint de refuser l’embarquement de quelques passagers contre leur volonté. Ces derniers ont le droit de faire une réclamation pour recevoir un dédommagement.

Le montant de l’indemnité

Le passager aérien victime de perturbation de vol doit faire une réclamation pour recevoir l’indemnité. Le montant du dédommagement que la compagnie aérienne doit verser aux passagers aériens mécontents varie selon le type de vol, comme suit :

  • Pour un vol court courrier (moins de 1500 km), le passager reçoit 250 € de compensation,
  • Pour un vol en UE de plus de 1500 km ou un vol hors UE de 1500 km à 3500 km, le voyageur perçoit une indemnité de 400 €,
  • Pour un vol long courrier (plus de 3500 km), l’indemnité s’élève à 600 €.

Le délai légal pour faire la réclamation

Le voyageur mécontent dispose d’un délai légal de 5 ans pour soumettre sa réclamation en vue d’obtenir une compensation pour retard de vol, annulation de vol, surbooking et refus d’embarquement. La procédure peut s’étaler sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

Les démarches à suivre pour faire la réclamation pour obtenir un dédommagement

Le passager aérien victime d’une perturbation de vol de Tap Portugal doit déposer une réclamation en vue de l’obtention d’une compensation. La procédure se fait à 3 niveaux suivant le cas :

Auprès de Tap Air Portugal

La première étape se fait au niveau de la compagnie aérienne concernée. Le voyageur doit adresser sa réclamation, accompagnée du montant de l’indemnité ainsi que les justificatifs, par lettre recommandée avec accusé de réception au service client de Tap Portugal. Le transporteur dispose de 8 jours pour répondre.

Auprès de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC)

Dans le cas où Tap Portugal n’émet aucun retour dans le délai fixé, ou dans le cas d’un refus de la compagnie aérienne, le passager aérien mécontent peut saisir les autorités chargées de la gestion de l’aviation en Europe, à savoir : la DGAC. Vous devez envoyer votre réclamation à la DGAC française si le vol en question était en provenance ou à destination de la France métropolitaine ou d’un DOM TOM et à la DGAC européenne si le vol était en partance ou devait rejoindre un autre pays membre de l’UE.

Auprès du Tribunal d’Instance

Vous pouvez aussi porter l’affaire auprès du juge d’Instance. Pour le recours à la justice, l’intervention d’un avocat spécialisé est indispensable.

Les services proposés par l’agence spécialisée

Des agences dédiées se proposent de prendre en charge la réalisation des procédures de réclamation pour retard, annulation de vol, surbooking et refus d’embarquement. Ces entreprises s’occupent d’évaluer chaque cas afin de déterminer l’éligibilité du dossier et de fixer le montant du dédommagement. Elles assurent également l’envoi de la réclamation sur les différents niveaux prévus par la règlementation européenne CE n°261/2004.

Les dossiers sont confiés à des équipes d’experts juridiques, spécialisés en droit aérien et plus particulièrement en droit des passagers aériens au sein de l’UE.

Les avantages de faire appel à une agence dédiée ?

Faire appel à une agence spécialisée s’avère plus avantageux que de faire soi-même toutes les procédures sur plusieurs points :

Gain de temps

La réalisation des démarches en vue d’obtenir un dédommagement pour retard, d’annulation de vol, de surbooking et de refus d’embarquement requiert une très grande disponibilité. Vous devez prévoir du temps pour rassembler tous les documents nécessaires et les justificatifs afin de constituer le dossier de réclamation. Vous devez patienter des semaines, voire des mois pour obtenir les réponses à chaque niveau. Après obtention de gain de cause, le concerné doit encore patienter entre 6 mois, voire jusqu’à 2 ans pour percevoir son indemnité. En déléguant la procédure à l’agence, le voyageur mécontent gagne un temps précieux.

Sécurité et fiabilité

Les dossiers soumis à une agence spécialisée sont pris en charge par des équipes d’experts juridiques qui travaillent en partenariat avec des avocats spécialisés en droit des passagers aériens en Europe pour les cas qui nécessitent une action en justice. Par ailleurs, les services ne requièrent aucun frais. Le concerné n’a pas à payer un centime de sa poche. La commission est directement déduite lorsque la compagnie aérienne effectue le paiement de l’indemnité. De même pour la TVA et la rémunération de l’avocat si le dossier nécessite un passage devant le juge d’instance. La rémunération de l’agence s’élève entre 25 % et 30 % du montant du dédommagement. La compensation est, ensuite, versée immédiatement en totalité au concerné. En cas d’échec de la procédure, la société ne reçoit pas de rémunération.

Expertise et professionnalisme

Les équipes de l’agence dispose de toutes les compétences nécessaires ainsi que de l’expérience pour assurer les procédures requises aussi bien auprès de la compagnie aérienne, qu’au niveau de la DGAC et même auprès du Tribunal d’Instance. Les experts fournissent un accompagnement entièrement personnalisé pour chaque dossier et assurent un suivi régulier, de proximité. Le concerné reçoit régulièrement un compte rendu détaillé de l’avancement de la procédure.

Garantie de réussite

Depuis l’existence de la règlementation européenne CE n°261/2004, le nombre de passagers aériens victimes de retard ou annulation de vol, de surbooking et de refus d’embarquement qui effectue une réclamation est encore limité. La plupart des voyageurs mécontents hésitent à effectuer la réclamation ou abandonnent en plein milieu de la procédure et notamment à l’étape du recours judiciaire par manque de temps à consacrer aux procédures ou par peur de ne pas pouvoir obtenir gain de cause par manque de connaissance en droit des passagers aériens en Europe. Confier la réclamation à une agence dédiée vous assure que votre dossier est mené jusqu’à l’étape finale. Par ailleurs, plus de 90 % des cas traités, voire 99 % pour les agences les plus expérimentées, aboutissent sur la perception de l’indemnité.

Bedel Baouna signe « Brazzaville, ma mère »

Pour son premier roman, l’analyste politique et critique littéraire Bedel Baouna, par la littérature et la cupidité à travers cet ouvrage, donne à lire un texte féministe : les femmes y ont pris le pouvoir.

Roman réaliste sous forme de journal, Brazzaville, ma mère (Éditions Le Lys Bleu », d’une contemporanéité indéniable avec le récit au quotidien de la vie de tous les jours au Congo-Brazzaville. Il aborde les rapports mère/fille avec, en filigrane, des réflexions sur la quête de soi.

Pourquoi « Brazzaville, ma mère », un titre énigmatique ?

Titre énigmatique sans doute, mais finalement trompeur. A priori, il renvoie à la ville natale pour ne pas dire la mère patrie. Mais il s’agit, a fortiori, d’autre chose. J’aborde une question fondamentale de la philosophie morale, celle de la recherche de soi ou du chemin vers soi. Alors j’ai choisi Brazzaville, la ville qui m’a vu naître, comme cadre de ce premier roman, tout en soulignant que je n’en suis pas le narrateur : une distance est indispensable entre l’œuvre et son auteur.

La narratrice vit à Paris depuis ses deux ans, et c’est à 35 ans qu’elle retourne au Congo pour renouer avec ses racines. N’est-ce pas faire la part belle au cliché que représente le « retour aux sources » ?

Je ne pense pas que ce soit vraiment un « retour aux sources ». Nul besoin de se déplacer pour renouer avec ses sources. Quelqu’un peut être né à Mindouli et retrouver finalement ses sources ou racines à Missafou. Il s’agit plutôt d’une tentative de « renaître ». Ce faisant, la narratrice choisit sa ville natale pour tenter de se rencontrer, de se réaliser, etc. Voyez-vous, je suis en train de lire La Plus que vive de Christian Bobin et j’y ai retenu une phrase qui aurait pu être l’épigraphe de mon roman : « Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel. » C’est dire que chacun de nous, à un moment ou à un autre, est tenaillé par cette terrible envie de renaître.

Est-ce pour cette raison que le roman s’ouvre sur trois enjeux narratifs : « L’éveil, la sortie de la caverne, mourir »… ?

Vous avez tout compris mais la mort dont il est question ici n’est que symbolique et non physique. Il s’agit de « tuer le vieil homme qu’il y a en chacun de nous pour mieux devenir ».

Hélas pour Florence, la narratrice ! La tâche s’avérera délicate…

Le chemin, non pas du savoir mais de la connaissance, demeure long, semé d’embûches. C’est l’exercice, à mon avis, le plus difficile qui soit.

D’où les multiples coups de théâtre ?

Absolument ! Il y a d’abord la venue de sa sœur cadette dont elle ignorait l’existence ; ensuite elle apprend que son père biologique est finalement vivant ; enfin la manière dont sa mère a été impliquée dans un crime…

Quand on lit votre roman, on est à la fois subjugué et stupéfait par la manière de décrire certains personnages et événements. Était-ce volontaire de votre part ?

A coup sûr vous faîtes allusion à la caricature ! Oui, cette technique est volontaire et elle participe du style. Et le style, je crois, c’est la personnalité. La caricature m’a donné « des occasions d’effets et d’humour non négligeables ». Je l’utilise tantôt comme métaphore d’une idée en ce qui concerne le portrait ; tantôt pour décrire des faits réels ou imaginaires pour mieux les tourner en dérision. D’autant plus que Brazzaville est devenue une sublime caricature à part entière. Tout y est exagéré : la mode, la politique, l’amour, la mort, etc. Il vous suffit d’assister aux obsèques d’un homme riche, par exemple, pour vous en rendre compte. Djenga K, un excellent chanteur de Viva la Musica et Langa Langa Stars, dans sa chanson Constatation, le relève et je dois avouer que je m’en suis aussi inspiré.

Outre le pouvoir dont disposent les trois principales femmes du roman, la musique est l’autre aspect de votre roman. C’est l’une de vos sources d’inspiration ?

Je n’écris pas sans écouter la musique. « J’écris dans la voix, j’écris par la voix, j’écris la voix » de ceux qui parlent et chantent. C’est une façon pour moi de donner du « bruit » au texte. Pour moi, en tout cas, un texte n’a de profondeur que s’il fait ressortir une sonorité une mélopée harmonieuse, utile.

Congo : les immondices envahissent plusieurs quartiers de Brazzaville

Avant, pendant et après les fêtes de fin d’année et du Nouvel An, Brazzaville avec son million et demi d’habitants ploie sous les ordures qui jonchent les artères et polluent plusieurs endroits.

Les Brazzavillois ne comprennent pas le silence de la municipalité. Tandis que les travailleurs de la société privée Averda, chargée de ramasser ces ordures entassées dans des bacs bleus, affirment que la plupart de leurs camions sont hors service.

Sur l’avenue Marien Ngouabi dans le sixième arrondissement, du carrefour dit « Keba na virage » au terminus de Mikalou, sur environ 3 kilomètres, aucun bac ne respire. Tous ces bacs débordent d’ordures.

« Sur les avenues, il y a vraiment des poubelles, de la saleté. Les gens ne peuvent plus respirer. Maintenant là, ça ne va pas du tout. Tout ce que nous constatons ici est un danger. On n’a jamais supporté cela. Mais nous sommes obligés de le supporter parce que l’État est défaillant », dénoncent tour à tour les riverains.

Les bacs bleus de la société Averda contenant ces ordures sont placés pour certains devant des endroits très fréquentés tels les débits de boissons ou encore les marchés à ciel ouvert. En cette période pluvieuse, les Brazzavillois craignent l’apparition des épidémies. « Toutes ces ordures nous emmènent des maladies. Les maladies, ce ne sont pas seulement le choléra et le paludisme. Il y en a plusieurs », lâche un citoyen.

Un des bacs les plus débordants se trouve à zéro pas de la maison de la radio et de la télévision. Le mini restaurant de Juliana, une dame qui propose des cuisses de poulet et des côtelettes braisées à la tombée de la nuit, fait face à ce bac à ordures. « Les gens profitent également pour pisser dans ces ordures. Mes clients refusent parfois de manger sur place à cause des odeurs. Ça dérange vraiment », se plaint-elle.

Quelques agents d’Averda rencontrés sur le terrain affirment que plusieurs camions de collecte d’ordures de leur société sont en panne. La société en a commandé d’autres et attend la livraison.

Congo : vers la fermeture de la nationale d’évacuation du bois

Le gouvernement congolais applique depuis le 20 décembre 2019 une circulaire interdisant aux véhicules transportant au moins 30 tonnes de marchandises.

Cette interdiction vise singulièrement les grumiers qui transportent du bois entre le nord du pays et le port de Pointe-Noire. Pour certains exploitants forestiers, cette décision risque d’« asphyxier » le secteur. Elle pourrait favoriser les ports maritimes des pays voisins, selon des analystes économiques. Le port de Brazzaville salue plutôt la mesure.

Des files de véhicules embourbés pendant de longues heures voire des jours : c’est l’image que présente la nationale 2 à certains endroits depuis quelque temps. Cette voie s’est tellement dégradée que le gouvernement impose désormais aux exploitants de faire passer leurs camions grumiers par la route dite des forestiers ; une route de contournement d’environ 1 500 kilomètres.

La décision vise à protéger et sauver le reste de la nationale 2, selon la direction générale des travaux publics. Un argument soutenu par Pierre Bissoto, directeur général du Port de Brazzaville.

« La route entre Owando et Yié n’est pas bonne. C’est une vieille route qui n’a pas été construite pour supporter de grandes charges. Elle s’est complètement dégradée ; c’est pour cette raison que le gouvernement a pris la mesure de l’interdire aux grumiers », explique Bossoto.

Le port de Brazzaville semble se frotter les mains parce que les grumes du nord-Congo transitent par là avant de gagner le port de Pointe-Noire où elles sont exportées.

« Ça nous permet effectivement de récupérer le trafic qui devrait passer par la route. Ça fait du bien pour la voie d’eau qui est une voie naturelle, moins chère et surtout écologique », se réjouit Pierre Bossoto.

« En nous interdisant la nationale 2, le gouvernement risque d’asphyxier les exportations du bois et partant l’économie nationale », commente sous couvert d’anonymat un responsable de l’entreprise Bois et placage de Lopola. « Nous craignons une augmentation de nos charges et surtout la suppression des emplois », ajoute-t-il.

Pour l’analyste économique Alphonse Ndongo la décision gouvernementale risque de pénaliser le port de Pointe-Noire.

« Souvent dans certaines situations il est arrivé que des produits fabriqués au Congo dont des produits forestiers – comme le bois – soient comptabilisés dans les statistiques d’un pays voisin dont je ne vais pas citer le nom. Cela renforce la puissance ou la dynamique de l’économie de ce pays voisin alors que c’est le Congo qui aurait pu enregistrer ces statistiques », analyse M. Ndongo.

La dégradation de la nationale est un paradoxe aux yeux d’Alphonse Ndongo d’autant plus qu’elle disposait d’un poste de péage jusqu’en 2019. Quant à la voie des forestiers désormais imposée aux grumiers, il estime qu’elle va créer des coûts supplémentaires. « C’est la première route qui a pu connaître ce qu’on appelle des stations de péages : tout le monde payait et tout le monde paie. Où est parti cet argent ? », s’interroge-t-il.

 

Le bois est le deuxième produit d’exportation au Congo après le pétrole. Le pays a exporté près d’un million de mètres cubes vers l’Europe en 2015.

Sanzas trophée des créateurs : huit primés à cette 17è édition

Organisée par le Groupe Pella Yombo (GPY) que manage Henri Germain Yombo Beethoven, la cérémonie de remise de ce trophée s’est tenue la fin de l’année 2019, à Brazzaville, en présence du ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo.

Mis sur les fonts baptismaux en 2003 avec Jean Serge Essous comme premier récipiendaire, les « Sanzas » le trophée des créateurs récompense les artistes congolais ayant excellé l’année d’avant. Depuis lors, une flopée d’artistes sont déjà passés sous les feux de sa rampe.

Ont été concernées pour cette dix-septième édition, les catégories ci-dessous : la sculpture, la peinture, la mode, le cinéma, le théâtre, la littérature et la musique. Outre cela, ce trophée récompense aussi, de leur vivant, les artistes pour l’ensemble de leurs œuvres, les mécènes, les sponsors et autres avec le prix promotion culturelle, reconnaissance et prix spécial du jury.

La cérémonie marquant la dix-septième édition s’est articulée autour de trois modules, à savoir  la remise des scellés du jury ; la remise des trophées ; et pour sortir des sentiers battus, le point d’orgue a été l’interprétation séquencée de la « Marmite de Koka Mbala » de Guy Menga par la troupe Tuné Théâtre de Fortuné Bateza. Cette troupe venait de se produire à Dakar au Sénégal, à l’occasion de la douzième édition de la « Nuit du Congo à … ».

Remettant les scellés, le président du jury de cette édition, Claure Kombo, a déclaré ce qui suit. « Je suis très heureux de vous remettre les scellés des récipiendaires des Sanzas le trophée des créateurs culturels congolais. Je vous avoue que cela n’a pas été facile. Des discussions après ont émaillé nos retrouvailles et les récipiendaires ont été retenus consensuellement. »

Le président du jury a dit également sa reconnaissance et ses remerciements à l’endroit des sachants, chroniqueurs de musique et critiques littéraires et d’art pour leur franchise dans les choix des créateurs qui ont excellé en 2019.