Brazzaville : plusieurs artistes africains sur scène du festival Ony music

La première édition de la manifestation aura lieu le 29 septembre, sur l’esplanade du Palais des congrès.

Samedi 29 septembre, la ville de Brazzaville va abriter le festival Ony music. Un évènement qui connaîtra la participation de plusieurs artistes venus de différents pays d’Afrique.

Il s’agira, entre autres, pour le Cameroun, de Blanche Bailly et Shura ; Shan’L La Tieza, du Gabon ; Iba Montana et Gamezi Palace, du Mali ; Yoro Swag de la République démocratique du Congo (RDC) ; et des artistes locaux, à l’instar de Trésor Mvoula ; Youyou Mobangué ; Marvy M’vila ; David Chakalewa ; DJ Boogie Black ; Biz Ice ; Dj Migo One et Mixton de Pointe-Noire. Ce sera aussi une occasion pour les jeunes talents de se démarquer, en première partie des prestations.

Pour cette première édition du festival Ony music, l’argent encaissé pendant ce concert servira à l’achat des fournitures scolaires qui seront remises aux orphelins.

« Nous invitons vivement et chaleureusement tous les Congolais à venir massivement partager cette belle fête africaine. Les tickets sont vendus au prix standard de 5 000 FCFA mais pour les VIP, ça donne droit à certaines commodités que nous avons mises en place », a expliqué le chargé de projet chez Ony-production sur le festival Onymusic, Jules Tchimbakala alias Tim’S.

Cet évènement organisé en marge de la rentrée scolaire, après Brazzaville, se déportera à Pointe-Noirele 06 octobre prochain.  Ce sera aussi l’occasion pour ces artistes de communier avec la population de cette partie du Congo.

Jules Tchimbakala a, précisé qu’Ony production, qui vient d’arriver dans le paysage culturel congolais, ambitionne de faire une place dans le milieu culturel congolais.

Pour la réussite de ce festival, Ony music travaille actuellement avec le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture, une organisation non gouvernementale qui oeuvre avec différents organismes qui soutiennent les enfants, les orphelinats et les centres d’accueils des enfants en situation de rupture. Cette ONG s’occupe de mettre Ony music en relation avec toutes ces structures afin de les permettre de couvrir le plus grand nombre d’orphelins, de façon que certains d’entre eux ne puissent pas manquer de fournitures à la veille de la rentrée.

Par ailleurs, pour les fêtes de fin d’année, Ony music compte faire une grosse production avec une star internationale américaine.

Recettes fiscales : le gouvernement congolais veut expérimenter le système électronique

Ce nouveau modèle de timbre faciliterait le suivi et le contrôle de paiements des taxes, des impôts ou des amendes.

Le gouvernement congolais entend mettre instaurer des timbres électroniques. Ceux-ci faciliteront le suivi et le contrôle de paiements des taxes, des impôts ou des amendes.

L’objectif de cette réforme, selon le directeur de cabinet du ministre des Finances et du budget, Henri Loundou, est de mettre en place un système électronique pour dématérialiser et automatiser la collecte des recettes de timbre. Notons que l’étude de faisabilité est déjà finalisée de même que le cahier de charges.

Le lancement de ladite l’opération est prévu dès le 31 décembre prochain. C’est une étape vers la dématérialisation des timbres fiscaux en papier au Congo. L’initiative est du ministère des finances.

Le comité de pilotage des réformes, s’est réuni le 21 septembre à Brazzaville, et a planché sur le projet « automatisation du timbre ». Ce projet avance difficilement avec à peine 10% des réalisations attendues, de quoi susciter les interrogations des membres du comité.

D’autres réformes sont également en cours d’exécution, cependant, mieux avancées, notamment l’interconnexion des services des impôts et des douanes. Les travaux de l’extension se font à partir des centres de Brazzaville et de Pointe-Noire. Le projet est jugé primordial par les partenaires du Congo, dont la Banque mondiale, qui en assure la facilitation.

Un nouveau site de formation est créé à cet effet sous l’initiative les cadres à l’usage des services numériques et essayer de vulgariser ces réformes. « La formation en ligne permet de faciliter l’accès à toutes les administrations », a indiqué Guy Noël Londongo, le directeur du système de l’information auprès du ministère des Finances et du budget.

Congo : Aerco a formulé la demande de certification des aéroports

C’était au cours d’une réunion entre Aerco et l’Agence nationale de l’aviation civile lundi 24 septembre, à Brazzaville.

Le processus de certification internationale des aéroports du Congo est lancé. Les structures aéroportuaires concernées en premier lieu sont Brazzaville et Pointe-Noire, ouvertes à la circulation aérienne internationale.

Le directeur général d’Aerco, Jean Michel Ratron, a mis à la disposition de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) la demande de certification. Il l’a fait après une réunion entre les deux parties visant notamment à évaluer les contours liés à la procédure, les responsabilités des unes et des autres, le niveau atteint dans cette démarche y compris.

Les éléments constitutifs cette demande formelle déposée par Aerco sont entre autres, le formulaire du certificat d’aérodrome, le manuel d’aérodrome contenant les dix-sept procédures obligatoires, le plan d’urgence, le programme de sûreté de l’aéroport, les fiches d’obstacles.

« Il y a des critères qui sont fixés par l’Organisation internationale de l’aviation civile qui porte à la fois sur les installations, les procédures de la gestion, de la sécurité et de la sûreté de manière à ce que les passagers qui utilisent les plates-formes aéroportuaires puissent voyager sans problème au plan national et international », a indiqué le directeur général d’Aerco.

Jean Michel Ratron a précisé que « Les compagnies aériennes internationales ne viendraient pas à Brazzaville ou à Pointe-Noire si elles n’étaient pas certaines de la sûreté et de la sécurité de ces aéroports. La certification ne vient que pour couronner cette sûreté ou cette sécurité ».

Le directeur général de l’Anac, Serge Florent Dzota, pour sa part, a dit : « Nous allons veiller à la réussite de ce processus de certification. Un grand travail vient d’être fait sur les supports entre les deux parties. Le reste du travail est lié aux inspections, audits, la formation, etc. », a-t-il dit.

Joseph Kignoumbi-Kia-Mbougou accuse l’opposition de s’associer à la majorité présidentielle

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le 22 septembre à Brazzaville, le président du parti « La Chaine » a accusé la famille politique conduite par Pascal Tsaty-Mabiala d’être de connivence avec la majorité présidentielle.

Joseph Kignoubi-Kia-Mboungou a été face à la presse pour « porter son regard sur la situation nationale actuelle». A cette occasion, il a abordé, dans son mot liminaire, plusieurs questions, entre autres, son analyse du message à la nation du chef de l’Etat, le 14 août dernier à l’occasion de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Congo; l’incapacité, selon lui, du gouvernement à mettre en oeuvre les mesures radicales pour sortir le Congo de la crise actuelle; la lutte contre les antivaleurs et la connivence affichée de l’opposition dans son ensemble avec la majorité constitutionnelle. Parlant justement de cette connivence, le président de La Chaîne a déclaré: « Nous la dénoncions dans notre conférence de presse du 30 juin 2018, pourtant certains Congolais et même certains d’entre vous disaient de nous que nous étions mauvais joueurs. Aujourd’hui, incontestablement, les faits nous donnent raison puisque Pascal Tsaty-Mabiala, lors de ses prises de parole publiques et même lors du débat sur le Plan national de développement (PND) 2018-2022, l’ayant pourtant combattu a conclu en disant, l’opposition entend accompagner le gouvernement, elle vote donc la loi sur le PND ».

Selon Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou, un opposant n’accompagne pas un gouvernement qu’il combat. Pour le cas d’espèce, le soutien de Pascal Tsaty-Mabiala au gouvernement est désormais indéfectible, a-t-il soutenu, estimant que cela est au mépris même de l’une des dispositions de la loi portant statut de l’opposition qui stipule qu’un parti est dit de l’opposition s’il ne soutient pas l’action du gouvernement. Il a dit n’avoir pas signé le mémorandum du 23 juin dernier.

Le président de La Chaine est en outre revenu sur le message du chef de l’Etat du 14 août dernier. Un message qui, d’après lui, n’a rien apporté de concret pour satisfaire tant soit peu les attentes des Congolais qui étaient si nombreux à espérer entendre des annonces politiques courageuses, dans le sens de la décrispation totale et sincère du climat politique, social, économique et financier national.

Abordant ce qu’il a appelé l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre les mesures radicales de sortie de crise, Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou s’en est pris au Premier ministre, chef du gouvernement. Il a indiqué qu’en dépit de l’étendue de ses pouvoirs, « le Premier ministre reste incapable et manque de courage politique pour engager les mesures radicales qui amèneraient le pays sur la voie de l’ajustement et conclure, dans les meilleurs délais, un programme d’aide avec le Fonds monétaire international».

Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou a également rejeté l’idée d’un énième dialogue politique inclusif que reclameraient certaines officines. A ce sujet, il a laissé entendre: « L’opposition parlementaire et extra parlementaire le réclame à cor et à cri comme si nous n’en avions jamais tenu et comme si cet énième dialogue serait la thérapeutique aux maux qui minent notre pays ». A en croire le président de La Chaîne, cette réclamation ne serait qu’une occasion pour les membres de l’opposition et de la majorité de se distribuer « des rôles qui aboutiront ni plus ni moins qu’à la formation d’un gouvernement d’union nationale en vue de l’élaboration d’un éventuel nouveau projet constitutionnel ».

Donnant son point de vue sur la lutte contre les antivaleurs, le président de La Chaîne se dit ne pas être convaincu de la volonté des pouvoirs publics de s’attaquer à ces fléaux. Aussi a-t-il dénoncé la dissolution de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude lors du Conseil des ministres tenu le 20 septembre. « Au fond, derrière cette levée de boucliers, tout le monde (particulièrement le gouvernement) a peur que toute la haute administration publique congolaise soit éclaboussée dans des scandales qui en réalité n’épargnent personne», a-t-il affirmé.

Le spectacle « Jazz et vin de palme » met la clé sous le paillasson

La cérémonie de la Compagnie Cap Congo a eu lieu à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville.

Le spectacle « Jazz et vin de palme », qui s’est tenu à l’institut français du Congo (IFC), a permis à Vesna, Karel, Luc, Juvet et Mael de livrer un spectacle pour le plaisir des amoureux du jazz. Ces artistes ont revisité le répertoire du jazzman et écrivain d’Emmanuel Dongala qui parle beaucoup de modernité et de tradition.

Le choix du nom « Jazz et vin de palme » n’est pas anodin, il fallait faire de la danse avec un texte qui accompagne ce qui devrait se passer sur scène. Ce choix a obéi au contenu du texte et à la notoriété de l’écrivain Emmanuel Dongola, qui a influencé plusieurs autres jeunes artistes.

Le spectacle « Jazz et vin de palme », est le projet phare de la compagnie Cap Congo constituée de cinq articles.  Le projet sera présenté également à Pointe-Noire, le 22 octobre.

Pour rappel, la Compagnie Cap Congo est créée en octobre 2017 à la suite d’une formation de danse contemporaine.

Afrique centrale : le pont Brazzaville-Kinshasa refait surface dans les projets d’aménagement

Le dossier est revenu sur la table d’un forum sur les projets ambitieux de grands aménagements pour l’Afrique Centrale, jeudi 20 juillet 2018.

Le pont reliant Brazzaville-Kinshasa sur le fleuve Congo a été l’un des projets qui a été évoqué lors du forum sur les projets ambitieux de grands aménagements pour l’Afrique centrale.

« Les études sont terminées, on est à la mise en place du financement pour passer à la phase des travaux », a déclaré à la presse un haut-responsable du Congo-Brazzaville, Blaise Onanga, lors de ce forum à Kinshasa « Expo Béton » sur l’aménagement du « Corridor Ouest » de l’Afrique.

Le projet est en fait un pont « route-rail » Brazzaville-Kinshasa, avec prolongation du chemin de fer jusqu’à Ilebo (centre de la RDC), ont précisé les intervenants.

« Le projet date de Mobutu », a lancé sceptique dans la salle un intervenant, en référence à l’ancien dictateur du Zaïre (1965-1997), pays devenu aujourd’hui la RDC.

L’idée d’un pont Brazzaville-Kinshasa s’inscrit dans un projet plus vaste de « Corridor ouest » de routes et de ports pour plusieurs pays (RDC, Congo-Brazzaville, Angola, Gabon, Centrafrique…).

« Le point de blocage pour la circulation nord-sud et est-ouest sur le continent, c’est l’Afrique centrale », a rappelé Blaise Onanga.

Le directeur général de l’entretien routier au ministère de l’Equipement précise qu’ »Un dossier d’appel d’offres est mis en place ». Celui-ci n’a pas précisé le coût du projet qui selon lui est encore « confidentiel » et les experts de la République Démocratique du Congo y travaillent.

« On va le faire financer par la coopération avec la Chine », a précisé de son côté le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende. « Nous attendons son financement dans les 60 milliards de dollars que la Chine a rendu disponibles pour l’Afrique, comme l’a annoncé récemment le président Xi Jinping ».

Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches du monde – si l’on excepte Rome et la Cité du Vatican – sont séparés par 2,5 à 4 km de fleuve Congo.

Le ministère de la promotion de la femme fait un don à l’association Energie-Patriotique

La dotation a été remise le 18 septembre par la ministre Inès Bertille Nefer Ingani, au cours d’une cérémonie dans la salle de conférence de l’école paramédicale Jean-Joseph-Loukabou de Pointe-Noire.

Le don offert est composé de quinze kits constitués chacun d’un casque à vapeur, un casque ordinaire, un fauteuil, un lave-tête et des tondeuses. Il permettra de former des jeunes filles mères, déscolarisées et désœuvrées qui ont été sélectionnées pour bénéficier d’une formation gratuite en coiffure d’une durée de six mois à plus. Celle-ci sera assurée par le centre de formation de l’association Energie-Patriotique et leur permettra d’intégrer la vie active en vue de leur autonomie.

Outre la coiffure, d’autres thématiques seront développées au cours de la formation pour renforcer leurs connaissances. Elles porteront notamment sur la santé sexuelle et productive, la lutte contre les violences fondées sur le genre, le renforcement du rôle et de la place des femmes dans l’économie et l’emploi.

Le don remis par Ines Bertille Nefer Ingani a été reçu par Aurore Eve Ibara, présidente de l’association Energie-patriotique, une organisation qui promeut la citoyenneté et la réinsertion socio professionnelle des femmes. Pour garantir son bon usage  afin qu’il serve aux générations futures et la qualité de la formation (suivi et inspections pour un bon résultat), un protocole d’accord a été signé, au cours de la cérémonie, entre le ministère de la Promotion de la femme représenté par Félicité Méno Diop Tchiloumbou, directrice départementale de la Promotion de la femme, et l’association Energie-Patriotique par sa présidente qui a pris l’engagement de « mettre à disposition une formation adéquate pour une meilleure insertion socio-professionnelle des apprenantes».

Interdiction d’entrée de vingt-deux indiens en territoire congolais

Ils étaient constitués d’hommes et de femmes, et tous avaient leurs visas qui leurs avaient été délivrés par le consulat du Congo au Cameroun.

Depuis le 15 septembre dernier, vingt-deux indiens tentent d’entrer en territoire congolais, par la localité de Tala-Tala. Le 17 septembre, ceux-ci ont été refoulés vers le Cameroun, leur lieu de provenance, par les services d’immigration du département de la Sangha.

Ces indiens sont venus du Cameroun à bord d’une pirogue, dénommée «Air Moukounounou»-Moukounounou est le nom d’une localité camerounaise-et sont arrivés à Ouesso dans la nuit du 16 au 17 septembre.

Leur grand nombre a poussé les services d’immigration à vouloir connaître le mobile de leur arrivée au Congo. Selon eux, ils souhaiteraient prospecter le marché de vente des mèches de cheveux.

Une raison peu convaincante pour les services d’immigration, qui ont décidé de refuser l’entrée des vingt-deux Indiens au Congo.

Examens d’Etat 2018 : les meilleurs élèves récompensés

Ils étaient environ quatre-vingt-trois élèves qui se sont distingués au baccalauréat, Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et au Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE).

C’est le 14 septembre que la troisième édition de l’émulation scolaire, organisée par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, s’est tenue. Cette cérémonie vise, entre autres, à récompenser les meilleurs élèves par cycle afin de créer un effet d’entraînement chez les autres. L’autre volet de cette activité devenue une tradition depuis trois ans consiste à identifier les élèves éprouvant quelques difficultés afin d’améliorer leur prise en charge et les amener à un niveau de compréhension qui freinerait leur décrochage scolaire.

Ainsi, parmi les récipiendaires, il y a le jeune Helder Précieux Mboungou du lycée interdépartemental de Ouesso, dans la Sangha, qui a obtenu une moyenne de 16,01 au baccalauréat, avec la mention Très bien. Il s’agit, en effet, d’une première au Congo, depuis l’indépendance. Au BEPC, c’est l’élève Chrishna Cardie Bassoukissa du lycée d’excellence de Mbounda, dans le Niari, qui a occupé la première place avec 17,72. Quant au CEPE, la meilleure performance a été réalisée par Amour Mikala Nzengui de l’école primaire d’Itsali B à Mfilou, Brazzaville, qui a engrangé 116 points sur 130, soit une moyenne de 8,92.

Outre les meilleurs des meilleurs, le gouvernement a aussi pensé aux vingt-deux autres élèves ayant obtenu des bonnes moyennes au CEPE et en alphabétisation ou rescolarisation dans chaque département. Au BEPC, des prix spéciaux comprenant des diplômes d’honneur, des ordinateurs portatifs, des dictionnaires et kits scolaires ont été décernés aux dix-huit meilleurs dont les plus jeunes brevetés de l’année (fille et garçon) ; les brevetés les plus âgés et au meilleur en post-alphabétisation. S’agissant du baccalauréat, quarante-deux élèves ayant obtenu la mention Bien ont reçu des prix d’encouragement.

La République reconnaissante a également décerné des prix spéciaux aux plus jeunes bacheliers (fille et garçon) et aux plus âgés. Dans le lot des récipiendaires, on note également la meilleure fille au baccalauréat et les meilleures des classes renforcées de Pointe-Noire.

Fournir encore plus d’efforts

Présidant la cérémonie, le ministre Anatole Collinet Makosso a indiqué qu’un système d’émulation performant et bien adapté peut être une très bonne mesure pour motiver et valoriser certains élèves ayant vécu trop d’échecs. « Ensemble, nous sommes en train de créer les conditions d’apprentissage qui soient conformes aux besoins de nos apprenants afin que les défis à relever par eux soient réalisables. La récompense qui s’en suit peut être perçue comme un moyen temporaire qui alimente la motivation intrinsèque de l’élève et son estime de lui-même plutôt que l’importance d’une gratification spécifiquement matérielle », a-t-il souligné.

En effet, selon le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, la réussite des enfants, mieux que les échecs, résonnera toujours plus fort au sein des cellules familiales. Elle créera toujours, a-t-il expliqué, autant d’électrochocs positifs qui susciteront autant d’espoir et de bonheur, extensible à souhait, au sein de l’ensemble de la communauté éducative. D’où la nécessité de travailler pour la réussite scolaire des enfants. « Je voudrais former le vœu de voir davantage d’élèves promus à l’occasion des cérémonies à venir. Ce sera là, la meilleure occasion de se convaincre de ce que notre système éducatif est réellement en pleine mutation et conforme à nos aspirations en matière de développement économique et social », a conclu Anatole Collinet Makosso.

Le Congo bientôt doté d’une politique sanitaire nationale

La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, a donné l’information au ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, qui l’a reçue le 17 septembre à Brazzaville.

La représentante de l’OMS est allée faire ses adieux au patron de la diplomatie congolaise, après six ans passés au Congo. Au cours de leur entretien, le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo a annoncé que le Congo sera bientôt doté d’une politique sanitaire nationale. Les experts en la matière sont à pied d’œuvre sur la question depuis des mois et c’est courant cette semaine que se programme pourrait être validé.

« En perspective des programmes enclenchés pendant notre mandat et dont notre organisation mettra en œuvre, il y a la validation dans les prochains jours d’une politique efficace nationale pour le Congo. En principe, ce programme sera approuvé dans la semaine, sauf changement de dernière heure », a précisé le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo.

Parlant des activités phares qui ont marqué son mandat, la représentante de l’OMS s’est dit satisfaite de son passage au Congo, estimant que  le bilan de son séjour de travail dans le pays était positif pour avoir réalisé beaucoup de choses. Elle a évoqué la prise en compte et la résolution de certains aspects de système de santé, la revue du secteur de la santé qui est un défi très important, la mobilisation des ressources, la mise en œuvre de toutes les stratégies et des résolutions votées par les Etats membres au niveau de l’Assemblée mondiale et au niveau des comités régionaux, etc.

Par ailleurs, outre ces défis, pour la représentante de l’OMS, son souvenir le plus marquant est la distinction qui lui a été décernée par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, lors de la célébration officielle de la fête de la proclamation de la République.

« Cette médaille qui m’a été décernée est un signe d’honneur pour moi. Elle marque une reconnaissance de l’Etat congolais vis-à-vis de moi, par rapport aux services rendus et aux efforts que nous avions eu à faire et accomplis durant notre mandat ici au Congo. D’autant plus que c’est pour la première fois qu’un diplomate se voit décoré lors de la célébration d’une fête nationale », a reconnu la représentante de l’OMS.

Evoquant, par ailleurs, d’autres résultats palpables obtenus au cours de son mandat, elle a rappelé que sa motivation à les atteindre était liée au fait que dès son arrivée en 2013, le pays était confronté à une épidémie de choléra. Cette épidémie qui était devenue endémique à Pointe-Noire a constitué son champ de bataille. Ainsi, il était urgent pour elle de mettre sur pied des stratégies sanitaires efficaces pour l’éradiquer et c’est ce qui fût fait. C’est pourquoi, malgré quelques difficultés rencontrées sur le terrain, cette maladie n’existe plus au Congo, a-t-elle affirmé. En plus de cela, selon la représentante de l’OMS, le Congo n’a jamais eu un cas de polio pendant tout le temps de son séjour de travail.

« Voilà quelques résultats tangibles que nous avons pu obtenir. Et nous exhortons les équipes qui resteront ainsi que mon successeur à continuer à travailler afin que tous les défis en matière de santé au Congo soient relevés », a-t-elle conseillé, en remerciant le président de la République ainsi que le gouvernement qui l’ont appuyée, écoutée et aidée dans le travail et la mobilisation des partenaires. Le Congo a besoin des partenaires qui soient derrière l’agenda santé du pays, a conclu le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo.