Le Congo essaye de s’accorder avec les traders Glencore et Trafigura

Le FMI n’a pas approuvé de décaissement de nouvelle tranche d’aide au pays, faute d’accord de Brazzaville avec ses créanciers Glencore et Trafigura.

Après avoir validé, le 11 juillet 2019, un programme triennal de 448,6 millions de dollars sur trois ans à destination de la République du Congo, le FMI avait immédiatement débloqué 44,9 millions de dollars, et soumis la suite des décaissements à des examens semestriels.

Mais le 17 janvier dernier, la réunion de son conseil d’administration qui s’est penchée sur le pays n’a pas débloqué de nouvelle tranche d’aide, précisant que les autorités du pays avaient demandé plus de temps pour atteindre leurs objectifs de restructuration de la dette commerciale du pays.

Brazzaville va abriter le 8e sommet des chefs d’Etat et gouvernement du Comité de haut niveau de l’UA

Brazzaville va accueillir ce jeudi 30 janvier 2020 le 8ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Comité de haut niveau de l’Union Africaine (UA) sur la Libye.

Ce sommet, convoqué à l’initiative du chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de ce Comité de haut de niveau de l’UA sur la Libye, va se tenir après celui de Berlin il y a quelques jours.

L’objectif est la recherche des solutions en vue de la résolution de la crise libyenne conformément aux recommandations de la dernière conférence de Berlin (Allemagne).

Sont attendus à Brazzaville : les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye et des pays limitrophes de la Libye, les Représentants des Nations-Unies et de l’Union africaine ; les Représentants de la Communauté des Etats sahélo- sahariens ; les Représentants des pays impliqués dans la crise libyenne, ainsi que les différentes parties libyennes.

Cette réunion qui se tient avant le 33ème sommet de l’Union africaine permettra au comité de haut niveau et à tous les autres Chefs d’Etat et de Gouvernement attendus à Brazzaville, de réaffirmer la position de toute l’Afrique, celle qui consiste à privilégier le dialogue inter-libyen dans la recherche de la solution au conflit avant tout processus électoral.

Cette retrouvaille permettra à Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye de faire part à ses pairs du continent, les conclusions de la conférence tenue à Berlin, le 19 janvier dernier et de tous les efforts jusque-là consentis par le comité de haut niveau.

Brazzaville a accueilli plusieurs rencontres sur cette crise libyenne depuis 2018, toujours à l’initiative de Denis Sassou N’Guesso qui s’est insurgé à plusieurs reprises des tentatives de la communauté internationale de marginaliser l’Afrique dans la résolution de cette crise libyenne.

Congo : vers la relance des activités d’ECAir?

On pourrait répondre par l’affirmative si l’on s’en tient aux échos du conseil d’administration de la compagnie nationale du Congo qui s’est tenu à Brazzaville, lundi 27 janvier 2020.

Au cours de ces assisses, un plan de redressement, dont le cabinet d’audit Bekolo & Partners (dirigé par Emile Christian BEKOLO) a participé à l’élaboration, a été présenté aux administrateurs.

Ce plan comprend des mesures à prendre à court et moyen terme par l’État actionnaire pour la relance de la compagnie. Pour un meilleur redéploiement du fleuron congolais, il est par exemple proposé l’augmentation et l’ouverture du capital (taux à définir) à un partenaire stratégique sélectionné par appel à concurrence.

Alors que le conseil d’administration s’active pour une relance des activités d’ici la fin de l’année, il devra encore faire face à des démêlés judiciaires en cours.

Une procédure de liquidation ouverte à Paris

Le 18 juillet 2018, le tribunal de commerce de Bobigny en France a ouvert une procédure de liquidation judiciaire immédiate sans maintien de l’activité à l’égard d’Equatorial Congo Airlines (ECAir). La demande a été initiée par trois plaignantes qui réclament plus de 121 000 euros d’arriérés de salaire à la compagnie nationale congolaise. Le tribunal de Bobigny a nommé un juge-commissaire, un commissaire-priseur et mandataire liquidateur qui accompagneront la procédure de liquidation judiciaire qui doit être clôturée au 18 avril 2020.

Lancée en grande pompe en 2011, ECAir a disparu des airs depuis octobre 2016. En dépit des efforts de relance, la compagnie ne rassurait plus les marchés. En juillet 2017, la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (COSUMAF) a annulé l’appel à emprunt obligataire d’ECAir. La compagnie recherchait alors 60 milliards FCFA ($100 millions) pour renflouer ses caisses afin de redécoller.

ECAir exploitait une flotte de 3 avions, dont un Boeing 757-200 et deux Boeing 737-300. Son réseau comprenait Brazzaville, Pointe-Noire, Bamako, Bruxelles, Cotonou, Dakar, Douala, Dubaï, Kinshasa, Libreville et Paris.

Fethesco : neuf écoles rivalisent sur scène

Du 04 au 08 février, neuf établissements scolaires de la capitale congolaise participeront à la 21e édition du Festival de théâtre scolaire (Fethesco).

Ce festival a pour objectif de faire du théâtre une activité de plein droit dans les établissements scolaires. L’évènement  mettra en compétition les élèves des lycées, collèges et du primaire de neuf écoles publiques et privées de Brazzaville.

Réparties en douze troupes théâtrales scolaires, ces écoles présenteront des pièces autour du thème « Laissons l’enfant vivre son enfance ».  Pendant trois jours, ces troupes de théâtre vont exprimer leurs talents artistiques, à travers diverses pièces de théâtre.  Elles offriront au public le meilleur de leurs créations. La cérémonie de proclamation des résultats et remise des prix se déroulera le 8 février, jour de la fermeture du Fethesco.

Pour rappel, la 1ère édition du Fethesco a eu lieu en 1999, année de la création dudit festival.

Pays-Bas : l’agriculture congolaise au centre d’un forum

L’annonce a été faite par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Henri Ndjombo, lundi 27 décembre 2020.

Ce forum dénommé Grow Congo invest in agriculture, vise à promouvoir les investissements dans le secteur public et privé afin de réaliser l’ambition de transformer l’agriculture congolaise.

Il faut le dire, le programme congolais de développement 2018-2022 fait de l’agriculture un secteur principal de la croissance et de la diversification de l’économie pour une autosuffisance alimentaire dans le pays.

Le groupe Didace music en concert à Oyo en février

La population d’Oyo dans le département de la cuvette verra sur scène au mois de février prochain, le groupe Didace music.

Didace Music sera en concert au mois de février à Oyo. Ce groupe musical est celui du chanteur congolais installé à Nancy en France, Jean Didace Bemou.

Le 24 janvier dernier, le groupe Didace Music a donné un concert à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, à l’occasion de la soirée gala relative au lancement de la campagne de sensibilisation des textes nationaux sur les droits des peuples autochtones initiée par la direction interdépartementale de la Promotion des peuples autochtones.

Après Oyo en République du Congo,  le groupe Didace music se rendra à Kinshasa en République Démocratique du Congo.

Insécurité à Poto-poto : le sujet au centre d’une réunion

Le député de la troisième circonscription de Poto-Poto, Ferréol Constant Patrick Gassackys, a initié une réunion sur la recrudescence de la violence dans ce quartier le 26 janvier à Brazzaville.

Les participants à la réunion à laquelle prenaient part le représentant du maire de Poto-Poto, les élus locaux, les représentants de la force publique, les chefs de quartier et blocs et les communautés étrangères, ont débattu des causes de l’insécurité et des propositions pour en réduire les cas d’assassinats crapuleux et des vols à main armée.

Introduisant le sujet en débat, le député Ferréol Gassackys a rappelé qu’il s’agit d’un échange interactif pour venir à bout de la recrudescence de la violence dans sa circonscription électorale.

« Les enfants qui commettent des crimes dans notre quartier appartiennent à des familles bien connues. Nous avons associé la police et la gendarmerie à ces échanges parce qu’elles ont besoin de la participation de la population dans le processus d’éradication de la criminalité. La population doit aider la force publique en dénonçant les supposés criminels », a-t-il expliqué.

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont relevé le fait que de nombreuses familles protègent leurs enfants criminels. De plus, les citoyens, selon le même intervenant, courent le risque d’être léchés par les voisins au motif qu’ils ont dénoncé leur fils auprès de la police ou des autorités judiciaires.

A propos de la justice, un autre intervenant a marqué son étonnement de constater qu’un supposé criminel arrêté puis incarcéré à la maison d’arrêt central de Brazzaville retrouve sa liberté après quelques semaines sans être jugé. « Devant cette évidence, nous pouvons conclure, sous réserve de se tromper, que les autorités judiciaires et policières sont complices soit avec les criminels soit avec leurs parents », a-t-il déclaré.

Abordant le point sur les mesures à prendre à court ou long terme pour mettre fin à la montée de la criminalité à Poto-Poto, en particulier et dans les grandes villes du Congo, en général, les participants ont proposé entre autres des patrouilles pédestres de la police et de la gendarmerie ; des activités pour lutter contre l’oisiveté des jeunes ; l’implication véritable des chefs de quartier et de bloc dans la dénonciation des supposés criminels, etc.

En ce qui concerne les patrouilles pédestres, les représentants de la force publique présents à cette réunion ont essayé d’en édifier les participants en expliquant que l’époque de la milice populaire qui organisait ces genres d’opération est révolue. Par ailleurs, ont-ils assuré, la question va être étudiée en profondeur par les autorités habilitées.

Handball : la ligue de Brazzaville prépare le championnat départemental

Du 25 au 27 janvier, la ligue départementale de handball de Brazzaville organise plusieurs activités en prélude au lancement, fin février, du championnat départemental de la discipline.

Contrairement aux saisons précédentes, la ligue souhaite que le championnat de la saison 2019-2020 se déroule parfaitement  et adhère à l’innovation de l’heure. A cet effet, elle mène des activités afin de préparer les athlètes, les techniciens et les secrétaires généraux.

Au nombre des activités préalables du championnat, la ligue a organisé du 25 au 26 janvier au terrain d’Abo un tournoi de mise en jambe qui a regroupé quatre équipes en cadets (hommes et femmes), quatre équipes en seniors hommes, six équipes en juniors (hommes et femmes). Enfin, les minimes également participeront à ce championnat puisque trois clubs de cette catégorie se sont mesurés lors de cette compétition. « L’objectif de ce tournoi est de préparer de façon générale les athlètes au championnat départemental qui aura lieu dans les prochains jours. C’est le début des entraînements pour les clubs qui n’ont pas encore commencé le travail interne », a indiqué Benjamin Mankou, président de la ligue.

Parallèlement, un séminaire de formation a réuni une dizaine des secrétaires généraux des clubs évoluant à Brazzaville notamment du 25 au 26 janvier. Ce moment du donner et du recevoir a permis aux séminaristes de renouveler leurs connaissances en matière d’administration sportive. « Concernant le séminaire, nous pouvons dire que lorsque vous avez un secrétariat bien outillé, votre club fonctionnera normalement et, à la fin, les clubs évolueront sans problème. Ce séminaire est animé par des experts très particuliers, à savoir Bernard Mangota et Jean Pierre Longuet », a ajouté Benjamin Mankou. Tenu sur le thème « Profil d’un secrétaire général », plusieurs sous-thèmes ont été développés par les experts, dont   le profil d’un secrétaire général, ses attributions ainsi que l’administration du sport et bien d’autres.

Gally Garvey, une étoile montante de la musique congolaise

Ce jeune artiste a séjourné à Brazzaville du 16 au 19 janvier dernier pour une tournée dans les boîtes de nuit. Venu de Kinshasa, il s’est produit en playback à OGS et Europa devant un public émerveillé.

Gavy Garvey est une étoile montante de la République démocratique du Congo (RDC). Il a sorti son premier single intitulé « Iya » en 2014 alors qu’il était encore sur le banc de l’école. Il sera encouragé dans cette voie par le personnel enseignant de l’école qu’il fréquentait et ses parents qui voyaient déjà en lui un artiste pouvant bien mener sa carrière. David Etoka, manager de l’artiste, l’aidera également à tourner le clip de ce titre qui marquera le public kinois.

En 2017, pendant que la RDC se préparait à organiser l’élection présidentielle, il sera inspiré par Félix Tshisekedi, alors candidat en campagne avec son principe  selon lequel, avant de faire quoi que ce soit, il fallait demander l’avis de la base. Il avait entre autres slogan donc « Tuna base ». Inspiré par ce slogan, Gally Garvey sortira alors une autre chanson qui a pour titre « Tuna base ».

Il connaîtra un succès fou. Il suscitera plus tard l’admiration non seulement des fans mais aussi des artistes musiciens comme Koffi Olomidé, Fabrégas et bien d’autres mécènes de Kinshasa comme Abed-Ashour. Ce dernier, convaincu du travail de Gally Garvey, remplit à ses côtés son rôle de mécène sans condition. Il lui a dédié une chanson intitulée « Ya nga bébé » qui sera mis sur le marché de disque dans les prochains mois.

En 2018, il composera « Okeyi wapi » ? « Barman » est le dernier single sorti récemment dont le clip passe sur Trace Africa, et est présent sur le hit de Trace kitoko. Un single qui se comporte bien sur le marché. C’est après cela qu’ils décideront d’organiser sa tournée à Brazzaville où même le manager David Etoka sera surpris de constater qu’il est suffisamment connu auprès du public brazzavillois.

« Gally Garvey est un artiste à suivre de près parce qu’il est considéré en ce moment comme une étoile montante. Dès qu’il sort une chanson, on a le retour. Au début, quand il avait sorti « Iya », on disait même que c’est un coup de chance. Mais quand il a sorti le reste des titres, ça a accroché », s’est félicité David Etoka.

Et de rappeler qu’« il était troisième dans la compétition de Vodacom The Best of the Best ».

Le prochain séjour de Gally sera sur invitation d’un producteur de Brazzaville. Gally Garvey est ingénieur de son et possède un studio d’enregistrement à Kinshasa où il arrange ses chansons lui-même. Il fait plusieurs genres de musique (rumba, Rnb, Atalaku…).

Le collectif « Entre Elles » vole au secours des victimes des inondations

Le collectif Entre Elles et la Fondation Chancel Gatsoni ont lancé, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux une campagne de crowdfunding afin de récolter la somme de mille cinq cents euros, environ un million de FCFA, pour venir en aide aux victimes des pluies torrentielles et inondations qui ont frappé Brazzaville en début de ce mois.

Ce geste, qui s’inscrit dans la volonté des deux associations d’apporter assistance aux victimes dont certains n’ont plus de toit, permettra de mettre du baume dans les cœurs de ces familles qui saignent. « L’idée est de venir en aide à des familles touchées par ces intempéries mais, au-delà de cet humble geste, on veut sensibiliser nos compatriotes à ce qui se passe autour de nous et à l’importance de l’entraide. Le fait de ne pas résider en Congo ne nous désengage pas, nous sommes tous concernés par ce qui se passe chez nous et touchés par ce que nos oncles, frères ou cousines vivent en étant à Brazzaville », a souligné Noellie Ngombe, présidente du collectif « Entre Elles ».

Cette opération de crowdfunding, qui prendra fin au mois de mars, servira à aider les sinistrés de Brazzaville à travers une distribution de kits de premier secours, des matelas, des sacs de ciment, etc. Une fois le montant récolté, les bénévoles des deux associations se rendront sur le terrain auprès des victimes des quartiers Talangai, la Base et Mfilou, pour procéder à la distribution en collaboration avec les mairies et les chefs des quartiers. « Afin de bien faire les choses, nous définirons en amont les dates et les points de distribution qui seront ensuite communiqués aux populations. Car on ne peut pas se poster à n’importe quel coin de rue pour procéder à la distribution des biens », a indiqué Noellie Ngombe.

Notons que cette initiative personnelle et citoyenne que posent ces associations est une suite logique des actions qu’elles ont déjà eu à mener. En effet, le collectif Entre Elles a accompagné plus de quarante femmes, puis a organisé une collecte de serviettes hygiéniques et les a distribuées aux collégiennes de Nganga-Edouard à Brazzaville. «Nos actions sur le long terme seront plus fréquentes et se feront à travers un lieu physique, telle une maison de la Femme où chacune viendra consulter un médecin, une avocate ou une notaire, ce qui se fait déjà aujourd’hui à travers le site web du Collectif www.entreellescongo.com », a-t-elle ajoutée.

Le Collectif Entre Elles accompagne et aide les femmes congolaises dans leurs démarches administratives, professionnelles ou médicales. C’est un ensemble de femmes bénévoles qui ne travaille pas avec les institutions publiques au Congo. Prière de cliquer le lien suivant : https://bit.ly/37eKV5f  si vous voulez participer à cette collecte.