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Congo-Cemac : la route Brazzaville-Bangui-N’Djamena au centre des échanges de la table-ronde de Paris

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Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais surtout permet de relier ces trois capitales.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a ouvert, lundi 16 novembre à Paris, une table‑ronde. Celle-ci avait pour objectif de lever 3,4 milliards d’euros pour le financement des projets intégrateurs d’infrastructures de transport et d’énergie dans ses six pays membres.

La construction du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena (Congo/ RCA/ Tchad) fait partie des 11 projets intégrateurs qui préoccupent les pays membres de la CEMAC. Le coût total des travaux de ce corridor est estimé à 955.453.183.616 FCFA. Le montant du financement recherché est de 605,37 millions d’euros. Les trois pays se sont partagés les charges : 385.582.564.712 FCFA (Congo), soit 40% environ du coût total ; 486.491.159.137 FCFA (RCA), soit 51% environ du coût total ; et 83.379.459.767 FCFA (Tchad), soit 9% environ du coût total.

Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais encore et surtout il permet de relier trois capitales et de fournir à la RCA et au Tchad un accès à la mer (par Pointe-Noire au Congo ou Matadi en RDC), additionnel à celui de Douala (Cameroun).


La table‑ronde, organisée en format hybride (présentiel et virtuel) jusqu’à ce 17 novembre, vise à lever des fonds auprès de partenaires bilatéraux et multilatéraux, traditionnels et émergents, publics et privés, afin de couvrir le besoin de financement de onze projets intégrateurs à réaliser entre 2021 et 2025 dans la sous-région. Leur coût total s’élève à 4,072 milliards d’euros, dont 596,74 millions d’euros (14,65%) sont déjà mobilisés. Le déficit de financement s’élève donc à 3,48 milliards d’euros (85,35%).

Bon à savoir, le schéma retenu consiste à mobiliser, auprès des bailleurs institutionnels, des prêts à taux concessionnels ou des mixages prêts et dons (« blended finance ») et le secteur privé pour la réalisation de projets en PPP (partenariat public-privé). Les organisateurs comptent aussi attirer la finance islamique, par le biais des SUKUK, explique la Banque africaine de développement.


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