Congo : deux morts au cours d’une interpellation

Le drame s’est produit dans la localité d’Odziba, un civil et un policier, y ont trouvé la mort au cours d’une interpellation qui a mal tourné.

La localité d’Odziba, dans le sud du Congo, a connu un Noël sanglant. Deux personnes, un civil et un policier, y ont trouvé la mort au cours d’une interpellation qui a mal tourné. Une scène inhabituelle qui a perturbé une partie de la journée de la fête de la Nativité.

La scène s’est déroulée dans la matinée à Odziba, dans le sud du Congo, qui a pourtant connu un réveillon de Noël très calme. Selon les témoignages concordants des populations, un adjudant de police évoluant au commissariat de la localité, en compagnie d’un auxiliaire, a voulu interpeller un jeune homme soupçonné d’avoir participé à une opération de cambriolage d’une boutique appartenant à un commerçant ouest-africain.

Le jeune homme résistant à l’interpellation, le policier aurait tiré à bout portant, le tuant sur le coup. Pourchassé par une foule en colère, le policier a blessé deux autres personnes par balles au cours de sa fuite avant d’être rattrapé.

À coups de machettes et de gourdins, la foule l’a tué et a brûlé une partie de son corps à l’aide de pneus, d’après des témoins contactés par téléphone. Le commissariat d’Odziba a été incendié avant l’arrivée de renforts de la police.

Les deux corps et les deux blessés ont été acheminés à Brazzaville.

Le Congo se dote d’un conseil de l’ordre des experts comptables

Les experts comptables nationaux ont tenu, du 20 au 21 décembre, à Brazzaville une assemblée générale à l’issue de laquelle un conseil de l’ordre a été mis en place.

Cette rencontre a été présidée par le directeur de cabinet du ministre des Finances, Henri Loundou. Cet organe, qui présidera aux destinées de l’organisation des experts comptables pendant les trois prochaines années, aura pour mission, entre autres, de veiller au respect des principes de moralité, de probité, de dévouement et de toutes les règles déontologiques applicables à cette profession au Congo.

Il s’agira pour ce conseil de dresser, en premier lieu, le tableau définitif d’inscription à l’ordre, conformément à la législation en vigueur au Congo et dans la sous-région de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, en corrigeant en urgence les erreurs éventuelles contenues dans le tableau provisoire actuel d’inscription.

Il procédera aussi à l’harmonisation des pratiques professionnelles avant de finaliser et de soumettre à la plénière des experts comptables tous les textes d’application de loi, des textes qui soient conformes à l’Ifac, notamment le code déontologique, le décret portant organisation et fonctionnement de la commission de discipline ainsi que celui relatif aux missions et responsabilités de l’expert-comptable libéral.

« Il s’agit d’un challenge et nous devons y mettre », a relevé le directeur de cabinet du ministre des Finances, Henri Loundou, à l’ouverture de cette assemblée générale constitutive. Rappelons que l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires a pris un règlement portant harmonisation des pratiques des professionnels de la comptabilité et de l’audit, règlement qui a pris effet, depuis début janvier 2018, en même temps que le nouvel acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière.

Coopération : la Chine et le Congo entendent renforcer les liens

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté lors d’une réunion tenue le 19 décembre, à Brazzaville, à l’occasion d’une visite de la délégation chinoise.

Une délégation chinoise conduite par le directeur du bureau de la commission pour les Affaires étrangères du comité central du Parti communiste chinois, Yang Jiechi, a séjourné à Brazzaville.

La visite avait pour objectif de renforcer les échanges avec la partie congolaise pour promouvoir la mise en œuvre des consensus dégagés par les chefs d’Etat chinois et congolais, dont ceux du Sommet de Bejing sur la coopération sino-africaine (Focac) pour que les peuples des deux pays en bénéficient davantage.

Dans son intervention au cours la rencontre, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso, a dit que l’occasion était tout indiquée pour « donner un souffle nouveau » à la coopération bilatérale.

Le chef de la diplomatie congolaise a mis en exergue trois projets d’envergure arrêtés précédemment par Brazzaville et Pékin. Il a cité le projet phare de la zone économique spéciale de Pointe-Noire qui, selon lui, doit « servir de locomotive aux autres projets » ; le projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan et la nécessité de relancer le projet d’acquisition, par la compagnie aérienne du Congo, des avions de types ARJ21, projet qui rime avec celui de l’implantation d’un centre de maintenance aéronautique, qui a également pris du retard.

Jean-Claude Gakosso a souhaité que tous ces projets, qui s’inscrivent parfaitement dans les huit initiatives majeures définies par le président chinois, Xi Jinping, lors du sommet du Forum sur la coopération sino-congolaise, tenues dans la capitale chinoise en 2018, soient « accompagnés afin de donner de la vitalité nouvelle et un lustre particulier à la coopération » bilatérale. Il a également souhaité que la formalisation de l’accord de restructuration de la dette congolaise, signé en avril dernier entre le Congo et Exim Bank de Chine, qui a permis de faire avancer le négociations avec le Fonds monétaire international, se fasse le plus tôt possible.

Au sujet de toutes ces questions,  le ministre a indiqué que les autorités congolaises ont toutes les raisons, en cette année du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques bilatérales, de « donner le contenu qui convient au statut de pays pilote en matière de capacité de production, couplé à celui de membre de l’initiative la Ceinture et la route que le Congo est devenu depuis l’année dernière ».

Le chef de la délégation chinoise, qui s’exprimait en présence de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, s’est, quant à lui, félicité de ce que le Congo et son pays sont restés de « bons partenaires » durant toute cette période. « Nos relations bilatérales ont résisté à l’épreuve des aléas internationaux et donnent un bon exemple des relations de coopération entre la Chine et les pays africains », a-t-il souligné.  Après ces interventions, et celles d’autres personnalités présentes, les délégations se sont retrouvées à huis clos afin d’aborder les questions spécifiques qui étaient au centre de leurs préoccupations.

Pool : 72 mille enfants protégés contre la poliomyélite

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a lancé les journées locales de vaccination, le 19 décembre à Kinkala, pour une protection préventive des enfants de zéro à 5 ans contre la maladie.

Le dernier cas de poliomyélite enregistré au Congo remonte à janvier 2011. « Une performance qui ne doit pas nous empêcher de vacciner, à titre préventif, nos enfants pour les protéger de la poliomyélite au regard de la menace qui peut découler des pays limitrophes », a expliqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, en lançant les journées locales de vaccination dans le chef-lieu du département du Pool. L’opération qui a commencé le 19 décembre prendra fin le 21 du même mois et le pays, a souligné la ministre, est engagé dans l’élan mondial visant à éradiquer la poliomyélite.

Le département du Pool n’est pas le seul concerné par ces journées locales de vaccination, selon la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques De Sousa. L’opération se fera également à Pointe-Noire, à Brazzaville, dans la Sangha, dans la Likouala et à l’ile Mbamou, localités dites à risque. « Je tiens à saluer la détermination du gouvernement de rendre accessibles les soins de santé dans les contrées reculées », a déclaré la diplomate onusienne qui par la même occasion, a mis à disposition le matériel technico-médical pour le plateau technique non seulement de l’hôpital de base de Kinkala mais également pour les structures sanitaires des autres contrées du département du Pool.

La poliomyélite, encore appelée paralysie spinale infantile, est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse spécifiquement humaine causée par le poliovirus sauvage. Elle peut entraîner une paralysie irréversible. C’est pour mettre les enfants du pays à l’abri de cette pathologie que le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, notamment l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé, a lancé les journées locales de vaccination. La ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement a exhorté les parents à amener les enfants pour les protéger. Un appel visiblement entendu d’avance puisque plusieurs d’entre eux ont répondu présents lors de la première journée. « Nous sommes contentes de cette vaccination gratuite. La présence des autorités nous prouve que nous  ne sommes pas  seuls face aux problèmes de santé de nos enfants », a indiqué Carine Matondob satisfaite de la vaccination de ses deux enfants.

Congo : interdiction de la vente ambulante du café

La direction générale de la police nationale vient d’interdire la vente ambulante du café sur toute l’étendue du territoire national.

Au Congo désormais, l’on n’apercevra plus des vendeurs ambulants de café. Une circulaire de la direction générale de la police nationale a été envoyée à tous les directeurs départementaux de la police.

Selon la direction générale de la police nationale, plusieurs personnes exerçant cette activité ont été surprises en flagrant délit de vente du tramadol mélangé au café.

Considérée au départ comme l’apanage des étrangers, du fait qu’ils ont été les premiers à l’exercer, l’activité est aujourd’hui pratiquée dans tous les coins de Brazzaville, même par les nationaux. Il suffit de parcourir les grandes artères de Brazzaville pour s’en rendre compte. Si on ne voit pas ces vendeurs dont l’âge varie entre 18 ans et plus installés aux coins des rues et carrefours, on a de fortes chances de les croiser poussant leurs chariots contenant de thermos remplis d’eau chaude et du café.

Le Congo recevra 208 millions $ de la BAD

Cet argent que décaissera la Banque africaine de développement servira à la relance de l’activité économique de la république du Congo.

Le Congo bénéficiera d’un financement de 208 millions $ de la Banque africaine de développement (BAD) pour relancer son activité économique. C’est ce qu’a indiqué l’institution panafricaine dans un communiqué publié sur son site lundi 16 décembre 2019.

La nouvelle aide qui sera octroyée sous forme de prêt, permettra de faciliter la mise en œuvre du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (PAREF). Celui-ci a pour objectif de créer les conditions d’une croissance économique soutenue à travers le renforcement de la consolidation budgétaire et la relance de l’économie du Congo.

Les nouveaux fonds serviront ainsi à aider le Congo à faire face à la baisse de ses recettes fiscales et aux effets de la chute récente du prix du baril de pétrole, qui se sont traduits par un ralentissement de la croissance économique. Il s’agira également d’améliorer la gestion de la dette et des risques budgétaires en renforçant les capacités de mobilisation fiscale de l’Etat.

« En approuvant cette opération, la banque va soutenir le Congo à financer ses dépenses sociales critiques, apurer ses arriérés extérieurs et rembourser ses arriérés intérieurs pour soutenir le secteur privé, qui a été durement frappé par la crise économique », a ainsi expliqué Abdoulaye Coulibaly, directeur du Bureau de coordination de la gouvernance et de la gestion des finances publiques à la BAD.

Pour rappel, le portefeuille de la banque panafricaine au Congo-Brazzaville comprend six opérations relevant uniquement du secteur public et représentant un total d’engagements estimé à 231 millions $.

CESE : la session inaugurale s’est achevée ce jeudi 19 décembre

La présidente de l’institution, Emilienne Raoul, a clos les travaux, le 19 décembre, à Brazzaville sous une note « d’implication sans faille ».

Réunis en séance plénière, du 16 au 19 décembre, les membres du Conseil économique social et environnement (CESE) ont adopté, après amendement, le règlement intérieur et le règlement financier de leur institution, avant la mise en place des quatre commissions permanentes et de leur bureau. Il s’agit notamment des commissions Affaires économiques; Affaires sociales; Affaires éducatives, culturelles et religieuses; enfin, Affaires environnementales. Celles-ci auront pour mission d’examiner les affaires dont le Conseil est saisi par les autorités habilitées. «Le bureau que nous sommes représente la locomotive. Chaque locomotive a un moteur et vous commissions permanentes, vous êtes le moteur du CESE. Si celui-ci ne fonctionne pas, nous resterons toujours à quai. Lorsqu’un train ne démarre pas, cela se voit et tout le monde se pose des questions. Vous devez donc mesurer l’importance de votre mission pour que le CESE soit présent dans le quotidien des institutions et celui de la population à travers nos avis, les études qui découlent de nos analyses », a déclaré Emilienne Raoul, dans son discours de clôture, avant d’exhorter les conseillers « à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que le CESE assume efficacement ses missions exaltantes et contribuer ainsi à l’élaboration des politiques publiques efficientes ».

Et Louis-Patrice Ngagnon de souhaiter, dans son exposé en plénière, que les conseillers fassent de leur institution un « mirador de veille stratégique » afin de demeurer une vraie force de propositions auprès des pouvoirs publics.

A l’initiative du bureau, deux communications portant sur l’histoire de cette institution et sa place auprès des organes constitutionnels ainsi que l’aperçu de ses textes organiques ont été présentés à l’entame de la mandature. Ce, dans le but de permettre aux conseillers de faire immersion dans l’histoire du Conseil et de cerner sa place dans l’architecture institutionnelle nationale, d’une part, et de s’approprier des agrégats fondamentaux qui structurent l’institution, d’autre part.

En effet, le Conseil, connu sous sa dénomination actuelle, a été créé en 1925, en France, sous le nom de Comité économique national. Au fil du temps, il est passé de Comité économique national en Conseil économique et social puis, actuellement en Conseil économique, social et environnemental.

Au Congo, le CESE est né en même temps que la République. Il est l’une des premières institutions créées immédiatement après la proclamation de la République par la loi constitutionnelle n°1 du 28 novembre 1958, sous le nom de Comité constitutionnel consultatif. « La dimension environnementale qui complète son intitulé depuis la loi organique n°27-2018 du 7 août 2018 portant organisation, composition et fonctionnement du CESE, est fondamentale au regard des enjeux climatiques que connaît la planète », a indiqué Benjamin Bounkoulou, vice-président de cette institution, dans son exposé.

Pointe-Noire : le contrôle des tricycles et monocycles reporté en février

L’opération qui avait débuté le 12 décembre dernier s’est vue arrêté le 17 décembre et reportée au mois de février 2020.

Difficultés liées, à la logistique et aux divergences avec la police sont entre autres les raisons de l’arrêt de l’opération de contrôle des tricycles et monocycles dans la ville océane. Jean Robin Ossa, chef de bureau des transports urbains et routiers de la direction départementale des Transports terrestres de Pointe-Noire, confie tout de même que ledit contrôle reprendra en février prochain.

Cette opération vise à mettre de l’ordre dans la conduite de ces motos dont le nombre ne cesse d’accroitre dans la ville de Pointe-Noire. Il est important de noter que la majorité de ces engins ne sont pas immatriculés et la plupart des motocyclistes n’ont pas de permis de conduire catégorie «A», comme l’exige la réglementation.

«Le secteur des transports est bien réglementé dans notre pays mais ces motocyclistes passent outre la règlementation», a expliqué Jean Robin Ossa.

Nouveau cadre de partenariat entre le Congo et la Banque mondiale

La Banque mondiale a annoncé avoir validé récemment un nouveau Cadre de partenariat avec la République du Congo afin de soutenir la mise en œuvre de ses objectifs de développement pour la période 2019-2024.

Ainsi que le relève l’institution financière internationale dans un communiqué, « ce cadre met l’accent sur le renforcement de la gestion économique pour améliorer le développement du secteur privé et la création d’emplois et sur le développement du capital humain, afin de promouvoir une croissance inclusive et durable ».

« L’objectif de cette nouvelle stratégie consiste à aider la République du Congo à réaliser les réformes économiques nécessaires pour offrir de meilleurs opportunités et services à tous ses citoyens », a souligné Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République du Congo précisant que cet engagement se concentrera sur un portefeuille de projets plus réduit mais avec des projets de plus grande envergure, plus ambitieux et ayant un impact plus important.

A noter que ce partenariat, qui comprendra également des projets en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’économie numérique, vise à promouvoir la diversification économique.

Après la contraction de son économie pendant deux années consécutives liée à la baisse des cours du pétrole, le Congo présente actuellement des signes de reprise, selon la Banque mondiale. Cependant, elle constate qu les inégalités demeurent élevées avec plus de 35 % de la population qui vit dans la pauvreté depuis 2016.

Autre constat relevé dans son communiqué: la performance du Congo en matière de capital humain est bien inférieure à la moyenne des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Ainsi, un enfant né au Congo aujourd’hui sera 42 % moins productif qu’il aurait pu l’être s’il avait bénéficié d’une instruction complète et de soins de santé adéquats au cours de son enfance, note l’institution financière.

Si le secteur privé joue un rôle important dans la création d’emplois et la croissance économique des pays émergentes comme la République du Congo, comme le rappelle Aliou Maiga, directeur d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, ce dernier assure que « La nouvelle stratégie vise à mobiliser l’investissement privé et à favoriser l’innovation pour aider le gouvernement de la République du Congo à atteindre ses objectifs de développement. »

Soulignons que le Cadre de partenariat s’articulera autour de deux axes : « Renforcer la gestion économique et la diversification » et « Développer le capital humain et la résilience pour une croissance inclusive et durable ».

Selon la Banque mondiale, le premier axe impliquera de moderniser le secteur public à travers une plus grande efficacité et redevabilité dans la gestion des ressources publiques; d’adopter des règles budgétaires susceptible d’augmenter l’épargne publique lorsque la conjoncture est favorable afin de faire face aux périodes de  volatilité des prix des matières premières, peut-on lire de même source.

Cet axe impliquera aussi d’améliorer la productivité et la commercialisation agricoles ainsi que les infrastructures et le climat des affaires afin de créer des emplois et de renforcer le développement du secteur privé.

Le deuxième axe, précise-t-elle, permettra d’améliorer l’accès à des services d’éducation et de santé de qualité, d’élargir la couverture de protection sociale et de promouvoir l’autonomisation des femmes afin d’accroître l’inclusion sociale.

La Banque mondiale ajoute, par ailleurs, que cette stratégie permettra d’améliorer la gestion des forêts et d’autres ressources naturelles pour favoriser une croissance durable et plus résiliente.

Pour rappel, le Congo compte actuellement 10 projets qui bénéficient d’un financement de 451 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Banque pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Selon l’institution, ces projets sont axés sur la gestion et la diversification économiques, le capital humain, la protection sociale et l’environnement.

Congo : 2.000 enseignants seront recrutés en 2020

Le président Denis Sassou Nguesso l’a annoncé ce 17 décembre 2019, à Brazzaville, devant le parlement réuni en Congrès.

L’année 2020 sera marquée par la reprise des recrutements dans la Fonction publique congolaise. A ce sujet, 2000 jeunes seront recrutés dans les services sociaux et prioritaires de l’enseignement. L’annonce a été faite par le président Denis Sassou N’Guesso devant le parlement réuni en congrès, ce 17 décembre 2019, à Brazzaville.

Dans son adresse sur l’état de la Nation devant le parlement réuni en congrès, Denis Sassou N’Guesso a décliné les grands axes qui soutendront son action en 2020. Parmi les priorités figure l’emploi des jeunes et leur employabilité. Pour juguler le déficit constaté en termes de formateurs, des recrutements seront opérés dans la fonction publique. « J’annonce que le gouvernement procédera, dès 2020, à la reprise des recrutements dans les services sociaux et prioritaires dans l’enseignement… », a dit Denis Sassou N’Guesso qui a rassuré que « cette opération ira en s’amplifiant chaque fois que les ressources du pays le permettront. »

Le président congolais a, par ailleurs, stigmatisé la délinquance juvénile qui sévit dans les périphéries des grandes agglomérations urbaines communément appelée « les Bébés noirs, les Kulunas et autres. » Tout en plaçant les parents devant leur responsabilité, il a martelé que la loi s’appliquera pour ce genre de comportement déviant.

Au sujet des mesures gratuites relatives à la couverture sanitaire universelle au Congo, les instructions ont été renouvelées à l’endroit du gouvernement pour qu’en 2020 soit installée « l’Unité de préfiguration» de ce régime de sécurité sociale, en vue de son fonctionnement expérimental.

Dans son adresse, Denis Sassou N’Guesso est revenu également sur la mise en service imminente de la route Ketta-Sembé-Souanké-Ntam-frontière du Cameroun. Pour lui, celle-ci « renforcera le socle de l’intégration sous régionale grâce à la jonction, par voie terrestre, du Congo et du Cameroun. » En rapport avec les érosions constatées sur l’ensemble du territoire, le président congolais a demandé, à nouveau, au gouvernement « d’impliquer les unités du Génie militaire » pour intervenir dans la construction et l’entretien du réseau routier national.

L’électrification des communautés rurales, a rappelé Denis Sassou N’Guesso, figure parmi les projets en cours de réalisation, en dépit des rigueurs économiques et financières actuelles. A ce titre, le gouvernement a été appelé à « prendre des initiatives audacieuses et vigoureuses visant des réformes à impact mesurable à court, moyen et long termes, en matière d’affermissement du climat des affaires. »

Pour le président congolais, la mise en place des zones économiques spéciales consacrera l’attachement du Congo aux grands projets structurants, en cours de réalisation ou en phase de recherche de financement. Au nombre de ces projets figurent notamment la troisième turbine de la centrale électrique du Congo, le barrage de Sounda, le pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa, ainsi que la troisième phase de la fibre optique.