Port autonome de Brazzaville : les occupants des entrepôts révoltés par la hausse des loyers

Une réaction qui survient après la décision des dirigeants de cet établissement public, d’augmenter les tarifs du domaine portuaire.

Les occupants des entrepôts contestent le nouveau plan tarifaire du domaine portuaire. Après des négociations infructueuses avec les dirigeants du port, le collectif des commerçants a saisi le ministère de tutelle qui a demandé aux deux parties de trouver un compromis. Ce plan tarifaire concerne les entrepôts, le terre-plein (les espaces portuaires), les marchandises en transit et surtout les bar-restaurants appelés « boxes ».

Le directeur général du port autonome de Brazzaville, Pierre Bossoto, qui essaye de calmer les tensions, justifie sa nouvelle grille de tarification. Depuis sa création en 2000, a-t-il dit, l’entreprise publique continue d’appliquer les tarifs fixés sous l’ex-ATC (Agence transcongolaise des communications). « À l’époque de l’ATC, le port de Pointe-Noire et le Chemin de fer Congo Océan (CFCO) supportaient le transport fluvial (…) Avec la dissolution de l’ATC, le port est devenu autonome et supporte seul la TVA qui a grimpé », a indiqué Pierre Bossoto.

En réalité, l’entreprise traverse une situation financière et sociale difficile en partie due à la baisse des activités portuaires et à l’arrêt du CFCO. Sa dette fiscale est estimée à plus de quatre milliards de FCFA et la dette sociale a atteint 1,2 milliard. En plus, l’entreprise a perdu une bonne partie de ses domaines suite à une opération de spoliation menée par l’Etat.

Cette mesure tarifaire, à en croire Pierre Bossoto, vise à sauver l’établissement public. « Nos recettes ne proviennent que du trafic et du domaine.  Les recettes de trafic ont chuté à cause de l’arrêt des activités du CFCO. Il ne nous reste que les recettes du domaine que sont les magasins, le terre-plein et les restaurants », a-t- il souligné.

Le directeur général invite ses partenaires à revenir à la table de négociations pour trouver un terrain d’entente. Il s’est dit disposé à discuter avec les occupants afin de définir les modalités de paiement des plusieurs mois de loyers impayés et l’entrée en vigueur du nouveau plan tarifaire. « Quand vous devez à quelqu’un, venez vers lui pour négocier », a enfin lancé Pierre Bossoto.

Eliminatoires CAN 2019: le Congo arrache sa victoire face au Liberia

Le Congo-Brazzaville se replace après leur match avec le Liberia, le jeudi 11 octobre, au stade Alphonse Massemba-Débat de Brazzaville.

Les Diables Rouges ont enregistré leur première victoire face aux Lone Stars du Liberia. Cette rencontre qui a eu lieu hier jeudi 11 octobre, au stade Alphonse Massemba-Débat de Brazzaville, comptait pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, qui se tiendra au Cameroun. Les Diables rouges ont battu à domicile le Liberia (3-1). Le Congo se place en hauteur du Zimbabwe et de la RDC en tête du groupe G.

Cette sélection congolaise avait eu une défaite face au voisin de la RDC (3-1) en juin 2017 et un match nul concédé face au Zimbabwe (1-1) en septembre, le Congo avait besoin d’une victoire, à mi-parcours de ces éliminatoires de la CAN 2019.

Au classement du groupe G, le Congo-Brazzaville respire un peu mieux après ces premières victoires. Les Diables rouges occupent la 3e place avec 4 points (0 de différence de buts), à égalité provisoirement avec le Zimbabwe (+3) et la République démocratique du Congo (+2).

Congo : le ministère de la santé et l’OMS organisent les journées roses

Le lancement d’une campagne intitulée « Octobre rose », consacrée à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein féminin, s’est déroulé le 9 octobre à Brazzaville.

La campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein a été organisée, pour la première fois, aux Etats-Unis d’Amérique, en 1985. Près de dix ans plus tard, en 1994, la France a emboîté le pas. Progressivement, cette campagne est en train de gagner le monde entier.

Voici donc vingt-cinq ans que chaque année, le mois d’octobre est consacré à la sensibilisation au cancer du sein, afin d’attirer une plus grande attention sur cette maladie, de favoriser la prise de conscience et d’accroître le soutien apporté au dépistage précoce et au traitement ainsi qu’aux soins palliatifs.

Dans son discours de circonstance, la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, a souligné qu’aucune famille ne peut se prétendre d’être épargnée de cette pathologie chronique qui entraîne des dépenses énormes de santé qui conduisent à l’appauvrissement de la société. « Devant ce drame, les professionnels de santé, les ONG et les associations doivent plus que jamais intérioriser la déclaration du président de la République qui, avec ses qualités de visionnaire, situait déjà la santé comme une urgence dans le système de santé résilient que nous souhaitons dans tous les fronts pour une réponse efficace et efficiente contre toutes ces maladies », a-t-elle rappelé.

Intervenant à son tour, le représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, Ray Mankélé, a déclaré : « Il y a chaque année près de 1,38 million de nouveaux cas et 458 000 décès dus au cancer du sein. C’est de loin, le premier cancer chez la femme à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement. L’incidence du cancer du sein progresse régulièrement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire du fait d’une plus longue espérance de vie, de l’augmentation de l’urbanisation et de l’adoption des modes de vie occidentaux ».

Au Congo, rappelons-le, les données du registre du cancer de Brazzaville renseignent que de 2014 à 2015, 1447 Congolais étaient atteint de cette maladie. Ce même registre apprend aussi qu’en 2016, six cent douze cas ont été répertoriés parmi lesquels dix-huit ont été découverts au cours d’un acte d’autopsie, c’est-à-dire trop tard. Parmi tous ces cas, les spécialistes affirment que les femmes présentent des cancers gynécologiques des mamelles, notamment ceux du sein à hauteur de 48%, et du col utérin avec 33%. Si jadis ces cancers ne touchaient que les sujets de plus de 40 ans, aujourd’hui les statistiques indiquent que même les femmes de moins de 30 ans sont concernées par les cancers du sein et du col de l’utérus.

George Weah à Brazzaville

Le président libérien, George Weah, est arrivé mardi à Brazzaville, pour suivre le match Congo-Liberia ce jeudi 11 octobre au stade Alphonse-Massamba-Débat.

Ce jeudi 11 octobre, le Congo sera face au Liberia, au stade Alphonse-Massamba-Débat. Le président libérien, George Weah, est arrivé mardi 09 octobre à Brazzaville, pour assister à cette rencontre.

Le Congo a besoin ce jeudi à domicile d’une victoire pour non seulement effacer la contre-performance contre le Zimbabwe mais aussi pour relancer ses chances de qualification à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019.

Lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match, le 10 octobre à Brazzaville, le sélectionneur des Diables rouges, Valdo Candido a reconnu qu’une nouvelle contre-performance de ses poulains, ce 11 octobre au stade Alphonse-Massamba-Débat, les mettra hors course.

Aussi a-t-il assuré que la composition de son équipe pour ce match face au Liberia sera différente de celle qui a joué contre le Zimbabwe.

Nyanga : un trafiquant de drogue congolais tué par des gendarmes gabonais

François Bounzana, 30 ans, essayait d’échapper à la police avec une quantité importante de chanvre indien.

Dans la soirée du samedi 06 octobre, les gendarmes gabonais ont abattu un trafiquant de drogue congolais. L’opération s’est déroulée au village Ngongo, près de Nyanga dans le Niari (sud) en République du Gabon. Celui-ci détenait une quantité importante de chanvre indien.

Agée de 30 ans, le jeune François Bounzana, avait déjà reçu plusieurs sommations. Il a essayé de fuir et a réussi de traverser la frontière gabonaise pour se retrouver sur le territoire congolais. Les gendarmes ont été contraint de tirer trois balles de sommation de leurs armes de service dont l’une a touché le prévenu causant son décès après son transfert à l’hôpital.

Selon les informations données par la police, la dépouille a été déposée à la morgue municipale de Dolisie pour besoin d’autopsie, et des investigations et enquête se poursuivent sous la supervision du parquet.

Les habitants de Jacques-Opangault informés du projet d’aménagement de leur principale voie d’accès

L’ONG Mouvement électoraliste et écologique pour l’émergence du Congo (MEEEC), que préside Rodrigue Koumou, a entretenu, le 7 octobre à Brazzaville, la population du quartier, dans le neuvième arrondissement Djiri, sur le projet de construction de la voie Nkombo-Jacques-Opangault allant de la rue Bohoulou à l’avenue des ambassadeurs.

L’enjeu pour le président Rodrigue Koumou a été d’informer ses concitoyens des démarches faites par son ONG auprès du ministère de l’Aménagement du territoire et de la délégation générale aux Grands travaux. Il a indiqué que le projet a été soumis au cabinet du ministre depuis le 5 mai 2017.

En attendant l’aboutissement de ce projet, il a interpellé l’auditoire sur la possibilité de prévenir les érosions dans les zones à risque, attirant par la même occasion l’attention des pouvoirs publics sur l’ampleur du phénomène de glissement de terrain.

« Il nous faut des réponses adaptées, surtout que nous sommes à l’orée de la période des pluies », a déclaré Rodrigue Koumou. Le président du MEEEC a soutenu les actions du maire de Brazzaville, Roger Christian Okemba, qui milite pour la rénovation du quartier Jacques-Opangault.

Arménie: le Congo aux assises de la Francophonie

La République du Congo prendra part à la 17ème conférence de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les 11 et 12 octobre à Erevan en Arménie.

La délégation congolaise sera conduite par son président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Le chef de l’Etat congolais quitte le Brazzaville, ce mercredi 10 octobre, pour la capitale arménienne où il participera, aux côtés de ses pairs, au sommet de la Francophonie.

Le thème de cette conférence est : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité dans l’espace francophone ». Les assises seront consacrées à l’élection du secrétaire général de l’organisation. Un poste qu’occupe actuellement, Michaelle Jean, convoité par l’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

Ce sera aussi l’occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone de se pencher sur les crises qui minent certains Etats membres et d’évaluer les processus de consolidation de la démocratie.

Notamment dans la sous-région d’Afrique centrale, la République démocratique du Congo est sous les projecteurs de l’actualité, au regard des élections générales prévues le 23 décembre prochain. Dans ce processus, si la décision prise par le président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat est considérée comme un signe de décrispation salutaire, l’utilisation des machines à voter lors de ces élections continue d’animer la controverse.

Il en est de même de la République centrafricaine, toujours confrontée à l’insécurité des groupes armés, avec des effets certains sur la cohabitation entre les communautés chrétienne et musulmane. On peut dire autant du Burundi qui peine à relancer le dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, après la contestation par cette dernière du référendum du 17 mai 2018. La situation du Cameroun pourrait aussi être soulevée par les dirigeants de l’OIF.

Congo: les ex-agents de l’ex-ONPT reclament leurs pensions de retraite

Depuis lundi 08 octobre à Brazzaville, ces anciens travailleurs de l’ex-Office national des postes et télécommunications, ont entamé leur deuxième semaine de concerts de casseroles pour se faire entendre.

Ce sont 1200 anciens employés de l’ex-Office national des postes et télécommunications (ONPT), qui réclament leurs droits sociaux.  Ceux-ci demandent au gouvernement congolais la prise en charge de leurs pensions de retraite et le paiement d’une créance due à leur mutuelle.

Ils auraient selon eux épuisé toutes les voies de recours possible, ce lundi 08 octobre, ils ont entamé leur deuxième semaine de concerts de casseroles en plein centre-ville de Brazzaville pour attirer l’attention des autorités.

« Ca fait neuf ans que la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) ne prend pas en charge nos pensions de retraite, parce que d’après le directeur général de la CNSS, l’ex-ONPT n’avait pas versé ses cotisations sociales entre 2003 et 2009. Ces cotisations sont chiffrées à 15 milliards de francs CFA (plus de 22,8 millions d’euros). A part le problème de la CNSS, il y a aussi une créance que nous réclamons depuis la liquidation de l’ONPT. C’est une créance de 580 millions de FCFA (plus de 884 000 euros) que l’Etat a reconnue dans le plan social et devrait reverser aux ex-travailleurs. Nous réclamons cette créance à cor et à cri », détaille Gilbert Idoli, le président de leur collectif.

Ces ex-travailleurs ont promis d’arrêter leur mouvement seulement après une entière satisfaction de leurs revendications.

Congo: menace d’une nouvelle grève au CHU de Brazzaville

La Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (FENASAS) avait émis un préavis de grève avec pour date butoir le 12 octobre, l’inquiétude se fait ressentir au sein de la population à l’approche de cette date.

L’inquiétude monte au sein de la population de Brazzaville. Au cours de son assemblée générale du 2 octobre dernier, la Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (FENASAS) avait émis un préavis de grève avec pour date butoir le 12 octobre. À l’approche de cette date, l’inquiétude monte auprès des Brazzavillois et surtout des malades internés au CHU avec des pathologies lourdes.

Personne n’a jamais dressé le bilan humain de la dernière grève observée au CHU de Brazzaville. Il va s’en dire qu’en l’absence de tout service minimum avec une quasi fermeture de tous les services, ce fut une véritable hécatombe.

La FENASAS assure qu’une fois déclenchée, la grève serait illimitée et sans service minimum, ce jusqu’à la satisfaction de ses revendications qui tiennent entre autres, au départ de tous les directeurs généraux des hôpitaux, ainsi que le payement bloqué de 3 mois d’arriérés de salaires.

Même si les autres syndicats de la santé n’épousent pas l’option d’une « grève sauvage » comme la précédente, il va s’en dire qu’un arrêt de travail en milieu hospitalier, quelles qu’en soient les proportions, désorganise les prestations de soins vis à vis des malades. Et les conséquences s’en ressentent en un bilan macabre.

Alors qu’une grève est déjà observée en sourdine au niveau des établissements de collectes de sang, rendant rare ce produit si précieux, et ayant arrêtée nette une campagne volontaire de don de sang à laquelle souscrivaient pourtant les populations, la grève du CHU de Brazzaville risque de porter l’estocade à une population déjà meurtrie.

C’est désormais aux pouvoirs publics d’arrêter à temps, cette machine infernale de destruction massive qu’est la grève en milieu hospitalier, tel le CHU.

Les étudiants de l’ESCG se sentent abandonnés

Depuis le 24 septembre dernier, ils disent n’avoir reçu aucun soutien, aucune proposition, aucune information.

Les étudiants de l’École Supérieure de Communication et de Gestion ont appris, il y a deux semaines que l’établissement privé qu’ils fréquentaient jusque-là, fermait définitivement ses portes. Une annonce brutale, via les réseaux sociaux et qui s’accompagnait alors d’une promesse de trouver une solution pour la centaine d’étudiants concernés. Depuis, ils n’ont rien vu venir, alors ce lundi, ils ont décidé de se rendre au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur pour lui faire part de leur découragement et parfois de leur colère.

Lors de la fermeture de l’école, certains étaient sur le point de terminer leur cursus. C’est le cas de Vicente, originaire du Congo-Brazzaville, : « J’ai passé mes deux derniers examens début septembre et depuis, impossible de savoir si je les ai réussis, si j’ai mon diplôme ou même si je l’aurai un jour! « 

Des années d’études sans valeur?

Comme elle, ils sont une vingtaine à espérer un rendez-vous avec le ministre ou l’un de ses collaborateurs. Leurs panneaux blancs traduisent leur inquiétude « Ceci n’est pas un diplôme, juste du blanc, comme nos études à l’ESCG? ». Des années d’études sans valeur? C’est bien la crainte de ces étudiants, souvent d’origine africaine. L’ESCG, en effet, dispensait un enseignement privé, non-reconnu par la Communauté Française. Plusieurs étudiants ont, depuis, tenté de s’inscrire dans les établissements reconnus. Mais là, problème! Ils ne peuvent valoriser les années déjà terminées. Il faudrait donc recommencer en première année.

Une perspective impensable pour Aminata. Cette étudiante reproche aux autorités d’avoir laissé fonctionner l’école pendant plus de vingt ans et d’avoir délivré des visas pour que des étudiants étrangers y soient formés, tout en se lavant les mains maintenant que l’école a fermé.

En fin de matinée, les étudiants de l’ESCG ont finalement été reçus au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur. Ils attendent à présent des propositions concrètes et un peu de compréhension pour que leurs années d’études et les milliers d’euros dépensés, aient pas servis à rien.