CHAN 2020 : le Congo se qualifie

Les Diables rouges locaux de football du Congo ont battu les Nzalangs de la Guinée Equatoriale 1-0, le 20 octobre au stade Massamba Débat de Brazzaville.

La rencontre de dimanche, entre le Congo et la Guinée Equatoriale comptait le match retour du dernier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Le Congo se qualifie pour la phase finale de cette compétition réservée aux joueurs évoluant dans leurs championnats locaux respectifs.

Rappelons qu’au match aller à Malabo, les deux équipes s’étaient séparées par un nul (2-2). Les Diables Rouges ont tout fait pour se mettre à l’abri voulaient se mettre à l’abri dès l’entame de la rencontre de dimanche.

Pour Brathélémy Ngatsono, l’entraineur de cette équipe, le plus dur commence avec cette qualification. Il pense qu’il faut désormais capitaliser avant la phase finale prévue entre mi-janvier et février 2020 au Cameroun.

«Les joueurs et mon staff avions fait le nécessaire pour sauver le football congolais qui enchainait des éliminations dans toutes les compétitions. Il faut désormais qu’on se remette au travail et que mon programme de préparation puisse être respecté par les décideurs, si l’on souhaite que nous allions faire mieux que le quarts de finale réussi en 2018 au Maroc», a-t-il dit.

Les 16 équipes qualifiées au CHAN 2020 sont : Cameroun (pays hôte), Congo, RD Congo, Maroc, Tunisie, Burkina Faso, Guinée, Niger, Mali, Zimbabwe, Tanzanie, Ouganda, Rwanda, Zambie, Namibie, Togo.

Dialogue national : le comité continue ses consultations

Ce lundi 21 octobre, le comité du dialogue a entamé sa troisième semaine des consultations, avec une partie des organisations de la société civile.

Partis politiques, sociétés civile et autres forces vives de la République du Congo seront tous consultés par le comité du dialogue. Rappelons que ces échanges permettent à chaque partie de remettre un mémorandum au comité. A la fin, un rapport sera fait par cette instance et c’est de ce rapport que seront tirés les sujets à l’ordre du jour du dialogue.

La Fédération de l’opposition que dirige Claudine Munari dit ne pas s’attendre à grand-chose. Elle qui a longtemps appelé au dialogue, mais s’interroge tout de même sur les thèmes à débattre. « C’est une simple balade pour le Comité du dialogue. Tout le monde sait de quoi souffre le pays », a déclaré Claudine Munari. On se souvient tout de même qu’il n’y a pas longtemps, la présidente de la fédération de l’opposition a appelé à la libération des prisonniers politiques.

Le Comité du dialogue a annoncé qu’il fera le point de toutes ses activités en décembre prochain. Après cette déclaration du comité du dialogue, sous-entend que le dialogue national ne se tiendra pas avant la fin de l’année 2019.

Le gouvernement met sur pieds une commission pour lutter contre la prolifération des armes

Le pays, dirigé par le président Denis Sassou-Nguesso, connaît des violences récurrentes depuis les années 1990.

Le gouvernement du Congo-Brazzaville a décidé de mettre sur pied une commission nationale chargée de lutter contre la prolifération et la circulation illicite d’armes légères et de petit calibre, selon un compte-rendu du conseil des ministres lu dimanche 20 octobre à la radio publique.

« Après examen et discussion, le conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre », indique ce compte-rendu lu par Thierry Moungalla, ministre de la communication.

« Notre pays a connu au cours de la décennie 1990-2000 un cycle de violences, et ce à l’instar d’autres pays des sous-régions d’Afrique centrale et des Grands Lacs, note le gouvernement. Ces troubles ont eu pour principale conséquence, dans tous ces Etats, la prolifération et la circulation illicite d’armes légères et de petit calibre, ainsi que l’augmentation concomitante des crimes et atteintes diverses. »

Guerres civiles et crises politico-militaires

Juste après la conférence nationale de 1991 et les premières élections pluralistes de 1992, le Congo a connu une série de guerres civiles. La plus meurtrière fut celle de 1997, qui a permis au président Denis Sassou-Nguesso, 76 ans, de reconquérir le pouvoir. Il cumule trente-cinq ans à la tête du Congo.

En 2016 et 2017, la province du Pool (sud), voisine de Brazzaville, a enregistré sa deuxième crise politico-militaire après celle de 1998-2003. Au moins 8 000 armes de tout calibre y ont été collectées auprès des ex-combattants Ninjas, dirigés par Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, qui ont combattu l’armée régulière.

Le Congo abritera le forum des parlementaires de la CEEAC

La rencontre, prévue du 19 au 21 novembre, sera organisée par l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Apcsan), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et d’autres agences du système onusien.

Placé, sauf changement, sur le thème « Objectif faim zéro : rôle et responsabilité du parlementaire en Afrique centrale », le forum des parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle sera organisé au Congo, sous le patronage du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

L’information a été donnée, le 15 octobre, par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, à l’ouverture de la septième session ordinaire de cette chambre du parlement.

« Il s’agit d’une innovation majeure qui concerne la sève de la vie de l’homme, l’alimentation et la nutrition. L’homme mange pour vivre, il ne vit pas pour manger. Manger, c’est bien, mais bien manger, c’est mieux », a souligné le président de l’Apcsan, Isidore Mvouba.

L’organisation de cette rencontre, la première du genre sur le continent, se fonde, entre autres, sur la déclaration de Madrid, à la faveur du sommet parlementaire mondial contre la faim et la malnutrition. Elle vise, en effet, la création d’une plate-forme sous-régionale des parlementaires pour la promotion d’une agriculture durable, vecteur d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au profit de la population de l’Afrique centrale.

Dans le cadre de la préparation de ces assises, un atelier avait été organisé, les 12 et 13 juin derniers, à Brazzaville, regroupant une quarantaine de participants au niveau décisionnel des parlementaires, des départements ministériels clés, des champions Nutrition, de la société civile, du secteur privé, des médias, des partenaires du système des Nations unies, des points focaux du mouvement SUN. Les participants venaient du Cameroun, du Gabon, de la République démocratique du Congo et du Congo, pays hôte.

Notons que le thème principal du forum sera décliné en cinq sous-thèmes, notamment le droit à une alimentation et une nutrition suffisante, sûre et saine ; le législateur face à la problématique de la lutte contre la malnutrition; le rôle du parlementaire dans l’investissement et le financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle; le parlementaire et la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et les alliances parlementaires comme outils de mobilisation et de communication inter-acteurs.

Volleyball : Simon Massamouna est le nouveau président de la ligue de Brazzaville

Il a été élu à la tête de cette structure sportive mardi 15 octobre, au cours de son assemblée générale.

Rehausser le niveau du volleyball dans la capitale congolaise, c’est le défi que se donne le nouveau président de la ligue. Le successeur d’André Balenvouka entend s’appuyer sur la formation des jeunes pour  doter le volleyball congolais de la relève dont il a besoin.  Il envisage de débuter son action par la relance, la politique de formation au  volleyball à l’école.

« Nous pensons relancer ou redémarrer l’activité volleyball au niveau des établissements scolaires, parce qu’il nous faut préparer la relève, mais aussi organiser le maximum de compétitions possible à Brazzaville pour donner à nos compétiteurs plus de temps de jeu  dont ils ont besoin », a souhaité Simon Massamouna.

Donner plus de temps de jeu, a-t-il expliqué, s’inscrit, d’après lui,  dans la vision de rendre les sélections et les clubs congolais plus compétitifs, lors des compétitions internationales.

« Si nous pensons  donner aux compétiteurs plus de temps de jeu, c’est effectivement dans le but de rehausser le niveau. Nous avons constaté que nous avons  des volleyeurs qui vont à des compétitions internationales avec six matches dans les jambes.  C’est vraiment insignifiant. C’est pour cela que nous allons  nous y mettre, afin d’organiser un maximum de compétitions, question pour nos athlètes de gagner beaucoup de temps de jeu. En le faisant, nous  leur donnerons plus de chances de remporter des victoires au niveau  international », a-t-il justifié.

Le nouveau président, qui n’a pas non plus oublié le volleyball féminin, s’appuiera sur l’encadrement des jeunes  pour booster  cette version qui peine à décoller. « Il faut que nous formions des jeunes qui vont demain grandir dans cette discipline. C’est notre objectif  pour le volleyball féminin », a-t-il assuré.

Simon Massamouna sera aidé dans l’exercice de ses fonctions par Raspail Mangandza, premier vice- président; Oko Tsono, troisième vice-président; et Mpari Oumba le sécretaire général. Pamela Dibantsa en est la trésorière générale adjointe. Moussa Obongo est le seul membre tandis que  Laeticia Samba est, pour l’instant, la seule élue au commissariat aux comptes. Les autres postes (deuxième, quatrième vice-président, secrétaire général adjoint, trésorier général, les deux autres membres du commissariat) seront complétés à la prochaine réunion du conseil départemental.

Système comptable Ohada : les acteurs du secteur en formation

Une formation qui a débuté mercredi 16 octobre dernier à Brazzaville et regroupe les agents de l’Etat.

Pendant quinze jours, il sera questions pour les participants d’apprendre des méthodes pour être plus performants dans leurs missions de contrôle. L’atelier vise à transmettre aux cadres et agents de l’inspection générale des finances les nouvelles connaissances sur l’utilisation du système comptable révisé de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).

C’est une co-organisation du gouvernement et la Banque mondiale, à travers le Projet des réformes intégrées du secteur public (Prisp).  La formation s’articule autour de dix modules et trois objectifs sur les états financiers. Le premier porte sur la situation financière de l’entreprise, le deuxième concerne la performance de l’entreprise (les résultats) et le troisième est lié à la situation de trésorerie.

« Nous allons parcourir les dix points qui nous permettront de répondre à ces trois objectifs fondamentaux des états financiers. Donc, nous allons leur proposer des outils efficaces pour leur permettre de mieux contrôler et dénicher les fraudes. Dans le cadre des contrôles, lorsqu’on déniche tout cela, on peut facturer, pénaliser, redresser la situation des revenus des états financiers », a confié l’expert-comptable, Yvon Zebo

CIRGL : des solutions pour lutter contre l’insécurité

C’est à Brazzaville que se sont réunis les dirigeants des Etats de la région des Grands lac, pour chercher des solutions pour faire face à l’insécurité et à Ebola.

Ebola et la sécurité dans la région des Grands Lacs, ces deux points ont été au centre de la réunion des ministres de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs) à Brazzaville, mardi 15 octobre. Objectif, mettre fin à l’insécurité et à Ebola, ces deux maux qui empêchent le développement des pays.

Cette réunion s’est achevée sur une note d’espoir, a déclaré Jean-Claude Gakosso. Le ministre des Affaires étrangères du Congo, Jean-Claude Gakosso qui accueillait ses collègues de la sous-région, a mis l’accent sur la paix imposer en RDC par le président Félix Tshisekedi.

« Il a été en Ouganda, au Rwanda, donc il y a un nouvel état d’esprit dans la sous-région qu’il faut consolider. Félix Tshisekedi a ainsi fait preuve de sa volonté de dialoguer avec tous les voisins de l’Est, puisque c’est de là que viennent la plupart des problèmes en RDC », explique Jean-Claude Gakosso.

Pour  Guillaume Manjolo, le ministre d’Etat à la Coopération de la République Démocratique du Congo, l’implication des pays dont sont originaires les groupes armés étrangers en RDC. « On a tenté de responsabiliser les pays d’où sont originaires ces troupes étrangères et, pour ce qui concerne celles de la RDC, il y a un travail fait au niveau des forces armées », selon Guillaume Manjolo.

Lutte contre le trafic illicite : le Congo doit renforcer son arsenal juridique

Afin de contrer la criminalité faunique et forestière, le pays est appelé à consolider les capacités des agents des services chargés de l’application de la loi.

Le consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) a formulé la recommandation dans le rapport de mission d’évaluation portant sur les espèces protégées et les forêts au Congo, présenté le 15 octobre à Brazzaville.

Selon le document, il va falloir créer, par exemple, au niveau de la magistrature, un pôle judiciaire qui sera dédié aux magistrats chargés de traiter les questions en rapport avec la criminalité faunique. Les actions de sensibilisation de la société civile et des communautés villageoises à l’intérêt de la conservation de ces ressources, des cadres des sociétés originaires des pays consommateurs et destinataires d’ivoire figurent parmi les recommandations formulées.

A cela s’ajoutent des campagnes publicitaires nationales sur les arrestations et les poursuites visant à persuader les auteurs potentiels d’activités illégales.

« Depuis des décennies, les ressources forestières de notre continent sont sujets à des prélèvements incontrôlés et alimentent un commerce illicite entretenu par des réseaux mafieux, lourdement armés », a déclaré la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, présidant la cérémonie.

Elle a indiqué qu’afin d’éradiquer ce fléau, le gouvernement a pris plusieurs engagements au plus haut niveau de l’Etat via les signatures et ratification de nombreux accords internationaux. Un cadre institutionnel a été de même mis en place.

Notons que le braconnage est responsable du déclin prononcé de certaines espèces de faune sauvage ayant occasionné la perte de plus de 60% d’entre elles en Afrique en général et au Congo en particularité.

C’est suite à la demande du Congo de l’état des lieux de son dispositif de lutte contre la criminalité que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime a organisé une mission d’experts en juillet 2015, mise en œuvre par l’ICCWC, une structure créée par l’ONUDC, la Cites, l’Interpol, l’Organisation mondiale des douanes et la Banque mondiale.

L’Union européenne accompagne également le Congo dans les problématiques liées à la gestion durable des écosystèmes forestiers, à la préservation de l’environnement et de la biodiversité et aussi à la prise en compte des communautés riveraines.

« Seul un engagement global et la mutualisation des ressources permettront de faire cesser cette criminalité transnationale », a conclu l’ambassadeur de l’Union européenne, Raul Mateus Paula.

Gestion forestière: vers l’adoption d’un nouveau code

Ce projet de loi est sur la table des discussions de la septième session qui s’est ouverte le mardi 15 octobre 2019 à Brazzaville.

Le nouveau code forestier est l’un des projets de loi qui ont été ajourné lors de la dernière session du parlement d’août dernier. Ce projet de loi portant nouveau code forestier, en remplacement de l’ancien qui date de 2000, sera sans nul doute adopté au cours de la septième session qui s’est ouverte le 15 octobre, à Brazzaville.

Une fois adopté, il aura pour objectif non seulement d’instituer un cadre juridique approprié pour assurer la gestion durable des forêts sur la base d’un aménagement rationnel des ressources mais surtout de définir le domaine forestier national, déterminer les critères ainsi que les normes d’organisation et de gestion concertée et participative.

L’ONG dénommée Client Earth a soulevé certaines questions autour du processus des réformes juridiques et plus précisément sur deux chapitres clés du projet du nouveau code forestier, à savoir le déboisement et la foresterie communautaire.

A cet effet, des amendements spécifiques proposés par la société civile et destinés à renforcer le cadre juridique autour du déboisement ont été débattus.

Le Congo et la Russie resserrent les liens de coopération

Le ministre de tutelle, Martin Parfait Coussoud-Mavoungou, et le nouvel ambassadeur de Russie, Guéorguy Tchepik, ont échangé sur les axes de coopération visant à raffermir les liens entre les deux pays en la matière.

Les modalités de mise en œuvre de l’accord de coopération sur l’utilisation aux fins pacifiques de l’énergie atomique, signé le 23 mai dernier à Moscou, la mission de travail à Brazzaville des groupes d’experts des deux pays le mois prochain, la visite de travail en Russie du ministre de la Recherche en décembre, le renforcement des capacités des étudiants et chercheurs congolais dans le domaine de l’énergie atomique sont des questions évoquées en tête-à-tête entre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou et Guéorguy Tchepik.

Par ailleurs, le diplomate russe a informé le ministre de la Recherche scientifique de la mise à la disposition du Congo, au titre de l’année académique 2019-2020, de cinq bourses d’étude en science nucléaire à des fins pacifiques. « Il s’agit d’accompagner le Congo à développer la médecine et l’agriculture qui sont généralement les premiers bénéficiaires de ce que peut nous donner l’énergie nucléaire à des fins pacifiques », a expliqué l’ambassadeur de la Russie.

Le ministre de la Recherche scientifique et le nouveau diplomate russe au Congo ont également abordé le dossier de l’érection prochaine, à Brazzaville, par la Corporation de l’énergie atomique, d’un laboratoire sur les maladies tropicales négligées sous la coordination de l’Institut national de recherche en sciences de la Santé.