Championnat national d’élite direct Ligue 1 : l’AC Léopards passe devant les Diables noirs

Vainqueurs de Patronage Sainte-Anne 1-0, les Fauves du Niari ont profité de la contre-performance des Jaune et noir ( 1-2 ) contre La Mancha pour leur chiper la première place au classement provisoire.

Les Léopards de Dolisie sont sortis vainqueurs du duel à distance qui les opposait aux Diables noirs de Brazzaville. De quoi donner une saveur particulière à leur confrontation du 8 avril, à Madingou, comptant pour la 13e journée de la compétition. Le 1er avril en première heure au stade Alphonse-Massamba-Débat, l’Athlétic club Léopards avait l’occasion de mettre une pression énorme sur les épaules des Diablotins en affrontant Patronage Sainte-Anne. A l’image de son match contre l’AS Otoho, l’AC Léopards s’est contenté du minimum (1-0).

Kwedi Elombo profitait de la remise de Salakiaku pour inscrire l’unique but à la 41e mn. Le score étant resté inchangé, l’AC Léopards (vingt-six points) devançait ainsi les Diables noirs d’une petite unité.  Mais les Jaune et noir ne parviendront pas à repasser devant, d’autant plus qu’ils ont perdu double ( le match et la tête du classement) face à La Mancha. Cette dernière, en effet, récitait ses gammes avant son déplacement à Kinshasa en vue d’affronter l’AS Vita club en match aller du tour de cadrage.

Guy Mbenza a célébré de bonne manière son anniversaire en ouvrant le score à la 66e mn. Il était le premier à faire tomber la forteresse diablotine en seconde période avant d’être imité par son coéquipier Michel Baguadila à la 75e mn.  La tête sous l’eau, les Diablotins tentaient de réagir mais la réduction du score par Kader Bidimbou, à la 79e mn, arrivait très en retard.

« Nous n’allons pas dire le contraire de ce qu’on avait déjà dit. Diables noirs joue pour la première place. Nous avons perdu mais vous n’allez pas me dire que les équipes qui prennent la tête ne perdent jamais un match. Nous gardons les objectifs et nous jouons pour un titre. Léopards a vingt-six points, donc un point d’avance sur nous. Nous jouerons le prochain match contre eux, c’est le match le plus déterminant », a déclaré Clément Massamba, après sa deuxième défaite de la saison.

Le coach des Diables noirs a aussi reconnu que La Mancha a été supérieure à son équipe puisqu’elle s’est montrée plus réaliste en marquant deux buts. « Je pense que le match a été d’un très bon niveau. La Mancha joue la coupe de la CAF et cela a été pour moi un très bon match », a commenté le coach des Diables noirs.

De quoi rassurer l’entraîneur de La Mancha après un véritable test réussi pour le club ponténégrin qui affrontera, le 7 avril, à Kinshasa, l’As Vita club dans le cadre de la manche aller du tour de cadrage.  « On ne pouvait pas partir à Kinshasa avec une défaite. Gagner contre Diables noirs, cela donne du baume au cœur. Notre défense rassure d’autant plus que quand nous regardons les statistiques, nous n’avons pas pris assez de buts. En Coupe d’Afrique, nous n’avons pris que deux buts en quatre matches. Cela veut dire que, défensivement, nous sommes costauds. Si nous sommes qualifiés pour le tour de cadrage, ce n’est pas du hasard. Nous avons travaillé en amont et nous sommes aujourd’hui capables de rentrer dans la phase de poules. À Kinshasa, on donnera le maximum », a promis Ghislain Tchiamas.

Outre ces deux résultats, l’AS Otoho a conservé sa troisième place en battant, à Owando, Saint-Michel de Ouenzé 3-2. L’AS Otoho qui menait au score 2-0 a été rattrapé par la suite avant d’inscrire le but de la victoire. À Pointe-Noire, V Club et le Club athlétique renaissance aiglons ont fait jeu égal 1-1. Le 31 mars, La Jeunesse sportive de Talangaï a eu raison de l’AS Cheminots 1-0 puis La Jeunesse sportive de Poto-Poto a battu le FC Kondzo 1-0.

Congo : des réfugiés centrafricains veulent rentrer chez eux

Ils sont encore 450 000 à vivre hors de leurs frontières, selon les derniers chiffres du HCR. Réfugiés depuis maintenant cinq ans, des Centrafricains ont décidé de revenir volontairement depuis le Congo-Brazzaville, dans leur région d’origine de la Lobaye, au sud-ouest de Bangui, où la paix est revenue contrairement à la grande majorité du reste du pays.
A l’arrière du camion, les amis courent pour leur souhaiter un bon voyage. A Betou, en RDC, à une soixantaine de kilomètres au sud de la frontière centrafricaine, ils sont 101 à dire adieu à cette ville de la République du Congo qui les accueillis.

Julie s’est réfugiée ici il y a cinq ans. « Il y a cinq ans, j’ai fui mon village de Mbata à cause de la guerre en Centrafrique. Pendant tout ce temps, je faisais un peu de commerce, mais le rendement n’était pas suffisant et c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer. »

« Nous sommes de retour », crie Archange, alors que les camions viennent de passer la frontière. Dans tous les villages, les habitants se pressent, saluent et applaudissent au passage du convoi, leurs compatriotes retrouvés. « Bon retour chez vous ! », lance cet homme.

Et c’est à Moungoumba, à quelques kilomètres de là, qu’ils sont accueillis symboliquement dans un centre de transit par le ministre de la Sécurité publique, Henri-Wanzet Linguissara.

Si le sud-ouest est sécurisé, le reste du pays est toujours occupé à 80% par les groupes armés, ce que semble oublier le ministre. « La guerre est passée par là, les événements sont passés par là… Chacun pour une raison ou une autre a cherché à se mettre à l’abri et aujourd’hui la paix est revenue et chacun se manifeste pour rentrer chez lui », dit-il.

Dans les prochaines semaines, c’est un millier de réfugiés qui vont suivre la route du retour. Une goutte d’eau parmi les 450 000 Centrafricains qui vivent toujours hors de leurs frontières.

L’hôtel Africa envisage un accord avec le musée galerie du Bassin du Congo

L’idée a été émise le 27 mars par Stéphane Grellier, directeur général de l’établissement hôtelier situé dans le troisième arrondissement de Brazzaville, Poto-Poto.

« Ce qui m’a amené ici au musée galerie du Bassin du Congo, c’est de voir les cultures congolaise et africaine, puisque le musée galerie du Bassin du Congo est un mélange de toute cette culture. Pour nous Occidentaux, ce n’est pas toujours évident de savoir là où aller. Je viens de découvrir un lieu où il y a la culture du Bassin du Congo. C’est vraiment quelque chose d’épanouissant et de très intéressant. Je conseille à tous les Occidentaux et mêmes aux Congolais de venir voir la culture enrichissante de l’histoire du Bassin du Congo », a déclaré Stéphane Grellier à l’issue de sa visite.

Le directeur général de l’hôtel Africa a précisé également aux Dépêches de Brazzaville que souvent, les touristes leur demandent les sites qu’ils peuvent visiter à Brazzaville et au Congo. 

« Nous aurons un partenariat très étroit avec le musée galerie du Bassin du Congo pour amener nos clients ici. Nous les amènerons également au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Il y a bien des choses à visiter au niveau du Congo. Je pense aussi que c’est bien de pouvoir déplacer les expositions, les cultures et autres dans des hôtels où il y a du mouvement, pour que les gens puissent connaître davantage le musée. C’est une communication autre qui doit être faite au niveau des hôtels », a ajouté le directeur général de l’hôtel Africa.

Enfin, Stéphane Grellier s’est lancé dans un vaste programme de transformation de son hôtel en milieu culturel. En effet, au niveau de l’hôtel, a-t-il dit, la culture est dans divers biais. Il ne fait pas que de l’hébergement, mais aussi de la gastronomie, la détente. Aussi, a-t-il poursuivi, la culture peut être dans la gastronomie, la musique avec la Samba du Congo, l’humour, etc. A propos de l’humour, sitôt arrivé, Stéphane Grellier a signé un partenariat avec Brazza Comedy Show de Junior de Matt. Cet établissement a décidé de proposer un moment de détente à tous les Brazzavillois, en particulier, aux Congolais et étrangers, en général.

« Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre en place un spectacle dinatoire entre le chant et la comédie dans notre salle disposant de cinq cents places. Déjà, pour clôturer le mois de mars, nous allons organiser un One man show avec Junior de Matt. Mais bien auparavant, l’artiste Merveille va chanter plusieurs chansons de son registre avant que Junior de Matt monte sur scène. Et à partir du 20 avril, nous allons mettre en place, tous les vendredis soir, un spectacle entre chant, rumba, Salsa et autres », a précisé Stéphane Grellier.

COFINA finance signe un partenariat avec de Mediterrania Capital Partners

Le Groupe Compagnie Financière Africaine (COFINA), première institution africaine de méso finance, annonce la signature d’un partenariat stratégique avec Mediterrania Capital Partners, fonds de capital-investissement privé dédié à la croissance des entreprises en Afrique. Cette prise de participation minoritaire, assortie d’une assistance technique, permettra au Groupe COFINA de lever jusqu’à 50 millions d’euros sous forme de capital et de dette au cours des trois prochaines années.

Grâce à ce financement, COFINA renforce ses capacités de financement auprès de ses clients et accélère son développement régional, avec quatre nouvelles implantations prévues en Afrique de l’Ouest et Centrale d’ici à 2021. L’arrivée de Mediterrania Capital Partners dans le tour de table de COFINA est gage à la fois de consolidation pour le Groupe et d’augmentation de ses fonds disponibles pour financer les entrepreneurs.

COFINA se positionne sur le « chaînon manquant », notamment les TPE et PME qui accèdent difficilement à des financements de moyen/long terme (soit plus de 70% des entreprises en Afrique selon la Banque africaine de développement). Un grand nombre d’institutions financières existantes ne disposent pas de connaissances, ni de systèmes adéquats pour évaluer et suivre les projets des PME, ce qu’elles compensent en exigeant des garanties très onéreuses.

La mésofinance consiste à accompagner des entrepreneurs ou des dirigeants de PME dont les besoins de financement sont devenus trop importants pour les institutions de microfinance, mais dont la structure entrepreneuriale reste encore considérée comme insuffisamment formelle pour les banques commerciales traditionnelles. Seulement 6,4 % des PME d’Afrique subsaharienne déclarent avoir eu un accès à un financement, contre 27 % en Asie du sud-est.

« Après une première phase d’expansion, la signature de ce partenariat avec Mediterrania Capital marque une nouvelle étape pour le développement de notre groupe sur un marché toujours aussi prometteur. En Afrique, les crédits au secteur privé représentent moins de 20 % du PIB, contre 30 % en Asie du Sud et 40 % en Amérique latine. Malgré leur immense potentiel, les marchés sur lesquels nous opérons, bien qu’extrêmement fertiles en entrepreneurs, sont très mal desservis par les banques traditionnelles », déclare Jean-Luc Konan (photo), fondateur de COFINA.

« Mediterrania est fier de contribuer à la success story COFINA. Cette pépite africaine a réussi à s’imposer dans un secteur clé et à revendiquer une place de leader dans cinq pays africains. Nous espérons que la nouvelle phase d’expansion dans laquelle nous allons nous engager permettra d’augmenter la rentabilité de COFINA et de l’imposer comme un modèle pour tous les autres acteurs du secteur », déclare Albert Alsina, CEO de Mediterrania Capital Partners.

À propos de Groupe COFINA

Fondé en 2013, le Groupe COFINA est la première institution financière africaine dédiée à la mésofinance, le « chaînon manquant » entre la microfinance et la banque traditionnelle qui offre la possibilité pour les PME africaines (90 % des sociétés privées du continent) d’accéder plus facilement au crédit. Présent dans six pays d’Afrique francophone (Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Mali, Sénégal), COFINA a déjà financé plus de 40 000 projets dont 52% portés par des femmes entrepreneures. COFINA a su s’imposer ces dernières années comme la référence en matière de financement des petites et moyennes entreprises en Afrique francophone. COFINA s’est donné pour défi de réduire la fracture financière dont est victime une importante partie de la nouvelle classe moyenne africaine. Fort de plus de 1000 collaborateurs, COFINA gère un portefeuille de plus de 108 000 clients, répartis sur ses six filiales. L’Institution affiche un total de bilan de 96 milliards de francs CFA.

À propos de Mediterrania Capital Partners

Dirigé par Monsieur Albert Alsina, CEO et Fondateur, Mediterrania Capital Partners est un fonds de capital-développement privé dédié à la croissance des petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Avec des bureaux à Barcelone, Abidjan, Alger, Le Caire, Casablanca et Malte, Mediterrania Capital Partners adopte une approche proactive afin d’implémenter sa stratégie de croissance en renforçant la gouvernance et en pilotant le process de création de valeur des sociétés. Mediterrania Capital Partners est une société de gestion régulée et agréée par l’Autorité des Services Financiers de Malte (MFSA) et la Commission des Services Financiers (FSC) de Maurice.

Croix-Rouge congolaise : des tensions montent à l’orée de l’assemblée générale élective

Si des mécontents demandent la mise en place d’une commission ad hoc, les dirigeants actuels rassurent de la tenue des élections dès que les moyens financiers seront disponibles.

Les mandats des instances dirigeantes et intermédiaires de la Croix-Rouge congolaise (CRC) sont arrivés à terme depuis la fin de l’année dernière. En effet, selon des textes en vigueur, ces mandats à la tête des quartiers sont de deux ans ; des arrondissements, trois ans ; des départements, quatre ans et de la nation, cinq ans. Par manque de moyens financiers, des assemblées ne sont toujours pas organisées à tous les niveaux. Dès qu’elles seront organisées, ces rencontres permettront, en outre, la présentation des rapports d’activités et financiers des équipes dirigeantes. « Tous les documents sont prêts, il y a eu un petit retard mais l’assemblée générale élective va se tenir », nous a rapporté une source proche du conseil de direction de Brazzaville, estimant qu’il n’y avait aucun problème actuellement.

Du côté d’une frange des volontaires, secouristes et cadres de la CRC, en majorité suspendus par les actuels dirigeants, l’on crie au scandale, ponctué par une mauvaise gestion, des détournements des fonds alloués et de matériel destiné à la structure. Se présentant comme des réformistes, ils demandent au président de la République, premier secouriste du Congo, de sauver cette institution et de les aider dans les audits. « Nous sollicitons une commission ad hoc avant d’aller à l’assemblée générale élective. Le mandat de l’actuel président et son équipe a été marqué par des sanctions à l’égard des volontaires, secouristes et cadres qui luttent pour la réforme, la bonne gouvernance et les audits de la CRC », dénoncent-ils.

Criant « trop c’est trop », les mécontents lancent, par ailleurs, un cri de sauvetage au gouvernement, notamment aux ministres en charge de l’Action humanitaire et de la Santé ainsi qu’au Comité international de la Croix- Rouge (CICR) pour que la CRC ne puisse pas, disent-ils, mourir à cause des mauvaises pratiques.

Les actuels dirigeants voient derrière cette marge de manœuvre, le vice-président de la CRC suspendu par le Conseil de direction présidé par Christian Sédar Ndinga pour « malversation ». Ce dernier serait également sur la liste des suspendus au niveau départemental. « Ils jouent à la politique de la terre brûlante pour que nous soyons tous perdants. Dans leur tract de juillet 2017, ils demandent aux partenaires, la fédération et le CICR, de ne pas financer l’assemblée générale. S’ils sont réellement volontaires de la CRC, pourquoi ne pas favoriser la tenue de cette rencontre pour poser leurs doléances ?», s’est interrogé un responsable du conseil départemental de Brazzaville.

D’après ce responsable, l’ancien secrétaire général de la Croix-Rouge de Brazzaville, qui a réjoint le groupe, ne faisait pas partie des personnes suspendues en session extraordinaire du conseil départemental. « Ils veulent revenir aux affaires, malheureusement ils ne sont plus dans les structures intermédiaires. C’est de la médisance et de la haine. Le Conseil national de gouvernance va se tenir, tout est fin prêt, nous attendons le signal de démarrage », a-t-il assuré, rejetant en bloc tous les griefs portés contre eux. « Les montants de fonctionnement évoqués sont multipliés par trois. Ils varient d’année en année », s’est-il justifié, suite aux accusations portant sur le détournement de 159 millions FCFA de subvention allouée par le gouvernement.

Journée mondiale du théâtre : les troupes scolaires se mettent en scène

Plusieurs groupes des établissements scolaires de Brazzaville sont montés sur les planches, le 27 mars, à l’Institut français du Congo pour faire valoir leurs talents.

Célébrée au Congo sur le thème « Ouvrir le théâtre à la jeunesse, une responsabilité collective », la 56e édition de la Journée mondiale du théâtre a donné lieu à divers événements, spectacle, poésie, danse chorégraphique et conférence.

Organisée en partenariat avec l’Institut français du Congo et le centre de l’Institut international de théâtre sous le patronage du ministère de la Culture et des arts, elle a permis aux troupes de théâtre scolaires, notamment la Grâce, les Etoiles brillantes, le lycée de la révolution, Art plume collectif, Anne-Marie-Javouhey, A. A. Neto, Lumumba, Elriza, Pierre-Savorgnan-de-Brazza et Transparence, de livrer tour à tour des spectacles sur différents thèmes, à savoir la guerre, les problèmes de couple, l’héritage, la lutte contre la corruption et la fraude, le choix des hommes aux postes de direction, etc.

 L’une d’elles a fait sa représentation sur l’exigence du mariage.  Quiconque désire épouser la fille du roi doit subir des épreuves : tuer un monstre qui fait peur à tout le village et ramener au roi une antilope ni mâle ni femelle. Tous les prétendants ont échoué mais un roi d’une autre contrée le défie en lui ramenant tout ce qu’il désirait.  

Dans son mot d’ouverture, le vice-président national du centre de l’Institut international de théâtre, Alphonse Mafoua, a encouragé la jeunesse, qu’il considère comme l’avenir. « Tout le monde doit s’occuper de la jeunesse, se battre pour lui donner une main qui lui permettra d’être justement l’avenir de notre humanité », a-t-il signifié.

Il a félicité les chefs d’établissement qui accordent de l’importance au théâtre. « Nous encourageons cette initiative et nous félicitons ces responsables d’établissement qui donnent même des moyens pour que les élèves aient le temps de s’exprimer sur scène », a-t-il dit. 

Le secrétaire général du centre de l’Institut international du théâtre, Jean-Léopold Ngoulou, dit Ngoujel 1er, a saisi l’occasion pour informer le public du jeu concours de la critique d’un spectacle dont sa première phase avait déjà été organisée à Pointe-Noire.  La deuxième phase aura lieu du 16 au 25 avril à Brazzaville.

 Ce jeu concours, dit-il, est très simple. Il consiste à poser aux jeunes de moins de 26 ans des questions sur un spectacle qu’ils auront déjà vu. La même pièce de théâtre jouée lors de la première phase à Pointe-Noire sera aussi représentée à Brazzaville dans les écoles et dans les espaces culturels. Les questions seront connues avant le spectacle et seront réparties entre les élèves et étudiants en fonction de leur niveau d’études. Les questionnaires seront disponibles vers le 5 avril. A la deuxième phase, les lauréats de Brazzaville et des autres départements feront une épreuve écrite. 

 Les frais de participation s’élèvent à 1000 FCFA. Pour plus d’informations, les candidats devront se rapprocher de la direction départementale de l’enseignement primaire et secondaire.

Rapatriement des réfugiés rwandais : les parlementaires s’impliquent dans le processus

L’ambassadeur du Rwanda au Congo, Jean-Baptiste Habyalimana, a annoncé le 27 mars à Brazzaville, à l’issue d’un entretien avec le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, que les parlements des deux pays organiseront bientôt des campagnes d’information, en vue de sensibiliser les réfugiés rwandais au bien-fondé de leur retour au pays.

« Avec le président de l’Assemblée nationale, nous avons parlé de la communauté rwandaise, réfugiée au Congo depuis plus de vingt ans. Nous avons conclu que les deux parlements poursuivront la sensibilisation, afin de leur faire comprendre qu’ils gagneront en se faisant identifier à l’ambassade, qui leur délivrera des papiers de séjour », a indiqué Jean-Baptiste Habyalimana.

Lors de cette campagne de sensibilisation, les deux parlements auront, entre autres missions, de sensibiliser et de persuader les milliers de réfugiés rwandais dont le statut a expiré le 31 décembre dernier, d’adhérer au processus en cours.

Il s’agira, en effet, d’emmener ces réfugiés à regagner volontairement leur pays, conformément aux lois en vigueur sur le rapatriement des réfugiés. Les deux chambres parlementaires auront aussi, d’après le diplomate rwandais, à conscientiser les Rwandais qui ont choisi le Congo comme terre d’asile de remplir les conditions de séjour en vue d’obtenir les pièces légales.

« Pour ceux qui veulent rester dans le pays d’accueil, ils doivent s’adresser à l’ambassade du Rwanda, qui du reste, leur délivrera les documents qui garantiront leur intégration sociale afin qu’ils vivent dans la légalité », a renchéri l’ambassadeur.

Outre le rapatriement des réfugiés, les deux responsables ont aussi passé en revue les relations diplomatiques qui lient les deux pays. Dans le volet coopération parlementaire, ils ont relevé la nécessité qu’ont les deux chambres de collaborer.

« Nous avons parlé des relations qui doivent exister entre nos deux parlements, dans le cadre de la diplomatie parlementaire. Etant des représentants du peuple, ces deux chambres doivent travailler ensemble pour l’intérêt de nos populations. Il y aura certainement des lois et des ratifications à faire. C’est ainsi que nos parlements doivent travailler ensemble pour garantir l’intégration sous-régionale et l’opérationnalisation de tous les projets retenus », a conclu Jean-Baptiste Habyalimana.

Drame du 4 mars 2012 : le gouvernement réitère sa volonté de réparer les habitations

L’information a été donnée par le président du collectif des sinistrés, Narcisse Osselaka, après avoir échangé, le 26 mars à Brazzaville, avec la commission ministérielle en charge du dossier.

Le collectif des sinistrés du drame du 4 mars a été reçu, le 26 mars, par la commission ministérielle présidée par le Premier ministre, Clément Mouamba. Au terme de la rencontre, son président, Narcisse Osselaka, s’est dit satisfait suite aux assurances données par la commission.

« Nous avons constaté la volonté du gouvernement avec les paroles très rassurantes. Il y a eu des engagements fermes de son côté de vouloir mobiliser quelques fonds et  de prendre cette fois-ci à bras le corps ce dossier. Nous sommes sortis de cette rencontre satisfaits pour peu que les promesses soient tenues. Il faut également dire que par rapport à notre réunion antérieure, il y a eu quand même quelques avancées car nous constatons que les lignes ont bougé », a déclaré Narcisse Osselaka.

Il a indiqué que c’est un devoir pour le gouvernement de réhabiliter les logements détruits car c’est par sa faute que la population sinistrée se trouve dans cet état de précarité.

« Il est vrai que quelques maisons ont été construites dans certaines zones mais l’espoir aujourd’hui, c’est de voir le reste des maisons reconstruites. C’est le début des réparations qui donnera l’espoir à la population. La vision est là, mais il faut que cela soit accompagné de faits et les faits, c’est l’argent. Le cadre légal où l’on devait trouver cet argent, c’est dans le budget de l’Etat. Malheureusement, c’est une modique somme de 700 millions sur 212 milliards qui a été affectée à ce dossier au titre de la réhabilitation des maisons », a déploré Narcisse Osselaka.

Au cours de cet échange, le collectif a informé la commission que dans le cadre de l’aménagement du quartier « Dragages », les modèles de maisons présentées ne trouvent pas l’assentiment de la population. Le gouvernement devra donc trouver une alternative en tenant compte des aspirations des uns et des autres.

 

La participation des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises

Le sujet a été débattu la semaine dernière, à Brazzaville, à l’occasion du mois de la femme, sous le parrainage de l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery.

La « Mixité et leadership des femmes en Afrique, leviers incontournables de performance » est le thème débattu au cours d’un petit déjeuner management par les directeurs généraux, les directeurs des ressources humaines (DRH), les directeurs opérationnels, les femmes dirigeantes et à haut potentiel en entreprise. Ce thème requiert de comprendre, tant au niveau international qu’africain, les obstacles à l’ascension des femmes en entreprise, mais surtout les bénéfices d’une plus grande place des femmes dans les sphères dirigeantes des entreprises. Elle requiert également une prise de conscience globale pour la mise en place de véritables solutions de mixité et de leadership des femmes en entreprise.

Au cours de ce déjeuner de management, les débats ont été orientés vers l’amélioration de la place des femmes dans les entreprises car, selon une enquête menée par la Banque africaine de développement, dans vingt-deux pays africains, juste 23% des femmes sont membres des comités de direction. Elles occupent infiniment les postes d’exécution du fait qu’elles ne sont promues qu’à 36% dans les entreprises continentales tandis que les hommes eux, sont promus à 64%.

Dans son allocution, l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, a indiqué que l’entreprise fait partie des lieux où l’on doit parler de l’émancipation des femmes. Elles doivent se constituer en réseau sur le plan national ou international afin de mettre en valeur leurs compétences. « Nous devons continuer à éduquer les femmes si nous voulons une société émancipée », a-t-il ajouté.

Pour le directeur général-associé du cabinet Vizeum, Jean Louis Portella, il y a un véritable problème de management pour la prise en compte des femmes dans les instances dirigeantes. Pour la performance des entreprises, pense-t-il, il sied d’intégrer cette force féminine qui constitue la moitié de la planète, parce que c’est la performance des entreprises qui fait la performance des économies.

« C’est un hasard calculé que de choisir de débattre de ce sujet au mois de mars avec les chefs d’entreprise de la place, les DRH de la place, les femmes de la place qui ont de l’ambition et qui pensent qu’elles ne vont pas y arriver, pour leur dire que dans tous les cas, persévérer, parce qu’on a besoin de vous pour la persévérance de l’entreprise. C’est pour encourager nos sœurs à ne pas baisser les bras et surtout dire aux hommes qui aujourd’hui sont encore le modèle dominant qu’il faut à tout prix intégrer la force féminine », a-t-il insisté.

Quant à Jean Louis Portella, l’objectif a été atteint. «  C’est notre devoir de dire que plus il y a des femmes dans les comités de direction, plus il y a des femmes dans les conseils d’administration, plus il y a des femmes même dans le gouvernement et mieux se porte l’entreprise », a-t-il signifié.

À l’issue de ce déjeuner management, première de l’année et qui ouvre une série d’activités de la même nature qui auront lieu chaque trois mois, Emilienne Raoul, ancienne ministre des Affaires sociales, a donné son point de vue.

« On a voulu, au cours de ce petit déjeuner, démontrer que les entreprises qui font de la mixité leur cheval de bataille sont des entreprises gagnantes. Elles gagnent, parce que lorsqu’on confie des responsabilités aux femmes, elles les assument entièrement. Elles ont cette intelligence et aussi cette volonté de faire réussir (…) pour que l’entreprise ne meurt pas », a-t-elle indiqué.

Signalons que Vizeum management consulting, organisateur de cette rencontre, propose des publications périodiques destinées à vulgariser le conseil en management, mais aussi à aider les décideurs à mieux comprendre les mécanismes de la performance des entreprises ou du secteur public. Il intervient tant dans le secteur public que privé dans quatre domaines principaux : stratégies et études ; management opérationnel ; capital humain et transformation ; et finances publiques.

Les opérateurs économiques invités à postuler au projet d’appui à l’agriculture commerciale

Le gouvernement congolais a invité, mardi 27 mars à Brazzaville, les opérateurs économiques à postuler au projet d’appui à l’agriculture commerciale (Pdac), a lancé le ministre d’Etat, ministre congolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Henri Djombo, lors d’une rencontre avec les responsables des associations patronales.

Selon Djombo, le projet d’appui à l’agriculture commerciale a été initié pour assurer le développement agricole et de l’arrière-pays par les appuis technologiques de toutes natures. Il concerne les groupes de producteurs actifs, les micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles, les femmes, les jeunes et groupes vulnérables ainsi que les prestataires de services agricoles de tous les départements du Congo.

‘’ Nous avons besoin de faire face à un secteur privé responsable. Capable de sensibiliser, de vulgariser le bien-fondé de ce projet aux populations pour que chacun se mobilise pour arriver à la sécurité alimentaire ‘’, a affirmé M. Djombo.

Présentant le Pdac, son coordonnateur, Isidore Ondoki, a expliqué que ce projet de 60 milliards de francs CFA a pour objectif d’améliorer la productivité des agriculteurs et de permettre l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des acteurs agricole dans les zones sélectionnées. Il s’agit de financer les activités agricoles de production, de transformation et de commercialisation.

‘’ Avec le Pdac, le Congo vise à accroître la productivité et améliorer la commercialisation des produits agricoles, renforcer les accords commerciaux entre les groupes de producteurs et les acheteurs, développer les infrastructures de base et mettre en place une politique et un cadre réglementaire qui favorisent l’émergence de l’agriculture commerciale ‘’, a-t-il précisé.

« A la fin du projet, nous voulons qu’il y ait une augmentation du rendement de certaines spéculations : manioc (15 t/ha), maïs (2,5 t/ha), aquaculture (4 t/ha) et aviculture 250 œufs par poule). Une augmentation de 20% du volume de produits bruts ou transformés vendus par les groupes de producteurs et les micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles. Au total, 500.000 bénéficiaires directs, dont 50 % de femmes sont visés « , a poursuivi Isidore Ondoki.

De son côté, le président de l’Union des opérateurs économiques du Congo (Unoc), El Hadj Djibril Abdoulay Bopaka, a proposé que soit mise en place une plateforme agricole publique-privée pour l’avenir de l’agriculture congolaise.

‘’ Les opérateurs économiques congolais sont prêts à accompagner le gouvernement pour le développement de l’agriculture au travers de ce projet. Car, le secteur agricole nécessite des grands mayens financiers ‘’, a-t-il indiqué.