Société › Education

Les étudiants de l’ESCG se sentent abandonnés

Depuis le 24 septembre dernier, ils disent n’avoir reçu aucun soutien, aucune proposition, aucune information.

Les étudiants de l’École Supérieure de Communication et de Gestion ont appris, il y a deux semaines que l’établissement privé qu’ils fréquentaient jusque-là, fermait définitivement ses portes. Une annonce brutale, via les réseaux sociaux et qui s’accompagnait alors d’une promesse de trouver une solution pour la centaine d’étudiants concernés. Depuis, ils n’ont rien vu venir, alors ce lundi, ils ont décidé de se rendre au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur pour lui faire part de leur découragement et parfois de leur colère.

Lors de la fermeture de l’école, certains étaient sur le point de terminer leur cursus. C’est le cas de Vicente, originaire du Congo-Brazzaville, : « J’ai passé mes deux derniers examens début septembre et depuis, impossible de savoir si je les ai réussis, si j’ai mon diplôme ou même si je l’aurai un jour! « 

Des années d’études sans valeur?


Comme elle, ils sont une vingtaine à espérer un rendez-vous avec le ministre ou l’un de ses collaborateurs. Leurs panneaux blancs traduisent leur inquiétude « Ceci n’est pas un diplôme, juste du blanc, comme nos études à l’ESCG? ». Des années d’études sans valeur? C’est bien la crainte de ces étudiants, souvent d’origine africaine. L’ESCG, en effet, dispensait un enseignement privé, non-reconnu par la Communauté Française. Plusieurs étudiants ont, depuis, tenté de s’inscrire dans les établissements reconnus. Mais là, problème! Ils ne peuvent valoriser les années déjà terminées. Il faudrait donc recommencer en première année.

Une perspective impensable pour Aminata. Cette étudiante reproche aux autorités d’avoir laissé fonctionner l’école pendant plus de vingt ans et d’avoir délivré des visas pour que des étudiants étrangers y soient formés, tout en se lavant les mains maintenant que l’école a fermé.

En fin de matinée, les étudiants de l’ESCG ont finalement été reçus au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur. Ils attendent à présent des propositions concrètes et un peu de compréhension pour que leurs années d’études et les milliers d’euros dépensés, aient pas servis à rien.


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Publié le 01.09.2020

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