Claudia Ikia Sassou N’Guesso soutient des initiatives communautaires dans sa circonscription

La députée élue de Talangaï 5 a lancé, le 15 septembre à Brazzaville, la campagne de végétation des terres décapées par des érosions dans certains quartiers de sa circonscription électorale.

A l’orée de la saison des pluies, la députée Claudia Ikia Sassou N’Guesso, appuyée par le Programme national d’afforestation et reboisement (Pronar) ainsi que d’autres élus locaux de Talangaï, a planté, le samedi dernier, des plans de bambous, d’Acacia, de vétivers et d’autres arbres pour réduire les dégâts qui pourront découler des écoulements des sols. Il s’agit là peut-être d’un début de solution pour les habitants de certaines zones accidentées du quartier Ngamakosso, dans le 6e arrondissement de Brazzaville.

Selon le coordonnateur national du Pronar, Lambert Imbalo, cette opération s’inscrit dans le cadre de la végétation des terres d’autant plus que l’une des raisons principales conduisant aux érosions est le décapage des sols. D’où la nécessité de remettre la couverture végétale sur les terres afin, dit-il, d’arrêter l’écoulement et les rendre compatibles avec la capacité d’absorption du sol. « Nous avons planté les bambous parce qu’ils poussent vite et ont un système racinaire assez appréciable ; l’Acacia qui a un système racinaire plus ou moins développé mais qui pousse vite ; les vétivers qui ont des racines très profondes, beaucoup plus utilisés dans le cadre des solutions à apporter aux érosions. La végétation est en complément d’autres actions comme le génie-civil, … Tant qu’on n’aura pas trouvé la solution d’écoulement d’eaux ici, ce que nous faisons ne sera pas une solution durable », a-t-il précisé.

Lançant l’opération sur les collines de Ngamakosso, Claudia Ikia Sassou N’Guesso s’est félicitée du fait que les habitants se sont constitués en comité dans les quartiers pour lutter contre les érosions. Il s’agit, d’après elle, des initiatives à encourager car la population est consciente que l’Etat ne pourra pas tout faire. « Ces comités m’ont adressé quelques correspondances pour pouvoir les accompagner. Aujourd’hui, c’est le lancement de cette opération pour que nous puissions, avant les prochaines pluies, essayer de réduire les dégâts. Nous sommes censés continuer cette action parce que ce genre d’érosions, il y en a dans plusieurs endroits de notre quartier », a indiqué la députée.

Elle a, par ailleurs, invité les bénéficiaires à prendre le relais en arrosant les plans mis en terre afin que cette opération de planting d’arbres ne ressemble pas, a-t-elle dit, à un coup d’épée dans l’eau. « Lorsque j’ai échangé avec les uns et les autres, je suis heureuse de constater qu’ils sont très conscients qu’il s’agit de leur problème et qu’ils doivent eux-mêmes se lever et travailler pour pouvoir trouver quelques solutions », s’est-elle assurée.

Notons que cette action a été vivement saluée par les riverains des érosions des rues Olémé, Mbomo et Loukakoua dont certains ne savaient plus à quel saint se vouer au regard des menaces des ravins. Frédéric Ngoukoulou est président du comité, chargé de mobiliser les jeunes. « C’est une réjouissance parce que cela fait au moins deux ans que j’ai intégré le quartier. Avec les désastres des pluies, nous voyons que les gens sont en train de répartir vers la ville. Ils ont construit mais pour y habiter c’est tout un problème. Après le départ de la députée, nous allons nous organiser en mettant des équipes en place pour ériger des digues afin que nous atténuions ces érosions. C’est donc un grand travail, si nous avons l’apport de nos autorités, nous n’allons pas nous fatiguer », a-t-il promis.

Deux nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo

Les deux diplomates ont affirmé au ministre congolais des Affaires étrangères leur volonté d’amplifier les liens historiques de coopération qui existent entre leurs pays respectifs et le Congo.

Avant d’être reçus prochainement par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, les représentants du Royaume de Suède et de l’Union européenne (UE) au Congo ont présenté, le 17 septembre à Brazzaville, les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Le nouvel ambassadeur désigné de la représentation de l’UE, Raul Mateus Paula, a été reçu en premier par le chef de la diplomatie congolaise. Aussitôt après, le ministre Jean-Claude Gakosso a reçu en audience l’ambassadeur de la Suède, Carine Maria Hakanson.

À la sortie de leurs entretiens, les deux diplomates nouvellement accrédités au Congo ont affirmé au ministre des Affaires étrangères leur volonté d’amplifier les liens historiques de coopération qui existent entre leurs pays respectifs et le Congo. Cependant, en attendant d’être reçus par le président de la République, Jean-Claude Gakosso a assuré également les deux ambassadeurs de la volonté du Congo à coopérer efficacement avec leurs États.

« Je suis très heureux d’être choisi pour représenter notre institution qui coopère depuis des années avec le Congo. Le Congo et l’UE ont un partenariat très solide qui se caractérise par la réalisation de certains grands projets à caractère social et économique. Mon ambition est donc de voir comment fluidifier et redynamiser ces rapports », a déclaré Raul Mateus Paula.

Pour sa part, Carine Maria Hakanson a indiqué que son pays coopère depuis des années avec le Congo. Et cette coopération s’illustre aisément à travers la présence plus marquée des églises de son pays et par la pratique de la musique suédoise par les Congolais. « Nous allons diversifier notre coopération et travailler ensemble pour la fortification et la concrétisation de nos relations qui datent », a déclaré le nouvel ambassadeur de la Suède.

Notons que les adieux de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé, Fatoumata Binta Tidiane Diallo, et la visite de courtoisie du nouveau représentant du Fonds monétaire international, Alun Thomas qui venait de prendre ses fonctions, ont mis fin à cette journée de travail.

Festival de la sape : hommage rendu à Mazouka Ma Bongo et Maleba Gonde

La quatrième édition du festival de la sape s’est tenue dimanche 16 septembre 2018, dans le cinquième arrondissement de Brazzaville, Ouenzé.

C’est dimanche 16 septembre que s’est tenue la quatrième édition du festival de la sape, sur l’avenue des Trois-martyrs. Parrainé par le ministère de la culture, cette édition avait pour thème « La sape : puissant vecteur de l’unité nationale et du vivre ensemble ». Un hommage a été rendu à Mazouka Ma Bongo et Maleba Gonde.

Les festivités ont débuté par la visite du stand du créateur, styliste et modéliste, Eric Kanga. Pour le le promoteur de l’événement, l’administrateur maire de l’arrondissement 5, Marcel Ganongo, cet évènement est une occasion pour les sapeurs de présenter les art, l’art vestimentaire.

« Avec les frères et sœurs sapeurs, nous avions pris l’engagement de maintenir cette flamme, que nous avons allumée depuis la première édition en 2015. Le pari tient encore malgré le manque de financement, l’inexistence de soutien et de sponsoring… Oui, la sape est le vecteur de l’unité nationale. Comme je l’avais souligné lors de l’édition passée, je persiste à dire que la sape est une force motrice qui, non seulement charrie les hommes et les femmes épris d’amour et de paix vers une société sans conflits mais aussi assure toutes les conditions de tranquillité, de gaieté, d’ambiance et de savoir être », a déclaré l’administrateur maire.

Au cours de la célébration, Ngoma Marron et Cyriaque Bassoka, tous deux doyens de la sape, ont témoigné des illustres sapeurs Mazouka Ma Bongo et Maleba Gonde. En dehors de la visite du stand, deux autres articulations étaient de mise. Le défilé précédé d’une remise des diplômes d’encouragement et d’honneur. Plusieurs acteurs de cet art ont reçu des diplômes d’encouragement.

Eric Kanga, Giani Umberto, Gino Beni, ont reçu des diplômes aux émissions « Sape en live » et « Sape et sapologie ». Dans la même lancé, le diplôme de reconnaissance et un costume a été remis à Sylvain Nianga dit Mangrokoto. (le vieux sapeur qui a décidé de prendre sa retraite) ainsi que des diplômes d’honneur à Bachelor, propriétaire de la maison Connivence boutique ; à l’artiste musicien Roga-Roga et à Marron Ngoma (plus un costume).

Pendant près de deux heures, les sapeurs ont exposé leur savoir-faire pour le plaisir des spectateurs. La prochaine édition rendra hommage à Indata Michel « Yaya Jagger » et Jacquito wa Mpoungou.

Brazzaville : deux chinois tués par des inconnus

L’ambassade de Chine à Brazzaville a déclaré qu’elle travaillait avec le ministère congolais de l’Intérieur et l’Interpol pour mettre en place l’enquête afin de dévoiler les suspects.

Deux chinois ont été tués par balle dans la nuit de vendredi 14 septembre par des inconnus à Brazzaville. L’information a été confirmé par l’ambassade de Chine en République du Congo.

Une enquête a été ouverte par la police congolaise. Les victimes étaient des employés d’un chantier forestier situé dans la partie nord du Congo. Selon la police, les identités et le motif restent à préciser, mais il s’agit probablement d’un pillage.

L’ambassade chinoise a mise en garde contre la situation sécuritaire dans la capitale congolaise où une série d’incidents sécuritaires ont été signalés. Pour rappel, un agent de la société chinoise a fait l’objet d’un braquage à main armé le 15 septembre dernier au centre-ville.

Santé : le CHUM entend apporter son soutien au CHUB

Un accord de partenariat y relatif a été signé mardi 11 septembre, par la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, et la directrice de l’Unité santé internationale du Centre hospitalier universitaire de Montréal, Karina Dubois-Nguyen.

La ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, et la directrice de l’Unité santé internationale du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), Karina Dubois-Nguyen, ont signé, le 11 septembre à Brazzaville, un accord de partenariat relatif à l’appui à la gestion du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B).

Les termes de référence du mémorandum indiquent que le CHUM fournira au CHU-B une assistance technique à long terme à travers son Unité de santé internationale. Les experts dans les domaines comme le management hospitalier, le génie biomédical et la logistique seront mis à la disposition du CHU-B dans une perspective de transfert de connaissances. « Le prestataire facilitera la mise sur pied des missions de formation in situ et à l’étranger », souligne le document.

Par ailleurs, la phase du renforcement de la gestion du CHU-B va durer trois ans (2018-2021). Son exécution requiert 3,5 milliards FCFA. Ce projet de renforcement a été développé en collaboration avec l’Unité de santé internationale de l’université de Montréal pour prendre en charge et apporter des solutions durables aux multiples faiblesses et insuffisances qui minent le fonctionnement de l’établissement. Le projet prend en compte tous les défis majeurs auxquels le CHU-B est confronté: réhabilitations, équipements, approvisionnements en médicaments et autres consommables, gouvernance…

Selon la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, le projet d’appui à la gestion du CHU-B est en étude depuis août 2017 à la suite des missions d’audit et d’analyse institutionnelle. Celles-ci ont fait sans complaisance un diagnostic des dysfonctionnements de cet établissement qui ne répond plus aux standards des hôpitaux de ce rang. « Je m’adresse à la crème du CHU-B que constitue le corps des praticiens hospitaliers et universitaires en leur demandant de s’engager résolument dans la mise en œuvre des préconisations qu’ils ont eux-mêmes exprimées à différentes occasions, et qui ont été prises en compte tout aussi dans les recommandations des missions d’audit que dans le projet d’établissement », a déclaré la ministre de la Santé et de la population.

Pour sa part, la directrice de l’Unité santé internationale du CHUM, Karina Dubois-Nguyen, a indiqué que sa structure aidera au mieux le CHU-B à améliorer ses performances afin de permettre à la population de bénéficier des soins de santé de qualité.

 

Gymnastique aérobic : les 14emes championnats d’Afrique se tiendront

La compétition qui mettra aux prises sept pays, notamment l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Bénin, le Cap vert, le Congo, le Sénégal et la Tunisie débutera le 13 septembre au gymnase Henri-Elendé dans sa phase qualificative. Les finales interviendront le lendemain.

Après sa participation réussie aux 11es Jeux africains, la Fédération congolaise de gymnastique (Fécogym) va de nouveau réunir la jeunesse africaine à Brazzaville. Le président de la Fécogym a assuré quant à l’état physique des athlètes congolais. « Je crois que le moral est haut. Les préparatifs vont bon train. La fête sera belle. Les Congolais trouveront sur le terrain ce qu’ils attendent », a indiqué François Bakana.

Médaillé d’or lors des Jeux africains, le Congo se présentera à cette compétition avec dix compétiteurs, dont cinq chez les seniors et cinq autres chez les juniors.  Les dirigeants affirment que leurs poulains sont déterminés à rééditer l’exploit. « Nous avons l’assurance de remporter des médailles, raison pour laquelle nous visons la première ou la deuxième place. Le Congo était déjà au podium. Il faut sauvegarder la chose », a promis Albert Mouanga Bakékolo.

Selon le directeur technique de la Fécogym, le Congo a de fortes chances de s’imposer en duo, trio et en solo. La compétition débutera le jeudi dans sa phase qualificative, puis s’achèvera le vendredi par des finales. Le samedi étant retenu pour le départ des délégations.  Mais bien avant le début de la compétition, la Fécogym a organisé, du 5 au 9 septembre, un camp d’entraînement qui a réuni les pays de la zone 2.

Le but principal de ce camp, a expliqué Khadidja Zeroc, présidente du comité technique aérobic à l’Union africaine, était de préparer les athlètes des différents pays, surtout ceux de la zone 2 à la compétition. « Nous avons essayé, à travers ce camp, de faire évoluer les routines pour mieux les préparer aux championnats d’Afrique. C’était une fierté pour moi en tant qu’Africaine. On a dû revoir pas mal de difficultés dans la routine, travail de l’artistique, de l’exécution mais je pense qu’ils vont être cette fois-ci mieux préparer à ce championnat d’Afrique. C’était une excellente idée de faire ce camp juste avant les championnats d’Afrique », a commenté l’experte de la Fédération internationale de gymnastique (FIG).

Elle a promis de belles surprises dans ces championnats. « Nous avons vu certaines routines qui étaient très intéressantes. Nous aurons de très belles surprises car nous avons noté une très grande évolution », a conclu Khadidja.

Le Congo veut améliorer sa performance sur le marché de capitaux

Le montant total levé par le Trésor public au 3ème trimestre a déjà atteint vingt et un milliards FCFA, contre vingt-deux milliards pour toute l’année 2017. Malgré cette légère hausse, la participation des investisseurs aux opérations d’adjudication demeure faible.

Un an après son entrée dans le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), la République du Congo est en quête de nouvelles pistes de solution pour renforcer sa politique de gestion de la dette publique. Le pays devrait très vite remédier au manque de transparence sur l’utilisation des fonds levés sur le marché financier.

À cette première mesure s’ajoute la nécessité de réduire l’impact négatif qu’entraîne la dégradation de ses critères de convergence sur les ratios de pondération des risques ; de rassurer les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), en général les banques locales, et d’améliorer son mécanisme d’évaluation du risque souverain.

Sur les treize SVT agréés par le Congo, à peine deux ou trois participent aux séances de souscription lancées par le Trésor public. C’est ainsi que la BEAC a été désignée pour réguler les opérations au Congo et dans le reste de la sous-région. Une réunion de concertation réunit, à ce sujet, depuis le 11 septembre à Brazzaville, des cadres du Trésor, les représentants des SVT et experts de la BEAC.

« Emission et gestion des valeurs du trésor », c’est le sujet central de la concertation. La stratégie de la partie congolaise est claire. A en croire le directeur de cabinet du ministre des Finances et du budget, Henri Loundou, elle consiste à diversifier les sources de financement de l’Etat par un recours accru au marché sous- régional.

« Durant ces douze derniers mois, nous avons adopté et mis en œuvre une batterie d’actions visant à améliorer la perception sur la destination Congo ainsi que nos performances sur le marché. Les négociations en cours avec le Fonds monétaire international sont l’illustration parfaite d’une démarche visant à améliorer à la fois la transparence et la discipline dans la gestion des Finances publiques », a indiqué Henri Loundou.

Dans les prochains jours, une campagne de sensibilisation pourrait être menée à l’endroit des SVT ou investisseurs locaux, y compris des entrepreneurs individuels. Elle portera sur le mécanisme de souscription libre et les bénéfices en lien avec la nouvelle réglementation de la Banque centrale.

La tendance au niveau sous-régional

Entre mai 2017 et mai 2018, les six Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ont pu lever plus d’un milliard deux cent seize millions FCFA par émissions de titres publics sur le marché de la BEAC.  En cette période de crise financière, ces chiffres font de l’institut d’émission commune au Cameroun, au Congo, au Gabon, à la Centrafrique, au Tchad et à la Guinée équatoriale, un important pourvoyeur de fonds pour ses Etats-membres.

Lancé depuis 2011, avec pour principal animateur le Cameroun, ce marché des titres est désormais très sollicité. D’après un expert de la BEAC, Gatien Ondaye Obili, le marché commun est largement dominé par les titres de créance de court terme appelés bons du Trésor assimilables. Les émissions de ces titres ont permis de mobiliser une enveloppe totale de 1 142,7 milliards FCFA, contre seulement 73,8 milliards pour les obligations du Trésor assimilables, qui sont des titres de créance de long terme.

Un bureau diplomatique belge bientôt ouvert au Congo

C’est à Brazzaville capitale de la République du Congo que sera ouvert un bureau diplomatique belge. L’annonce a été faite par le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Bientôt à Brazzaville au Congo, un bureau diplomatique belge verra le jour. L’annonce a été faite mardi 11 septembre par le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

L’ouverture de ce bureau s’inscrit dans le cadre du redéploiement du réseau des postes diplomatiques, amorcé en 2014. Il sera installé dans un premier temps, au sein des locaux du service européen d’action extérieure (SEAE).

Didier Reynders qui a fait une semaine de tournée en Afrique, l’a achevé par une visite au Congo. Le chef de la diplomatie belge, s’est entretenu à Brazzaville avec son homologue, Jean-Claude Gakosso, et aussi avec le président Denis Sassou-Nguesso.

Cette visite au Congo, a permis au ministre Reynders de plaidé en faveur d’un renforcement des relations bilatérales belgo-congolaises. Notons à cet effet, qu’une mission économique exploratoire des trois Régions devrait d’ailleurs se tenir l’année prochaine au Congo.

Il a aussi abordé la situation politique au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous avons partagé nos analyses sur la situation régionale. De l’autre côté du fleuve (en RDC, ndlr), nous voulons voir comment nous pouvons travailler ensemble pour aller vers des élections libres, transparentes et inclusives », a déclaré Reynders.

Détournement des pensions à la CRF : François Nguimbi exige une réaction de la justice

Le directeur général de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF), demande à la justice de faire la lumière sur le sujet qui met à mal de nombreux pensionnaires.

La commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude dénonçait, dans l’un de ses rapports, le détournement de deux mois de pensions, notamment de novembre et décembre 2016 à la CRF. Elle annonçait par la même occasion la remise du dossier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville. Pour François Nguimbi qui a pris les fonctions après cette période, les pensions avaient été effectivement virées sur le compte LCB de la CRF, avant d’être sorties et portées disparues. « Aucun retraité n’a perçu le moindre franc de ces pensions. Donc, cela reste un problème d’actualité, un problème grave. J’ai une exigence : c’est qu’au nom des retraités, que ce dossier ne soit pas allé en justice pour y mettre la poussière dessus et porté disparu. Il faut qu’il soit traité, parce que c’est un devoir moral pour nous, pour l’Etat. Une fois que le gouvernement a fini par virer cette somme sur notre compte, continuité de l’administration oblige, j’en suis le responsable moral », a reconnu le nouveau directeur général.

En effet, François Nguimbi a insisté sur le fait que la justice congolaise puisse traiter cette affaire afin qu’une lumière soit faite et que les auteurs soient connus. « Si l’on venait à découvrir que c’est quelque chose qui n’est pas prévu, que le gouvernement nous rende cet argent des retraités et qu’il s’organise avec la justice pour le récupérer. C’est aussi une démarche possible », a-t-il insisté, précisant qu’il s’agit d’une dette exigible.

Environ six cent cinquante agents émargent au budget de la CRF

Faisant le bilan de son action, l’ancien ministre du Travail, de la fonction publique, chargé de la sécurité sociale a rappelé que sa première tâche a consisté au contrôle physique et documentaire de tous les agents évoluant à la CRF afin d’en déterminer, entre autres, la masse salariale. Ainsi, environ six cent cinquante travailleurs ont été recensés. Reconnaissant l’urgence de payer les pensions, il s’est interrogé si le nombre d’agents pouvait gêner la paie ou est un facteur des déséquilibres de tout le retard constaté. « Même si cela a forcément une incidence, je me suis dit pour l’heure, il faut s’attaquer à l’essentiel au lieu de chercher des boucs émissaires. Trouver sous l’autorité de la tutelle comment régler le problème de la paie des pensions des retraités parce que vous savez, il y a nombre de retraités qui, depuis des années, ont leurs décisions d’arrêtés de concession. Ayant cotisé, ils ont droit à la pension mais ne l’ont pas perçue jusqu’aujourd’hui », a-t-il rappelé.

Vers l’association paie des salaires et virement des pensions ?

Interrogé sur les arriérés de pensions que les retraités de la CRF cumulent actuellement (une dizaine de mois), il a remercié les retraités pour leur calme et, cependant, ne souhaite pas que leur prise en compte soit négligée. En effet, après une année 2017 très difficile pour les pensionnaires, le gouvernement a entamé depuis deux mois le paiement des mois de janvier et février 2018. Pour lui, il s’agit de la concrétisation du discours du chef de l’Etat du 30 décembre 2017 qui instruisait le gouvernement de veiller pour que les salaires et les pensions soient virés pendant la même période. « Je pense que c’est le cas ces derniers mois. Avant août on a viré une pension et maintenant on paie une autre. J’imagine que nous allons maintenant vers cette association paie des salaires et virement des pensions.  A nous de continuer de travailler pour mettre cela en exergue », espère l’ancien ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative.

Revenir aux fondamentaux

Pour éviter des détournements et des manipulations de fonds et autres tracasseries administratives, le directeur général de la CRF a annoncé l’envoi des retraités dans les différentes banques à travers l’opération « Bancarisation ». Justifiant sa démarche, il a rappelé que les paiements aux lieux d’assignation à travers la carte biométrique ont montré leurs défaillances. Il s’agit, entre autres, de la multiplication de ces cartes en plusieurs exemplaires par la CRF, permettant aux retraités de percevoir de fortes masses d’argent partout. Le but de la bancarisation, a-t-il dit, est de faire en sorte que la CRF puisse revenir à ses fondamentaux : gérer administrativement les effectifs.

C’est ainsi que depuis le 1er mars dernier, une disposition a été prise, renvoyant tous les retraités à la banque sans exception, sauf les lieux où il n’y a pas de banque. Cela permettra d’éviter le versement de quatre-vingts à cent millions FCFA à la commission chargée de payer les retraités. « Aujourd’hui, près de 70% sont déjà en banque (soit ceux qui ont plus de cent mille). Nous avons commencé par la phase de cent mille et allons descendre jusqu’à 0 FCFA, parce que de la même manière que le ministre de la Fonction publique ne gère que les effectifs sans intervenir dans les salaires, la CRF doit à partir de 2019 n’avoir qu’à gérer les effectifs et ne plus intervenir dans les fonds de pensions », a annoncé François Nguimbi, précisant que l’année prochaine, le budget de la CRF devra contenir les fonds des pensions, les fonds de fonctionnement et les fonds d’investissement.

Congo: le personnel de l’université Marien Ngouabi poursuit la grève

La grève a été déclenchée par l’intersyndicale de l’université Marien Ngouabi pour notamment des arriérés de salaire.

Depuis lundi 11 septembre 2018, la grève du personnel de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville est effective. Huit mois après avoir levé leur dernière grève, les enseignants de cet établissement  ont lancé un nouveau mouvement. Ceux-ci réclament notamment le paiement de six mois d’arriérés de salaires.

L’initiative de ce mouvement est de l’intersyndicale de l’université Marien Ngouabi. « Nous demandons le paiement des arriérés de salaires : au 31 août 2018, les travailleurs de l’université Marien Ngouabi totalisent six mois de salaires impayés. Nous demandons également le paiement des heures supplémentaires et complémentaires des années 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018. A cela, il faut ajouter les heures d’encadrement des thèses et mémoires. Nous voulons aussi que le gouvernement s’engage à nous payer régulièrement les salaires. Si les fonctionnaires sont payés, nous également nous voulons être payés », a énuméré le professeur Gabriel Bissanga, président de ce syndicat.