Congo : signature d’un accord entre IRSEN et Green service

Le laboratoire de physique-chimie de l’environnement de l’Institut de recherche en sciences naturelles (IRSEN) et la société Green service ont conclu, un accord de partenariat en matière de recherche scientifique.

Lundi 30 décembre dernier à Brazzaville, IRSEN  et Green service ont conclu un accord. Selon les termes de l’accord, le laboratoire, dirigé par Clobite Bouka Biona, se chargera d’exécuter tout type d’analyses chimiques et biologiques qui lui seront demandées par Green service et des tiers, dans la mesure de ses compétences techniques, des équipements disponibles et matériel consommable en stock.

Toute analyse que le laboratoire ne pourra pas réaliser sera faite par la société italienne LAV qui dispose de plusieurs certifications dont Iso.

Il faut le dire, la société Green service introduira les demandes des analyses et de la facturation auprès du laboratoire de physique-chimie de l’environnement pour l’échantillonnage, le conditionnement, l’émission des certificats d’analyses. Cette société de droit congolais, rappelons-le, est spécialisée dans la protection de l’environnement, la promotion de l’agriculture biologique, la recherche scientifique appliquée à l’agriculture et la gestion des déchets industriels. Elle est en activité depuis 2015 sur le site de traitement et stockage de boue de fond de bac de la Congolaise de raffinage (CORAF).

Inondations au Congo: 3000 personnes fêtent nouvel an loin de chez elles

Ces sinistrés ont fui leurs maisons détruites ou envahies par le sable et qui se disent abandonnés, demandent aux autorités de voler à leur secours.

Victimes de coulées de boue et d’ensablement causés par les pluies de ces dernières semaines, au moins 3 000 personnes sinistrées du quartier Ngambio la Base à l’ouest de Brazzaville passent la fête du Nouvel An loin de chez elles.

Maisons d’habitations cassées, bien d’autres avec des ouvertures coincées par le sable, voitures ensevelies jusqu’au toit, arbres fruitiers détruits : le quartier Ngambio la Base présente le visage d’un village abandonné et surtout oublié, d’après l’un de ses responsables qui affirme avoir enregistré au moins 3 000 sinistrés forcés d’aller trouver refuge ailleurs.

« Pour le moment, je suis en train de résister, mais chez mes voisins il n’y a plus personne. Mon frère d’à côté est parti parce que son mur (de clôture, ndlr) est tombé et sa maison ensevelie », raconte ce chef de quartier.

Sur la principale avenue, le sable est monté jusqu’à trois voire quatre mètres de hauteur. Très entreprenants, des jeunes adolescents pelles à la main travaillent à désensabler les pompes de l’unique station-service du coin. « Pour ce travail on nous paie chacun 6 000 francs par jour et 3 000 francs la demie journée », semble se satisfaire un jeune.

Si les autorités et les humanitaires s’organisent pour apporter de l’aide à 180 000 personnes sinistrées des inondations le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui au nord, au quartier Ngambio la Base cette aide se fait encore attendre.

« Nous avons vraiment besoin de l’aide parce que nous (populations, ndlr) souffrons énormément. Aujourd’hui il y en a qui sont rentrés au village d’autres se réfugient sur les toits des maisons. Nous souffrons vraiment », se plaint une ménagère.

A Brazzaville aucun autre quartier n’est plus frappé que Ngambio la Base par les coulées de boue et l’ensablement.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a déclaré mardi soir dans son message de vœux que « 2020 prend le relais dans un contexte de crise économique et financière de moins en moins exacerbée et des calamités naturelles sans précédent consécutives aux dérèglements climatiques. En 2020, a-t-il ajouté, la crise sera toujours présente, mais l’étau va de plus en plus se desserrer avec le redressement progressif des équilibres macroéconomiques. »

Coupe d’Afrique de handball : le Congo entend revenir avec le trophée

Même si cette équipe des Diables Rouges n’a pas bénéficié d’une préparation et d’un soutien financier adéquats, elle espère tout de même revenir avec le précieux sésame.

Le président de la Fédération congolais de handball (FECOHAND), Jean Claude Ibovi a indiqué le 29 décembre, à l’issue de la dernière séance d’entrainement des Diables rouges seniors messieurs de handball, que le Congo qui n’a pas bénéficié d’une préparation et d’un soutien financier adéquats allait au championnat d’Afrique intitulé « Challenge Denis Sassou N’Guesso » avec l’ambition de sauver l’honneur du pays.

«Nous partons de Brazzaville avec un effectif où certains joueurs demandés n’ont malheureusement pas pu venir par manque de moyens financiers. Mais les jeunes sont déterminés à aller sauver l’honneur du pays car parfois les Congolais sont forts quand ils sont brimés comme cette équipe. Il faudra donc compter sur la fibre patriotique de nos handballeurs », a expliqué Jean Claude Ibovi, le président de la Fédération congolaise de handball.

Guy Petigirard, le sélectionneur des Diables Rouges de handball seniors messieurs, reste mesurer sur les ambitions de son équipe concernant son niveau réel par rapport aux équipes du même groupe que le Congo.

« Nous avons fait un travail sur les combinaisons, les phases défensives, comment on doit contenir nos adversaires et quelques séquences offensives. Nous aurons trois semaines de travail en Tunisie avant la compétition pour nous rendre compte de notre niveau exacte. J’espère qu’à l’issue de cette dernière phase nos Diables Rouges sauront être à la hauteur de nos attentes qui se résument à une possible qualification à la prochaine coupe du monde», a-t-il précisé.

Les joueurs essaient de mettre les chances de leur côté en promettant d’aller jouer leurs cartes à fond lors de ce championnat d’Afrique où le Congo devra au moins faire mieux que la 4e place occupée lors de la dernière édition.

« Nous sommes à 90% de l’affectif qui a disputé la dernière au Gabon où nous avons terminé à la quatrième place. Il manque quelques trois ou quatre joueurs  mais ceux qui vont les remplacer devront faire l’affaire. On espère être prêt à l’issue des matches amicaux qu’on disputera avant le début de la compétition », a souligné Clotaire Taty, le vice-capitaine du Congo.

Il faut rappeler que le Congo est logé dans le Groupe D en compagnie  de l’Algérie, la Zambie et le Maroc, son premier adversaire de la compétition le 16 janvier.

Sinistrés des inondations au Congo : la Chine fait un don de plus de 300 millions FCFA

Les documents ont été paraphés par l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, et le secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères, Cyprien Sylvestre Mamina, en présence de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

La première enveloppe d’une valeur de 500.000 dollars, soit 300.264.955 francs CFA provient de la Croix-Rouge chinoise et permettra d’aider les sinistrés des inondations dans les départements touchés, en leur apportant, entre autres, des couvertures, des couettes et des draps. Quant à la seconde, don du gouvernement chinois, estimée à 2.000.000 de yuans, soit 170.940.171 francs CFA, elle vise à soutenir l’amélioration des conditions de travail et de renforcement des capacités du ministère congolais des Affaires étrangères.

Pour le diplomate chinois, les dons offerts s’inscrivent dans le cadre des liens séculaires d’amitié et de coopération qui existent entre son pays et le Congo. « Ces gestes témoignent de l’excellence des relations » entre Pékin et Brazzaville, a-t-il déclaré, ajoutant que même si la Chine fait actuellement face à des moments quelque peu difficiles, aucune chose ne pourra arrêter son élan de solidarité.

L’ambassadeur Ma Fulin a, par ailleurs, annoncé l’octroi par son pays en 2020 d’une aide d’un montant de 34,1 milliards de francs CFA, sans contrepartie du gouvernement congolais. S’y ajoute le décaissement d’une somme de 3 millions de dollars devant permettre de porter secours aux sinistrés des inondations en collaboration avec le Programme alimentaire mondial.

« Par ce portefeuille important, nous voulons exprimer à nos amis congolais que la Chine et son peuple restent toujours à leurs côtés », a-t-il dit.

Dans son intervention, la ministre des Affaires sociales a salué la Chine qui s’est distinguée par « la promptitude dans sa réponse » pour venir en aide aux victimes des inondations au Congo. « Veuillez transmettre aux autorités chinoises notre gratitude », a-t-elle indiqué, promettant de « faire bon usage » du don reçu.

Antoinette Dinga Dzondo a évoqué des besoins qui restent encore « énormes » malgré les efforts fournis par le gouvernement pour aider des milliers de personnes affectées par les inondations.

Bantous de la capitale : 60 ans d’existence… ça se fête

Orchestre mythique, créé par six auteurs-compositeurs originaires de la République du Congo, « Les Bantous de la capitale », demeure le creuset  de la rumba congolaise et du renouveau de la musique cubaine. Ce groupe a  fêté ses soixante ans d’existence, le 15 août.

Après l’annonce de la célébration de leur soixantième anniversaire, l’orchestre créé en 1959, grâce à Faignond père, a peiné quant à la préparation de cet anniversaire. Le 3 mai dernier, soit trois mois avant l’événement, les Bantous de la capitale, conduits par le patriarche Edo Ganga et une dizaine d’artistes, ont été reçus par le président de la République. Le but de cette rencontre était  de présenter le calendrier des festivités au premier citoyen du Congo, mais aussi  de solliciter son aide afin de réaliser avec succès le  projet.

Le patriarche Edo Ganga a fait savoir au président de la République que l’orchestre  » Les Bantous de la capitale » qui continue de répéter dans  à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, prévoit, à cette occasion, de se produire dans la capitale et d’effectuer une grande tournée à l’intérieur du pays pour fêter cet anniversaire et remercier tous ceux qui l’ont soutenu tout le long de son parcours.

L’orchestre a promis également de mettre sur le marché du disque « un Best of » de quarante chansons parmi les plus emblématiques de sa longue carrière. Tous ces projets demande des moyens financiers et matériels.

En prélude à cet événement et dans les préparatifs des soixante ans de leur existence, Les Bantous de la capitale avaient pris résidence à la Cafét’ de l’Institut Français du Congo (IFC) de Brazzaville, un dimanche sur deux, en alternance avec le bar « La Détente ».

Le gouvernement accompagne Les Bantous de la capitale à fêter en beauté

Congo : un gabonais interpellé à Brazzaville

Alexis Ndouna était poursuivi depuis deux mois dans son pays le Gabon pour viol sur mineur.

Ce sont les mains menottées qu’Alexis Ndouna est arrivé à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, après deux mois de cavale. Il est accusé d’avoir violé la petite Wally âgée d’à peine 14 ans et de se faire livrer des mineurs contre de l’argent et des grands cadeaux.

La police congolaise l’a interpellé à Brazzaville où il vivait après avoir quitté discrètement le Gabon. Alexis Ndouna a été extradé le même jour à Libreville. Notons que le Gabon avait lancé un mandat d’arrêt contre cet homme d’affaire et saisi Interpol suite à une plainte pour viol sur mineur.

Il faut le dire, le cas de la petite Wally était un viol de trop. Des associations féministes se sont saisies de cette affaire et entendaient organiser une marche en direction du palais de justice.

Congo : le PCT tient son 5ème Congrès ordinaire

Après plusieurs reports, les travaux du 5ème congrès ordinaire du PCT ont finalement vu le jour, depuis le vendredi 27 décembre 2019.

Le centre international de conférences de Kintélé a servi de cadre aux assisses du 5e congrès du parti congolais du travail (PCT). Ils étaient environ 12 délégués venus des départements du Congo et de la France, prendre part à ce Congrès. Un hôte en provenance du Cameroun était également présent. Il s’agit du secrétaire général du Comité central du RDPC, Jean Nkuete qui représentait le président Biya, invité par son homologue Denis Sassou Nguesso. Dans son discours de circonstance, Jean Nkuete a rappelé les objectifs communs du RDPC et du PCT.

« Le RDPC et le PCT, convergent sur la nécessité de renforcer leur nation isolée et commune afin de contrecarrer les velléités de déstabilisation de nos États et les influences néfastes d’origine diverses visant à annihiler la paix en Afrique centrale », a-t-il martelé.

Rappelons que, les travaux de ce 5ème congrès qui coïncide avec le cinquantième anniversaire du PCT, s’achèvent ce 30 décembre 2019.

Présidentielle au Congo : l’opposition propose une transition sans Sassou N’Guesso

Cette réaction du principal parti de l’opposition congolaise arrive après une annonce faite par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale.

La prochaine présidentielle au Congo doit se tenir en 2021. Les différents partis politiques se mobilisent et multiplient les actions pour être prêt pour affronter cette échéance. Mais, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale a estimé jeudi 26 décembre 2019, que les conditions ne seraient pas réunies pour l’organisation d’une présidentielle en 2021.

L’UPADS, principal parti d’opposition congolais, propose pour sa part une transition et un scrutin en 2023 sans la participation du président Denis Sassou Nguesso.

Congo : 260 tonnes de vivres et non vivres pour les victimes d’inondations

Les autorités congolaises ont lancé mardi la réponse humanitaire en faveur de quelque 180.000 victimes des inondations dans les régions nord du pays.

La cargaison qui a quitté le port fluvial de Brazzaville transporte des médicaments, des vivres et des non-vivres. 260 tonnes de vivres et non vivres embarqués mardi au port de Brazzaville, c’est le cadeau de Noël pour les 180.000 victimes des inondations dans le nord du pays. Il s’agit d’une centaine de cartons de médicaments de première nécessité, les savons, les nattes ou les sceaux.

On remarque également sur la barge qui a quitté le quai de la sardine, du riz, de l’huile et du sel. Le bateau va parcourir plus de 1.000 km jusqu’à Betou, dans la Likouala.

La ministre en charge de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a assisté au départ du bateau dont le voyage, supervisé son directeur de cabinet, pourrait durer un mois. « Et là-dedans nous avons 260 tonnes de vivres et non-vivres. Et pour avoir tous ces vivres, ce n’était pas facile. Les équipes qui partent sont constituées de gens formés ».

Mme Dinga Dzondo a précisé que les équipes embarquées sur le bateau ne travailleront pas seules lors de la distribution de l’aide. « Sur place, ces équipes vont trouver des ONG et la Croix-Rouge qui va nous aider. C’est le bateau qui part, à partir de cet après-midi nous allons charger les camions qui partent par la route. Sur le bateau nous avons six équipes, et par la route nous avons sept équipes, soit 13 équipes qui vont se déployer », a-t-elle souligné.

Le gouvernement qui avait lancé un appel à l’aide à la communauté internationale a pu réunir 400 millions de francs CFA pour organiser cette première réponse humanitaire. Elle va viser 30 ménages dans 21 districts des Plateaux, de la Cuvette et surtout de la Likouala où on compte le plus de victimes des inondations.

Congo : Ras-le-bol dénonce l’arrestation de Céleste Makela

Le mouvement citoyen Ras-le-bol s’indigne de l’arrestation dimanche 22 décembre, d’un de ses militants, Céleste Makela.

Selon Ras-le-bol, Céleste Makela est actuellement détenu dans les locaux de la DGST, la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, à Brazzaville. Cette arrestation intervient quelques jours après le discours sur l’État de la Nation de Denis Sassou-Nguesso, le 17 décembre dernier. Un discours où le respect des droits de l’homme a tenu une place centrale.

Pour Charlin Kinouani, coordonnateur adjoint du mouvement Ras-le-bol, les discours ne sont pas encore suivis d’actes. « J’ai été très scandalisé par cette arrestation qui est arrivée à la suite d’un grand discours fait par le président de la République où il a clamé le respect des droits humains, où il a clamé des concepts de paix. Je ne comprends pas exactement ce que ces concepts ou ces expressions signifient dans les têtes de nos dirigeants. On ne peut pas se permettre, parce que l’on est au pouvoir, d’enlever de paisibles citoyens et leur faire vivre la misère. Ce sont les mêmes qui nous disent que nous sommes dans une démocratie et qu’ils respectent les droits humains, qui ne les respectent pas en procédant à des arrestations arbitraires, à des enlèvements qui choquent tout le monde. Donc, jusqu’à ce jour, ce que nous demandons, c’est la libération de Céleste Makela, pas autre chose. ».

De leur côté, les autorités congolaises n’ont pas souhaité faire de commentaires à ce stade de l’enquête.