La France entend aider le Congo à moderniser son système de formation

C’est l’un des sujets abordés lors de la visite de travail à Paris du Président Sassou N’Guessou qui était accompagné d’une délégation du 2 au 5 septembre dernier.

Du 02 au 05 septembre 2019, le Président Denis Sassou N’Guesso a effectué un voyage pour Paris. Le chef de l’Eta était accompagné d’une forte délégation à l’instar du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

A l’agenda du ministre, une rencontre avec son homologue français Jean-Michel Blanquer et avec plusieurs présidents d’universités françaises, afin de renforcer les liens entre les systèmes éducatifs des deux pays. Des accords ont d’ailleurs été signés entre le Congo et la France dans le domaine de l’éducation. Des accords qui portaient sur deux sujets principaux : la formation initiale et continue des enseignants, et la mise en place de classes préparatoires. Selon Anatole Collinet Makosso, « La France, qui d’ailleurs se heurte aux mêmes problèmes que nous, va nous accompagner dans la modernisation de notre système de formation. »

Investir en Afrique : un forum des opportunités

Le forum investir en Afrique met la clé sous le paillasson ce jeudi 12 septembre à Brazzaville.

Ce sont environ 600 participants qui sont arrivés à Brazzaville pour assister aux assisses de la cinquième édition du forum Investir en Afrique. L’évènement qui a ouvert ses portes mardi dernier, a été une occasion pour des signatures d’accords entre des pays. Pékin s’est engagé à collaborer avec «la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales».

Invité, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un appel aux capitaux ce mardi à l’ouverture de l’évènement. Etaient aussi présents au FIA, d’autres Présidents notamment Paul Kagame (Rwanda), João Lourenço (Angola), Faustin Archange Touadera (RCA), mais aussi le vice-ministre des Finances chinois Xu Hongcai.

Pour Denis Sassou N’Guesso « Le Forum Investir en Afrique reste l’une des clés du développement du continent africain qui ne doit pas être condamné à l’immobilisme ».

Pour la petite histoire, le FIA a été Créé en 2015, il promeut la coopération multilatérale afin d’accroître les investissements en Afrique, il est organisé chaque année alternativement en Chine et dans une ville africaine.

Investir en Afrique : le Congo signe plusieurs accords avec la Chine

Ces accords sont directement portés par les institutions financières chinoises, dont la Banque sino congolais pour l’Afrique (BSCA).

La Chine et le Congo ont signé le 12 septembre à Brazzaville, à l’occasion de la cinquième édition du Forum Investir en Afrique, sept accords de partenariat dans plusieurs domaines, notamment l’énergie et la Zone économique de Pointe-Noire.

Ce Forum investir en Afrique, dont le but est la diversification des économies africaines et la création des emplois s’est ouvert sous des bons auspices pour le Congo, avec à la clé sept accords signés le jour de l’ouverture.

Ainsi, pour concrétiser l’élan de partenariat gagnant-gagnant qui marque les échanges Sino-congolais, les des pays ont conclu l’accord de partenariat tripartite, Congo-Chine-Banque de développement de Chine sur les petites et moyennes entreprises.

Un autre accord concerne le protocole économique entre la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) et la Banque de développement de Chine.

La Banque de Chine s’installera au niveau de la Zone économique spéciale (ZES) de Pointe-Noire grâce à l’accord de partenariat qui lie désormais cette banque chinoise et la ZES de Pointe-Noire.

Il est à noter que ces accords qui augurent une bonne moisson permettent au Congo de s’inscrire résolument sur la voix de la diversification de son économie afin de juguler la crise économique qui freine son développement.

Finance verte : le Congo se dote d’un fonds national

Cet organisme a pour objectif de faciliter la mobilisation des ressources financières au profit des projets de conservation et de protection des écosystèmes naturels.

Le Congo s’est doté d’un fonds national pour la finance verte. Dénommé Système national de l’économie verte, cet organisme dont le texte de création a été adopté en Conseil des ministres, a pour objectif de faciliter la mobilisation des ressources financières au profit des projets de conservation et de protection des écosystèmes naturels.

Le nouveau fonds est placé sous la direction de la Primature, mais bénéficiera de l’appui d’une coordination technique regroupant les différents ministères sectoriels concernés et présidée par le ministère de l’Intégration régionale.

La lutte contre le changement climatique est l’une des priorités du Congo qui a su conserver une couverture forestière équivalant à 65 % de son territoire. Avec ses 2,5 millions d’hectares de forêts certifiées, le pays est l’un des puits de carbone majeurs de la planète. Raison pour laquelle, il a récemment obtenu un appui de 65 millions $ de ses partenaires étrangers afin de conserver cette ressource.

Congo : 500 apprentis magistrats font le sit-in devant le ministère de la justice

Ils veulent un déblocage urgent de budget dans la fonction publique et appellent à l’arbitrage du chef de l’État.

Près de 500 apprentis magistrats ont entamé, ce lundi, leur deuxième semaine de sit-in devant le ministère de la Justice à qui il demande une meilleure formation. Ces jeunes se disent abandonnés depuis 2014.

Dans le jardin des droits de l’homme, juste en face des bureaux du ministère de la Justice, ces manifestants se servent d’une cloche, des bidons vides, des vuvuzelas, des fanfares et bien d’autres instruments pour produire un bruit assourdissant. Après avoir épuisé toutes les voies de recours, selon leur propre expression, ils ont résolu d’organiser ce mouvement pour se faire entendre.

« Nous voulons aller en formation. Qu’on prenne un décret et qu’on nous nomme auditeurs de justice et que nous bénéficions des salaires d’auditeurs de justice. À ce moment-là, va arriver par vague la programmation de notre formation », prévient Alexis Kanga Ondélé, premier responsable du collectif.

Le gouvernement alerté

« Nous voulons tout de suite le décret et la formation pour tous, peu importe le lieu », peut-on lire sur une immense banderole déroulée par ces apprentis magistrats qui se disent laissés pour compte.

« On peut dire que nous sommes des laissés pour compte parce que jusqu’alors nous n’avons pas de solution à notre problème. Nous manifestons effectivement pour rentrer pleinement dans nos droits. C’est tout », a lâché un concerné.

Contactée, une source au ministère de la Justice a fait savoir que leur problème est bel et bien sur la table du gouvernement et une solution sera trouvée. « Seule une solution efficace et définitive mettra un terme à notre mouvement », ont prévenu les manifestants.

Congo : les gendarmes formés par les agents du FBI

La police fédérale des Etats-Unis aide les agents congolais à mener des auditions aux personnes accusées traites d’êtres humains.

Le FBI vient de former les policiers et les gendarmes aux techniques d’interrogatoire qui respectent les droits des personnes. De nombreux Congolais se plaignent de la pratique de la torture par les agents de sécurité lors des arrestations, ou pour obtenir des aveux pendant la garde à vue.

« J’ai été torturé physiquement. Nous étions tranquillement en discussion avec des collègues au domicile de Clément Mierassa à Moungali lorsqu’un groupe de policiers est venu nous lancer des bombes lacrymogènes. J’ai été fauché et je suis tombé par terre », témoigne Eric Mampouya, un opposant au régime de Brazzaville.

Il ajoute : « J’ai reçu des coups de poing, des coups de matraque et, manu militari, on m’a jeté dans un véhicule BJ de la police. Nous étions onze, et nous avons été transportés à la DGST, sans que nous ayons fait quelque chose ».

Ces témoignages de mauvais traitements sont récurrents. Et pour y mettre fin, les autorités envoient les officiers en formation.

Cette fois-ci, c’est le FBI qui s’est chargé de former une trentaine de policiers et gendarmes à la technique d’interrogatoire. Le lieutenant Paul Sisca Diamesso témoigne de nouvelles notions acquises.

« Chez nous, on ne doit pas être agressif. Eviter la torture, en tout cas pas de torture, ramener la personne à la raison en lui faisant croire que si elle collaborait, la gendarmerie ferait en sorte que sa sentence soit réduite », affirme l’officier de gendarmerie.

De même, le lieutenant de police Aïgon Ndoudi a retenu de bons moments de cette formation avec le FBI. « Cela a été un moment d’échange en terme d’outils techniques et tactiques, qui nous permettront de bien mener nos auditions et nos interrogatoires », témoigne-t-il.

La formation que les agents de FBI viennent de dispenser à Brazzaville vise avant tout les interrogatoires de personnes impliquées dans le trafic des êtres humains. Todd Haskell, l’ambassadeur des Etats-Unis à Brazzaville, indique que cette affaire est élevée en priorité dans son pays.

« Le président Donald Trump avait déclaré en février dernier que la lutte contre la traite des humains est l’une de nos grandes priorités », rappelle le diplomate américain.

Pour le Commandant de la gendarmerie congolaise, Paul Victor Moigny, il faut désormais que les interrogatoires tiennent compte du respect de la personne humaine.

« La République du Congo qui condamne fermement cette forme moderne d’esclavagisme pourrait désormais, en sus des dispositions existantes, s’appuyer sur cette nouvelle expertise mise à sa disposition par le FBI », dit-il, avant de s’adresser à sa troupe en ces termes : « Fort de cela, j’ai hâte de vous voir dès maintenant à l’œuvre, à la recherche de la manifestation de la vérité, sans jamais marcher sur la dignité de ceux que vous interrogez ».

Les Brazzavillois restent impatients de voir la police et la gendarmerie humaniser les conditions d’arrestation et de détention, ainsi que les méthodes d’obtention des aveux.

Investir en Afrique : les portes de l’évènement vont s’ouvrir dans quelques heures

Cinq thèmes seront déroulés pendant le forum dont l’objectif est d’attirer au maximum des investissements, pour avoir aux côtés du gouvernement.

Placé sous le patronage du président Denis Sassou N’Guesso le « Forum investir en Afrique » S’ouvre ce mardi 10 septembre, à Brazzaville. Ce Forum qui se poursuivra jusqu’au 12 septembre, revêt un intérêt capital pour le continent, car il permettra la création d’emplois et la diversification de l’économie.

Placé sous le thème « Tirer partie des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création des emplois dans les économies africaines », la cinquième édition du Forum Investir en Afrique est conjointement organisée par la Chine, à travers son ministère des finances et la Banque de développement de Chine (China Development Bank), la Banque mondiale et la République du Congo, pays d’accueil.

Cinq thèmes seront déroulés pendant le forum dont l’objectif est d’attirer au maximum des investissements, pour avoir aux côtés du gouvernement, des investisseurs qui vont venir de tous les pays d’Afrique et qui vont l’accompagner dans les projets structurants.

Le ministre Jean Jacques Bouya qui a présidé le comité d’organisation, se veut confiant et rassure : « Il est très important de montrer à toute l’Afrique et à tous les participants que le Congo est une terre où l’on investit pour des bonnes affaires. Nous allons proposer des projets structurants aux participants et aux secteurs privés. »

Bassin du Congo : les États peaufinent leur position sur le climat

Des experts examinent un projet de déclaration à soumettre à la réunion des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) qui s’ouvre, le 7 septembre, à Brazzaville.

La déclaration des ministres de la CEEAC sera présentée au sommet de l’Action sur le climat à New-York, le 23 septembre, en marge de la 64e assemblée générale des Nations unies.

En effet, la rencontre marque l’aboutissement d’un processus entamé depuis plusieurs années. Selon la CEEAC, cette démarche est justifiée par la volonté des États membres de diversifier leurs économies sur les énergies fossiles et les minerais, de lutter contre le chômage.

« Les résultats des travaux des experts présentent des enjeux politiques, diplomatiques, socio-économiques importants », a indiqué sa secrétaire générale adjointe, Chantal Mfoula.

A  l’ouverture du segment des experts, la ministre congolaise de l’Environnement, Alerte Soudan-Nonault, a réitéré l’engagement de son pays à œuvrer en faveur de la protection et la préservation des écosystèmes. Elle a aussi mobilisé les délégués des autres pays membres à travailler dans la logique des différents engagements en matière de protection de la nature.

Soulignons que la rencontre de Brazzaville est coorganisée par la Banque de développement de l’Afrique centrale, qui entend investir dans le développement durable.

Festival international de théâtre : les inscriptions sont ouvertes

La manifestation aura lieu du 25 au 29 mars 2020 à Brazzaville et Pointe-Noire. Toutes les troupes et compagnies désireuses d’y prendre part sont appelées à s’inscrire dans la période du 1er septembre au 1er décembre 2019.

C’est sur le thème « Théâtre: outil pour la correction des mœurs nocives » que se déroulera la troisième édition du Festival international du théâtre et autres arts de scène (Fitaas). L’événement accueillera, outre les compagnies locales, quelques troupes étrangères .

Ce grand rendez-vous des férus de l’art de Molière sera marqué aussi par  des  spectacles de danse, de musique, de conte. Les conférences, tables rondes, exposition de livres, excursions, concours de théâtre… meubleront également les activités qui auront lieu en marge des représentations théâtrales.

L’organisation du Fitaas obéit à une recommandation prise lors du  35e congrès mondial de l’Institut international du théâtre (IIT), tenu  à Segovia, en Espagne, il y a trois ans, qui demandait à chaque pays membre de célébrer avec éclat le 27 mars, la Journée mondiale du théâtre.

Ainsi chaque année, le centre de l’IIT Congo, sous la férule de son président, Yvon Wilfried Lewa-Let Mandah, organise le Fitaas. Ses objectifs sont, entre autres, mettre en relief la création artistique congolaise, favoriser l’éclosion et la promotion de nouveaux talents littéraires et artistiques, permettre aux artistes congolais de travailler en vases communicants et en osmose avec ceux du réseau de l’IIT et d’ailleurs, offrir un espace d’expression et d’échanges culturels entre divers peuples du monde, inciter les artistes à l’excellence au travers de l’émulation en décernant les prix aux méritants et faire du Congo une plaque tournante du théâtre mondial.

Le Président Faure Gnassingbé attendu à Brazzaville

Le chef de l’Etat togolais prendra part à la 5e édition du forum « Investir en frique » qui se tiendra du 10 au 12 septembre à 2019.

Faure Gnassingbé est annoncé au Congo où il prendra part du 10 au 12 septembre prochain, à la 5e édition du forum « Investir en Afrique ». Un évènement continental co-organisé par la Banque Mondiale et la Chine.

L’invitation officielle a été transmise au Président de la République mercredi 4 septembre 2019 par Jean Jacques Bouya, président du Comité d’organisation de ce forum. Ceci, au nom du président congolais Denis Sassou Nguesso.

« Pour la promotion d’investissement sur le continent, il faut faire en sorte que les échanges économiques se fassent. Le Togo est invité à participer à ce forum parce que la promotion des investissements sur le continent et la stimulation des échanges économiques sont des questions qui tiennent à cœur au président togolais », a indiqué l’émissaire congolais à l’issue d’un entretien avec le Chef de l’Etat togolais.

La rencontre économique sera l’occasion pour les dirigeants togolais de mobiliser des investissements étrangers en faveur du Plan National de Développement (PND 2018-2022) dont 65 % du financement global est réservé au secteur privé.