Congo : les jeunes laissent parler leur créativité

Vendredi 13 décembre 2019, à Brazzaville, les jeunes congolais ont laissé leur esprit créatif.

La république du Congo a joué les prolongations de la célébration de la journée internationale de la science. Le vendredi 13 décembre, les jeunes congolais ont voulu commémorer cet évènement à leur manière. Ils ont montré leur niveau d’inventivité, en présentant des œuvres relatives à l’alimentation, l’approvisionnement en eau potable et bien d’autres lors d’une exposition à Brazzaville.

La journée internationale de la science s’est tenue sur le thème « Science ouverte, ne laisser personne pour compte ».

Congo : six chorales en concert à Brazzaville

Six chorales se produiront, le 20 décembre, à l’Institut français du Congo (IFC), en prélude à la fête de la nativité.

Un répertoire de chants de Noël illuminé par la beauté des polyphonies congolaises sera présenté à l’occasion, sous la direction artistique de Ghislain Pambou. Une initiative qui fera découvrir au public les voix ravissantes et harmonieuses.

Ces chorales vont se succéder les unes après les autres sur le même podium pour célébrer Noël. Il s’agit de Néo apostolique Moungali, chorale abbé François-Wambat, le groupe théâtral kimbanguiste, Néo apostolique de Bacongo, la chorale Sainte-Jeanne-d’Arc (cathédrale) et Karisma gospel.

C’est le premier concours national de chorales qu’organise l’IFC afin de promouvoir cet art dans lequel les Congolais excellent.

Pour remporter le concours, les chorales répondront aux critères suivants: technique vocale, qualité de communication, justesse, interprétation, maîtrise de direction, choix du répertoire,le vestimentaire. Cet événement qui met en avant les chorales de Brazzaville se tient chaque décembre à l’IFC.   L’entrée est payante.

La première édition « Les chorales de Brazzaville chantent Noël » a été lancée en 2017.

Congo : le FMI reporte son versement de 48 millions de dollars

L’instance financière dit vouloir laisser « plus de temps » aux autorités congolaises pour honorer les engagements pris en juillet.

Le dossier du Congo est écarté de l’ordre du jour du conseil d’administration du Fonds monétaire international de décembre prévu la semaine prochaine. L’instance financière dit vouloir laisser « plus de temps » aux autorités congolaises pour honorer les engagements pris en juillet dernier au moment où elle a conclu son accord avec le FMI.

Concrètement, ce report signifie que le versement des 48 millions de dollars attendus en janvier par Brazzaville est reporté car le pour le FMI, qui a effectué une mission d’évaluation à Brazzaville en novembre, les conditions ne sont pas réunies.

À l’issue de sa mission de novembre, le FMI avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, l’organisation demandait à mots feutrés à Brazzaville de mettre les bouchées doubles pour respecter les engagements pris lors de la signature de l’accord en juillet. En particulier achever la restructuration de sa dette commerciale extérieure, dont le montant total n’est toujours pas connu et mener les réformes attendues en matière de lutte contre la corruption, le tout avant la fin de cette année.

« Un léger report », juge Brazzaville

Des objectifs visiblement pas encore atteints puisque le FMI a décidé de sortir le Congo-Brazzaville de l’ordre du jour de son conseil d’administration de décembre et lui donne maintenant rendez-vous à la fin du premier trimestre 2020. En attendant, le versement des 48 millions de dollars que le FMI devait décaisser en janvier est bloqué.

« Il s’agit de laisser plus de temps » au Congo pour « poursuivre ses négociations », explique un porte-parole du FMI. Négociations avec plusieurs traders en pétrole notamment pour obtenir un rééchelonnement de la dette du Congo. Sans oublier l’audit de la dette du ministère des Travaux publics promis depuis des mois mais qui n’est toujours pas terminé.

Pour l’économiste Ruben Nizard, cette décision du FMI est « un avertissement » adressé aux autorités congolaises.

« Il y a certains éléments qui n’étaient pas tout à fait clairs au moment où l’accord a été conclu. C’est notamment le cas sur le montant de la dette et la question de l’intégralité des dettes congolaises qui ne sont pas connues. Et que l’audit global de la dette congolaise ne soit pas réalisé était effectivement un élément un peu surprenant puisque dans d’autres cas, notamment sur le continent africain, on a vu le FMI être plus prudent, plus exigeant sur la demande d’avoir des garanties sur l’audit de la dette. »

« Ce n’est pas coup d’arrêt » relativise de son côté Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement, mais seulement « un léger report ».

« Ce n’est pas aujourd’hui du point de vue du gouvernement une sorte de coup d’arrêt par rapport à des engagements qui ont été pris, il s’agit d’un léger décalage dans le calendrier, mais qui ne remet pas en cause la vision qui est celle du Congo de s’assurer effectivement qu’il va s’inscrire dans le programme qui a été négocié été adopté avec le FMI »

Le Congo reçoit 187 millions d’euros de la BAD

Le prêt approuvé par l’institution financière panafricaine, le 13 décembre, est destiné à faciliter les réformes en cours dans le pays, notamment la consolidation budgétaire et la relance des activités économiques.

Dans un communiqué, le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a indiqué que l’enveloppe, soit environ cent-vingt-deux milliards francs CFA, va permettre au gouvernement de financer ses dépenses sociales critiques, apurer ses arriérés extérieurs et commencer le remboursement de la dette intérieure pour soutenir le secteur privé.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (Paref) et devrait contribuer à améliorer la gestion de la dette, y compris les risques budgétaires.

« Dans sa réalisation, le Paref mettra d’abord l’accent sur l’amélioration des processus de gestion de la dette et la rationalisation des dépenses à travers, notamment, la revue du régime des incitations, la maîtrise de la masse salariale, le renforcement de l’efficacité de l’investissement public et enfin l’accroissement de la supervision des entreprises publiques », précise le communiqué de la BAD.

Congo : 150 000 personnes touchées par les inondations

Les départements les plus affectés par ces inondations sont entre autres Plateaux (centre), la Cuvette et la Likouala (nord).

Les autorités gouvernementales estiment que les inondations causées par les pluies qui tombent sans répit ont déjà touché 150 000 personnes notamment dans les départements des Plateaux (centre), la Cuvette et la Likouala (nord). Brazzaville la capitale n’est pas épargnée : la pluie qui est tombée dans la nuit de vendredi à samedi a renforcé les dégâts au quartier la Base, de l’autre côté de l’aéroport, où les populations affectées appellent les autorités à l’aide.

La principale avenue qui traverse le quartier la Base est méconnaissable : on n’y voit plus le bitume, mais seulement du sable entraîné par les eaux de pluies. Les automobilistes ne s’y aventurent plus.

Dans la rue adjacente, Parfaite, une mère d’enfants, la cinquantaine révolue, multiplie des efforts pour vider sa maison dont la plupart des ouvertures sont bloquées par l’ensablement. Elle demande aux autorités de voler à son secours.

« C’est à l’État que revient la charge de nous gérer, vous et nous. Sans nous, ce pays ne marcherait pas. Il faut qu’il y ait de l’aide. Que les autorités nous aident », lance-telle.

Ses voisins immédiats sont désemparés et ne savent pas à quel saint se vouer. « Nous sommes à l’abandon et après on dit : vivons ensemble. Peut-on vivre ensemble dans cet état, pendant que de nombreuses personnes, des retraités y compris, ont perdu leurs maisons ? », se lamente un habitant de la Base.

« Nous sommes là et essayons de résister parce que si nous quittons le quartier, il y a des voleurs qui viendront pour voler les tôles sur nos maisons. Donc, nous sommes obligés d’y rester », affirme un autre.

Selon la météo les pluies vont continuer à tomber jusqu’à fin décembre. Officiellement, 150 000 personnes affectées par les inondations à travers le pays attendent une aide conséquente de la part des autorités qui ont décrété l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire.

Les USA et la Chine resserrent leur coopération avec le Congo

Le président Denis Sassou NGuesso a reçu tour à tour les délégations américaine et chinoise vendredi 13 décembre 2019.

Les questions de droits de l’homme et les perspectives de la coopération entre ces deux pays et le Congo ont meublé les deux audiences. Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a conféré, ce vendredi 13 décembre 2019, tour à tour, avec une délégation américaine conduite par John Cotton Richmond, Ambassadeur itinérant des Etats-Unis, en charge des questions de traite des  humains et le 1er vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine.

L’ambassadeur itinérant des Etats-Unis, chargé de la question de traite sur les humains était accompagné du diplomate américain en poste à Brazzaville, Tood Haskell. C’est lui qui a pris la parole en premier pour saluer les avancées significatives réalisées par le Congo dans le domaine des droits de l’homme, notamment la lutte contre la traite des hommes. « Pendant ces dernières années, le Congo a fait des progrès très considérables dans la lutte contre la traite des êtres humains », a déclaré Tood Haskell. L’ambassadeur des USA au Congo, a, par la suite présenté le mobile de cette visite au président de la République du Congo : « le but de cette rencontre est de travailler davantage ensemble, en partenariat pour formuler et mettre en œuvre des stratégies efficaces de lutte contre ces fléaux », a-t-il poursuivi.

Prenant le relais, John Cotton Richmond, s’est réjoui de la mobilisation à travers le monde, contre le trafic des êtres humains. Il a relevé une prise de position globale sur cette question de trafic d’hommes, au cours de différentes réunions. L’émissaire du président américain a constaté que plusieurs pays ont pris des lois en la matière. Et, le Congo fait partie de ce groupe, a-t-il rappelé. Cela qui justifie les encouragements du département d’Etat américain, adressés au Congo. Ce sujet se rapportant à la traite des êtres humains est d’une grande importance pour le Président américain, Donald Trump, a-t-il souligné.

Il est nécessaire de réunir les initiatives et positions des pays à travers le monde, pour contrer ces pratiques qui consistent à tirer davantage la vulnérabilité de certaines populations, a insisté le diplomate américain qui a fait savoir que la communauté internationale va commémorer, l’année prochaine, les 20 ans du protocole des Nations-Unies contre le trafic des êtres humains.

La Chine et le Congo étendent leur coopération

Le 1er vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, Ji Bing Xuan, qui séjourne à Brazzaville depuis deux jours a succédé à l’américain chez Denis Sassou N’Guesso. Les deux hommes d’Etat ont échangé sur des nouveaux domaines qui devraient intégrer une coopération élevée au rang de partenariat stratégique global depuis 2016. Il s’agit, entre autres, des secteurs de l’aviation et du tourisme, avec l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre Brazzaville et Beijing. La coopération sino-congolaise est déjà active dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la défense et bien d’autres.

La visite de l’homme d’Etat chinois au Congo, traduit une fois de plus, l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui caractérisent les relations sino congolaises.

Au terme de l’audience, Ji Bing Xuan a offert au président de la République, une œuvre d’art symbolisant la prospérité et le succès pour le Congo, en dépit de la crise économique conjoncturelle que le pays traverse depuis quelques temps.

Sensibilisation sur les droits humains : 600 jeunes formés à Brazzaville

Le ministère de la Justice et des droits humains, Ange Aimé Wilfrid Bininga a lancé une opération de sensibilisation aux droits et libertés fondamentaux dans la ville capitale.

L’humanité a commémoré, le 10 décembre, le soixante et onzième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur le thème « La jeunesse se bat pour les droits de l’homme ».

La campagne de vulgarisation a été lancée par le ministre de la Justice, des droits humains et de la protection des peuples autochtones, Ange Aimé Wilfrid Bininga, en collaboration avec le Conseil consultatif de la société civile et celui de la jeunesse. Elle a commencé par Brazzaville, où six cents jeunes, filles et garçons, préalablement formés, ont été mis à contribution.

Ils ont pour mission d’aller auprès de la population, surtout des jeunes, pour leur expliquer le contenu de la charte universelle des droits de l’homme, en ce qui concerne le respect des droits et libertés fondamentaux. L’opération se poursuivra progressivement sur l’ensemble du pays.

L’objectif du ministère de la Justice est de permettre à chaque citoyen congolais de connaître avant tout ses droits, mais aussi de connaître ceux des autres et d’être capable de les respecter, conformément à l’esprit de la Charte universelle des droits de l’homme.

Dans cette charte dont des copies ont été distribuées à ces jeunes, il est mentionné, par exemple, à l’article premier, que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

En son article 7, la même déclaration précise que tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi, et ont droit à une protection égale. S’exprimant à l’occasion, le secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse, Juste Bernardin Gavet, a appelé les jeunes au respect des droits humains, socle de la liberté, de la justice et de la paix. Pour sa part, le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des ONG, Cephas Germain Ewangui, a souhaité que les droits de l’homme passent d’une réalité juridique à une réalité sociale. Rappelons que la Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée, le 10 décembre 1948, à Paris au Palais de Chaillot, par la résolution 217 de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle précise les droits fondamentaux de l’homme.

Congo : vers un manuel de procédures à la fonction publique

Le document, sous forme d’instructions, contiendra l’ensemble des opérations courantes à réaliser par les différentes structures du département ministériel.

L’élaboration du manuel  fait l’objet d’un atelier qui réunit du 10 au 21 décembre à Kintélé, une vingtaine de cadres du ministère de la Fonction publique. « L’amélioration de la qualité du service public se traduit par la mise en place des outils modernes capables d’accroître la performance de l’administration », a déclaré, à l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, de la réforme de l’État, du travail et de la sécurité sociale, Josias Itoua-Yocka

Cet outil permettra, selon ce dernier, de créer les conditions favorables à la dématérialisation des procédures, base essentielle d’information du système intégré de gestion des ressources humaines. L’objectif visé, a-t-il ajouté, est de traduire le processus opérationnel du traitement des dossiers en langage informatique.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des réformes de la Fonction publique engagées par le gouvernement et exécutées par le Projet intégré de réformes du secteur public (Prisp) que le Congo cofinance avec la Banque mondiale.

Le Prisp vise à améliorer la collecte des recettes propres y compris les recettes forestières. Il a également pour objectif de renforcer la gestion de la dépense publique, appuyer la mise en œuvre de la réforme des marchés publics, etc.

En dehors de l’activité qui vient d’être lancée, le Prisp est en train de former simultanément les vérificateurs de la Cour des comptes et de discipline budgétaire aux normes internationales des institutions supérieures de contrôle des finances publiques. Des cadres de l’Inspection générale des finances sont, quant à eux, en train de travailler sur la validation du guide méthodologique de l’audit, élaboré par un consultant national engagé par le projet. Les agents des douanes font aussi partie des bénéficiaires des formations du Prisp.

Congo : la Carc a son nouveau bureau exécutif

Les membres de ce bureau ont été élu au cours de assemblée générale de la Coordination des associations des retraités du Congo (Carc), tenue le 07 décembre dernier, à Brazzaville.

Les membres du Carc ont élu, le 7 décembre à Brazzaville, lors d’une assemblée générale, la nouvelle équipe dirigeante de leur organisation. Le nouveau bureau élu par les délégués de chaque arrondissement et département, aura pendant les quatre prochaines années, la responsabilité de lutter pour le paiement des arriérés de pension et rentes des retraités. Cet organe est présent dans tous les arrondissements de Brazzaville et même dans plus six départements du Congo.

Composé de treize personnes, ce bureau est dirigé par Félix Tendi, secondé par Marcel Dimi, suivi de Jean-Pierre Yama, Léandre Keya, Clément Ampion, Pierre Pango, Marianne Nhandounou, Michel Ngassaki et Cristophe Loufoutou. Jean Goma, Emmanuel Ngakosso, Florent Babelé ainsi que Jean-Pierre Massamba en font également partie.

« Cette plate-forme est un canal pour les retraités de demander leurs arriérés de pensions gelés au Trésor public. L’argent versé par les employeurs pour la paie des retraités est toujours confisqué anarchiquement. Le gouvernement doit savoir que ce n’est pas le bénéfice réalisé par la CNSS mais le fruit de la sueur du front des travailleurs, épargné dans le cadre de la conservation des moyens d’existence, utile à leur âge invalide. Ayant atteint cet âge, ils sont confrontés à la privation de jouissance de leurs droits acquis. Nous poursuivons la lutte jusqu’à obtenir notre argent car nombreux sont mort sans le percevoir », a déclaré Félix Tendi.

Festival Boya kobina : un rendez-vous riche en couleurs

La cinquième édition du festival Boya Kobina a ouvert ses portes lundi 09 décembre dernier à l’espace Baning’Art.

Une conférence de presse tenue le 07 décembre dernier à l’Institut français du Congo annonçait déjà les couleurs de l’évènement. Le festival Boya Kobina est un rendez-vous de danse et de musique de Brazzaville. Pour cette 5eme édition, l’évènement aura une dimension internationale avec l’arrivée des compagnies de la RDC, du Cameroun et la France.

Le festival Boya Kobina que dirige Delavallet Bidiefono prévoit un programme riche en couleurs notamment des spectacles, des concerts, des projections, des stages, des rencontres et des ateliers. Pendant six jours (du 09 au 14 décembre), quatre compagnies internationales vont prester pour le plaisir des spectateurs.

L’évènement se tient en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, l’IFC de Brazzaville, l’Espace Baning’Art, la Cité Musicale (Metz), l’Association Globe Trot’Art, la Compagnie Baninga et Mobembo.