Congo : Bétou a son système d’électrification et d’adduction d’eau

La centrale thermique de 1100 KVA a été mise en service le 2 juillet, par le 02 juillet 2021 par Anatole Collinet Makosso, Premier ministre.

 

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a mis en service le 2 juillet couplée d’un réseau basse tension de 7 km, et un forage profond de 67 m, équipé d’une pompe hydrique, destinés à desservir Bétou, dans le département de la Likouala.

Ces deux réalisations permettront, entre autres, d’améliorer les conditions de vie de plus de trente-deux mille personnes ; de créer une plus-value dans l’économie locale mais également d’accroître la création d’emplois.

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré Sayi, a rappelé que la mise en service du système d’adduction d’eau et d’électrification de Bétou s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique gouvernementale de maillage du territoire national en infrastructures de base. Dans le cas d’espèce, il s’agit de l’intensification des opérations d’électrification rurales et d’assurer une meilleure gouvernance des services publics pour l’électricité.

« C’est dans cette perspective que la sous-préfecture de Bétou, dans le département de la Likouala, bénéficie ce jour de cette dynamique avec la construction d’une centrale thermique de 1100 KVA et d’un réseau basse tension de 7 km », a déclaré le ministre.

S’agissant de l’eau, Honoré Sayi a souligné que Bétou faisait partie des dix localités bénéficiaires du projet national d’hydraulique rurale. « La localité de Bétou a bénéficié d’un forage profond de 67 m, équipé d’une pompe hydrique posée à 65 m de profondeur dont la puissance est de 1,5 KW pour un débit de 7m3/ heure, d’un ensemble de douze panneaux solaires de 100 W… », a-t-il détaillé.

Se félicitant des efforts consentis par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, et le gouvernement dans la modernisation des infrastructures de base, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a invité la population au civisme. Afin, dit-il, de conserver jalousement ces bijoux pour éviter le cycle infernal de construction, destruction, reconstruction.

Notons qu’après l’inauguration de ces installations, le chef du gouvernement a visité la société Likouala Timber, basée à Bétou.

Le retour du Congo des réfugiés centrafricains

Un enthousiasme a gagné les populations de la ville de Mongoumba ui ont accueilli avec des youyous le premier convoi de 101 réfugiés centrafricains provenant de la ville congolaise de Bétou.

Les populations de la ville de Mongoumba étaient plein d’enthousiasme, lorsqu’ils ont accueilli avec des youyous le premier convoi de 101 réfugiés centrafricains provenant de la ville congolaise de Bétou (nord-est du territoire du Congo Brazzaville), a constaté un reporter de l’ACAP, samedi 31 mars 2018.

Déjà à la frontière des deux pays, Sylvain Ipéla, qui a longtemps vécu avec les réfugiés centrafricains à Bétou, a versé des larmes : « Nos frères ont laissé un vide, après tant d’années. Toutefois, nous, Congolais, estimons que nos frontières ne sont pas fermées car un jour, nous souhaitons que nos frères reviennent sur notre territoire, même dans le cadre des affaires ».

A Mongoumba, les habitants ont sauté de joie, hurlant en Sango ‘Nzoni gango’, a la ga ndjoni’ (Bienvenue).

A Batalimo, à seulement quelques kilomètres après le cours de la rivière Lobaye, les habitants ne pouvaient plus se contenir, à la vue des leurs. Retournés et résidents s’étreignaient, sans tenir compte du temps. Les uns désiraient entendre les histoires que les autres pouvaient raconter.

Le représentant du Haut commissariat des réfugiés en République Centrafricaine (HCR/RCA), Buti Kalé, a annoncé les couleurs : « Il s’agit d’un coup d’envoi d’une série de rotations permettant le rapatriement volontaire d’environ 650 Centrafricains qui avaient fui les hostilités de 2013-2014 pour se mettre à l’abri au Congo Brazza, vivant soit dans des familles d’accueil, soit dans deux camps aménagés à leur intention dans la région du Likwala ».

La crise politico-militaire qui a secoué la République Centrafricaine a été à l’origine de la fuite de plus de 560.000 Centrafricains vers les pays limitrophes. Avec le calme qui se fait sentir, et les premiers convois de rapatriement volontaire, plusieurs autres réfugiés brûlent d’envie de retourner dans leur pays d’origine.