Tourbières de la cuvette centrale : des ONG demandent l’arrêt de l’exploitation

L’ONG internationale Green Peace et une coalition de vingt-deux autres organisations de la société civile des deux Congo s’insurgent à une exploitation industrielle dans les tourbières.

Mardi 10 décembre 2019, à Kinshasa, au cours d’un point de presse, l’ONG Green Peace a demandé aux gouvernements de la RDCongo et du Congo de mettre fin à toute initiative de l’exploitation industrielle dans les tourbières de la cuvette centrale. Cette ONG n’est pas la seule à lancer cet appel.

Ces organismes proposent aux autorités de ces deux pays d’appuyer les projets de développement des communautés locales à la place de l’exploitation pétrolière et de l’agriculture industrielle.

Congo : la ville de Brazzaville connait des changements à cause des fortes pluies

Inondations, glissements de terrain…sont des catastrophes qu’on subit la capitale congolaise ces dernières semaines.

À Brazzaville, les pluies qui se sont abattues ces dernières semaines ont causé des inondations, des glissements de terrain et des ensablements qui ont défiguré certaines zones d’habitation de la capitale congolaise où les populations désemparées s’interrogent sur l’assistance des autorités alors que leur situation risque de s’empirer.

À mi-chemin entre les ronds-points Mouhoumi et Mazala dans le septième arrondissement de Brazzaville, l’unique station-service de la zone est hors service. Ses pompes ont été ensevelies par les coulées de boue.

Debout devant cette station, les mains sur ses hanches, Philippe Tsiba, un habitant du quartier, n’en revient pas. « Je pense qu’ici, l’État devrait prendre quand même quelques dispositions, déclare-t-il, visiblement fâché. Cette situation a débuté en 2012. Les gens n’ont pas été regardants et aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe. Et puis, quand ça se passe comme ça, il n’y a aucun responsable politique, même le maire de la ville, ne peut passer, rien que pour regarder ».

À quelques pas de cette station trois jeunes, pelles à la main, torse nu, s’affairent à dégager des voitures englouties par le sable jusqu’au toit. « Nous avons été envoyés pour faire sortir les voitures parce que le moteur est touché. Le propriétaire nous a demandé d’enlever les cinq véhicules qui se trouvent ici », explique l’un d’entre eux.

Plus loin, sur la nationale 2, les automobilistes parcourent les quelque cinq kilomètres qui séparent le quartier Soprogi de l’académie militaire en 30 voire 45 minutes. Le tronçon, dont les travaux d’aménagement n’ont pas été bien achevés, est jalonné de nids de poule causés par les eaux de pluie.

« C’est le gouvernement qui gouverne le pays. S’il nous laisse dans cet état, nous devenons comme un enfant qui a perdu à la fois son père et sa mère », se lamente un automobiliste.

Fécofoot : les sélectionneurs des Diables Rouges reconduits à leurs postes

Ils ont été maintenus au cours de la dernière session de la structure, ce 7 décembre à Brazzaville.

La fédération congolaise de football s’est réunie en session de structure qui a débouché sur  la mise en place des staffs techniques des Diables rouges dans toutes les catégories. Le Brésilien Valdo Candido a été maintenu à son poste de sélectionneur des Diables rouges A et va s’occuper, en outre, des U-17.  Barthélémy Ngatsono, quant à lui, reste le sélectionneur des Diables rouges A’ qualifiés à la sixième phase finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan). Ce dernier, a expliqué Médard Moussodia, a  présenté au comité exécutif  le programme de préparation des Diables rouges à cette compétition, lequel  a été  validé par les membres du comité exécutif.

« Le comité exécutif a échangé avec le sélectionneur de l’équipe Chan. Il nous a présenté un programme que nous jugeons élogieux. Le comité exécutif l’a adopté sans amendement et donné quelques conseils au sélectionneur, tout en lui assignant la mission d’atteindre au moins la demi-finale du Chan », a précisé le premier vice-président de la Fédération congolaise de football (Fécofoot). Outre la confirmation de Ngatsono, son adjoint Cyril Donga a été nommé sélectionneur des Diables rouges U-23 orphelins d’encadreur depuis la démission de Jean Elie Ngoya. Roger Nianga s’est vu quant à lui confier les rênes des Diables rouges U-20.

La réunion a aussi validé la candidature d’Henri Endzanga au poste de deuxième vice- président de la structure. Il sera confirmé à son poste au cours de la prochaine assemblée générale de la Fécofoot.

Cette session a également clos le débat sur la participation des clubs congolais aux prochaines compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (CAF). L’Etoile du Congo, vainqueur de la Coupe du Congo 2019, participera à la Coupe africaine de la Confédération 2020-2021, a confirmé le comité exécutif. Elle a été choisie parce que les compétitions de la CAF pour la saison prochaine vont démarrer avant août, le mois au cours duquel se joue la finale de la Coupe du Congo. L’équipe championne du Congo, au terme du championnat national d’élite direct ligue 1 de cette saison, représentera le pays à la Ligue africaine des champions.

Violences faites aux femmes : les congolaises brisent le silence

A travers une marche organisée ce dimanche 08 décembre, dans la capitale congolaise, les femmes du Congo s’engagent à mettre un terme à ces violences dont sont victimes la gente féminine.

Elles étaient une centaine, femmes et filles à être sorties dans les rue de Brazzaville, dimanche 08 décembre 2019. Les congolaises ont décidé à travers une marche silencieuse de briser le silence face aux violences dont plusieurs femmes sont victimes dans le monde. L’initiative est de l’ONG Independent women club (IWC) que dirige Splendide Lendongo. Une marche qui s’inscrit dans le cadre des seize jours d’activistes pour mettre fin à ces  violences fondées sur le genre.

Elles sont parties du restaurant Amiwata jusqu’à la case De Gaulle, une manière pour elles de rendre hommage à leurs sœurs victimes des violences.

« C’est une occasion pour les Nations unies, le Fnuap et la société civile congolaise de rendre hommage à l’ensemble de la communauté qui s’organise pour mettre fin aux violences faites aux femmes et filles. Marchons silencieusement en ayant une pensée pour les victimes », a déclaré Michèle Diane Karambiri, du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap).

Etaient aussi présents à cette marche, les délégués du ministère de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, les repentants du Fnuap ainsi que ceux des clubs des marcheurs et autres organisations juvéniles.

Congo : la SNPC dévoile présente sa démarche sur la valorisation du gaz

La société a présenté sa vision sur le secteur lors du deuxième forum des pays exportateurs de gaz, tenu récemment à Malabo, en Guinée équatoriale.

La délégation de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), conduite par son secrétaire général, Georges Hossié, a participé au panel sur le gaz naturel, énergie et atteinte des objectifs de développement durable. Elle a partagé au pays membres la vision du Congo dans le secteur gazier. « Le pays a interdit le torchage de routine du gaz sur les sites de production », a indiqué Georges Hossié, soulignant le rôle à donner au gaz comme source d’énergie transitoire, l’équilibre à trouver dans l’usage concomitant ou alterné du gaz et des ressources hydroélectriques, l’orientation progressive vers les énergies renouvelables, le mix énergétique et le développement durable.

Par ailleurs, le chef de projet Gaz-SNPC, Cyriaque Etroubeka, a fait une présentation sur la démarche de la société pétrolière nationale concernant la valorisation du gaz au Congo. L’action repose essentiellement sur la recherche d’un partenaire de référence, la conception du master plan gaz dans un délai de quatre mois, l’amélioration du cadre juridique et réglementaire, l’attractivité du secteur gazier à travers des mesures fiscalo-douanières, l’actualisation du code des investissements ainsi que l’amélioration de la communication dans ce domaine.

Au nom du directeur général de la SNPC, Raoul Ominga, la délégation a salué l’initiative du secrétariat exécutif du forum des pays exportateurs de gaz d’avoir invité cette entreprise pour représenter le Congo. Cette délégation, précisons-le, a également pris part à la réunion du Join Organization Data Initiative dont le rôle est de gérer la base des données internationales en matière d’informations et statistiques gazières.

Congo : vers un partenariat d’assistance aux usagers de l’aéroport de Maya-Maya

Un protocole d’accord à cet effet a été signé entre l’Aerco, l’Asecna et la Sécurité civile en vue d’orienter leurs actions vers une assistance partagée.

L’initiative vise à mutualiser les efforts et moyens mis en œuvre en matière de coordination des urgences nécessitant des soins immédiats où une évacuation vers les centres hospitaliers. Le document a été paraphé, du côté d’Aerco, par son directeur général, Daniel Lefèvre ; du côté de la Sécurité civile par son directeur général, le général de police de première classe Albert Ngoto; et du côté de l’Asecna par son représentant au Congo, Joachim Tchissambou.

Le projet éligible au titre de ce contrat prévoit que chacun, dans son domaine de compétence, apporte sa pierre à l’édifice. Ainsi, dans le cadre de ce protocole, trois structures s’associent pour permettre la mise en conformité à la norme réglementaire : la sécurité civile met à la disposition du personnel formé, des moyens pour porter assistance aux différents usagers de la plate-forme, dans le cadre des urgences.

Aerco, pour sa part, met à disposition des locaux ainsi que des équipements permettant d’assurer une prise en charge rapide et une stabilisation de l’urgence. Enfin, l’Asecna, met à disposition un véhicule de secours médicalisé permettant une évacuation des victimes vers les centres de prise en charge appropriés.

« Avec cette signature, le Congo sera le premier pays sur les dix-huit Etats membres de l’Asecna à disposer d’un tel protocole. Mesdames, messieurs, la mobilisation des moyens matériels et humains de premier secours contre l’incendie est un levier adapté à la mise en œuvre du plan d’urgence de l’aéroport », a indiqué le représentant de l’Asecna, Joachim Tchissambou.

Le mot du directeur général de la Sécurité civile, Albert Ngoto, qui, après avoir salué la clairvoyance et le leadership du ministère de l’Intérieur qui a permis cette action concrète, a exhorté les sapeurs-pompiers qui seront en service à l’aéroport à plus d’ardeur au travail et au sens de discipline.

Pour le directeur général de l’Aerco, Daniel Lefèvre, ce dispositif avancé, dont l’efficacité en cas de situation d’urgence massive repose sur la coordination et la mobilisation des moyens extérieurs à l’aéroport, constitue une évolution majeure. « C’est pourquoi nos équipes vont travailler avec tous les acteurs identifiés pour mettre à l’épreuve nos procédures d’urgence ; seul moyen de préparer efficacement à faire face aux différentes situations de crise. Sur ce projet que nous mettrons en œuvre sous l’impulsion de l’Agence nationale de la sécurité civile et de la préfecture de Brazzaville, je sais compter sur votre participation à tous », a-t-il, poursuivi.

Daniel Lefèvre a, par ailleurs, souligné que l’installation d’un poste avancé de la sécurité sur la plate-forme de Brazzaville permettra aux aéroports de se conformer aux dispositions du Manuel des services d’aéroport (DOC OACI 9137-AN/898 7e portant sur la planification des mesures d’urgence aux aéroports).

Notons que cette réglementation dispose que « lorsqu’il n’existe pas de service médical ni de service d’ambulance sur l’aéroport, le gestionnaire d’aéroport a, entre autres obligations, d’établir des protocoles avec les services locaux, privés, publics ou militaires pour la prise en charge des urgences nécessitant des soins immédiats ou une évacuation vers des centres hospitaliers ».

 

Le Congo débute les tests de la 5G le 24 décembre prochain

Cette information a été donnée par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo.

La République du Congo s’apprête à débuter les tests de la 5G en ce mois de décembre 2019. Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, qui a annoncé cette nouvelle, a déclaré que le pays avait le soutien de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Alors qu’un nombre croissant d’opérateurs télécoms testent la 5G en Afrique, les experts ont averti que l’expérimentation de la 5G ne signifie pas que les pays sont déjà prêts à déployer cette technologie.

Notons que les opérateurs ont également besoin d’investissements substantiels pour financer le déploiement de la 5G.

Congo : l’artiste Figaro en séjour à Brazzaville

En séjour au Congo, son pays d’origine, l’artiste musicien résidant en Allemagne est venu célébrer le dixième anniversaire de la sortie de sa chanson « Il faut aller à l’école ».

« Je suis à Brazzaville pour annoncer la célébration du dixième anniversaire de la chanson Il faut aller à l’école et profiter de cette plate-forme pour remercier toute la nation congolaise pour son adhésion à cette chanson qui avait été reçue avec beaucoup de ferveur », a déclaré l’artiste.

Figaro inscrit cette activité dans le cadre de sa fondation « Il faut aller à l’école ». Après les dix ans, il a voulu convertir la chanson éponyme en fondation. C’est ainsi qu’à l’occasion de la célébration de ce dixième anniversaire, il a voulu engager une série d’actions qui consistent à œuvrer pour la lutte contre l’analphabétisme.

Dans son programme, Figaro compte effectuer des descentes dans les milieux scolaires ; se rendre chez les enfants de la rue pour essayer de voir comment peut-il les aider à retrouver le chemin de l’école, convaincu que l’avenir du pays c’est la jeunesse et celle-ci n’a pas sa place dans la rue mais à l’école.

Dans cette démarche festive, l’artiste Figaro a prévu également de remercier Dieu en demandant une messe d’action de grâce, d’organiser des spectacles pour être en communion avec son public, de rencontrer les institutions qui se chargent de l’éducation au Congo pour les honorer, en leur remettant officiellement la chanson « Il faut aller à l’école ».

Pour les dix ans, il dit poursuivre son cheval de bataille qui est la lutte contre l’analphabétisme en proposant à la jeunesse congolaise d’autres chansons telles « Il faut apprendre l’anglais » et « Il faut apprendre l’informatique », faisant savoir que l’avenir peut être à la portée de tous. Ces chansons et la première vont constituer un single qui sera rendu public avant les fêtes de fin d’année.

Notons qu’en dépit du fait que l’artiste réside en Allemagne, la fondation « Il faut aller à l’école » est basée dans la capitale congolaise.

Patrimoine culturel : l’artiste Yi Shan offre une sculpture en bronze à l’Unéaca

La cérémonie de réception du buste par le président de l’Union nationale des écrivains et artistes du Congo (Unéac), Henri Djombo, s’est tenue le 3 décembre à Brazzaville.

Œuvre dynamique et vivant d’environ 2×0,55m de hauteur, la sculpture en bronze est baptisée « Dancer » (danseur). Elle a été fabriquée par l’artiste chinois, Yi Shan, qui n’a pas pu effectuer le déplacement de Brazzaville.

A travers sa représentante et présidente de l’association « Arts du siècle », Xu Gaisheng, l’artiste a témoigné que l’art et la culture africains sont un joyau de l’art mondial où les échanges humains sont actifs et participent à briser les frontières culturelles.

« L’art et la culture datent de longtemps. D’autant plus que la danse est beaucoup appréciée et pratiquée au Congo, l’artiste a jugé important d’offrir une sculpture qui affiche un homme et une femme en mouvement corporel. Le but de ce don est de promouvoir les échanges artistiques Chine-Afrique et de renforcer la coopération entre ces nations. Nos deux pays sont amis et entretiennent de très bonnes relations depuis plusieurs années. En cela, c’est un honneur de pouvoir offrir cette sculpture au Congo, notamment à l’Unéac », a indiqué Xu Gaisheng.

Acquérant la sculpture en sa qualité de président de l’Unéac, Henri Djombo a souligné qu’il s’agit avant tout d’un don offert au Congo pour contribuer à la pérennisation des échanges déjà fructueux entre les deux pays dans le domaine de la culture et de la coopération.

« La Chine et le Congo sont des amis depuis plus de cinquante ans avec une vision commune de l’avenir, riche de différentes expériences et promesses. Nous remercions l’artiste et témoignons beaucoup de respect à l’endroit de son talent et de sa notoriété. L’œuvre est grande, belle, puissante et magnifique. L’Unéac, parce qu’elle n’a plus de siège, a sollicité le ministère de la Culture et des arts de pouvoir la conserver et en assurer l’exploitation », a-t-il déclaré, dans son mot de remerciement.

Au terme de la cérémonie, le ministre Dieudonné Moyongo a rappelé toute sa disponibilité à pouvoir coopérer avec l’Unéac, partenaire indispensable de la Chine. En retour, il a offert une sculpture en bois signée Mouanga fils, un artiste congolais qui était en Chine l’an dernier pour des travaux avec ses collègues artistes chinois.

Notons que Yi Shan est un grand artiste chinois, dont l’œuvre navigue entre la peinture traditionnelle à l’encre, l’abstraite et la digitale contemporaine. Il se distingue par son travail créatif duquel apparaît sa pensée profonde, ancrée dans une forte charge émotive. Il a récemment reçu le « Prix de l’innovation en peinture à l’encre contemporaine », lors de la deuxième édition de la célèbre exposition d’artistes chinois.

Congo : s’approprier des normes internationales pour mieux contrôler les finances publiques

Des vérificateurs de la Cour des comptes et de discipline budgétaire prennent part, du 4 au 20 décembre à Brazzaville, à une formation sur le sujet.

La formation est une initiative du Projet de réformes intégrées du secteur public (Prisp). Elle pour objectif de renforcer les capacités du personnel des corps de contrôle appelé à effectuer des missions d’audit financier et autres contrôles auprès des entreprises, institutions, établissements et services publics.

« En 2020, la Cour des comptes devra inaugurer la prérogative de certification des comptes publics, une mission qui nécessite des auditeurs mieux outillés, équipés et rompus à la tâche », a déclaré la vice-présidente de la Cour des comptes, Jocelyne Milandou.

« Ce séminaire revêt toute son importance eu égard aux enjeux de l’heure liés à la gestion efficiente des finances publiques, principale exigence de bonne gouvernance de nos Etats. Les normes ISSAI nous apporteront, sans nul doute, la substantifique moelle sur l’encadrement des différents types d’audits afin d’écarter tout amateurisme et toute confusion dans la conduite de ceux-ci », a-t-elle indiqué.

Il faut le rappeler, le 24 septembre au 9 octobre derniers, le Prisp avait financé, toujours au profit des cadres de cette institution, un atelier de perfectionnement sur le système révisé de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.