Drame du 4 mars 2012 : les sinistrés sollicitent une allocation au budget 2019

Par la voix du président du collectif des victimes des déflagrations de Mpila, Narcisse Osselaka, ceux-ci ont appelé les parlementaires à inscrire, dans la loi des finances 2019, une ligne budgétaire plus conséquente en leur faveur.

« Ce que nous demandons à l’Etat, c’est que bientôt les députés vont entrer en session budgétaire et les sinistrés, par ma voix, souhaitent que ce qui a commencé ne s’arrête pas. Donc, qu’un effort plus conséquent soit fait par l’allocation d’une somme plus importante en 2019 », a déclaré Narcisse Osselaka.

Le président du collectif des sinitrés du 4 mars a toutefois reconnu qu’en 2018, l’Etat a engagé une somme de sept cents millions FCFA pour un début de résolution de leur situation. « C’est vrai qu’en 2018, le parlement a mis à la disposition de ce dossier des sinistrés, sept cents millions au budget du ministère de la Construction et ce dernier a engagé cette somme. Mais notre préoccupation, après la rencontre avec les autorités, notamment avec le Premier ministre, chef du gouvernement, et le président du Sénat, était de dire que la question était tellement restée en suspens qu’il fallait qu’un geste soit fait de façon systématique pour commencer tant soit peu à l’évacuer », a poursuivi Narcisse Osselaka.

Pour ce collectif, les sept cents millions FCFA alloués au titre du budget 2018 et qui ont servi tant soit peu à la reconstruction des zones touchées par les explosions n’ont pas répondu à leurs attentes.

Leur président a invité, par la même occasion, les parlementaires des zones sinistrées à s’impliquer davantage dans ce dossier. Narcisse Osselaka a précisé que les sinistrés du 4 mars 2012 s’identifient en quatre catégories : ceux qui n’ont pas encore construit leurs maisons ; ceux qui ont construit sur fonds propres; les victimes corporelles; enfin les commerçants qui attendent leur dédommagement afin de redémarrer leurs activités. Il a indiqué qu’une permanence sera ouverte prochainement dans l’enceinte de la Commune de Talangaï pour toutes les préoccupations des concernés afin d’éviter les grand-messes.

Brazzaville : ouverture d’un camp d’entraînement pour la zone 2

Les athlètes du Congo, du Sénégal, du Bénin et du Burkina Faso sont dans la capitale congolaise pour préparer le championnat d’Afrique de la discipline, prévu du 9 au 15 septembre.

« Sur le plan technique, le travail consistera à revoir toutes les chorégraphies pour mieux préparer les compétiteurs de la zone 2 au Championnat d’Afrique », a indiqué Zeroc Khadidja, experte de la Fédération internationale et présidente du bureau technique de l’Union africaine de gymnastique aérobic, qui a la responsabilité d’animer le camp. La zone 2 regroupe plusieurs pays, parmi lesquels le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso, dont les gymnastes sont déjà en terre congolaise pour la mise en jambe avant d’entrer en compétition dans quelques jours.

Pour le président de la zone 2, Léonide Isidore Gbaguidi, les athlètes de cette zone ne doivent pas faire piètre figure en solo, duo ou trio. Selon lui, le Congo, vu ses infrastructures et l’engagement de sa fédération nationale de la discipline, fait partie des pays qui participent activement au développement de cette discipline dans le continent. « Nous devons continuer à travailler la main dans la main pour fabriquer des grands champions au plan continental et mondial », a souhaité Léonide Isidore Gbaguidi. La gymnastique doit donc quitter le 24e rang qu’elle occupe au plan mondial pour tendre vers le sommet.

En rappel, lors de la préparation des Diables rouges, l’entraîneur national de gymnastique aérobic, Armel Koulombo, avait défini l’objectif visé pour ce championnat d’Afrique que ses poulains disputeront à domicile. « Nous visons le podium à toutes les catégories : chez les seniors dans les deux versions ou chez les juniors également dans les deux versions, en solo et en duo », selon lui.

Big Tyger en tournée promotionnelle de son nouvel album

Dénommée « Big Tyger Tour », du 08 au 22 septembre, le rappeur donnera des concerts à Pointe-Noire, Brazzaville et Dolisie.

Big Tyger sera en tournée ce mois de septembre, pour faire la promotion de cet opus disponible déjà en support physique et sur toutes les plates-formes de téléchargement.

Le programme du rappeur congolais prévoit, le 8 septembre à l’Institut français de Pointe-Noire, un concert gratuit pour le plus grand bien de ses fans. Les 14 et 16 septembre, Big Tyger se produira à Brazzaville avant de clôturer sa tournée à Dolisie, le 22 septembre.

Cet opus produit par Belle Rage Music, compte sept titres : « African woman », « Na kangami », « Rihanna », « Like You », « Nzambé », « Love » et un bonus track party.  Le 20 août dernier, Big Tyger avait animé une conférence de presse à Pointe-Noire, où il présenter ce premier album intitulé « Black Viking 1 ».

Paul Christ Moubamou alias Big Tyger est né le 3 septembre 1993 à Brazzaville. C’est en 2011, au sein du groupe Dance for me qu’il se retrouve dans l’univers du hip hop. Deux ans plus tard, il rejoint alors le label Belle Rage Music.

Joseph EYOK est le nouveau Directeur Général d’Allianz Congo Assurance

Celui-ci a pris ces nouvelles fonctions le 1er septembre et reste rattaché à Frédéric DESPREZ, CEO de Allianz Cameroun Assurances en charge de la zone Afrique Centrale.

Depuis le 1er septembre dernier, Joseph EYOK est le nouveau Directeur Général de Allianz Congo Assurance. Il succède à Cédric Viallet et reste rattaché à Frédéric DESPREZ, CEO de Allianz Cameroun Assurances en charge de la zone Afrique Centrale.

Joseph EYOK a débuté sa carrière dans l’audit et le conseil chez PwC et a ensuite occupé plusieurs fonctions à la Direction Financière du groupe Pro BTP. En 2011, il exerce à la Direction des Investissements de Swiss Life France avant d’intégrer trois ans plus tard le groupe Allianz à Paris comme Chargé de mission à la Direction Générale de Allianz Africa. De 2014 à 2017, il occupait les fonctions de Directeur Administratif et Financier de Allianz Cameroun Assurances. Depuis 2017, il est Directeur Général Adjoint de Allianz Cameroun Assurances. Actuaire qualifié et certifié de l’Institut des Actuaires Français, Joseph est diplômé de l’Institut de Science Financière et d’Assurances de Lyon (ISFA) et titulaire d’un Master 2 en Science Financière de l’Université de Lyon 1 Claude Bernard.

 « Je suis convaincu que cette nomination contribuera fortement à la croissance de la filiale congolaise. Je souhaiterais profiter de cette opportunité pour remercier Cédric Viallet pour sa contribution et son engagement en qualité de Directeur général de Allianz Congo Assurances. Je vous invite à vous joindre à moi pour féliciter Joseph et lui souhaiter beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions » commente Coenraad VROLIJK, Directeur Général d’Allianz Africa.

L’Université Denis-Sassou-N’Guesso pas encore prêt à accueillir ses locataires

Le complexe universitaire en construction dans la commune de Kintelé, à quelques kilomètres de Brazzaville, n’est pas encore prêt pour accueillir ses premiers étudiants.

En octobre prochain, l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), n’ouvrira pas ses portes pour recevoir les étudiants. Le Premier ministre, Clément Mouamba, a visité le 6 septembre les travaux de construction de cet établissement, en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a pu évaluer le niveau d’exécution des travaux confiés à l’entreprise Unicon. « L’option que nous avons prise est de dire qu’il n’y aura pas de rentrée académique en octobre. Ce n’est pas possible. Mais nous nous battons pour en avoir une l’année prochaine mais tout le travail doit se faire d’ici à juin 2019 », a annoncé le chef du gouvernement.

En effet, selon le président directeur général d’Unicon, Serge Pereira, il faut environ soixante-dix milliards FCFA pour la finalisation des travaux dont le niveau d’exécution est actuellement estimé à 54% dans la phase partielle du projet. « Sur le campus, nous sommes à un tiers. Nous avons déjà construit des routes, des canalisations et un château d’eau au-dessus du campus, 90% des fondations sont faites, environ cinq bâtiments abritant des facultés complètement construites en termes de structure. Mais, quand vous êtes payés au compte-gouttes, c’est difficile. Il faut vraiment un planning, un calendrier où l’Etat s’engage à respecter », s’est plaint Serge Pereira, estimant que même les décaissements par petits montants seront les bienvenus.

Réitérant la volonté du gouvernent d’ouvrir partiellement cette université, le Premier ministre est conscient que sans paiement, rien ne pourra se faire. Il a, par ailleurs, annoncé la réactivation du comité de pilotage incluant des cadres de haut niveau. En effet, sa mission consistera, entre autres, à réfléchir sur toutes les modalités de démarrage même de façon modulaire. Clément Mouamba s’est félicité, enfin, du fait que l’entreprise a respecté les consignes données lors de sa première visite l’an dernier. « Je suis heureux de constater que les consignes ont été tenues. Avec peu de moyens, nous avons pu consolider les bâtiments qui étaient en danger car nous voyons tous une grande avenue, il y a des caniveaux, des espaces plantés, pour conforter les bâtiments existants. C’est déjà une bonne chose », a-t-il conclu.

Congo : la coopération sino-congolaise au cœur des débats

Les Congolais font le point sur les investissements de la Chine dans leur pays, à l’occasion du sommet Chine-Afrique.

A l’occasion du sommet Chine-Afrique qui s’est ouvert lundi 03 septembre à Beijing, les Congolais font le point sur les investissements de la Chine dans leur pays. Les avis sont divers, si pour certains le bilan est satisfaisant pour d’autres doutent de la qualité des infrastructures réalisées et estiment que le partenaire chinois a oublié l’agriculture, un secteur clé pour booster une économie en panne.

La République du Congo est représentée à ce sommet par son président, Denis Sassou Nguesso.

Un journaliste et analyste économique, Christian Sahir, juge positive la coopération entre la Chine et le Congo. « La coopération entre le Congo et la Chine a permis à notre pays de se doter d’un certain nombre d’infrastructures. Je prendrais pour exemple la route nationale numéro 1 Pointe-Noire-Brazzaville (longue de plus de 500 kilomètres, ndlr) qui a un impact économique très très important », commente-t-il.

Le barrage hydroélectrique d’Imboulou de 120 mégawatts est également le fruit de cette coopération. Mais, les investissements chinois ont plus été consentis dans le bâtiment. « Des fissures par-ci, des carreaux décapés par-là, des sièges dans les salles de réunions qui perdent leurs accoudoirs dès inauguration des bâtiments, c’est ce que nous vivons parfois avec les Chinois », témoigne un chef de quartier sous couvert d’anonymat.

Léon Mayeko enseignant d’économie à l’université publique, trouve que le développement passe par l’agriculture et non par le bâtiment : « Ce qui a fait de la Chine aujourd’hui l’une des puissances mondiales, c’est l’agriculture. Ce n’est pas avec ces bâtiments que nous pouvons nous développer », analyse-t-il.

Il est important de noter que le Congo et la Chine ont établi leurs relations depuis 1964.

Congo : un mort et un blessé grièvement dans un accident de la circulation

Ces hommes étaient tous deux des français et ils travaillaient au Congo. Les causes de cet accident restent encore inconnues.

Un banquier français a trouvé la mort et un autre chef d’entreprise de la nationalité, a été grièvement blessé dans un accident de la circulation dimanche près de Pointe-Noire, dans le sud du Congo (ex-Congo-Brazzaville). L’accident, dont on ignore encore les causes, s’est produit près de la bourgade de Matombi, en amont de Pointe-Noire, indique-t-on chez Congo Terminal.

La victime décédée travaillait au Congo comme directeur général de la Banque commerciale congolaise (BCI). Un deuxième Français, directeur d’exploitation de Congo Terminal, qui travaille à la modernisation du port de Pointe-Noire depuis sa mise en concession en 2009, a été grièvement blessé.

Congo : le programme DDR concerne aussi bien les rebelles Ninjas que les civils

L’annonce a été faite lors la signature du programme entre le haut-commissariat congolais chargé de la réinsertion des ex-combattants et la coordination du système des Nations unies au Congo.

C’est officiel, le programme « Désarmement, démobilisation et réintégration » (DDR), prendra aussi en compte les rebelles Ninjas-Nsiloulou et les populations civiles. L’annonce a été faite à Brazzaville le 31 août 2018, pendant la signature du programme entre le haut-commissariat congolais chargé de la réinsertion des ex-combattants et la coordination du système des Nations unies au Congo.

Ce programme est le résultat de l’accord de cessez-le-feu le 23 décembre 2017, au lendemain de la réélection contestée de Denis Sassou-Nguesso à la magistrature suprême. Cet accord dont le programme « Désarmement, démobilisation et réintégration » (DDR) constitue un des points essentiels. Financé à hauteur de 8,4 milliards de francs CFA soit 14,7 millions de dollars, il est censé permettre à près de 7 500 Ninjas-nsiloulous de renoncer définitivement aux armes en pratiquant des activités génératrices de revenus.

Mais ce programme avait n’intégrait pas les populations civiles du Pool. Alors qu’on sait celles-ci ont payé fort le tribut des combats sanglants inhérents à ce qu’on appelle désormais crise du Pool. Selon des organismes spécialisés dans l’humanitaire, cette crise a déjà fait plus de 138 000 déplacés.

La gravité de cette crise humanitaire est telle que des populations civiles commençaient à réclamer des indemnisations. Des réclamations inhérentes aux programmes antérieurs de DDR. En effet, selon des observateurs, le DDR de la première crise du Pool (1998-2003) n’avait pris en compte que les combattants en mettant à l’index les principales victimes, donc les civils.

Les pouvoirs publics souhaitent reconsidérer le DDR. Il faudra ainsi l‘étendre aux populations civiles. « Nous venons de signer le document de projet. Souvent, ce programme focalise son attention sur les ex-combattants, mais cette fois-ci, nous allons l’étendre à la population civile afin de l’aider à repartir dans les villages respectifs », promet Antony Ohemeng-Boamah, coordonnateur du système des Nations unies au Congo.

« Ce programme est le fruit des leçons tirées de différents programmes mis en œuvre au Congo de 2000 à 2015. Il est assez complet et plante le décor sur l’harmonisation de la composante du désarmement, démobilisation et réintégration », renchérit Euloge Landy Kolélas, Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants cité par Les Dépêches de Brazzaville.

Congo : vers l’actualisation des indicateurs du paludisme

Le 03 septembre à Brazzaville, un atelier sur l’analyse de la « carte score », s’est ouvert. C’est un outil de gestion pour le contrôle et l’élimination de la maladie.

« La mise en œuvre et la pérennisation de la lutte contre le paludisme sont essentielles à la réalisation de nombreux objectifs pour le développement durable pour nos pays », a indiqué le directeur de cabinet de la ministre de la Santé et de la population, Florent Balandamio, s’adressant aux experts de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma), aux partenaires techniques et financiers du Congo qui prennent part à l’atelier.

Il s’agira pour eux, durant les travaux, de passer en revue les progrès réalisés et répondre aux défis rencontrés dans la lutte contre le paludisme, mettre en place un système de surveillance et de recevabilité au moyen de la carte score pour la redevabilité et l’action, suivre les résultats, identifier les goulots d’étranglement pour agir de façon efficiente afin d’assurer une mise en œuvre efficace des programmes nationaux. « Sur le plan économique, le paludisme affecte la croissance annuelle de notre pays du fait de l’absentéisme au travail ou à l’école et de la baisse de la productivité », a souligné Florent Balandamio.

En rappel, l’Alma, dont les experts sont présents à Brazzaville pour cet atelier, est une coalition de quarante-neuf chefs d’Etat et de gouvernement africains coopérant à travers les frontières pour éliminer le paludisme d’ici à 2030. Cette coalition permet de mettre en commun les connaissances et d’agir pour lutter efficacement contre la maladie.

Brazzaville servira de cadre à la 8ème édition de la conférence JCertif

Du 27 au 29 septembre 2018, le sujet sur les nouvelles possibilités du numérique sera au centre de cette conférence.

La capitale congolaise Brazzaville accueillera du 27 au 29 septembre 2018 la huitième édition de la conférence JCertif, centrée sur les technologies numériques. Cette année, elle se déroulera sous le thème « Vers les nouvelles possibilités du numérique », avec pour objectif d’encourager l’éducation populaire en matière de Technologies de l’information et de la communication.

Comme lors des précédentes éditions, des formations ponctuées d’ateliers d’apprentissages sont prévus, tout comme des cours gratuits de programmation d’applications web et mobiles. Cependant, les participants, composés de start-up, amateurs, passionnés, experts, travailleurs indépendants, entrepreneurs, étudiants, professeurs, auront cette fois la possibilité de nouer des partenariats avec les plus grandes entreprises technologiques au monde, à l’instar d’Oracle Corporation et Google qui seront de la partie.

De manière globale, l’objectif de JCertif est de créer une vaste communauté d’acteurs du secteur des TIC, qui comprendra des développeurs, des concepteurs de logiciels, ou plus globalement des entrepreneurs Tech qui devraient favoriser le transfert de connaissances, susciter des vocations auprès des générations futures et permettre aux participants à la formation de mettre en pratique les connaissances acquises par la création et la participation à des projets de développement Open Source.