Brazzaville : lancement de l’OSTA City Walk 2018

L’organisation du sport et du travail en Afrique débute sa marche sportive internationale ce 29 Avril 2018 à Brazzaville.

L’organisation du sport du travail en #Afrique (OSTA), est une organisation panafricaine créée en 2001 dont le siège se trouve à Yaoundé au Cameroun. Cette organisation va commencer ses activités le 29 Avril 2018 à Brazzaville au Congo. La jeunesse sportive en Afrique est très active lors des compétitions internationales en général, en outre mettre en évidence le potentiel de ces acteurs du sport est primordial pour l’Afrique. Plusieurs pays en Afrique font partie de l’OSTA et s’adonnent librement aux activités que proposent cette organisation panafricaine.

Les prochaines échéances mises sur pied par cet organisme vont s’étendre sur plusieurs destinations, dans différents pays du continent africain.

Sur ce, l’ONCST (organisation nationale culture sport et travail de Tunisie) a organisé le 31 Mars 2018, la marche sportive internationale de l’OSTA surnommée « OSTA City Walk 2018 » à Kebili. Plus de 2000 participants y ont pris part et ont pu profiter des différentes animations culturelles et gastronomiques organisées autour de cette activité. Durant cette marche utile et ponctuelle de l’OSTA, les populations présentes ont pu apprécier cet échange et ce partage culturel autour d’un repas. Cet esprit de communion et de partage est sans nul doute l’imagerie conceptuelle dont l’organisation met un accent à chacune de ses sorties.

L’OSTA ou la pratique du sport responsable en Afrique

Après cette marche significative organisée par l’ONCST à Kebili, l’OSTA félicite ses membres, ses dirigeants et son président monsieur Mounir Smida (vice-président de l’OSTA), pour le démarrage très réussi de ce programme continental.

Le FMI au chevet du Congo, pour conjurer la menace de crise de la dette

La crise de la dette est-elle en train de ressurgir en Afrique? Parmi les pays concernés figure le Congo Brazzaville où une délégation du FMI est arrivée mardi 3 avril. Avant de soutenir la relance de l’économie le fonds exige des réformes et la restructuration de la dette nationale.

Lors de leur dernier passage à Brazza, les experts du FMI ont commencé à mettre le nez dans les comptes du pays pour connaître la réalité de sa détresse financière, assez édulcorée dans la comptabilité publique. Ils estiment que la dette congolaise se monte à 9 milliards de dollars. Cela représente 110% du PIB. Ereinté par la chute des cours du brut à partir de 2014, ce petit Etat pétrolier d’Afrique centrale n’a plus les moyens de rembourser. Il est urgent de négocier avec les créanciers pour réduire le poids de cette dette devenue insoutenable.

Le Congo est loin d’être le seul pays africain en difficulté

En Afrique subsaharienne le nombre de pays à risque a doublé en quatre ans. Huit sont aujourd’hui en zone rouge, où l’imminence d’une crise est forte selon les rapports FMI-Banque mondiale. Le niveau de l’endettement moyen est passé de 20% du PIB à 50% en cinq ans constatent les économistes du fonds. Un niveau bien trop élevé pour des Etats qui ont encore de faibles capacités à faire rentrer l’impôt. Les bailleurs sont d’autant plus inquiets que l’architecture de la dette a beaucoup changé : elle est très émiettée, détenue par des Etats, des entreprises, des banques, locales ou étrangères, ou encore des fonds, alléchés par les rendements que procurent les dettes africaines. Cet éclatement rend la restructuration particulièrement compliquée.

Le Congo réunit plusieurs caractéristiques qu’on retrouve dans d’autres Etats très endettés

D’abord en tant que producteur de pétrole, il fait partie des pays trop exposés aux matières premières. Il fait aussi partie des tricheurs, comme le Mozambique, il a maquillé ses comptes a révélé l’audit du FMI. Le Congo a aussi péché pour sa mauvaise gouvernance. Les Etats africains ont hélas souvent levé de la dette pour boucler leur budget plutôt que pour investir dans des projets créateurs de richesse. Enfin le Congo fait aussi partie des nouveaux obligés de Pékin, car la Chine serait devenu le premier créancier de l’Afrique. (C’est vrai au Cameroun, en Ethiopie, en Angola, à Djibouti ou encore au Kenya).

La Chine est-elle coupable de ce surendettement comme l’affirment les Américains?

Une accusation en partie justifiée. La Chine a évidemment prêté par intérêt, pour assurer ses besoins en matières premières. Mais si elle a volontiers assumé ce rôle de créancier c’est aussi parce qu’elle est devenue un partenaire commercial de premier plan sur le continent, les échanges entre la Chine et l’Afrique ont été multiplié par 20 en 15 ans. C’est vrai aussi que les Chinois ont prêté en fermant les yeux sur l’usage des fonds. Ils ont ainsi rempli le vide laissé par les bailleurs refusant de prêter sans conditionnalité. Aujourd’hui les Chinois ont du mal à se faire rembourser, on le voit au Cameroun, et ils deviennent prudents. Pékin se rapproche discrètement du Club de Paris pour apprendre à résoudre une crise de la dette. Mais ce club gérant la dette souveraine n’a pas encore le mode d’emploi pour ces nouvelles dettes africaines.

Pour réussir sa restructuration le Congo se fait aider par la banque Lazard

Cette assistance rassure les bailleurs et elle est bien utile pour faire plier des créanciers. La banque française a commencé à discuter avec les négociants Glencore et Trafigura qui détiennent une créance totale de un milliard de dollars sur le Congo. Beaucoup d’autres acteurs sont en embuscade, attirés par les rendements futurs de cette dette qu’ils sont prêts à racheter avec une grosse décote dans l’espoir de gagner de l’argent au moment de la restructuration. Des fonds à l’affût, et des acteurs plus inattendus: d’après nos informations, la banque russe VTB alliée au pétrolier Rosneft seraient prêts à racheter la dette privée du Congo.

Agriculture, VIH/Sida, Fmi et justice en vedette dans les quotidiens congolais

La presse quotidienne congolaise parvenue mercredi 04 avril traite de divers sujets, dont l’agriculture, le VIH/Sida, le Fmi et la justice.

« Le Fonds de soutien à l’agriculture sous perfusion », titre l’hebdomadaire Le Patriote.

Le journal souligne que « crée en 2005, le fonds de soutien à l’agriculture(FSA) dont l’objectif assigné par l’Etat est d’assurer le financement des activités de production agricole, pastorale, halieutique, de commercialisation, de conservation et de transformation, traverse actuellement une très mauvaise passe ».

Le quotidien Les dépêches de Brazzaville traite de la santé et révèle que  « le Congo baisse la garde dans la lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant ».

Nos confrères soulignent que « l’un des premier pays africains à avoir lancé la prévention de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant, le Congo se trouve actuellement parmi les derniers du continent ».

Parlant des négociations avec le Fmi, Les dépêches de Brazzaville  note que « ces discussions se focalisent sur la dette et la gouvernance avec la volonté manifeste du Fond monétaire international(FMI) de conclure les pourparlers à la fin de sa présente mission dont la durée est de deux semaines ».

Les quotidiens parlent également de l’ouverture le 29 mars dernier des audiences de la session criminelle de la Cour d’Appel de Brazzaville.

C’est le cas de l’hebdomadaire Sel-Piment qui précise que «cette session criminelle s’est ouverte sans les affaires Jean Marie Mokoko et André Okombi Salissa ».

« Par contre, les affaires Ntumi et Massengo Tiassé sont inscrites », ajoute Sel Piment.

De son côté, le Patriote affirme : « La première audience de la session criminelle de la Cour d’Appel de Brazzaville s’est ouverte sur une condamnation à 15 ans de travaux forcés de Ulrich Christian Emelion Mayassa, reconnu coupable de meurtre sur sa femme ».

Clôture du mois de la femme: la dynamique des femmes de l’Enma se veut engagée

La présidente de l’association des femmes de l’établissement, Marie Berthe Bayekola, a interpellé ses soeurs, le 31 mars à Brazzaville, lors d’une conférence-débat, sur le combat qui doit être le leur dans la conquête effective de la parité.

Deux communications, dont l’une sur  » Les violences psychologiques faites aux femmes », et l’autre sur  » Le cancer du sein et du col de l’utérus » ont été au centre de la conférence débat qui a réuni, au sein de l’établissement, les membres de l’association Dynamique des femmes de l’Ecole nationale moyenne d’administration (Enma). Intervenant sur le premier thème, Hyppolite Vincent Ompala, psychologue et enseignant à l’Enma, a expliqué que les violences faites aux femmes trouvent leur origine dans le jardin d’Eden, suite au mensonge d’Eve. Elles peuvent être sur le plan physique, moral, sexuel et bien d’autres. Les effets culturels sont notamment le mariage forcé, les mutilations sexuelles féminines, etc., a-t-il fait savoir

Pour sa part, le Pr Judith Nsondé Malanda a exposé sur « Le cancer du sein et du col de l’utérus ». Elle a indiqué à l’auditoire que les facteurs de risques de contracter cette maladie sont les rapports sexuels précoces et non protégés, la multiplicité des partenaires sexuels, les infections du VIH, le tabagisme, la contraception, etc. Soulignant la gravité de cette maladie et le coût élevé du traitement lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée à temps, le Pr Judith Nsondé Malanda a conseillé la pratique des activités physiques et sportives, la bonne alimentation riche en fibre végétale et pauvre en graisse animale et bien d’autres.

Participant au débat qui s’en est suivi, les femmes dynamiques de l’Enma ont saisi cette occasion pour faire entendre leur voix. Leur présidente, Marie-Berthe Bayekola, a martelé que les femmes de cet établissement doivent être engagées à côté des hommes pour mettre fin aux inégalités et discriminations dont elles sont victimes. Aussi a-t-elle saisi cette conférence-débat pour informer, interpeller et sensibiliser les membres de la Dynamique des femmes de l’Enma aux missions qui leur incombent, entre autres, l’éveil de la conscience de la jeune fille apprenante pour promouvoir l’égalité des sexes et son autonomie.

 Notons que chaque année, l’association Dynamique des femmes de l’Enma organise plusieurs activités à l’occasion du mois de la femme. Parmi celles-ci, l’on peut citer des causeries-débats sur les bienfaits de la formation professionnelle dans l’épanouissement de la femme, le don de sang aux hôpitaux.

Brazzaville : pas de procès Mokoko et Okombi à la session criminelle

Leurs avocats appellent à leur libération et les juristes demandent le respect du pouvoir judiciaire.

Au Congo-Brazzaville, la session criminelle qui s’est ouverte la semaine dernière ne s’occupe pas de deux affaires « emblématiques » : les cas du général Jean Marie Michel Mokoko et le ministre André Okombi Salissa, pourtant tant attendus dans le pays. Leurs avocats appellent simplement à leur libération et les juristes demandent le respect du pouvoir judiciaire.

La session criminelle s’est ouverte à Brazzaville, avec une centaine d’affaires. Mais rien sur les gros dossiers politiques, notamment les procès de Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, deux anciens candidats à la présidentielle de 2016.

Encore moins sur le pasteur Ntumi, chef de la milice ninjas dans le Pool, sur lequel pèse toujours un mandat d’arrêt et la charge d’atteinte à la sureté de l’Etat.​

Clément Mierassa a milité aux côtés du général Mokoko.

« Nous avons suivi la cassette de Tony Moudilou qui dit que Mokoko n’est pas concerné par cette affaire de coup d’Etat après qu’il ait annoncé sa candidature, mais il serait concerné par l’affaire d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, puisque les Congolais découvrent que c’est le gros crime, alors qu’il y a de vraies situations de crimes et de vols qui ne préoccupent nullement », indique-t-il.

Maitre Yvon Eric Ibouanga, avocat dans les deux affaires politiques, dit ne pas être surpris par l’absence de ces dossiers.

« Ces dossiers sont totalement vides, il n’y a pas un seul dossier qui soit en l’état d’être présenté en session criminelle. Il y a plus d’une année le général Jean Marie Michel Mokoko et l’ancien ministre André Okombi Salissa sont en détention préventive, en violation de la loi. Ces dossiers défraient la chronique, ils devraient donc passer en

Pour Christian Bouanga, juriste proche du gouvernement, la justice fait correctement son travail, et le politique ne devrait pas influencer le pouvoir judiciaire.

« L’exécutif a émis un vœu, puisqu’il monte au niveau de la population une certaine grogne sur la longue attente de ces procès. C’est pourquoi le chef de l’Etat a émis le vœu que ces questions soient examinées en cette période. Mais le politique n’influence pas le judiciaire. Il faut attendre », exhorte-t-il.

La session criminelle va durer un mois, et il n’est pas exclu, d’après les magistrats, que les affaires politiques y arrivent avant la clôture.

 

Le retour du Congo des réfugiés centrafricains

Un enthousiasme a gagné les populations de la ville de Mongoumba ui ont accueilli avec des youyous le premier convoi de 101 réfugiés centrafricains provenant de la ville congolaise de Bétou.

Les populations de la ville de Mongoumba étaient plein d’enthousiasme, lorsqu’ils ont accueilli avec des youyous le premier convoi de 101 réfugiés centrafricains provenant de la ville congolaise de Bétou (nord-est du territoire du Congo Brazzaville), a constaté un reporter de l’ACAP, samedi 31 mars 2018.

Déjà à la frontière des deux pays, Sylvain Ipéla, qui a longtemps vécu avec les réfugiés centrafricains à Bétou, a versé des larmes : « Nos frères ont laissé un vide, après tant d’années. Toutefois, nous, Congolais, estimons que nos frontières ne sont pas fermées car un jour, nous souhaitons que nos frères reviennent sur notre territoire, même dans le cadre des affaires ».

A Mongoumba, les habitants ont sauté de joie, hurlant en Sango ‘Nzoni gango’, a la ga ndjoni’ (Bienvenue).

A Batalimo, à seulement quelques kilomètres après le cours de la rivière Lobaye, les habitants ne pouvaient plus se contenir, à la vue des leurs. Retournés et résidents s’étreignaient, sans tenir compte du temps. Les uns désiraient entendre les histoires que les autres pouvaient raconter.

Le représentant du Haut commissariat des réfugiés en République Centrafricaine (HCR/RCA), Buti Kalé, a annoncé les couleurs : « Il s’agit d’un coup d’envoi d’une série de rotations permettant le rapatriement volontaire d’environ 650 Centrafricains qui avaient fui les hostilités de 2013-2014 pour se mettre à l’abri au Congo Brazza, vivant soit dans des familles d’accueil, soit dans deux camps aménagés à leur intention dans la région du Likwala ».

La crise politico-militaire qui a secoué la République Centrafricaine a été à l’origine de la fuite de plus de 560.000 Centrafricains vers les pays limitrophes. Avec le calme qui se fait sentir, et les premiers convois de rapatriement volontaire, plusieurs autres réfugiés brûlent d’envie de retourner dans leur pays d’origine.

Insécurité : Brazzaville sous la menace des « Bébés noirs »

Machettes, tessons de bouteille, bois, pierres et bien d’autres objets tranchants, sont les outils donc se servent ces hors-la-loi.

Depuis quelques années, des jeunes gens souvent munis d’armes blanches font parler d’eux dans les grandes villes du pays, surtout dans la capitale où des paisibles citoyens sont parfois tués ou agressés à longueur de journée. Constitués en gangs, ils sont reconnus à travers les appellations « Bébés noirs », « Arabes et Américains ».

Souvent flanqués de machettes, tessons de bouteille, bois, pierres et bien d’autres objets tranchants, les hors-la-loi continuent de semer la terreur et la désolation dans les quartiers périphériques de Brazzaville où ils opèrent. Dans le but d’éradiquer le phénomène dit de « Bébés noirs » ou de «Kuluna », les autorités congolaises lançaient, le 11 mai dernier, une opération dite « Patrouille judiciaire ».  « Les bébés noirs sont des terroristes. Je dis bien les bébés noirs ne sont que des terroristes : ils tuent, ils pillent, ils violent les femmes. Nous allons combattre, dès cet instant, les bébés noirs et leurs complices, et nous allons les mettre hors d’état de nuire », déclarait le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Ngakala Oko, lors du lancement de cette opération.

En effet, il s’agit des jeunes dont l’âge varie entre 13 et 30 ans opérant de nuit comme de jour dans pratiquement toute Brazzaville, même si la partie nord vole la vedette, au regard du nombre des crimes commis. Aujourd’hui, près d’un an après, le phénomène prend de plus en plus de l’ampleur car chaque jour qui passe, des sorties musclées de ces gangs sont signalées dans les 6e, 7e et 9e arrondissements de Brazzaville avec autant de dégâts que cela peut causer. De même, des affrontements opposant les « Américains » aux « Arabes » sont souvent évoqués dans les quartiers nord, se soldant parfois par des pertes en vies humaines et des blessures graves.

A titre d’illustration, le 23 février dernier, une altercation entre deux bandes rivales du quartier Jacques-Opangault faisait deux morts pendant les combats et un troisième, un « Arabe », blessé à la machette, succombait quelques minutes après. Le jour suivant, les « Arabes » revenaient au combat et prenaient leur revanche. Un membre du groupe dit des « Américains » était sauvagement assassiné, presqu’au même endroit.

À quand le premier procès d’un « Bébé noir » ?

La session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville qui s’est ouverte le 29 mars, au Palais de justice, a inscrit une centaine d’affaires à son ordre du jour, parmi lesquelles, celles relatives aux cas d’assassinat, meurtre, viol, vol et autres crimes. Alors peut-on espérer voir la comparution d’un « Bébé noir » devant les juges pour répondre de ses actes ? La question mérite d’être posée d’autant plus que du côté de la Force publique, l’on s’indigne du fait que lorsque les présumés auteurs sont mis aux arrêts et transférés au parquet, ils sont souvent libérés sans procès.

« Que devons-nous faire des bébés noirs ? », s’interrogeait un commissaire de police à Brazzaville, pointant du doigt le parquet de cette ville qui, souvent, libère les auteurs de ces actes crapuleux, une fois transférés à la Maison d’arrêt.

Le directeur général de la police, le général Jean François Ndengué, soulignait lui aussi, lors d’un séminaire organisé en partenariat avec l’Observatoire congolais des droits de l’homme et l’Union européenne sur les droits de l’homme justement, que la police ne pouvait pas éradiquer seule le phénomène « Bébés-noirs » qui empoisonne la société congolaise. C’est ainsi qu’il en appelait à l’implication des ONG de défense des droits de l’homme, soutenues par des partenaires.

Interpellé récemment par des sénateurs sur la question de libération des « Bébés » noirs une fois qu’ils sont appréhendés, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a relevé que Congo ne disposait pas de centres appropriés pour la détention des délinquants mineurs. Selon lui, les phénomènes « Bébés noirs » à Brazzaville et «Armées de rails » à Pointe- Noire, constituent actuellement un véritable problème social que le gouvernement s’emploie à combattre. Il a, par ailleurs, annoncé que le gouvernement était en train d’examiner les possibilités de construction des centres d’incarcération de ces bandits dont l’âge oscille entre 15 et 16 ans et que la législation du pays n’autorise pas la garde dans les geôles. Mais, il reconnaissait que les actes criminels posés par les délinquants mineurs ne pouvaient en aucun cas laisser la police les remettre à la disposition de leurs parents.

« Le pays ne dispose par de structures adaptées de correction de cette catégorie de malfrats. Ce qui fait que lorsque la police appréhende ces bébés noirs, elle se trouve dans l’obligation de les remettre à leurs parents. Une fois relâchés, ces brigands ont l’obligation de se présenter devant les instances judiciaires pour des besoins d’enquête », avait-il notifié, incriminant les parents qui n’ont pas su inculquer à leurs progénitures une éducation conséquente. « C’est pour cette raison qu’il arrive parfois que je demande à la police d’arrêter le bébé noir et ses parents », avait fait savoir Raymond Zéphirin Mboulou.

Des sociologues plaident pour l’éradication du phénomène

Le Centre de recherche et d’études en sciences sociales et humaines, qui avait organisé en février dernier, à Brazzaville, une journée scientifique sur le thème « Le phénomène bébés noirs à Brazzaville : causes, manifestations, conséquences et approches de solutions», avait souhaité que le fléau soit totalement éradiqué. D’après certains conférenciers, les parents et les institutions devraient opter pour l’éducation des enfants pour qu’ils comprennent le sens du respect de la vie. « Jusque-là, la Force publique semble être la seule dans la lutte contre ce phénomène. Toutes les institutions devraient s’impliquer pour éradiquer le phénomène bébés noirs », plaidait le colonel de police Baron Bozok, sociologue et universitaire.

Psychologue et enseignant à l’université Marien-Ngouabi, Jean Didier Mbélé indiquait que pour contenir le phénomène des « Bébés noirs », il fallait renforcer l’action éducative des enfants et punir les délinquants en appliquant la loi. Il plaidait également pour la création des centres de détention où se feront l’insertion et la réinsertion professionnelle des délinquants arrêtés avant de les mettre en liberté.

Fidèle Dimou: « Ecair existe, elle n’a jamais été liquidée»

Le Ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, l’a affirmé le 23 mars 2018 à Brazzaville.

«ECAir existe, elle n’a jamais été liquidée. Ce n’est nullement l’intention du gouvernement. Elle constitue notre fierté nationale, il nous faut la relancer. Comme tout le monde peut le constater, quatre avions sont stationnés en ce moment à l’aéroport Maya-Maya », a affirmé le Ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, le 23 mars 2018 à Brazzaville.

Le Ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande  a fait cette déclaration lors de l’interpellation du gouvernement par le Sénat. Il a rassuré que les avions de cette société au sol depuis le 10 octobre 2016, cinq ans après le lancement de ses activités, ont été examinés par des techniciens agréés. Selon lui, ces avions sont en bon état  tout en annonçant que l’Etat congolais entend coopérer avec des partenaires essentiellement africains, afin de lui apporter son assistance dans la gestion et l’entretien de son parc.

Il a aussi informé que les deux avions retenus à l’étranger étaient déjà rentrés au pays, ce qui porte à quatre le nombre d’appareils stationnés à l’aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville.

Le ministre Dimou a également annoncé un projet de convention en cours d’examen pour faciliter le nouveau partenariat. Il s’agit probablement du mémorandum d’entente entre ECAir et la compagnie Ethiopian Airlines portant sur un partenariat technique et sur la formation.

Abordant la question de l’exploitation des aéroports nés de la municipalisation accélérée, le ministre a expliqué que seuls les aéroports Maya-Maya de Brazzaville et Antonio-Agostinho- Neto de Pointe-Noire sont desservis normalement, estimant plus ou moins normale la fréquentation au niveau des aéroports de Ouesso, Impfondo, Ollombo et Dolisie.

S’agissant de ceux de Nkayi et de Sibiti, il a indiqué que les appareils de la Nouvelle Air Congo s’y rendent de temps en temps. Pour ceux d’Ewo et d’Owando, il a dit en substance que la fréquentation est quasi inexistante pour l’instant mais que les vols seront plus réguliers avec la reprise imminente de la société ECAir.

Kinkala : la vie reprend progressivement son cours

Deux ans après les attaques perpétrées par les miliciens du pasteur Ntoumi, le chef-lieu du département du Pool renaît petit à petit, même s’il existe encore, selon certains témoins, des zones inaccessibles.

Le trafic entre Brazzaville et Kinkala devient possible. Des véhicules transportant passagers et  marchandises circulent normalement, grâce une ceinture de la Force publique placée dans différents endroits afin de sécuriser la population. Certains témoins ayant emprunté ce trajet pendant la crise confirment le retour progressif de la paix.

L’on se souvient qu’en octobre 2016, l’insécurité créée par les miliciens ninjas ne permettait plus aux usagers d’emprunter la route nationale N°1, reliant Brazzaville à Kinkala. La Force publique (l’armée, la police et la gendarmerie) a dû faire face, pendant un certain temps, à une situation où il a fallu procéder au déplacement de la population pour rétablir la sécurité. Ce qui justifie sa présence tout le long du trajet.

Depuis la grande avenue bitumée, l’on peut apercevoir des familles vaquer à leurs occupations. Les vendeurs de bois de chauffe, du vin de palme et autres produits du terroir sont également visibles dans certains villages où des habitants ont  regagné leurs domiciles.

A Soumouna, le village où Ntoumi avait établi son quartier général, la présence des carcasses des véhicules calcinés à certains endroits, ainsi que des maisons détruites, rappelle la gravité des affrontements. L’endroit est désormais sécurisé par la Force publique comme en témoigne le drapeau national vert, jaune, rouge, flottant à la place du violet de pasteur Ntoumi.

A quelques mètres de là, un homme (octogénaire), courbé par le poids de l’âge, nous saluant à distance, s’est penché pour ramasser quelques bois de chauffe qui traînaient devant sa case à moitié détruite. Le moteur de notre autobus fonctionnant au ralenti pour se soumettre au contrôle, le vieil homme était tojours visible. A un certain moment, il s’assied et s’adosse au mur en fixant l’autocar, qui s’éloignait progressivement…

Ces quelques images tristes sont vites effacées des mémoires à l’entrée de Kinkala où règne une autre atmosphère. Restaurants,  hôtels, boutiques tenues parfois par des étrangers, bars et autres lieux sont ouverts au public depuis 2017. « Le marché de Kinkala est ouvert au public depuis que les armes se sont tues », raconte une jeune femme vendeuse de poisson fumé.

Dans ce marché, même si certaines denrées deviennent rares, on y trouve un peu de tout (manioc, foufou, légumes, noix de palme, safous, piment, poisson, etc.).  Comme en 2012, lors de la célébration de la fête de l’indépendance du Congo, la ville de Kinkala a connu une ambiance tout à fait particulière, le 30 mars, jour de l’arrivée de l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso. On avait l’impression que tout Kinkala s’était vidé pour aller accueillir la première dame du Congo.

« Nous sommes très ravis de l’arrivée de l’épouse du chef de l’Etat à Kinkala. C’est vraiment une maman ! Elle n’a pas eu peur de venir ici. Je dois serrer sa main », s’excite un jeune garçon amaigri, la trentaine, nous confiant qu’il est ex-ninja et que la guerre ne l’intéresse plus.

Le regard fixé en direction de l’épouse du chef de l’Etat, qui prenait un bain de foule, le jeune garçon a fini par se frayer un chemin pour s’approcher d’elle, mais en vain, car les agents de sécurité ne lui ont laissé aucune chance. Il s’est tout de même débrouillé pour se retrouver dans l’enceinte de l’Eglise catholique où se déroulait la cérémonie de distribution des vivres. Il a promis de venir à Brazzaville « raconter son calvaire dans la forêt », puis « demander pardon au président de la République ».

Si Kinkala renaît, un agent du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire, ainsi que certains sous-préfets parlent encore de quelques endroits inaccessibles appelés « zones rouges » comme Madzia, Mayama, Kibouéndé, Kibossi et Goma Tsé-Tsé.

Crise politique en RDC : le Conadé écrit à Sassou N’Guesso

La formation politique de Moïse Moni Della sollicite du doyen de l’Afrique centrale son attention particulière pour éviter au pays de Lumumba un avenir sombre, à l’approche des élections générales prévues pour le 23 décembre.

Dans une correspondance du 29 mars dernier, le parti Conservateurs de la nature et démocrates (Conadé) félicite le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, pour son implication dans les différentes crises qui sévissent dans des pays africains, particulièrement en République démocratique du Congo (RDC°, ainsi que pour la pacification « contre vents et marées » de son propre pays. Ce parti remercie également le président Denis Sassou N’Guesso pour avoir accordé l’asile à son président, Moïse Moni Della, alors membre de l’UDPS et représentant de cette formation politique au Congo-Brazza, pour lui avoir sauvé la vie, dans les années 1990, alors que sa tête était exigée par le feu président Mobutu. « Grâce à votre bienveillance, j’ai eu la vie sauve sans connaître le même sort que Pierre Mulele », a reconnu Moni Della dans cette lettre qui porte sa signature. Il rappelle aussi certaines actions politiques menées à partir de Brazzaville dont le retour à l’ex-Zaïre du patriarche Antoine Gizenga, etc.

Notant que Brazzaville reste le lieu de refuge par excellence pour les exilés politiques de la RDC, le Conadé se dit convaincu que le président du Congo-Brazza reste l’une des personnalités les mieux indiquées pour cerner le problème dans ce pays, « eu égard à son expérience politique et diplomatique ».

Une situation nécessitant une attention particulière

Dans sa lettre, le parti Conadé rappelle que la RDC était en train de frôler une catastrophe humanitaire multiforme et multidimensionnelle. Pour ce parti et son président national, cette situation « mérite l’attention particulière du doyen de l’Afrique centrale » qu’est le président Sassou N’Guesso, dans la mesure où cette crise risque d’embraser plusieurs pays africains dont le Congo-Brazzaville.

Parmi les actions attendues du président Denis Sassou N’Guesso, Moïse Moni Della a noté l’appel au président de la RDC, Joseph Kabila, à accepter la mise en application intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre, plus précisément dans son volet lié à la décrispation politique (libération des prisonniers et retour des exilés politiques, cas de Moïse Katumbi, candidat président de la République pour la plate-forme Ensemble).

Disant respecter le choix du peuple du Congo-Brazzaville qui avait accepté de modifier sa Constitution à l’issue du dialogue tenu à Sibiti et qui avait trouvé par-là les solutions aux problèmes de son pays, Moïse Moni Della fait remarquer au président de ce pays frère et ami de la RDC que ce schéma n’est pas adapté aux réalités de la RDC, comme il l’avait également souligné dans une autre lettre qui lui était adressée en 2OO6.

Relevant toutes ces réalités et les différents apports du président Sassou aux différentes crises qui ont sévi en RDC dans son histoire, Moïse Moni Della et son parti politique, qui pensent ainsi porter les aspirations de tout le peuple de la RDC, attendent donc une fois de plus de lui son apport pour éviter au pays de Lumumba cette direction catastrophique qui s’offre devant lui.