Congo : une forte pluie emporte le toit de l’école primaire de Moukatsou

Les parents d’élèves qui ne savent plus à quel saint se vouer, s’inquiètent pour la scolarité de leurs enfants.

Le toit du bâtiment de six salles de classes de l’école primaire de Moukatsou à Kibangou dans le Niari (sud) a été emporté. Une forte pluie survenue lundi est la cause de ce drame arrivé à cette école qui accueille plusieurs enfants.

«Nous ne pourrons pas faire les cours. Je suis inquiet pour nos élèves », a déclaré un enseignant exhortant les autorités locales à sauver l’école dans la localité.

Les autorités locales de la ville de Kibangou ne disposent pas de liquidités pour réhabiliter la toiture de cette école où les cours sont suspendus provisoirement.

Congo-Zone militaire de défense N°1 : Abdon Cyriac Mossongo Motitho prend ses nouvelles fonctions

Le lieutenant-colonel Abdon Cyriac Mossongo Motitho a été installé récemment dans ses nouvelles fonctions de commandant du bataillon de sécurité et des services du quartier général de la zone militaire de défense N°1 de Pointe-Noire.

La  cérémonie  d’installation dans ses nouvelles fonctions  du  lieutenant-colonel Abdon Cyriac Mossongo Motitho s’est déroulée au tarmac de la base aérienne 02/20 sous la supervision du  général de brigade, Jean Olessongo Ondaye, commandant de la zone militaire de défense N°1 de Pointe-Noire.

De nombreuses autorités civiles et militaires, les membres du commandement de la force publique, les membres du commandement de la zone militaire de défense N°1, les directeurs départementaux des douanes et des droits indirects de Pointe-Noire et du Kouilou, ainsi que les amis et parents du promu y  ont pris part.

Après la revue des troupes, la lecture du décrèt portant nommination du lieutenant-colonel Abdon Cyriac Mossongo Motitho, selon un rituel bien connu, le général de brigade, Jean Olessongo Ondaye, s’est adressé aux officiers, sous-officiers et militaires du rang, en ces termes : « Officiers, sous-officiers, hommes de rang, bataillon de service de la zone militaire de défense N°1, à compter de ce jour, vous reconnaîtrez comme chef et comme commandant de bataillon,  le lieutenant-colonel Abdon Cyriac Mossongo Motitho ici présent, vous lui obéirez en tout ce qu’il vous commandera pour l’intérêt du service, l’exécution du règlement militaire, l’observation des lois de la République, conformément à la Constitution .»

Le général de brigade Jean Ollesongo Ondaye a remis le fanion, symbole de commandement et de la légitimité, au nouveau commandant du bataillon de sécurité et des services du quartier général de la zone militaire de défense N°1, qui a remercié, à son tour,  le président de la République, chef suprême des armées pour avoir bien voulu porter son choix sur sa modeste personne. «  Je sens une grande émotion parce que la tâche est exaltante, mais je mettrai tout mon savoir, toute mon énergie pour que je travaille à la satisfaction de ma hiérarchie », a-t-il promis.

Congo-santé : les femmes professionnelles du secteur en formation

Jusqu’au samedi 21 novembre 2020, les femmes professionnelles du secteur de santé renforceront leurs capacités en leadership.

Un atelier de renforcement des capacités en leadership à l’endroit des femmes professionnelles du secteur de santé s’est ouvert à Brazzaville, du 17 novembre 2020. Cet atelier vise à le renforcement des capacités et de l’expertise féminine afin d’améliorer la performance des femmes dans la conduite des affaires.

Les femmes jouent un rôle important dans le secteur de la santé. C’est du moins ce qu’a souligné le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, représentant la ministre en charge de la Santé et de la Promotion de la femme.

« L’exploitation du potentiel des femmes, qui constituent 52% de la population congolaise, est un facteur essentiel dans le processus de développement. Cet atelier contribue au raffermissement de leurs compétences dans le secteur sanitaire », a-t-il déclaré.

Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Lucien Manga, il est important d’outiller les femmes qui interviennent à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Elles pourront ainsi, mieux rendre un des services les plus essentiels à la population qui n’est autre que la santé. « Cet atelier organisé est une manière pour l’OMS de matérialiser son engagement à soutenir les efforts du gouvernement pour la promotion de la femme », a indiqué le diplomate onusien.

Congo : une plateforme pour améliorer la qualité de la formation dans les écoles paramédicales

Celle-ci a été mise sur pieds mardi 17 novembre 2020, par le ministre de l’Enseignement technique  et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi Antoine Thomas Nicéphore Fylla de Saint-Eudes.

Cette plateforme est destinée à améliorer la qualité de la formation. Il s’agit d’un site internet comportant des cours réservés aux enseignants et étudiants avec des répertoires des différents parcours de formation, des utilités d’enseignements et des enseignants.

Ce site web offre aux apprenants la possibilité de se former, de se documenter en ligne. Les enseignants pourront désormais télécharger les cours, les poster sur la plateforme numérique, facilitant ainsi l’accès aux apprenants.

« Cette documentation en ligne leur permet aussi de s’informer. Parce que pour être compétent, il y a deux genres de ressources qu’il faut mobiliser : les ressources internes que le professeur donne notamment le savoir-faire pour la pratique, le savoir-être : comment accueillir, comment communiquer et le savoir théorique. Mais, en dehors de ça, il faut des ressources extérieures, il faut aller se documenter sur Internet ou demander aux gens », a indiqué le Pr Richard Bileckot, inspecteur général de la santé.

L’approche par compétence, propose une nouvelle méthode d’enseignement fiable. Elle privilégie la compétence, le changement du modèle d’enseignement. L’application des modules de fonctionnalité permet le stockage et le partage de fichiers entre les membres de l’espace.

« Nous savons aussi que l’approche par compétence coûte cher et le gouvernement mettra tout en œuvre pour que vous travaillez dans les conditions optimales », a déclaré le ministre Fylla de Saint-Eudes, s’adressant aux enseignants.

Ladite plateforme a été mise en place dans le cadre des innovations pédagogiques. Elle fait suite à une analyse selon laquelle la qualité des soins administrés aux patients dans la plupart des cas n’était pas bonne. Ce qui justifiait le nombre élevé de décès dans les hôpitaux.

En vue d’améliorer la qualité des soins, il était préconisé de réformer la qualité de la formation. C’est à partir de ce diagnostic que les ministères en charge de la Santé et de l’Enseignement technique et professionnel, ont signé une convention de partenariat pour améliorer l’apprentissage. Cette plateforme lancée est en réalité opérationnelle depuis la rentrée scolaire 2020-2021.

Affaire du Poste de sécurité publique Chacona : les parents des victimes indemnisés à hauteur de 15 millions chacun

Le verdict du procès en appel de l’affaire des treize jeunes décédés la nuit du 22 au 23 juillet 2018 dans les geôles au Poste de sécurité publique (PSP) de Chacona a été  prononcé ce 17 novembre.

Ouvert le 1er octobre 2019, le procès en appel des enfants morts par « homicide volontaire » au PSP Chacona, au quartier Mpila, à Talangaï, dans le sixième arrondissement de Brazzaville a connu son épilogue. La Cour d’appel de Brazzaville a reformé le jugement rendu par le premier juge, verdict qui avait laissé un goût amer aux parents des victimes et poussé les avocats des ayant-droits a interjeté appel sur le plan de l’indemnisation, parce que le tribunal s’était déclaré incompétent quant à statuer sur les intérêts civils.

En examinant de nouveau l’affaire sur la personne civilement responsable qui est l’État congolais, la Cour d’appel a rendu son verdict en indemnisant les parents des treize victimes de Chacona à  hauteur de quinze millions de francs CFA chacun.  Ce montant alloué est jugé insignifiant par les ayant-droits qui pensent que leurs progénitures étaient plein d’avenir et morts à fleur de l’âge, certes la vie humaine n’a pas de prix.

L’un des parents des victimes a exprimé son désarroi. « Depuis 2018 nous menons cette bataille. Aujourd’hui l’arrêt a été rendu, mais nous disons que nous ne sommes pas satisfaits parce que nous avons perdu des êtres chers. Le montant alloué ne correspond pas. Quinze millions c’est insignifiant pour des jeunes qui avaient de l’avenir. Nous allons nous retrouver dans les 48 heures qui suivent pour décider », a-t-il déclaré.

Pour Me Stève Bagne, l’un des avocats des ayant-droits, « c’est un jugement à double vitesse parce que, premièrement je suis satisfait dans le sens où les juges de la Cour d’appel ont annulé la décision des premiers juges ; ça veut dire que nous avions fait un appel dans les normes. Deuxièmement, le montant alloué aux ayant-droits des victimes est tellement minime, quand on sait que les jeunes ont perdu la vie à fleur de l’âge, quinze millions de francs CFA c’est quand même minimisé. Sans oublier que dans ces quinze millions de francs CFA ces ayant-droits ont le devoir de s’acquitter des honoraires des avocats, des huissiers de justice et autres ».  A propos, il a fait savoir qu’en tant que collectif d’avocats, ils verront quelle est la décision à prendre pour ce problème puisqu’ils ont encore d’autres voies de recours.

Congo-Cemac : la route Brazzaville-Bangui-N’Djamena au centre des échanges de la table-ronde de Paris

Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais surtout permet de relier ces trois capitales.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a ouvert, lundi 16 novembre à Paris, une table‑ronde. Celle-ci avait pour objectif de lever 3,4 milliards d’euros pour le financement des projets intégrateurs d’infrastructures de transport et d’énergie dans ses six pays membres.

La construction du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena (Congo/ RCA/ Tchad) fait partie des 11 projets intégrateurs qui préoccupent les pays membres de la CEMAC. Le coût total des travaux de ce corridor est estimé à 955.453.183.616 FCFA. Le montant du financement recherché est de 605,37 millions d’euros. Les trois pays se sont partagés les charges : 385.582.564.712 FCFA (Congo), soit 40% environ du coût total ; 486.491.159.137 FCFA (RCA), soit 51% environ du coût total ; et 83.379.459.767 FCFA (Tchad), soit 9% environ du coût total.

Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais encore et surtout il permet de relier trois capitales et de fournir à la RCA et au Tchad un accès à la mer (par Pointe-Noire au Congo ou Matadi en RDC), additionnel à celui de Douala (Cameroun).

La table‑ronde, organisée en format hybride (présentiel et virtuel) jusqu’à ce 17 novembre, vise à lever des fonds auprès de partenaires bilatéraux et multilatéraux, traditionnels et émergents, publics et privés, afin de couvrir le besoin de financement de onze projets intégrateurs à réaliser entre 2021 et 2025 dans la sous-région. Leur coût total s’élève à 4,072 milliards d’euros, dont 596,74 millions d’euros (14,65%) sont déjà mobilisés. Le déficit de financement s’élève donc à 3,48 milliards d’euros (85,35%).

Bon à savoir, le schéma retenu consiste à mobiliser, auprès des bailleurs institutionnels, des prêts à taux concessionnels ou des mixages prêts et dons (« blended finance ») et le secteur privé pour la réalisation de projets en PPP (partenariat public-privé). Les organisateurs comptent aussi attirer la finance islamique, par le biais des SUKUK, explique la Banque africaine de développement.

Congo : la rumba pourrait bientôt être inscrite dans la liste de l’Unesco

Les membres du comité scientifique national de la République du Congo ont échangé le week-end dernier à Brazzaville avec la presse à ce sujet.

Membres du comité national constitués d’Honoré Mobonda, Ghislain Amédée Moussoungou, Jean Omer Ntady, Charles Bouetoumoussa-Bouetoum-Kiyindou, Romain Pindou et le président dudit comité le Pr Joachim Ngomathéthé, ont édifié la presse sur la candidature de l’inscription de la rumba congolaise sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité de l’UNESCO.

Le comité scientifique a rappelé que les présidents des deux Congo, Denis Sassou N’Guesso et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ont, par une démarche conjointe, entrepris d’inscrire la rumba congolaise au patrimoine de l’humanité. A cet effet, un comité scientifique conjoint a été institué au travers des ministères en charge de la Culture des deux pays. Ce comité conjoint est chargé de mener à bien la mission d’inscription de la rumba congolaise sur la prestigieuse liste représentative tenue par l’UNESCO.

La mission des membres du comité consiste d’une part, à préparer le dossier de candidature et de le déposer auprès de l’UNESCO dans les formes et les délais prescrits et d’autre part, à réaliser les actions liées à la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (convention de l’UNESCO de 2003), une fois le dossier de candidature déposé.

La candidature de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité a été déposée au siège de l’UNESCO à Paris (France) le 26 mars 2020.

En dépit du contexte financier difficile dû à la pandémie de covid-19, le dossier de candidature a été déposé suivant les normes de la convention de 2003. Pour les experts en charge de la question, c’est « un dossier hautement éloquent ». Il reste au comité conjoint de tout mettre en œuvre pour organiser le plaidoyer d’accompagnement de ce dossier et d’implémenter les mesures de sauvegarde obligatoires.

Les membres du comité ont rappelé que les résultats de l’évaluation de la candidature des deux Congo seront donnés par l’UNESCO en fin d’année 2021. Une course à la montre devrait déjà avoir lieu quant à l’organisation au plus vite d’un grand lobbying de soutien à la candidature et la mise en œuvre des autres actions recommandées. Dans tous les cas, les membres du comité scientifique ont fait savoir qu’ils ont déjà commencé à mener une série d’actions allant dans le sens de l’appui à la candidature.

Au nombre d’actions pertinentes réalisées, il y a la rédaction par le comité conjoint du document présentant la stratégie de promotion et de sauvegarde de la rumba congolaise. Il y a aussi dans ce même registre, la vulgarisation de la notion de patrimoine culturel immatériel, le dévoilement du contenu scientifique du concept « rumba congolaise », le début de collecte du corpus phonographique nécessaire ou la vulgarisation des retombées liées à une éventuelle inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Congo : lancement des travaux de réhabilitation de la piste Voka-Kimpandzou

L’initiative est du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac), pour permettre aux agriculteurs de d’écouler facilement leur produits.

Le Pdac a lancé lundi 16 novembre, le début des travaux de réhabilitation de la piste Voka-Kimpandzou. L’objectif est de faciliter l’écoulement des produits agricoles de ces deux grands bassins de production. Les travaux prévus pour une durée de huit mois, à compter de novembre, porteront sur le traitement des boursiers, les remblais, la construction d’un dalot, le profilage et le drainage latéral, l’entretien des dalots existants, la signalisation et l’installation des barrières de pluie.

Le Pdac a aussi par la même occasion réceptionné la piste reliant Boko à Mandombe. Longues respectivement de 55 km et 18km, ces deux pistes ont été aménagées grâce au financement de la Banque mondiale à travers le Pdac. Les travaux sont exécutés par l’entreprise CP Sarlu pour un coût global de 326 784 769 millions FCFA pour la première piste et 155 712 629 millions FCFA pour la seconde.

Pour ce qui est de l’axe Boko-Mandombe, les travaux ont consisté au dérapage des montagnes, au rechargement de la piste, au traitement des ravinements latéraux, à l’entretien des monceaux, à la construction des dalots existants, en la pose des panneaux de signalisation et à l’installation des bornes kilométriques en béton armé.

Déraillement d’un train de marchandises à la gare de Kingoyi : d’énormes dégâts enregistrés

Plusieurs wagons de ce train de marchandises, transportant de matériel, ont déraillé dans le département du Pool provoquant des dégâts évalués à plusieurs millions de FCFA.

Le déraillement d’un train de marchandises de la compagnie ferroviaire Congo-Océan (CFCO) à la gare de Kingoyi dans le département du Pool, a provoqué des dégâts évalués à plusieurs millions de FCFA. L’infrastructure ferroviaire a été endommagée en de nombreux endroits, notamment au niveau des aiguillages, des traverses et des rails.

Plusieurs wagons d’un train de marchandises, transportant de matériel, ont déraillé dans le département du Pool.

La ligne endommagée, qui relie Brazzaville à Pointe-Noire (510km) construite entre 1921 et 1934, est la première et la plus importante en termes de transport de marchandises.

Les travaux de réparation prendront du temps. On prévoit une reprise de la circulation dans une petite dizaine de jours. Les techniciens du CFCO ont terminé leurs constatations sur place. Une enquête devra faire la lumière sur l’origine de l’accident.

En octobre dernier, un train marchandises a déraillé entre Bilala et Bilinga dans le département du Kouilou. La ligne Brazzaville-Dolisie-Pointe-Noire a été perturbée pendant plusieurs jours.

Les accidents de train ne sont pas rares au Congo, où le manque d’investissement dans le réseau ferroviaire est souvent dénoncé sur les lignes Brazzaville-pointe-Noire (510km) construite entre 1921 et 1934 et Dolisie-Mbinda (285km) construite entre 1959 et 1962.

Congo-Odziba : deux morts et des blessés dans un accident de la circulation

Un bus en provenance d’Owando dans le département de la Cuvette (nord) transportant plusieurs passagers a fait un tonneau à l’entrée du village Odziba.

Deux morts et plusieurs blessés graves. C’est le bilan d’un accident de la circulation qui s’est produit vendredi 13 novembre au village Odziba à 100km de Brazzaville. Un bus en provenance d’Owando qui transportait plusieurs passagers a fait un tonneau à l’entrée du village.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’excès de vitesse serait la première cause de cet accident mortel.

Les accidents de la circulation sont légion dans la capitale congolaise, causés par l’alcool, les stupéfiants, un malaise ou les appels téléphoniques, un excès de vitesse.