Sénat: vers la création du port d’Oyo

Le texte  a été approuvé,  le 8 avril  à Brazzaville, par la haute chambre du parlement, au cours d’une session plénière.

Construit sur la rivière Alima, le nouveau débarcadère de la ville d’Oyo vient renforcer la mobilité des personnes et des biens ainsi que les échanges commerciaux entre le département de la Cuvette et d’autres horizons.

Il devrait faciliter l’acheminement des produits vers Brazzaville et les villes de Kinshasa et Kisangani, en République démocratique du Congo, ou encore vers Bangui en République centrafricaine.

À partir du port d’Oyo, le Gabon peut être facilement atteint ainsi que le  sud du Cameroun. Bâtie sur une superficie de 7250 m2, cette infrastructure présente de réelles performances techniques dans le traitement des marchandises.

Elle dispose d’un quai de 440 m linéaires, d’une grue sur rails de soixante tonnes et d’une autre mobile de soixante tonnes, ainsi que d’un engin pour manutention de containers de quarante pieds.

La longueur totale du port est de 494 m linéaires. Il comprend également un quai à passagers de 194 m linéaires, deux débarcadères, un quai marchandises de 200 m linéaires sur 15 m de large.

Les activités de ce port vont apporter une bouffée d’oxygène à celui de Brazzaville et ports secondaires. De même, il va soulager la nationale 2 en état de dégradation à plusieurs endroits, notamment à travers l’évacuation des grumes produites par les sociétés forestières basées dans la partie septentrionale du pays dont une bonne partie est jusque-là exportée via le port de Douala, au Cameroun.

Pétrole : Sassou reçoit le drapeau symbolisant l’adhésion du Congo à l’OPEP

Le ministre des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso et son collègue des hydrocarbures, Jean Marc Thystere Tchicaya, ont présenté hier jeudi 11 avril le drapeau de cette adhésion.

« Le président de la République nous a instruit mon collègue des Affaires étrangères et moi-même, pour sillonner un certain nombre d’États. Aujourd’hui, nous lui avons apporté les symboles des armoiries de cette organisation, puisque nous faisons maintenant partie intégrante de l’OPEP », a indiqué Jean Marc Thystère Tchicaya qui a annoncé, à cette occasion, les préparatifs de la visite du Secrétaire général de l’organisation à Brazzaville.

Evoquant par ailleurs les avantages de l’adhésion du Congo à cette organisation, le ministre des hydrocarbures a cité quelques-uns. Il s’agit notamment de la formation gratuite des jeunes congolais au niveau de l’OPEP, les rencontres bilatérales et multinationales et l’accès au fonds de l’OPEP.

Jean Marc Thystère Tchicaya s’est également réjoui de ce que le Congo pourra désormais peser sur les questions liées aux hydrocarbures.

Pour sa part, le ministre Jean Clause Gakosso, a précisé que le succès de cette adhésion du Congo à l’OPEP, résulte des actions fructueuses de la diplomatie congolaise menée par le président de la République.

« C’est une victoire que notre pays fasse partie du cartel très fermé des pays producteurs réunis au sein de l’OPEP. Ce n’était pas gagné d’avance, car il fallut usée de tous les arguments dont celui du rayonnement diplomatique du chef de l’Etat », a-t-il précisé, soulignant que partout il fallait faire le plaidoyer, son collègue et lui ont bénéficié d’oreilles attentives.

L’OPEP est une organisation intergouvernementale, un cartel de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche, entre autres, à la production de pétrole et à son prix sur le marché

Elle compte comme pays membres l’Algérie, l’Angola, l’Arabie Saoudite, l’Émirats arabes unis, l’Équateur, l’Irak, Iran, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar, le Venezuela et la République du Congo, depuis 2018.

Cuba : des étudiants congolais réclament des d’arriérés de bourse

Selon la presse de ce pays, des apprenants congolais ont organisé une « violente » manifestation pour réclamer 27 mois d’arriérés de bourse à leur gouvernement.

Vingt-sept mois exactement, c’est le nombre de mois de frais de bourse que les étudiants congolais en médecine demandent à leur gouvernement. Sur le campus de La Havane, ils ont organisé une manifestation que la presse cubaine a qualifiée de « violente ».

Depuis plusieurs semaines, ces apprenants se font entendre par tous les moyens. Sur un des campus universitaires de la capitale cubaine, lundi 8 avril, ils ont de nouveau haussé le ton. La  manifestation a été réprimée par la police. Selon le bilan de la police, quatre personnes ont été  blessés.

Un des étudiants qui a participé à la manifestation a raconté à un journal local que le gouvernement congolais avait proposé de verser six mois de bourses : offre refusée par les protestataires qui exigent la totalité de leurs arriérés.

Certains membres du gouvernement congolais sont annoncés à Cuba, pour trouver un terrain d’entente avec les étudiants.

Même en République du Congo, la situation n’est pas très différente. On se souvient qu’en 2018, les étudiants de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville avaient revendiqué près de  douze mois d’arriérés de bourses.

Congo : Claudia Sassou-Nguesso aurait un appartement dans la Trump Tower

Selon les informations données par Global Witness, la directrice de la communication de la présidence aurait mis de côté de l’argent public de son pays pour s’offrir un appartement de luxe.

La famille Sassou-N’Guesso fait à nouveau parler d’elle. Cette fois, c’est au tour de Claudia Sassou-Nguesso. La fille du président congolais se serait offert un appartement dans la Trump Tower, l’un des nec plus ultra en termes d’immobilier dans le monde.

C’est l’ONG Global Witness, qui a révélé cette information. Sept (7) millions de dollars, ce serait le prix de cet appartement situé dans la tour du très chic quartier de Manhattan (New-York City), dont le propriétaire n’est autre que Donald Trump, le président américain.

Global Witness, a d’ailleurs précisé que c’est José Veiga, un businessman portugais et homme de main de Claudia Sassou-Nguesso, qui a été chargé d’acheter l’appartement, comme pour brouiller les pistes. L’appartement 32G de la Trump International Hotel and Tower  appartiendrait donc à la fille du président congolais.

Cependant, l’appartement est la propriété d’une entreprise du nom d’Ecree. Mais Global Witness est formelle ; l’appartement de 164 mètres carrés n’appartient pas en réalité à cette entreprise.

L’ONG précise que pour s’approprier l’appartement, Claudia Sassou-Nguesso aurait sollicité les services de José Veiga, qui représente le géant brésilien du BTP, Asperbras. Pour rappel, cette entreprise brésilienne a posé ses valises à Brazzaville (la capitale politique du Congo, NDLR) depuis que le Brésil a aidé à l’effacement de la lourde dette du Congo.

Golal Witness nous révèle que l’argent public congolais qui aurait permis l’achat dudit appartement aurait fait l’objet d’une transaction qui remonte à 2014. Asperbras se serait chargé de faire voyager les fonds de filiale en filiale, passant, entre autres, par les Iles vierges britanniques, un paradis fiscal bien connu par les habitués du blanchiment d’argent.

Des relevés bancaires comme preuve, la réaction des pro-Claudia

Et l’ONG ne démord pas, brandissant la thèse de preuves sous forme de relevés bancaires qu’elle aurait elle-même eu l’occasion de voir. Mais, toujours selon Global Witness, il n’y pas que José Veiga et Asperbras qui ont aidé à réaliser la transaction pharaonique ; un cabinet d’avocats et une société-écran avec siège à Chypre (dont les noms n’ont pas été donné) seraient eux aussi impliqués dans la vaste combine.

L’ONG demande à la justice des Etats-Unis de lancer une enquête, dans le but de voir clair dans l’affaire de l’appartement de luxe. Claudia Sassou-Nguesso, c’est le rejette en bloc les affirmations de Global Witness. Son entourage affirme que  Claudia Sassou-Nguesso « n’a jamais acheté une maison dans les lieux indiqués et n’a pas l’intention d’en acheter ».

Rappelons que Global Witness, qui a été fondée par Patrick Alley, Charmian Gooch et Simon Taylor, est une ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement.

L’ONG enquête aussi sur les affaires de corruption politique.

Perspectives économiques africaines : la « Révolution numérique », une solution pour la fragilité

La 19ème édition du rapport Africa’s Pulse, publiée, lundi 8 avril 2019, à Washington, par les experts de la Banque Mondiale, revoit à la baisse la croissance des pays d’Afrique subsaharienne, à 2,3 % en 2018, contre 2,5 % en 2017. Elle table sur la fragilité de ces économies, avec comme solution de sortie de cet état de fait, la digitalisation.

Au cours d’une visio-conférence, l’économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack, assisté de l’économiste principal de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Gerard Kambou, a présenté la part indispensable que peut apporter la « Révolution numérique » pour redynamiser le continent. « La transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an. » fait observer l’économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack.

Dans la perspective du règlement du souci de la fragilité des économies des pays d’Afrique au Sud du Sahara, ce rapport semestriel propose quatre axes, qui paraissent comme passage obligé pour que la digitalisation soit un fait vécu. Le premier axe est la construction de l’infrastructure digitale. Il est question d’assurer à chaque personne un accès à internet haut débit, tel que préconiser par l’agenda 2030 des Nations Unies sur les Objectifs du Développement Durable (ODD). Le deuxième axe, par ailleurs, recommande l’investissement dans les compétences digitales. Une manière de faire de tout le monde des férus du net et de rendre disponibles des contenus à mettre dans les infrastructures digitales construites en amont.

La troisième phase est la mise au point des plates formes digitales. Ce stade permettra de mieux intégrer ces économies africaines et de bien gérer les finances. Le dernier axe, c’est bien la mise en place des cadres réglementaires, ayant pour objectif l’éclosion de la révolution digitale. Il est, donc, question de produire une législation qui fera que les couts d’accès aux services digitaux soient réduits.

Autant dire, à la lumière des réponses des experts de la Banque mondiale aux questions des journalistes, il ressort que ce rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine fait un lien entre la fragilité et le digital. La solution de la digitalisation, bien exploitée, pourrait accroitre la productivité dans plusieurs secteurs de la vie d’un Etat, tels l’agriculture, la manufacture, l’industrie…La digitalisation devrait être perçue comme une clef pouvant accroitre la productivité, booster l’économie et réduire la pauvreté. D’où la conclusion selon laquelle la digitalisation « C’est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique. »

Insécurité : les ex-Ninjas accusés de braquages à mains armées

La psychose est permanente dans les quartiers périphériques de Brazzaville-sud, notamment à Mayanga où on signale de plus en plus des attaques et autres braquages à mains armées, perpétrés il va s’en dire, par des ex ninjas. La Force publique qui jusque-là usait de retenue par souci d’apaisement, met en garde : « désormais, qui s’y frotte, s’y pique ».

S’il se targuait d’être sincère et de croire en l’irréversibilité de la dynamique de la paix retrouvée dans le département du Pool, force est de constater que le ‘’pasteur Ntumi’’ aurait fait les choses à moitié, dans la recherche de cette paix.

Naguère chef de guerre, le ‘’pasteur Ntumi’’ a armé et instrumentalisé pour sa cause, de nombreux hommes et femmes qui sur fond d’une allégeance messianique, lui obéissaient au doigt et à l’œil, jurant par lui et faisant sa volonté, celle de ‘’tâta’’, le ‘’père’’, qu’il représentait à leurs yeux. Pourtant le désarmement semble avoir échappé à l’obéissance que lui vouaient ses hommes car beaucoup gardent encore des armes par devers eux.

On se souvient que le ramassage ou plutôt l’achat des armes détenues par les ex combattants, a été une action collégiale, qui a impliqué les chefs de l’ex rébellion. Aujourd’hui, force est de constater, que toutes les armes n’ont pas été rendues.

À défaut de faire la guerre contre la Force publique qui n’est plus en belligérance avec eux, des ex-ninjas du premier cercle du ‘’pasteur Ntumi’’ qui en ont fait des ‘’unités de production’’, les retournent désormais contre les paisibles populations qu’ils détroussent sous la menace de ces armes.

L’arrestation et la relaxe de Vacaro, chef du protocole du ‘’pasteur Ntumi’’, impliqué dans un braquage au quartier Mayanga, avec un butin de 4 millions de Francs CFA retrouvé chez lui, a suscité l’ire des populations qui y ont vu une faiblesse de la Force publique. Bien au contraire, le commissaire Morgan et sa hiérarchie nous affirme-t-on, ont face à ce flagrant délit pour lequel force était à la loi dans la répression, voulu se donner ‘’bonne science’’ et prendre le peuple à témoin, mettant comme dans un ultime avertissement, le ‘’pasteur Ntumi’’, face à ses responsabilités, dans la gestion de ses hommes qui assurent-on, « n’auront pas une autre chance, face à des actes similaires. Face à des hommes armées dont l’attitude est imprévisible, qui s’y frotte, s’y pique », prévient-on, en guise d’ultimatum.

Là, est également engagée toute la responsabilité du ‘’pasteur Ntumi’’ à qui des populations rappellent le proverbe Kongo : « seul le propriétaire d’un chien peu en écourter la queue ».

À propos d’une éventuelle action violente de la police vis-à-vis de récidivistes ninjas qui se feraient prendre, les mêmes populations se demandent pourquoi alors que les armes avaient été rendues, certains ex ninjas en garderaient-ils encore par devers eux ? Et d’exhiber cet autre proverbe kongo : « le caïman mange celui qui plonge son pied dans le marigot ». Tout est dit.

Pour les populations, la recherche de la paix ne doit pas s’apparenter à une impunité permanente pour les ninjas en délicatesse avec la loi, surtout que beaucoup ont encore en travers de la gorge, le fait que ceux-ci n’aient pas répondu devant la justice, de leurs méfaits pendant les évènements du Pool.

Le Congo veut mettre fin au phénomène « Fake news »

Un atelier sur l’éducation des professionnels des médias pour la lutte contre les Fake news, se tiendra au mois de juin prochain.

Thierry Moungalla, ministre congolais de la Communication et des Médias et Porte-parole du gouvernement, a annoncé lundi à Brazzaville la tenue d’un atelier. Un rencontre qui portera sur l’éducation des professionnels des médias pour la lutte contre les Fake news. Cette mesure a pour objectif de lutter contre la manipulation des informations qui se propagent sur les réseaux sociaux.

C’est une initiative de l’UNESCO en collaboration en collaboration avec le Ministère congolais de la Communication et des Médias. Thierry Moungalla a d’ailleurs eu un entretien avec le représentant de l’UNESCO au Congo et en RDC, Jean-Pierre Ilboudo à Brazzaville, pour parler des modalités d’organisations.

Le phénomène des Fake news va grandissant au Congo, et cet atelier vient donc à point nommé au moment où la désinformation sur les réseaux sociaux devient une arme de dé-crédibilisation et de déstabilisation par excellence.

Congo : l’activité autour du Mobile money est en hausse

Le marché congolais du Mobile money a connu une hausse de 11,7% au mois de février 2019, comparé à janvier 2019.

Les chiffres du Mobile money au Congo montrent une courbe ascendante au cours des derniers mois avec à la clé, un montant de 55,8 milliards de FCFA enregistrés au mois de février. Le dernier rapport de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE) qui couvre le mois de février est clair. L’activité autour du Mobile money est en hausse, ce qui traduit le dynamisme de ce secteur.

Le marché congolais du Mobile money a connu une hausse de 11,7% au mois de février 2019, comparé à janvier 2019. L’on a enregistré 627 millions de FCFA contre 562 millions de FCFA. Selon le régulateur, la filiale sud-africaine, la Mobile telecommunications network (MTN) consolide sa place de leader sur le marché en termes de revenu avec 85% des parts de marché.

Au cours de la période considérée, 4,6 millions d’abonnés ont été enregistrés dont 1,02 millions d’abonnés actifs. Comparé au mois de janvier 2019, le nombre d’abonnés actifs en février de la même année connaît une hausse de 9,7%. « Notons que MTN enregistre le plus grand nombre d’abonnés actifs et détient 85% de parts du marché.

Par ailleurs, le nombre de transaction Mobile money a augmenté de 6,3% par rapport à janvier 2019. Les utilisateurs de Mobile money ont réalisé 18 millions d’opérations pendant le mois de février 2019, pour un montant total de 55,8 milliards de F.CFA », rapporte l’ARPCE. En terme de volume de transactions, les achats de crédit téléphonique domine le mix-produit, et représente 33% du nombre total de transactions réalisées en février 2019, suivi des paiements de services avec 30% et du dépôt d’argent (cash in) qui représente 16% du nombre total de transaction du marché Mobile Money.

Affaire des biens mal acquis : le juge rejette la demande du Congo d’être admise au dossier du côté des parties civiles

L’Etat congolais avait fait appel de la décision, dans laquelle sont mises en examen la fille, le gendre et le neveu du président congolais, soupçonnés de « blanchiment de détournement de fonds publics ».

Le juge français qui enquête sur l’origine du patrimoine fastueux de plusieurs proches du président congolais Denis Sassou Nguesso a rejeté la demande de la République du Congo d’être admise au dossier du côté des parties civiles.

L’Etat congolais a fait appel de cette décision, rendue en février par le juge d’instruction chargé de l’enquête dite des « biens mal acquis », dans laquelle sont mises en examen la fille, le gendre et le neveu du président congolais, soupçonnés de « blanchiment de détournement de fonds publics ».

Le magistrat instructeur a jugé cette demande irrecevable tout d’abord car la République du Congo n’a fourni « aucune pièce justifiant d’un préjudice » dans cette affaire, selon la décision.

Le juge relève par ailleurs que les avocats du Congo ont « contesté depuis le début cette procédure », qui contient « des éléments mettant en cause directement » le président de ce petit Etat forestier, qu’il dirige depuis 35 ans.

L’avocat du président Nguesso et de plusieurs mis en examen avait d’ailleurs riposté contre ces accusations en déposant en 2016 une plainte pour tentative d’escroquerie au jugement. Celle-ci visait l’ONG anticorruption Transparency International dont la plainte avait, entre autres, déclenché l’ouverture de l’instruction.

« L’Etat congolais n’est pas réductible à la famille Nguesso ; quand il s’agit de faire des affaires avec ce pays, on sait faire la distinction », a ironisé l’avocat en France du Congo Me Antoine Vey.

« On dénie à l’Etat du Congo le droit d’agir dans une affaire qui le concerne », s’étonne-t-il.

« Comment déclarer recevable comme victime un Etat qui dénie les faits commis sur son sol alors que le coeur du détournement a lieu en son sein ? », a réagi pour sa part l’avocat de Transparency International, William Bourdon.

Depuis 2010, des magistrats financiers parisiens tentent de déterminer si les fortunes de trois familles présidentielles, celles de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale) et feu Omar Bongo (Gabon), ont pu être bâties en France grâce à des deniers publics détournés de ces pays.

La justice a déjà saisi plusieurs propriétés du clan Sassou Nguesso ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe. L’hôtel particulier avec sept pièces et piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine (région parisienne), acquis par Julienne Sassou Guesso, fille du président, et son mari Guy Johnson, avait été saisi à titre conservatoire.

La République du Gabon a, pour sa part, été admise comme partie civile dans ce dossier.

Congo : China Railways 20 promet de construire le barrage hydroélectrique de Sounda

Le président de la société China Railways 20 bureau group corporation, Deng Yong, l’a annoncé le 08 avril 2019.

China Railways 20 entend construire le barrage de Sounda. Le président de la société China Railways 20 bureau group corporation, Deng Yong, a annoncé la disponibilité de sa structure à réaliser les travaux de ce barrage, dans le département du Kouilou.

A l’issue d’un entretien avec le président de la république, Denis Sassou Nguesso, Deng Yong a déclaré : « C’est notre troisième visite. Nous avons discuté avec le président de la République du projet du barrage de Sounda. Un projet qui lui tient à cœur, ainsi qu’au peuple congolais. Nous allons avancer avec ce projet et travailler avec le ministre de l’Energie ».

« Monsieur le président avait donné l’ordre pour qu’on avance le plus rapidement possible. CR 20 est prête à commencer les travaux et réaliser le rêve des Congolais de voir le barrage de Sounda terminé. Nous sommes une société d’Etat et nous sommes disposés à signer le contrat même aujourd’hui pour qu’on débute les travaux », a-t-il ajouté.

Bon à savoir, le projet du barrage de Sounda est l’un des plus importants du pays avec une capacité de production estimée à plus de 600MW.