Congo : deux trafiquants fauniques aux arrêts

Ils sont accusés de détention, circulation et tentative de commercialisation de pointes d’ivoire.

 

L’un des présumés trafiquants a été pris, le 31 mai passé à Brazzaville, en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux, représentant un éléphant tué. Quelques instants plus tard, son complice a été rattrapé dans la même ville, Brazzaville.

L’interpellation a été réalisée conjointement par les agents de la Direction Départementale de l’Économie Forestière et les éléments de la Région de Gendarmerie de Brazzaville avec l’appui technique du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

Selon certaines informations, les deux présumés délinquants appartiendraient à un réseau des trafiquants de produits de la faune. Ces derniers, répondront de leurs actes devant la justice congolaise. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq années d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende pouvant atteindre 5 millions de francs CFA, conformément à la loi.

Congo : interpellation de 04 présumés trafiquants de perroquets gris du Gabon

Ils ont été interpellés le 28 juin 2023, à Pointe-Noire, avec en leur possession quarante-cinq perroquets gris du Gabon.

 

La police de Pointe-Noire a interpellé quatre présumés trafiquants pour la détention et la circulation illégales des perroquets gris du Gabon, ces oiseaux protégés, en voie de disparition.

Les animaux sauvages, intégralement protégés par la loi, ne doivent pas être des animaux de compagnie. Ils peuvent être porteurs de maladies contagieuses. Les conventions signées et ratifiées par le Congo interdissent de les capturer, les abattre, les blesser ou les détenir.

Ces quarante-cinq perroquets gris du Gabon auraient été capturés dans les forêts du village Mboulevoka, district de Loango, dans le département du Kouilou, avant d’être placés dans deux cages de fortune par l’un de ces quatre présumés trafiquants. Ce dernier les aurait transportés de ce village pour Pointe-Noire avec pour objectif de les vendre. Les trois autres ont soit préfinancé la capture, soit joué le rôle de démarcheurs. L’un d’eux aurait même publié les photos des perroquets dans les réseaux sociaux afin d’attirer la clientèle.

Célestin Boussiengué, directeur départemental de l’Economie forestière de Pointe-Noire, a indiqué : « Pour ces citoyens qui ont été pris la main dans le sac, c’est la prison qui les attend », ajoutant: « Nous avons engagé la procédure avec nos collègues de la gendarmerie pour que ces individus-là finissent en prison ».

L’interpellation a été réalisée par les agents de la section de recherches judiciaires et de ceux de l’escadron de sécurité et d’intervention de la région de gendarmerie évoluant à Pointe-Noire, en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’Economie forestière de Pointe-Noire et appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf).

Congo : deux morts au cours d’une interpellation

Le drame s’est produit dans la localité d’Odziba, un civil et un policier, y ont trouvé la mort au cours d’une interpellation qui a mal tourné.

La localité d’Odziba, dans le sud du Congo, a connu un Noël sanglant. Deux personnes, un civil et un policier, y ont trouvé la mort au cours d’une interpellation qui a mal tourné. Une scène inhabituelle qui a perturbé une partie de la journée de la fête de la Nativité.

La scène s’est déroulée dans la matinée à Odziba, dans le sud du Congo, qui a pourtant connu un réveillon de Noël très calme. Selon les témoignages concordants des populations, un adjudant de police évoluant au commissariat de la localité, en compagnie d’un auxiliaire, a voulu interpeller un jeune homme soupçonné d’avoir participé à une opération de cambriolage d’une boutique appartenant à un commerçant ouest-africain.

Le jeune homme résistant à l’interpellation, le policier aurait tiré à bout portant, le tuant sur le coup. Pourchassé par une foule en colère, le policier a blessé deux autres personnes par balles au cours de sa fuite avant d’être rattrapé.

À coups de machettes et de gourdins, la foule l’a tué et a brûlé une partie de son corps à l’aide de pneus, d’après des témoins contactés par téléphone. Le commissariat d’Odziba a été incendié avant l’arrivée de renforts de la police.

Les deux corps et les deux blessés ont été acheminés à Brazzaville.