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Le FMI contre un nouvel accord entre la BEAC et la BDEAC

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Le Fonds monétaire international (FMI) demande à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) d’« éviter tout nouvel accord de financement » avec la BDEAC, sans donner les raisons, dans un communiqué.

Cet appel du FMI arrive après l’engagement en décembre dernier, de la Banque de développement, d’apporter un concours financier de 126 milliards de francs CFA pour appuyer des projets de développement dans la sous-région. La recommandation du FMI ravive une querelle autour des sources de financement de la BDEAC. Bien que la BDEAC ait engagé des réformes pour améliorer sa gouvernance, le FMI s’oppose à la reprise de mesures de soutien de la BEAC en sa faveur, son actionnaire de référence. La dette de la BDEAC à la BEAC est estimée à 220 milliards de francs CFA.


La Banque centrale compte évaluer la mise en œuvre effective des réformes de la gouvernance recommandée, avant d’autoriser tout nouveau financement à la Banque de développement. Pour le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, cette mesure relève de la sauvegarde des intérêts de la Banque centrale. Il a été appuyé dans cette posture par le FMI, qui estime que  «  le rôle d’une Banque centrale n’est pas de financer une Banque de développement ».  La BDEAC a été soumise à un programme de réformes visant, entre autres, le renforcement de sa gouvernance, l’arrimage de sa gestion aux standards internationaux, l’amélioration de son efficacité fonctionnelle et opérationnelle, la modernisation de la gestion du personnel. Elle sait également définir de nouvelles règles d’éthique et de déontologie applicables aux administrateurs, aux dirigeants et au personnel, élargir sa zone d’intervention et trouver de nouvelles formes d’intervention.



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