Congo : le gouvernement entend augmenter le budget 2019 de 44%

Cette information a été annoncée le 06 octobre à Brazzaville, lors du conseil des ministres.

Le samedi 06 octobre dernier, les ministres se sont réunis en conseil à Brazzaville. Ces autorités congolaises envisagent une hausse du budget de l’État de 44 % par rapport à l’exercice 2018, qui atteignait 3,5 milliards d’euros. Pour le Premier ministre, Clément Mouamba, l’objectif est de soutenir une « reprise progressive de la croissance ».

Le projet de loi de finance 2019, présenté par le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, prévoit une hausse du budget de l’État 2019 de 44 % par rapport à l’exercice précédent, passant de 1 602,6 milliards de francs CFA (2,4 milliards d’euros) à 2 308,8 milliards de FCFA. Le budget général s’établit à 2 226,2 milliards de FCFA (3,4 milliards d’euros).

Des prévisions basées sur un baril à 70 dollars

Pour le gouvernement congolais, les recettes budgétaires vont progresser de 46 %, à 2 226,2 milliards de FCFA, tirées par la croissance de la catégorie « autres recettes » de 82 %. Comptant pour 60 % des revenus publics en 2019, cette catégorie était constituée à 98 % de ventes de cargaisons pétrolières en 2018.

Les revenus pétroliers sont calculés sur la base d’une production d’environ 360 000 barils par jour. En 2019, « le brut congolais sera vraisemblablement vendu à un prix moyen de 70 dollars », précise le compte-rendu du conseil des ministres.

Les revenus fiscaux, qui représentent 37 % des recettes budgétaires, ne progressent que de 11 %. Le gouvernement congolais évalue le taux de croissance à 3,7 % fin 2019, contre 2 % à la fin 2018. Cette reprise est liée à « un raffermissement du secteur hors pétrole, qui devrait renouer avec la croissance, après une période de récession », a souligné Calixte Nganongo.

Francophonie : les Chefs d’État doivent privilégier l’intérêt supérieur de l’Organisation

Dans moins de quinze jours, le Sommet de la Francophonie s’ouvrira à Erevan. Michaëlle Jean, actuelle titulaire du poste, et Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, se sont lancées dans une course effrénée pour convaincre les Chefs d’État et de gouvernement membres qui sont appelés à choisir le prochain Secrétaire général de la Francophonie.

Après des mois de campagne et une intense couverture médiatique autour de cette élection, les jeux sont loin d’être faits. Le sprint final s’annonce très ouvert, étant donné que les « deux poids lourds » et plus importants contributeurs aux budgets de l’Organisation ont, chacun, pris position en faveur de l’une ou l’autre de deux candidates. Ceux-ci bénéficient par ailleurs de puissants soutiens d’autres pays membres qui ne sont pas publiquement manifestés.

Il serait donc extrêmement hasardeux de pronostiquer sur les chances de l’une et l’autre, et sur le résultat du scrutin au soir du 12 octobre, s’il y aura élection. En effet, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est la seule organisation internationale qui favorise le consensus comme mode de désignation de son Secrétaire général.

Convergence de vues au Canada

Jusqu’à preuve du contraire, le gouvernement du Canada et celui du Québec souhaitent la reconduction de Michaëlle Jean pour consolider les actions entreprises pour le rayonnement de la Francophonie, notamment dans la promotion de la langue française et la diversité culturelle, la démocratie et les droits de la personne, l’éducation, le développement durable, l’économie et le numérique.

Aujourd’hui, les chefs des partis politiques fédéraux et provinciaux, de toutes couleurs politiques, et même ceux qui, autrefois, s’étaient montrés hostiles à la candidature de Michaëlle Jean en 2014, sont unanimes pour sa reconduction à la Francophonie.

En avril dernier, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a rencontré le président français Emmanuel Macron, en tête-à-tête, à Paris et ont discuté de la question du renouvellement du mandat de Michaëlle Jean. Ils ont souligné leurs convergences de vues sur le fonctionnement de l’OIF.

En juin dernier, en marge du sommet du G7 de La Malbaie, les deux dirigeants se sont encore entretenus à Ottawa, sur le même sujet notamment.

Le mardi 25 septembre dernier, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, les deux hommes se sont rencontrés encore pour rechercher un consensus possible et éviter de se retrouver dans l’impasse à Erevan.

Même si, apparemment, le consensus semble difficile à trouver, les discussions se poursuivent en vue de parvenir à un compromis, pour la désignation du prochain Secrétaire général, qui soit dans l’intérêt de l’ensemble de tous les États membres et surtout dans celui de l’Organisation.

Divergence de vues en France

Malgré le soutien renouvelé d’Emmanuel Macron à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo, il y a beaucoup de remous au sein de la population française, des organisations de défense des droits humains, du milieu politique et de la société civile, qui ne comprennent pas toujours pourquoi le président français a choisi la Rwandaise au détriment de la Canadienne.

Tout dernièrement, quatre anciens ministres français chargés de la Francophonie, toutes couleurs politiques unies, ont publié une tribune dans le quotidien français Le Monde, dans laquelle ils décrivaient comment Louise Mushikiwabo n’avait pas sa place à la tête de la francophonie et, dénonçaient une décision incompréhensible qui met en péril des décennies de construction patiente d’un projet ambitieux. Ils sont allés plus loin en soulignant notamment que le choix de Louise Mushikiwabo était contraire aux intérêts mêmes de la France et porte atteinte à l’image même de leur pays.

Mais au-delà de l’incompréhensible et l’étonnement qu’a suscités la candidature rwandaise de Louise Mushikiwabo et du soutien apporté à celle-ci par le président français, il y a tout à parier que c’est finalement le choix de la raison qui va primer sur les intérêts inavoués des uns et des autres.

Chose certaine, ce que les francophones du monde entier et les non-francophones qui, à chaque Sommet, adhèrent et deviennent membres associés ou observateurs de l’OIF, attendent de cette Organisation c’est sa force de cohésion et de rassemblement dans l’espace international, sa plus-value et la diversité des perspectives qu’elle sait conjuguer et fédérer. Ce qui, à leurs yeux rend encore la Francophonie plus attractive ce sont les liens de coopération.

Les Etats membres veulent que l’OIF soit capable d’agir efficacement pour relever les défis auxquels le monde contemporain est confronté, notamment la lutte contre les changements climatiques, la pauvreté, le terrorisme, l’extrémisme violent, etc. On attend aussi de l’OIF qu’elle se fasse le chantre de la promotion du multilatéralisme comme principe de base pour assurer une gouvernance mondiale harmonieuse et favorable à la paix et la sécurité internationales.

En effet, sous la direction de Boutros Boutros-Ghali, d’Abdou Diouf et de Michaëlle Jean, l’OIF a acquis ses lettres de noblesses en devenant un acteur international d’influence sur des sujets de préoccupation de portée mondiale. Il n’est vraiment pas dans l’intérêt d’aucun pays membre de chercher à décrédibiliser cette Organisation en placant à sa tête une personnalité qui ne croit pas aux valeurs universelles qui s’y attachent.

Ceci dit, il serait souhaitable que les chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie choisissent, entre les deux candidates, celle qui serait plus encline à défendre, sans relativisme ni ménagement, les principes démocratiques fondés sur les valeurs universelles, le respect des droits fondamentaux, des libertés et de la dignité humaine, de l’État de droit et de la justice sociale, à porter les actions et missions qui font de l’OIF un partenaire de choix de l’ONU, un acteur désormais incontournable et respecté à l’échelle mondiale.

Il y a tout à parier que le 12 octobre prochain, les chefs d’État et de gouvernement membres de la Francophonie, au premier rang desquels Emmanuel Macron et Justin Trudeau, sauront privilégier l’intérêt supérieur de l’Organisation.

Entrepreneuriat : les jeunes congolais appelés à s’imprégner du secteur agricole

La ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique, Destinée Hermella Doukaga, a rappelé, le 29 septembre, la nécessité pour les jeunes d’apprendre « avec pragmatisme » des métiers du secteur agricole en s’inspirant du modèle rwandais.

Le Congo avait participé, les 20 et 21 août dernier à Kigali, la capitale du Rwanda, à la Conférence régionale initiée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Union africaine (UA) et le gouvernement rwandais. Placée sur le thème « Les jeunes dans l’agriculture comme solution pour mettre fin à la faim et à la pauvreté en Afrique : s’engager dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans l’entrepreneuriat », cette conférence a connu la participation des jeunes évoluant dans le secteur agricole de plus de quarante pays africains.

De retour au pays, la délégation congolaise a organisé un symposium sur la restitution des conclusions issues de cette rencontre. En effet, cette restitution de Brazzaville visait, entre autres, à promouvoir un cadre d’échanges interactifs entre les jeunes sur les questions agropastorales et susciter un esprit d’éveil agropastoral en vue de promouvoir l’autosuffisance alimentaire au Congo. Ainsi, les participants au symposium ont suivi des témoignages des jeunes congolais qui émergent dans les métiers de l’agriculture.

Selon la ministre en charge des questions de jeunesse, la conférence de Kigali intègre la vision de l’agenda 2063 de l’UA qui place les jeunes au centre du développement de l’Afrique. L’objectif principal était, d’après Destinée Hermella Doukaga, la promotion des métiers du secteur agricole dans l’environnement juvénile, en favorisant les échanges entre les décideurs et partenaires afin d’établir un lien sur les connaissances et les meilleures pratiques. « (…) la délégation congolaise de retour au pays, juge opportun de stimuler, à travers cet atelier de restitution, l’engagement et l’intérêt des jeunes pour l’agriculture comme solution durable pour l’éradication de la pauvreté en République du Congo. Car il est temps que la population en général, et les jeunes en particulier, s’imprègnent avec pragmatisme des métiers de la terre en s’inspirant du modèle rwandais », a-t-elle indiqué.

Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, Anthony Ohemeng Boamah, a rappelé que la FAO encourage davantage les investissements publics et privés dans le secteur agro-alimentaire des services liés au marché. Cela pour attirer et maintenir les jeunes dans ce secteur afin de stimuler la création d’emplois et promouvoir un nouvel essor de ce secteur reconnu comme grand pourvoyeur d’emplois. « Aujourd’hui, l’on sait suffisamment que le facteur clé pour l’amélioration des perspectives d’emplois pour les jeunes dans le secteur de l’agriculture est l’accès au financement, à la formation à la terre, aux technologies de l’information et de la communication et l’accès au marché. Je suis convaincu que nous pouvons faire mieux ici en République du Congo », s’est-il exprimé, au nom de la représentante de la FAO au Congo, rappelant que la Conférence régionale de Kigali a permis à cette agence onusienne de repositionner la question de l’emploi des jeunes dans le secteur agricole en Afrique.

Recommandations et résolutions de Kigali

Les participants à la réunion de Kigali avaient, entre autres, recommandé aux gouvernements d’inclure les jeunes dans la planification, la conception et la formulation des politiques et d’injecter des investissements dans toute la chaîne des valeurs au niveau de l’agrobusiness. Ils devraient aussi renforcer les mécanismes d’octroi des finances ; appuyer les jeunes dans la création d’une plate-forme qui les réunit ; augmenter les technologies innovantes ; élargir les approches de renforcement des capacités afin de bien encadrer les jeunes ; élargir le réseau numérique pour le suivi et l’évaluation.

Avoir une politique agricole dirigée par des jeunes ; numériser la conférence ; appuyer la vision des jeunes par la formation ; renforcer l’environnement industriel ; accompagner les jeunes entrepreneurs ; valoriser l’image de l’agriculture sont les résolutions qui ont été prises par les participants.

Rentrée scolaire : les enseignants menacent de grever

Lundi 01 octobre, jour de rentrée scolaire 2018-2019 au Congo, enseignants n’ont vraiment pas honoré à ce rendez-vous.

C’était une rentrée scolaire assez timide ce lundi 01 octobre au Congo. Les enseignants ne se sont pas pour la majorité présentée dans les établissements scolaires.  Ces donneurs du savoir menacent de grever, les salaires des fonctionnaires tardent à venir. Cette situation a eu des conséquences sur le début des cours en République Démocratique du Congo.

Un sexagénaire qui est allé déposer ses deux petits-fils, affirme n’avoir vu aucune l’ombre d’un enseignant.

« Jusque-là, nous attendons l’arrivée des enseignants et jusque-là, il n’y a rien encore. On attend et quand ils viendront on verra comment les enfants vont entrer en classe. L’une des raisons, c’est peut-être le fait que les enseignants ne sont pas encore payés. Pour enseigner, il faut qu’ils mangent. Il faut faire ceci, il faut faire cela avec l’argent. Ventre affamé n’a point d’oreilles », dit ce parent d’élève.

Le ministre de l’Enseignement Anatole Collinet Mackosso a fait la ronde de quelques écoles de Brazzaville et a fait le constat suivant : « La rentrée a lieu, timidement mais assurément. »

« Les Lamentations congolaises » de Florent Richard Onina

Parue cette année aux éditions Edilivre, l’œuvre est portée par un élan nationaliste à travers cinq chants et divers thématiques comme la guerre, le pouvoir, l’espoir, la paix ou encore l’amour d’un compatriote pour sa patrie.

La première œuvre poétique de l’écrivain congolais, Florent Richard Onina, est une adjuration pour le futur proche et à venir du Congo. Elle est aussi une prière de l’auteur pour l’âme de la nation congolaise.

Dans ses lamentations, Florent Richard Onina peint l’état de la ville de Brazzaville, en particulier, et du Congo, en général. Sous la formule du livre biblique des « Lamentations de Jérémie », le poète se remémore les événements douloureux que sa patrie a connus lors de la guerre du 5 juin 1997 car il en a été témoin oculaire et veut offrir, à travers ce recueil de poèmes, l’espoir au milieu du désespoir.

Dans le chant premier, le poète lance un cri de douleur et d’étonnement ou de désolation sur sa ville natale, Brazzaville, qui a perdu son éclat et sa beauté. De même, dans un duo quasi inséparable, de l’inquiétude et de l’enthousiasme, Florent Richard Onina ne cesse d’exprimer son amour toujours constant pour son pays. Cet amour, il l’assimile à son amour pour l’écriture.

Dans le chant deuxième, il s’adresse au Congo et à la guerre qui l’a surpris. C’est une interpellation sur l’état de la nation. Le chant troisième décrit les différentes villes où ces événements se déroulèrent et leurs implications dans la guerre. Le chant quatre relate, quant à lui, la série des rétributions qui survinrent comme conséquence à la fin de la guerre. Enfin, le chant cinq est une sorte d’épopée sur la mort et la victoire de l’amour inconditionnel sur cet ennemi redoutable. « Les lamentations congolaises » pleurent donc, à la fois la chute de la ville de Brazzaville lors de la guerre du 5 juin 1997 et donne une réprimande de l’instruction et de l’espoir à ses survivants.

Par le biais de ces chants cinq poétiques, l’auteur des « Lamentations congolaises » entend aider le lecteur et le compatriote à apprendre une leçon du passé pour mieux construire l’avenir.

Mack Milla : « Nous ne sommes pas différents des autres »

Mack Milla Gerdha a été couronnée miss lors de la première édition de Miss albinos, organisée le 16 septembre à Brazzaville. Ayant pour but de décomplexer la jeune femme albinos, ce concours de beauté a mis la lauréate en lumière.

Qui est Mack Milla ?

Mack Milla Gherda Vaillance (M.M.G.V.) : Agée de 18 ans, je suis élève en classe de terminale D. Issue d’une famille élargie, je suis née et j’ai grandi au Congo-Brazzaville où j’y réside actuellement.

Qu’est ce qui a motivé votre participation à cette aventure de Miss albinos ?

Etant albinos, j’étais d’office éligible mais je n’étais pas aussi partante que ça car je craignais la défaite. Au final, c’est mon entourage qui m’a encouragée et c’est à lui que je dédie ma victoire.

Comment s’est passée la préparation pour cette compétition ?

Elle s’est bien déroulée car nous avions à notre disposition des coachs qui nous ont enseigné tout un tas de choses, en vue d’affronter sereinement la compétition. Vu le nombre que nous étions, à peine sept, la compréhension et les échanges étaient assez fluides. Pour ma part, j’ai énormément appris, surtout en matière de communication en public et en gestion de stress.

Vos parents sont-ils aussi albinos comme vous ?

Non. Mes parents sont de peau noire et, d’ailleurs, je suis la seule parmi mes frères et sœurs à être albinos. Toutefois, dans la famille il y a des antécédents d’albinisme.

Quel regard avez-vous des autres par rapport à votre différence de couleur de peau ?

A la fois bon et mauvais. Lorsqu’on est accepté, il n’y a pas de mal à cela mais lorsqu’on est marginalisé, c’est là que ça crée des frustrations. Et nous, albinos, sommes tout le temps confronté à cette mauvaise foi, plus d’une fois dans nos vies alors que nous ne sommes pas différents des autres qui nous rejettent. Ainsi, petite, j’avais peu d’amis et ma meilleure amie c’était la télévision.

Comment participez-vous dans la lutte contre la discrimination et la stigmatisation faites aux albinos ?

Ce n’est pas beaucoup mais je suis membre d’une association et d’une fondation qui apportent de l’aide socio-humanitaire aux albinos, petits comme grands. Plus tard, j’aspire à contribuer financièrement dans l’aide médicale des albinos.

Quelles sont vos ambitions ?

J’aspire lutter contre la délinquance juvénile et aider les personnes avec handicap dont les albinos, surtout au regard des problèmes de vue, de peau et de discrimination dont ils endurent. Cela demande énormément de moyens, j’en suis consciente. Mais je me battrai pour les voir se réaliser. Aussi, une fois bachelière, je souhaiterai devenir médecin généraliste.

Quelles sont vos passions ?

J’aime énormément la musique, la lecture, le dessin et des émissions éducatives.

Votre religion ?

Je suis chrétienne et j’évolue dans une assemblée de la place.

Journée mondiale du cœur : les infirmiers en formation

Centrée sur les notions de l’hypertension artérielle, la formation qui s’est déroulée le 28 septembre à Brazzaville, était une organisation de la Société de cardiologie du Congo.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale du cœur, la société de cardiologie du Congo a organisé un séminaire de formation au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville. Destiné aux infirmiers et axé sur la pathologie, la formation avait pour but de permettre aux apprenants de renforcer leurs capacités en vue d’une meilleure prise en charge des malades.

Le directeur général du CHU de Brazzaville, Jérémie Mouyokani avait indiqué que « Les cardiologues du CHU-B feront le déplacement de Pointe-Noire pour étendre cette formation là-bas, à l’hôpital Adolphe- Sicé. Nous ne pouvons que nous en réjouir et souhaiter que cette journée de travail soit très efficace et très fructueuse ».

Environ neuf cent soixante-douze millions d’hypertendus étaient recensés à travers le monde, selon le rapport d’une analyse des données statistiques couvrant la période des années 2000. Ce rapport révèle que l ’hypertension artérielle est devenue un problème de santé publique qui tue chaque jour plus d’un Congolais. Dans le pays, une personne sur trois est hypertendue. Le taux de fréquentation au service de cardiologie du CHU-B est de 42%, ont fait savoir les intervenants à ce séminaire.

Ils ont révélé qu’une enquête domiciliaire réalisée en 2004 indique que le taux de prévalence de cette maladie à Brazzaville est de 32,5%. Cette enquête avait concerné à l’époque deux mille cent personnes dont l’âge varie entre 25 et 65 ans.

Les causes de cette maladie, sont entre autre,  le stress, l’obésité, la consommation abusive du tabac, des boissons alcoolisées, le taux de cholestérol élevé, le diabète…

Agenda culture Afrique du 30 septembre au 6 octobre 2018

Après le hip-hop à l’honneur à l’Institut français de Brazzaville, la semaine dernière, la 4e édition du festival BraJazz y prend ses quartiers à partir d’après demain, mardi 02 octobre.

Les Bantous de la capitale, orchestre congolais mythique, formé à la fin des années 1950, seront en concert vendredi. Après un concert, mercredi du groupe de jazz Wakassa, d’une conférence sur le jazz en Afrique et de l’inauguration d’une exposition photographique intitulée Makeda, proposée par Aurore Vinot. Une expo avec des clichés en noirs et blancs de couples qu’on dit mixtes, une manière pour la photographe de questionner l’interculturalité, de parler de mixité sociale et culturelle. Des photos enrichies d’entretiens avec les couples rencontrés en Afrique du Sud, au Congo Brazza, au Liban, en Algérie et ailleurs. Le vernissage, en présence de la photographe, c’est vendredi prochain, pendant le festival BraJazz à Brazzaville.

C’est une page de l’histoire de Madagascar. En 1947, des milliers de personnes se révoltent, sur la Grande Ile, contre l’oppresseur colonial français. Que reste-t-il, aujourd’hui, de cette histoire de résistance ?

C’est la question que s’est posée Marie Clémence Andriamonta Paes, consciente que c’est une histoire encore aujourd’hui refoulée à Madagascar comme en France. Réalisatrice, fondatrice avec le réalisateur César Paes de la boite de production « Laterit », elle consacre alors son dernier film à cet épisode historique : le film s’intitule « Fahavalo », terme malgache qui signifie « ennemi » et par lequel étaient désignés les rebelles de 1947. Elle y rencontre des survivants de 1947, au sein de leurs familles. Une manière aussi de questionner la transmission et l’héritage de ce soulèvement malgache à partir des mémoires individuelles jusqu’à la mémoire collective. Les vieux racontent, recontextualisent la rébellion ; on est en 1947, certains reviennent alors tout juste d’Europe où ils ont combattu auprès des soldats de la métropole française contre les Allemands pour la liberté, et c’est la leur, celle de Madagascar qu’ils exigent désormais. Mais c’est par une terrible répression, des plus violentes avec des exactions abominables, que répond l’État colonial. Cette collecte de témoignages, à travers le documentaire Fahavalo plus de 70 ans après les faits, près de 60 ans après l’indépendance malgache, est une pierre nécessaire à l’édifice de l’histoire. Un travail de mémoire qui s’inscrit dans une continuité certaine avec celui entamé, notamment, par l’écrivain Jean Luc Raharimanana, et le photographe Pierrot Men, avec les livres photo et la mise en scène au théâtre des voix des insurgés dans l’oeuvre « 47 ».

Le film « Fahavalo : Madagascar 1947 » quant à lui, avant la sortie officielle en janvier prochain, est diffusé en ce moment à Madagascar avec une projection prévue à Ambositra mercredi et dans la capitale malgache, Antananarivo, samedi prochain.

Oeuvre d’histoire, de mémoire, matière pour penser l’avenir, c’est aussi le cas du projet de José Youcef Lamine Kaminsky, mieux connu sous son nom de rappeur Rocé.

Cette semaine, Rocé ne sort pas un cinquième album solo de rap, mais divulgue le premier titre de son nouveau projet : « Par les damné.e.s de la terre ». Il s’agit d’une compilation de titres, pour certains inédits, pour beaucoup oubliés, qui racontent des histoires de luttes et de résistances de Nouvelle-Calédonie aux Caraïbes en passant par les pays du continent africain et en Europe. Tous ont été enregistrés entre les années 1969 et 1988 ; nous sommes alors dans la période des indépendances en Afrique, en pleine guerre froide, et par la musique les artistes racontent les luttes d’indépendance, de décolonisation, les luttes ouvrières, l’exil, mais aussi la fraternité, les solidarités, les convergences pour un monde plus juste.

Ce projet musical en français est aussi un nécessaire travail de mémoire ; pour les jeunes générations, nous raconte Rocé ; qu’elles sachent pourquoi elles ont la langue française en partage encore aujourd’hui, et qu’elles connaissent les luttes et résistances de cette époque, celles qui sont rarement écrites dans les livres d’histoire. Ce matin, découvrons donc le premier extrait de ce projet « Par les damnées de la terre », qui sort le 2 novembre. Ce titre est un hommage à Mohamed Maïga, journaliste malien, décédé, empoisonné en 1984 au Burkina Faso, le « pays des hommes intègres », comme vient de le renommer le tout nouveau président Thomas Sankara. Mohamed Maïga était proche du leader politique révolutionnaire Thomas Sankara. Lors de la disparition de son ami, Sankara demande à l’orchestre national des « Colombes de la révolution », de lui rendre hommage.

Congo : Paulin Makaya bloqué à l’aéroport

Après avoir passé trois années en prison, l’opposant voulait quitter le Congo pour rejoindre sa famille, mais il a été bloqué à Brazzaville par la police des frontières, le vendredi 28 septembre.

Vendredi 28 septembre dernier, Paulin Makaya s’est rendu à l’aéroport dans l’objectif de quitter le Congo et rejoindre sa famille. Cet opposant vient de passer trois années dans une maison carcérale de son pays. Mais sa surprise fut grande lorsqu’il a été empêché de voyager par la police des frontières.

Pour Makala, le motif qu’on lui donné est « qu’il n’a pas l’autorisation de sortir du territoire ». Ce que cet opposant dénonce et traite de prétexte « faux-fuyant ». Notons qu’il a présenté son passeport Britannique pour pouvoir sortir du Congo.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zephiryn Mboulou a démenti le motif d’autorisation de sortie. On ne lui a pas refusé de voyager pour ce motif, mais parce qu’il n’a pas présenté son passeport congolais, affirme-t-il.

Pour Raymond Zephiryn Mboulou, les choses sont claires, Paulin Makaya a été arrêté, emprisonné et libéré en tant que congolais et il est également président d’un parti politique congolais. Il peut, dit-il, se présenter à l’aéroport sur l’heure s’il veut avec son passeport du pays et il pourra alors sortir du pays sans aucun problème. « Nous lui demandons la justification de la nationalité, c’est tout », a dit le ministre.

Paulin Makaya a rappelé que le ministre de l’Intérieur n’était pas présent au moment des faits.

« Ils ont même mis en doute mes noms ! Mais c’est gravissime ça, c’est inacceptable », s’emporte l’opposant, qui pense « que l’heure est arrivée pour que ceux qui ont l’effectivité du pouvoir se ressaisissent ».

Paulin Makaya annonce qu’il va se représenter la semaine prochaine à l’aéroport international de Brazzaville pour une nouvelle tentative.

Jcertif 2018 : des centaines de jeunes y prennent part

La huitième édition de cette conférence annuelle fondée sur le développement des TIC, rassemble, depuis le 27 septembre à Brazzaville, une communauté de développeurs, concepteurs de logiciels et d’entrepreneurs congolais et étrangers autour de nouvelles possibilités qu’offre le numérique.

Ouverte par le ministre des Postes, télécommunications et de l’économie numérique, JCertif 2018 poursuit sa vocation de promouvoir et de vulgariser l’économie numérique à travers la formation et l’instauration d’un cadre professionnel d’échange. Après Pointe-Noire, l’année dernière, la communauté Jcertif internationale, en collaboration avec Oracle Corporation et Google, s’associe à l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) ainsi qu’Airtel Congo pour tenir ce nouveau pari sur le thème « Vers les nouvelles possibilités du numérique ».

Une thématique inspirée par l’entrée, depuis plus de deux ans, de nouvelles technologies comme celles concernant l’intelligence artificielle et la réalité augmentée. Les deux concepts, selon Max Bombhel, président de Jcertif internationale, vont faire l’objet de démonstration et de développement d’application pendant les trois jours de la conférence.

« Nous sommes passés des applications dans le téléphone, à celles dans les nuages. En huit ans, nous avons accompagné des milliers de développeurs et inspiré toute une génération », a-t-il soutenu, lors de l’ouverture de la conférence.

Des centaines de jeunes congolais, entrepreneurs, étudiants et professionnels prennent part aux ateliers thématiques, à travers Jcertif conférence et Jcertif university, sur des thèmes variés comme l’intelligence artificielle, le data marketing automation, la transformation digitale, les interfaces naturelles, la machine Learning et bien d’autres. Des formations qui ont lieu grâce aux experts nationaux et ceux venus du Canada, du Cameroun, des Etats-Unis, de la France et de la Côte-d’ivoire.

Pour le ministre de tutelle, Léon Juste Ibombo, Jcertif constitue un cadre idéal pour permettre aux décideurs publics et privés, aux professionnels ainsi qu’au public d’échanger et de partager les expériences dans le domaine du numérique. La conférence, a-t-il souligné, offrira, à n’en point douter, aux entreprises et aux start-up la possibilité de se faire connaître et à assurer leur promotion.

« La promotion et la vulgarisation du numérique ne peuvent en aucun cas être l’apanage du gouvernement. Elles impliquent la participation de tous les acteurs pour accompagner le développement tant souhaité. Cette 8e édition de JCertif vient donc à point nommé », a appuyé le ministre.

Jcertif 2018 se tient grâce à la collaboration de plusieurs acteurs, en l’occurrence la société Airtel Congo. Il y a un an, en effet, cette société signait un partenariat avec l’association Yekolab – qui participe à l’organisation des Jcertif – une formation axée sur le développement des applications mobiles, d’entreprise, du web design et les technologies des objets connectés. En collaboration avec l’Arpce, plus de deux mille jeunes ont été formés et obtenu, l’année dernière, des certifications de participation. C’est dans le cadre de ce partenariat qu’Airtel est sponsor des Jcertif internationales avec l’ambition d’aider la jeunesse à se former dans le domaine des nouvelles technologies.

« Dans le cadre de notre politique de soutien à la formation, à l’intégration professionnelle et la valorisation des métiers dans les domaines porteurs comme les télécoms, notre société entend contribuer au renforcement des capacités des jeunes non qualifiés, à travers ces activités qui encouragent l’entrepreneuriat », a rappelé Benoit Janin, directeur général de la société.