Eco et Business › L'Eco en +

Congo : la coopération sino-congolaise au cœur des débats

Les Congolais font le point sur les investissements de la Chine dans leur pays, à l’occasion du sommet Chine-Afrique.

A l’occasion du sommet Chine-Afrique qui s’est ouvert lundi 03 septembre à Beijing, les Congolais font le point sur les investissements de la Chine dans leur pays. Les avis sont divers, si pour certains le bilan est satisfaisant pour d’autres doutent de la qualité des infrastructures réalisées et estiment que le partenaire chinois a oublié l’agriculture, un secteur clé pour booster une économie en panne.

La République du Congo est représentée à ce sommet par son président, Denis Sassou Nguesso.

Un journaliste et analyste économique, Christian Sahir, juge positive la coopération entre la Chine et le Congo. « La coopération entre le Congo et la Chine a permis à notre pays de se doter d’un certain nombre d’infrastructures. Je prendrais pour exemple la route nationale numéro 1 Pointe-Noire-Brazzaville (longue de plus de 500 kilomètres, ndlr) qui a un impact économique très très important », commente-t-il.


Le barrage hydroélectrique d’Imboulou de 120 mégawatts est également le fruit de cette coopération. Mais, les investissements chinois ont plus été consentis dans le bâtiment. « Des fissures par-ci, des carreaux décapés par-là, des sièges dans les salles de réunions qui perdent leurs accoudoirs dès inauguration des bâtiments, c’est ce que nous vivons parfois avec les Chinois », témoigne un chef de quartier sous couvert d’anonymat.

Léon Mayeko enseignant d’économie à l’université publique, trouve que le développement passe par l’agriculture et non par le bâtiment : « Ce qui a fait de la Chine aujourd’hui l’une des puissances mondiales, c’est l’agriculture. Ce n’est pas avec ces bâtiments que nous pouvons nous développer », analyse-t-il.

Il est important de noter que le Congo et la Chine ont établi leurs relations depuis 1964.

À LA UNE
Retour en haut