Naufrage de Maluku : 20 survivants repêchés du côté du Congo

C’est l’annonce faite ce lundi 17 septembre dernier par le ministre des actions humaines et de la solidarité  nationale, Steve Mbikayi, sur son compte twitter.

Vingt survivants du naufrage d’une baleinière ce dimanche 15 septembre sur le fleuve Congo au niveau de la localité Mambutuka dans la commune de Maluku, ont été retrouvés et repêchés du côté du Congo-Brazzaville.

« Nous venons de quitter le lieu du naufrage avec mon collègue du transports. Nous avons envoyé la croix rouge repêcher les corps sans vies aperçus sur le fleuve pour enterrement et continuer la recherche. 20 survivants retrouvés du côté de Brazza et récupéré aujourd’hui », a-t-il tweeté.

Notons que trente-six personnes sont disparues dans ce naufrage selon le bilan établi par la police nationale congolaise.

Selon la même source, l’on a enregistré 76 rescapés secourus par la police fluviale.

La baleinière H/B Mboshi provenait Balibambi dans la province du Maï-Ndombe et se rendait à Kinshasa.

Eliminatoires Can 2021: le Sénégal sera face à la République du Congo à Thies

Le stade Lat Dior de Thiès va abriter le match qui opposera les équipes du Congo et du Sénégal en novembre 2019.

La rencontre va compter pour les éliminatoires de la CAN 2021, qui aura lieu au Cameroun. Selon Me Augustin Senghor, président de la fédération Sénégalaise de football, ce match va bel et bien se jouer au stade Lat Dior de Thiès.

Pour répondre à certaines rumeurs qui disaient que ledit stade était en chantier. Il a dit annoncé que le stade Lat Dior de Thiès doit accueillir le tournoi UFOA à partir du 28 septembre 2019.

« Le Stade de Thiès n’est pas en chantier. C’est un stade qui a fini d’être homologué par la CAF. C’est vrai que ce n’est pas une homologation définitive, mais on peut y jouer des matches. », a confié  Me Augustin Senghor.

Selon lui, « le stade Lat Dior de Thiès va continuer d’accueillir des rencontres internationales dont le match Sénégal – Congo Brazzaville pour le compte des éliminatoires de la CAN 2021. Tout cela en attendant la fin des travaux du stade Léopold Sédar Senghor. »

Longo : les villageois s’insurgent contre la société Edgard service

Ils accusent ladite société forestière de n’avoir pas respectée les clauses qui avaient été arrêtées au début du contrat.

Depuis vendredi 13 septembre 2019, les grumiers de la société Edgard service non pas accès à la route Nyanga-Longo dans le Niari (Sud du Congo). Les habitants du village Longo ont érigé des barricades sur cette route. Ils accusent la société forestière de non-respect du cahier des charges.

Les clauses qui avaient été arrêtées stipulent que la société qui exploite le bois dans la contrée devait remblayer le tronçon Longo-Nyanga (12 Km). Jusqu’ici, la situation reste tendue entre les villageois et Edgard service.

Congo: une plainte contre Inès Bertille Néfer Ingani

La ministre de la Promotion de la femme est accusée de « diffamation » par le secrétariat national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads/opposition).

Le secrétariat national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads/opposition), Pascal Tsaty Mabiala a décidé, vendredi dernier à Brazzaville, de porter plainte contre la ministre de la Promotion de la femme, Inès Bertille Néfer Ingani pour diffamation, dans l’affaire d’un enregistrement audio posté sur les réseaux sociaux, incriminant le patron de l’opposition congolaise.

On rappelle que depuis plusieurs jours, un enregistrement audio attribué à la ministre Inès Bertille Néfer Igani fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Dans cet audio où elle serait en conversation avec un jeune militant de la Force montante congolaise, la ministre de la Promotion de la femme, selon le parti créé par le Professeur Pascal Lissouba, aurait accusé Pascal Tsaty Mabiala d’avoir reçu de l’argent de certains cadres du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) pour tenir des propos outrageux contre le député d’Oyo, Christel Sassou N’Guesso.

Il aurait fait le sale boulot, le 18 août, lors de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale.

Réagissant à ce propos, le député (UPADS) de Loudima a balayé d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui.

Il a marqué son indignation et condamné avec fermeté cette affirmation qu’il qualifie de « gratuite » et qui, selon lui, relève d’une pure et simple « diffamation ».

Le complexe industriel de Maloukou bientôt connecté au réseau électrique national

Le ministre des Zones économiques spéciales, Gilbert Mokoki, a annoncé, le 12 septembre, la connexion en cours du complexe industriel et commercial de Brazzaville au réseau du barrage hydroélectrique d’Imboulou.

« Nous sommes fiers de montrer aux partenaires venus au cinquième forum Investir en Afrique que le Congo dispose d’un parc industriel prêt à être exploité. Il y a juste une question d’électricité qui se résout d’ailleurs. Les travaux d’approvisionnement de cette zone en électricité sont déjà réalisés à plus de 70% », a-t-il déclaré.

Dotée de dix-sept unités de production, cette zone industrielle se trouve à environ 70km au nord-est de Brazzaville. « La zone économique de Maloukou a déjà une base. C’est donc quelque chose de palpable. L’Etat a investi de gros moyens et construit sur fonds propres des unités de production essentiellement des matériaux de construction. Le Congo n’attend plus que les preneurs », a expliqué Gilbert Mokoki.

Selon lui, les partenaires qui vont investir dans cet espace bénéficieront des avantages sur le plan fiscal et douanier, conformément aux textes régissant le fonctionnement des zones économiques spéciales au Congo.

Ces usines produisent, entre autres, les tuyaux PVC, les tôles, les câbles d’électricité, les réservoirs en plastique. La zone économique de Maloukou sera suivie par trois autres que le gouvernement envisage d’implanter dans le pays, notamment à Pointe-Noire, Ouesso et Oyo-Ollombo.

Elle est la première à voir le jour et jouera un rôle proéminent avec le projet de construction du pont route-rail entre les villes de Brazzaville et Kinshasa, en République démocratique du Congo.

L’alimentation de la zone industrielle de Maloukou par des groupes électrogènes représente une charge importante pour les exploitants du site qui sont tenus de s’approvisionner en carburant. La connexion au réseau électrique national constitue une bouffée d’oxygène pour ces unités de production qui emploient plusieurs jeunes congolais.

Cette zone industrielle s’inscrit dans le cadre des initiatives des pouvoirs publics de diversifier l’économie nationale dépendante jusque-là du secteur pétrolier.  Elle va abriter une unité de montage des tracteurs de la société Camaco.

Zone économique spéciale de Brazzaville: investisseurs et partenaires visitent les usines de Maloukou

Une délégation conduite par Gilbert Mokoki, ministre en charge des zones économiques spéciales, a visité les différentes usines composant cette plateforme industrielle.

Investisseurs et partenaires au développement de l’Afrique, venus prendre part au 5ème forum Investir en Afrique se sont rendus sur le site de la zone économique spéciale de Maloukou.

À travers cette visite, le Congo a voulu permettre aux investisseurs potentiels de découvrir cette plateforme industrielle, surtout que la difficulté en électricité que rencontre cette zone est en cours de résolution, selon le ministre Gilbert Mokoki.

À Maloukou, les visiteurs ont entre autres structures visitées, découvert le prototype de tracteur qui sortira dans peu de temps d’une usine de montage de tracteurs, la première du genre, en Afrique centrale, capable de produire une quinzaine de machines par jour.

L’implantation de l’usine de montage des tracteurs ne sera pas seulement bénéfique aux Congolais, mais aussi à tous les africains, parce qu’il tend à résoudre deux difficultés majeures que rencontrent l’Afrique dans sa marche vers le développement, notamment dans la croissance économique et l’emploi des jeunes.

Cette usine apparaît aussi comme un élément supplémentaire pour faire de la zone économique spéciale de Brazzaville, un véritable pôle de développement, surtout du développement et la mécanisation de l’agriculture, à travers de cette entité de montage des tracteurs.

Festival Haapi : le Congo laisse ses marques

Les congolais Pascal Balouti et Marcel Bayoulana de l’Association congolaise des jeunes cuisiniers ont remporté le prix du meilleur dessert.

Du 2 au 9 septembre, Brazzaville, représentée par Pascal Balouti et Marcel Bayoulana de l’Association congolaise des jeunes cuisiniers (ACJC), a participé au festival de Imbizo pour tous les Africains (Haapi) et à la coupe d’Afrique de la cuisine dénommée challenge Nelson-Mandela, au cours desquels elle a occupé la quatrième place et le prix de meilleur dessert.

La compétition gastronomique, dédiée aux chefs cuisiniers seniors, a réuni plusieurs pays d’Afrique (Afrique, Congo-Brazzaville, Île Maurice, Gabon, Nigeria …) pour un partage convivial. Il s’agissait pour chaque participant de valoriser les produits et mets de son terroir. C’est en cela que Pascal Balouti et Marcel Bayoulana, sous la direction du chef Honor Toudissa, ont présenté des plats aussi délicieux que diversifiés les uns, les autres.

Leur créativité et leur professionnalisme ont permis au Congo de remporter le prix du meilleur dessert et de se positionner quatrième face à d’autres nations, aussi talentueux, au cours de ce rendez-vous de la cuisine africaine. « Nous avons une large gamme de produits, très variés, qui méritent d’être valorisés dans nos cuisines. Ce ne sont pas les autres qui le feront à notre place, soyons-en sûr. Il est temps que nous portions haut l’étendard gastronomique du Congo en mettant en avant nos propres produits et plats », a évoqué Honor Toudissa, chef cuisinier et secrétaire général de l’Union africaine des cuisiniers.

Hormis la cuisine, ces retrouvailles ont également célébré l’ultime patrimoine africain à travers la musique, le cinéma, la culture et la mode. Haapi et le challenge Nelson-Mandela visent, en effet, à amener le monde en Afrique et à emmener l’Afrique dans le monde et, plus important encore, ce sont des événements qui, selon les organisateurs, devraient définir les tendances et les normes du secteur de l’hôtellerie du continent.

Ces retrouvailles sont aussi une excellente opportunité de réseautage et de cohésion sociale, de la promotion de la cuisine africaine en pleine croissance et ses habitudes alimentaires, de rehaussement de l’image du cuisinier africain. « Des idées y sont partagées, de nouvelles développées, les normes de restauration et de service sont améliorées. Cela participe aussi à l’éclosion du tourisme interafricain », a déclaré le chef Pascal Balouti, membre de l’académie congolaise de gastronomie « Bana liboké ».

Notons que le festival Haapi est organisé sous les auspices de deux organisations à but non lucratif qui sont l’Association des arts culinaires d’Afrique du Sud et de l’Union africaine des cuisiniers dont le président est chef Citrum khumalo d’Afrique du Sud et le vice-président, chef Mougam Pareatumbe de l’île Maurice.

La RDC et Le Congo à la recherche des investisseurs dans l’énergie et l’environnement

Les Présidents Denis Sassou N’Guesso et Félix Tshisekedi ont exprimé leur souhait à l’ouverture du forum investir en Afrique.

Les chefs d’État du Congo-Brazzaville, de l’Angola, de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont pris part mardi 10 septembre à Brazzaville au forum Investir en Afrique. À cette occasion la Chine a dit son engagement de travailler avec les institutions financières internationales pour le développer de la coopération sud–sud, tandis que les deux Congo ont appelé les investisseurs à intervenir dans les secteurs de l’électricité et des forêts.

À la tribune du forum, Xu Hongcai, vice-ministre chinois des Finances, a exprimé l’engagement de la Chine de « collaborer avec la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales pour développer une coopération tripartite avec l’Afrique, de promouvoir la coopération sud-sud et stimuler le développement diversifié et durable de l’Afrique ».

De son côté, le président de la RDC Félix Tshisekedi a présenté son immense pays comme une terre d’opportunités pour les investisseurs, notamment dans le secteur de l’électricité. « Le modèle de développement que j’ai choisi sera axé sur la construction, en dehors du grand [barrage] d’Inga, des centrales électriques de taille moyenne et des micro-centrales pour assurer suffisamment l’accès à l’eau et à l’électricité dans toutes les provinces de mon pays », a-t-il précisé.

Tandis que son voisin Denis Sassou Nguesso a dit sa préoccupation pour la préservation de l’environnement : « La présente édition du forum élève la lutte contre les dérèglements climatiques au rang des priorités de premier ordre. La protection des écosystèmes nous interpelle tous », a affirmé le président congolais.

Congo : Lukoil achète 25% des parts d’un projet d’hydrocarbures offshore

Pour 800 millions de dollars, le groupe russe fait l’achat d’un quart de l’exploitation d’un champ gazier et pétrolier offshore, déjà opéré par l’italien Eni et l’État congolais.

Lukoil acquiert 25 % des parts d’un projet d’hydrocarbures offshore en République du Congo. L’annoncé a été faite dans un communiqué mardi 10 septembre 2019, par le groupe. Selon le dit communiqué, l’acquisition s’est faite auprès du groupe privé New Age, qui participe à l’exploitation de ce bloc baptisé Marine XII depuis 2010.

Lukoil qui affirme que le gouvernement congolais a donné son approbation à cette transaction précise que le site a des réserves estimées à 1,3 milliard de barils de pétrole. Les autres actionnaires du projet Marine XII sont l’italien Eni (65 %), qui en est l’opérateur – actuellement jugé en Italie pour corruption présumée dans ses activités au Congo –  et l’État congolais.

Le site Marine XII, situé à 20 kilomètres des côtes, produit 28 000 barils de pétrole par jour (b/j) et 1,7 million de mètres cubes de gaz dans les deux champs de Nene et Litchendjili, exploités depuis 2015. Trois champs supplémentaires y ont été découverts.

Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement : « Un tiers de la population est à scolariser »

Anatole Collinet Makosso, ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, décrypte les grands enjeux de la rentrée scolaire prévue le 1er octobre, et fait le point sur les partenariats signés avec la France lors de la visite à Paris du président Denis Sassou Nguesso.

Vous faites partie des membres du gouvernement qui ont accompagné Denis Sassou NGuesso pour son voyage en France, du 2 au 5 septembre. L’enseignement était donc au menu des discussions avec les autorités françaises ?

Absolument. Nous avons signé des accords avec la France portant sur deux sujets principaux : la formation initiale et continue des enseignants, et la mise en place de classes préparatoires. La France, qui d’ailleurs se heurte aux mêmes problèmes que nous, va nous accompagner dans la modernisation de notre système de formation.

Nous allons faire évoluer notre École normale supérieure et nos Écoles normales d’instituteurs en les rapprochant du modèle français. Par ailleurs, cet été, les jeunes diplômés se destinant à l’enseignement ont suivi des cours pendant un mois, durant leurs vacances. Le but est de rendre cette session estivale obligatoire.

Concernant les classes préparatoires, en quoi consiste l’accord signé avec la France ?

Nous avons déjà des lycées d’excellence dans lesquels les élèves sont pris en charge dès la sixième, et pour lesquels l’État congolais règle tous les frais. Nous voulons poursuivre cet effort en mettant en place des classes préparatoires qui permettront d’envoyer nos meilleurs élèves dans des grandes écoles à l’étranger. La France va nous accompagner, nous allons nous rapprocher de ses grandes écoles pour faciliter l’arrivée de nos étudiants.

La rentrée scolaire est prévue le 1er octobre, comment s’annonce-t-elle ?

Nous avons eu un petit conflit avec certaines écoles privées qui voulaient débuter l’année dès septembre, et à qui nous avons dû rappeler que le calendrier s’impose à tous. C’est un point important, car le privé capte 30 % des élèves au Congo, et nous travaillons à renforcer notre partenariat avec ces établissements pour nous assurer que l’enseignement qui y est dispensé a bien les qualités requises.

Nous avons aussi décidé de mettre l’accent sur la lutte contre la fraude scolaire. C’est un problème sérieux, puisque nous avions dû annuler le baccalauréat en 2015 à cause de fuites de sujets. L’an dernier, nous avons testé un système de vidéo-surveillance dans les salles d’examen lors du BEPC, que nous aimerions généraliser.

L’accès des filles à l’éducation reste-t-il difficile ?

Sur ce point, le pari est en passe d’être gagné. Il y a environ 800 000 élèves en primaire, avec une quasi-égalité entre filles et garçons. 350 000 au collège, avec une proportion d’environ 55 % de garçons, et 250 000 au lycée. Dans ces deux cycles, les filles sont un peu moins nombreuses, mais obtiennent de meilleurs résultats.

La croissance démographique pose-t-elle problème dans vos écoles ?

C’est évident. Il y a environ 4,8 millions d’habitants au Congo-Brazzaville, et un tiers de cette population est à scolariser. Nous manquons d’enseignants formés, les classes sont surpeuplées… Les effectifs peuvent monter à 120 élèves par classe en terminale. Nous manquons aussi de matériel : des tables, des bancs… Mais c’est en train d’être réglé grâce à des accords avec des entreprises forestières.

Le budget de votre ministère est-il à la hauteur des enjeux ?

Le budget global de l’éducation – primaire, secondaire, technique, supérieur et la recherche – représente entre 20 et 25 % du budget national, ce qui reflète bien l’importance que le gouvernement accorde à ce sujet. La difficulté, c’est de mobiliser la ressource : le budget est établi de manière prévisionnelle, mais les sommes escomptées ne sont jamais collectées en totalité. Nous ne recevons donc jamais 100 % du budget prévu, il s’agit de prévisions.