Congo : le ministre des transports appelle les automobilistes à plus de responsabilité

Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a lancé cet appel à l’occasion de la journée internationale de la solidarité de souvenir avec les victimes des accidents de la circulation de la route au monde.

La ministre en charge des Transports, de l’Aviation et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a demandé aux automobilistes de conduire avec responsabilité afin de préserver les vies humaines et le patrimoine routier national.

Cette invite a été faite dans le cadre de la 9e édition de la semaine africaine de la sécurité et de la journée internationale de la solidarité de souvenir avec les victimes des accidents de la circulation de la route au monde, célébrées le 15 novembre de chaque année.

« Le gouvernement appelle tous les conducteurs de véhicules sur le réseau routier à concilier une pratique individuelle avec celle d’autrui, pour tendre vers une conduite disciplinée et courtoise au volant, afin de préserver non seulement les vies humaines, mais aussi notre patrimoine routier », a déclaré la ministre des Transports.

Cette année, ce double évènement est placé au Congo sous le thème « la pratique d’une conduite disciplinée et courtoise sur nos routes, gage de sécurité et de protection pour tous les usagers ! ». En effet, selon les statistiques produites par les unités spéciales de la force publique, le réseau routier congolais a enregistré 30,782 accidents corporels entre 2014 et 2019, dont 12,616 accidents entre 2010 et 2014, et 18,106 accidents entre 2015 et 2019.

En ce qui concerne le bilan de l’accidentalité comparé pour les périodes ciblées, soit 2010-2014 et 2015-2019, on constate une montée décennale de 30% des accidents corporels sur les réseaux routiers, 16,23% du nombre de victimes tuées et 9,2 à 11,32% du nombre de victimes rapportées au Congo.

Dans sa déclaration, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a fait observer qu’au-delà de la prise en compte du code de la route, le comportement des conducteurs sur la chaussée est fortement influencé par des facteurs intrinsèques et propres à chaque individu notamment la personnalité, les émotions, les capacités physiques conduisant ainsi à augmenter les risques d’accidents conventionnels et non conventionnels. « Le non-respect des règles du code de la route et le nombre de ces accidents pouvant subvenir d’un acte d’incivisme non prévu par les règles du code de la route forment le baromètre de la sécurité routière », a-t-elle déploré.

« … Les accidents de voie publique résultant des facteurs de risques d’accidents conventionnels ou non conventionnels ne seront plus une fatalité, car pouvant être évités », a dit la ministre des Transports.

Coopération : vers un possible jumelage entre l’île de Gorée et le musée de Loango

Le sujet a été évoqué entre les ministres de la Culture du Sénégal et de la République du Congo lors de leur tête-à-tête, le 13 novembre, à Brazzaville.

Dans la capitale congolaise, Brazzaville le 13 novembre, les ministres de culture du Sénégal, Abdoulaye Diop et celui du Congo, Dieudonné Moyongo ont eu une rencontre. Au cours de celle-ci, Abdoulaye Diop et Dieudonné Moyongo ont parlé de la possibilité du jumelage entre l’île de Gorée et le musée de Loango.

Outre le volet jumelage, les deux personnalités ont parlé de la biennale des arts, jugée crédible, qui est considérée comme la cinquième biennale dans le monde sur les cinquante existantes. Ils ont également évoqué le sujet sur le budget des civilisations noires, de même que de la formation tous azimuts… « Je crois qu’aujourd’hui on est dans de très bonnes dispositions pour pouvoir continuer à travailler. J’ai invité mon collègue à visiter le Sénégal dans le cadre du renforcement de cet axe pour que nous continuons à travailler ensemble », a déclaré Abdoulaye Diop.

S’agissant de la formation, le ministre de la Culture et des Arts du Congo, Dieudonné Moyongo, a reconnu que le Sénégal a des écoles qui forment les bibliothécaires et muséologues. Or, le Congo a besoin de former des jeunes. « C’est pourquoi nous avons vu ce volet avec mon homologue du Sénégal pour que nos jeunes soient formés là-bas. Dans les années 1970-1980, l’école des bibliothécaires « Ebalé » du Sénégal a formé beaucoup de spécialistes. Nous allons redynamiser cela pour que des jeunes soient formés dans divers domaines. En outre, nous ferons en sorte que les échanges entre le Sénégal et le Congo, en ce qui concerne la culture, s’accentuent », a dit Dieudonné Moyongo.

Congo : le Japon octroie plus de 2 milliards d’aide sanitaire et alimentaire

Cette aide est destinée au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) et aux victimes des inondations.

L’ambassadeur du Japon au Congo, Karube Hiroshi, a indiqué le 11 novembre à Brazzaville que l’aide du Japon accordée à la République du Congo était destinée au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) et aux victimes des inondations.

« Nous venons de procéder à la signature de deux projets. Le premier, financé à hauteur de sept-cent soixante millions (760.000.000) de francs CFA, devra doter le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) d’équipements et matériels sanitaires. Le second, évalué à un milliard, cinq-cent-vingt millions (1.520.000.000) de francs CFA destiné à fournir trois-mille neuf-cents (3.900) tonnes de riz à la République du Congo », a précisé le diplomate japonais.

Pour la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, cette aide substantielle du gouvernement japonais témoigne des bonnes relations bilatérales entre les deux États. Elle n’a pas manqué de rassurer l’Ambassadeur japonais à propos de cette donation.

« Ces financements permettront de répondre efficacement aux nombreux défis liés d’une part aux effets néfastes des inondations sur les populations et d’autre part de renforcer les capacités opérationnelles du CHU-B à répondre aux défis sanitaires des Congolais », a-t-elle fait savoir.

Fashionomics Africa : le 3ème épisode ce vendredi

Le département genre, femmes et société civile du groupe de la Banque africaine de développement (AHGC) lance le troisième épisode de la série de webinaires « Fashionomics Africa » ce vendredi 13 novembre en mode virtuel.

L’initiative est du groupe de la Banque africaine de développement. Celle-ci vise à promouvoir l’industrie de la mode en Afrique en tant que levier de création d’emplois. Fashionomics Africa entend aussi stimuler l’intégration régionale et le commerce intra-africain, développer l’entrepreneuriat et forger des sociétés plus égalitaires.

Placé sous le thème « La technologie au cœur de la mode de demain », l’activité mettra en lumière les progrès technologiques et l’alliance prometteuse entre la mode et la technologie. « Grâce aux avancées technologiques et aux outils de l’économie numérique, le modèle de la mode à forte production et à évolution rapide cède aujourd’hui la place à des chaînes de valeur plus durables et écologiques », indique la note annonçant l’évènement.

Au cœur des échanges, le rôle de la technologie dans le domaine de la mode dans un contexte pré et post-Covid-19. A cet effet, les panélistes discuteront en vue d’identifier les dernières innovations dans le secteur depuis le début de la pandémie. Ils partageront leurs idées sur les alternatives et nouvelles solutions telles que l’intelligence artificielle afin de développer une industrie durable et viable sur le continent.  Le panel sera composé d’entrepreneurs de la mode, de spécialistes de cette filière et d’acteurs du monde des affaires.

La session guidera les participants sur la transformation technologique en cours et les différentes opportunités pour l’industrie de la mode sur le continent.

Congo : Sassou N’Guesso élevé au grade de « Docteur Honoris Causa »

L’Université Marien N’Gouabi de Brazzaville a élevé le président Denis Sassou N’Guesso au grade de « Docteur Honoris Causa ».

Le Président Denis Sassou N’Guesso a été élevé au grade de « Docteur Honoris Causa » par l’université Marien Ngouabi, le 12 novembre 2020 à Brazzaville. À l’occasion, le chef de l’État congolais a également reçu le prix de « haute distinction d’honneur de la fraternité de plume des écrivains sénégalais ».

La cérémonie qui a eu pour cadre le palais du parlement, a réuni le personnel universitaire, les corps constitués nationaux et étrangers, ainsi que des invités, ce dans le strict respect des mesures barrières sur la Covid 19.

Le président Denis Sassou N’Guesso a été revêtu de la toge universitaire, aux écussons et emblèmes de l’université Marien Ngouabi, correspondant au grade académique qui lui est décerné.

L’éclat de la cérémonie a été doublé d’une autre distinction, le chef de l’État congolais ayant également reçu le prix de « haute distinction d’honneur de la fraternité de plume des écrivains sénégalais ».

Signalons que le président Denis Sassou N’Guesso a déjà été élevé au grade de Docteur Honoris Causa, par de nombreuses universités prestigieuses, à travers le monde.

Le titre de Docteur Honoris Causa est l’une des plus prestigieuses distinctions décernées par les établissements d’enseignement supérieurs. Il s’agit avec ce titre, d’honorer des personnalités en raison de services éminents rendus aux Sciences, aux Lettres et aux Arts.

Eliminatoires CAN 2022 : victoire du Congo face à l’Eswatini (2-0)

La rencontre qui comptait pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2022, s’est joué au stade Alphonse Massamba-Débat à Brazzaville.

Les Diables Rouges renversent l’équipe nationale d’Eswatini sur un score de 2-0 buts. La rencontre a eu lieu jeudi 12 novembre 2020, au Stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville. Celle-ci comptait pour la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2022 au Cameroun.

Les Diables Rouges sont venus à bout de Sihlangu Semnikati d’Eswatini (2-0). Les deux buts congolais ont été marqués à la deuxième période par Vinny Ibara (79è) et Junior Makiesse (82è).

L’équipe nationale de la République du Congo occupe désormais la deuxième place du groupe avec six points soit trois de moins que le Sénégal, reléguant ainsi la Guinée- Bissau (3 points) à la troisième place.

La prochaine rencontre des Diables Rouges c’est le 16 novembre 2020 sur le terrain d’Eswatini.

Eliminatoires CAN 2022 : le Congo face à l’Eswatini

Les Diables rouges vont en découdre ce jeudi  au stade Alphonse-Massamba-Débat avec la sélection d’Eswatini en match comptant pour la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2022.

Les Diables rouges s’apprêtent à livrer des matchs ce mois de novembre. Une double confrontation qui donnera des éléments de réponse quant à  l’avenir des Diables rouges dans ces éliminatoires. Deuxièmes de leur groupe avec trois points, les poulains de Valdo Candido  n’ont pas droit à l’erreur. Pour espérer une qualification à la phase finale qui les fuit depuis 2015, les Congolais doivent à tout prix s’imposer sur leurs propres installations avant d’aller confirmer le 16 novembre sur le terrain d’Eswatini.

Les Diables rouges vont tenter d’accomplir cette mission sans trois joueurs et non pas les moindres.  Thievy Bifouma, Amour Loussoukou et Guy Carel Mbenza n’ont pas pu rejoindre le groupe. Ils ont été contrôlés positifs à la covid-19.  Thievy Bifouma rappelons-le, n’a disputé le moindre match avec sa sélection depuis le début des éliminatoires.

Malgré leur absence, Valdo s’appuiera sur l’effectif disponible pour placer les Diables rouges sur le chemin de la qualification.  La présence du ministre des Sports et de l’Education physique à la séance d’entraînement  du mercredi  10 novembre  au stade Alphonse-Massamba-Débat témoigne de la volonté  du gouvernement  et de la Fédération congolaise de football  de  créer les conditions  de la réussite.

« Je serai avec vous au stade le jeudi pour venir assister à la victoire d’ici d’abord et  après là-bas aussi.  Il faut  que vous vous qualifiez pour cette CAN. Nous comptons sur vous. Malheureusement le public ne sera pas là. Dommage. On va former un petit groupe là- haut pour vous soutenir. On va essayer de crier fort et vous allez nous entendre », tel est le contenu du  message que Hugues Ngouélondélé a fait passer aux joueurs. Le gouvernement a, a-t-il dit, créé les conditions pour que les joueurs se sentent mieux dans leur préparation : « Ils sont partis de l’Europe jusqu’ici ce n’est pas eux qui ont payé les billets. Ils sont bien entretenus ici. Le ministre est là, le président de la Fédération aussi. Cela veut dire que les choses vont bien. Les jeunes ne se plaignent pas »

Le Congo, a-t-il précisé, ne peut pas être éternellement absent aux différentes phases finales de la CAN. Il faut à tout prix inverser la tendance. « J’ai reçu (le mercredi matin) le coach Valdo qui m’a donné des assurances, après tout c’est lui qui est au quotidien avec les joueurs. Il connait son système de jeu. Il est confiant et moi aussi, d’ailleurs je serai là le jeudi à la tribune pour suivre les jeunes. On ne vient pas pour perdre. Il faut aller pour gagner. Je crois qu’on a une bonne équipe. Malheureusement on a quelques joueurs retenus à l’étranger parce qu’ils sont testés positifs », a souligné le ministre.

En l’absence de ces trois joueurs, Valdo Candido compte sur les trois derniers buteurs des Diables rouges face à la Guinée Bissau : Prince Vinny Ibara, Sylver Ganvoula et Junior Makiessé. En défense, le joueur de  CSKA Sofia en Bulgarie Bradley Mazikou postule pour fêter sa première sélection avec les Diables rouges tout comme Borel Tomanzoto de Daring club Motema Pembe de la République démocratique du Congo au milieu du terrain. Le retour de Merveil Ndockyt fera sans nul doute du bien à Valdo Candido. Le joueur mesure lui-même l’ampleur de la rencontre.

« Nous savons que ce match est très capital pour nous. On doit se battre corps et âme pour donner le maximum possible en vue d’une qualification pour la coupe d’Afrique.  Je sais que l’enjeu est très grand. Il y a un peuple qui est derrière nous pour nous soutenir. On connait l’importance de ce match », a confié le milieu du terrain congolais.

Absent lors des deux premières journées, il revient en sélection avec plus d’envie. « Cela  fait toujours plaisir de jouer en sélection après quelques altercations avec les dirigeants. Je me suis peut- être mal comporté. Voila pourquoi je voulais profiter de l’occasion pour demander les excuses pour le mauvais comportement. Ça fait toujours plaisir quand je viens jouer pour la nation. Je vais me donner corps et âme. Je suis jeune et j’ai envie de participer à la phase finale de la CAN et c’est le moment »,  a signifié Merveil Ndockyt.

Douala : le personnel du Consulat général du Congo réclame 4 mois d’arriérés de salaire

Plusieurs démissions ont été enregistrées ces dernières semaines dans cette représentation diplomatique de la République du Congo au Cameroun.

Ce sont quatre mois de salaire que réclame le personnel du Consulat général du Congo. Une situation qui a entraîné plusieurs démissions ces dernières semaines. L’atmosphère est tendue entre Jules Ngoulako, consul général et ses collaborateurs. Celui-ci est accusé de « détournement » par le personnel qui lui réclame quatre mois d’arriérés de salaires.

«Ça va faire cinq mois à la fin de novembre», s’indigne un employé du consulat.

Le personnel consulaire composé de Camerounais, Centrafricains et Congolais est inquiet de ne pas pouvoir envoyer les enfants à l’école. « Je n’ai pas encore pu envoyer mes enfants à l’école cette année à cause de cette situation », se lamente un autre employé.

Selon une source qui requiert l’anonymat, Brazzaville aurait fait le virement des agents locaux mais le consul général se serait accaparé de cet argent.

Le problème d’arriéré de salaire du personnel de cette représentation diplomatique ne daterait pas d’aujourd’hui. Dans une correspondance adressée au Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger en date du 12 février 2018, Jules Ngoulako accusait bonne réception « des ordres de virement de 11 mois de salaires du personnel local du Consulat du Congo à Douala » en 2017.

Le 02 avril 2020, les agents locaux du Consulat général ont saisi le ministre des Affaires étrangères du Congo pour lui soumettre leurs doléances. « Monsieur le Ministre, nous vous informons que depuis fin décembre 2019, nous vivons un véritable drame dans nos familles car, jusqu’à date, nous n’avons perçu aucun franc de nos salaires, alors que nous avons des loyers à payer, des enfants à soigner, à nourrir et à éduquer », écrivent-ils non sans dénoncer le traitement esclavagiste qui leur est infligé par le Consul général : « Quant aux salaires de 2019, ils nous ont été payés en monnaie de singe et à main levée : 20.000 (vingt mille) ; 15.000 (quinze mille) francs CFA pour faire un mois.»

Plusieurs démissions ont déjà été enregistrées. Un employé aurait récemment écopé d’une mise à pied.

« Quand il te donne une mise à pied, il coupe ton salaire », dénonce une victime du Consul général. Contacté par notre reporter, Jules Ngoulako n’a pas voulu répondre aux questions de la presse. «Je ne vous connais pas, je ne peux pas vous répondre», s’est-il contenté de dire au bout du fil.

Congo : lancement de l’opération planting du vétiver pour prévenir l’érosion

Plusieurs jeunes de Talangaï, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, ont été mobilisés pour planter le vétiver au quartier Ngamakosso.

Lutter contre les effets du réchauffement climatique et ralentir l’avancée de l’érosion c’est le combat que s’est donné la Force montante congolaise (FMC). Le premier secrétaire de la FMC, Vadim Mvouba, a mobilisé les jeunes de Talangaï et ceux de son organisation, pour planter le vétiver au quartier Ngamakosso.

Le vétiver, cette plante de verdure dense permet de lutter contre l’érosion des sols et de stabiliser les talus routiers. Disposée en plants serrés, cette plante donne naissance à des haies denses qui réduisent la vitesse de l’eau sur la surface du sol et favorisent son infiltration.

Placé sur les versants de collines, le quartier Ngamakosso souffre aussi de réels problèmes d’ensablement causés par le ruissellement des eaux de pluies. Les maisons sont englouties par les eaux ou par le sable, et plusieurs familles émigrent parfois vers d’autres quartiers.

Les pluies qui s’annoncent suscitent déjà l’inquiétude des habitants de ce quartier. Partout,  le quartier Ngamakosso a subi un très net recul, une érosion allant jusqu’à plus de dix mètres par endroits.

Congo-inondations : au moins 35000 sinistrés seront assistés par le PAM

Plus de 80 000 personnes dans le Nord de la République du Congo sont touchés par des inondations causées par les pluies diluviennes.

Ces inondations touchent six districts du département de la Likouala, soit une centaine de villages sur une superficie estimée à 515 kilomètres carrés. Dans cette zone, au moins 250 hectares de terres cultivables sont inondés, ce qui explique la rareté et la hausse des prix des produits de base.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé un financement pour les premières distributions d’urgence. « Si les choses restent en l’état où elles sont aujourd’hui, c’est-à-dire si les pluies diluviennes continuent et provoquent la sortie du fleuve de son lit, quand nous parlons de 83 000 personnes touchées, ce sera certainement 100 000 dans les jours qui viennent », a Josias Gautier Massamouna, assistant aux programmes du Programme alimentaire mondial, après avoir bouclé une mission de terrain.

Le gouvernement a déjà décrété l’état d’urgence humanitaire et a appelé les partenaires à l’aide. Le PAM va débourser 1 million de dollars pour assister au moins 35 000 sinistrés. C’est du moins ce qu’a affirmé son représentant Jean-Martin Bauer.

« Ce montant d’un million de dollar permet de déclencher ce qu’il faut pour lancer la riposte. Mais, il faudrait beaucoup plus. Donc, ce qu’il faudrait, c’est que les partenaires prennent conscience de cet appel du gouvernement », a expliqué Bauer.

Notons qu’en février dernier, les autorités gouvernementales avaient affirmé que les inondations, enregistrées en 2019, avaient touché plus de 200 000 personnes sur l’ensemble du pays.