Congo : lettre ouverte à Monsieur le Ministre d’Etat, Alphonse Claude Silou

Congo : lettre ouverte à Monsieur le Ministre d’Etat, Alphonse Claude Silou

Depuis quelques jours, une campagne de dénigrement menée sur le net, cible des personnalités politiques congolaises, vouées aux gémonies. En réponse à cette campagne insidieuse menée dans l’ombre par d’autres acteurs politiques, dans une espèce de combat d’arrière-garde, Jean Jacques René Itoua signe la lettre ouverte ci-dessous, que nous publions en intégralité.

‘’À qui faites-vous de l’ombre ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Nous vous demandons de vous réveiller. Beaucoup de choses se passent en ce moment sans que vous n’en preniez la mesure de leur importance. Sachez que plus on s’acheminera vers 2021, plus les coups-bas vont pleuvoir dans votre monde politique. Les auteurs de ces coups ne sont pas loin de vous, ils sont dans votre propre majorité présidentielle. Ils ont pris l’habitude de vous critiquer dans les réseaux sociaux. Ils travaillent avec certains sites dont ils manipulent les responsables. Ils se sont fixés comme objectif prioritaire de vous abattre politiquement. Dans leur laboratoire, ils ne conçoivent aucun texte sans qu’ils n’y insèrent votre nom, gênés qu’ils sont par votre réputation, votre parcours et surtout votre passé d’architecte et d’homme d’affaires dynamique qui prouve bien l’origine de votre richesse, bien avant que vous n’entriez au gouvernement. Ce qui n’est pas le cas pour bon nombre d’hommes politiques fortunés de notre pays.

Monsieur le Ministre d’Etat,

Le dernier texte qui a été mis sur Internet a pour cible le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux. Le titre de ce texte : « La descente aux enfers de Jean-Jacques Bouya ». Comme s’il était dans le secret des dieux, l’auteur dit qu’enfin « Denis Sassou N’Guesso aurait lâché l’un de ceux que les Congolais considèrent comme l’un des leaders de la corruption du Congo ». Plus loin, il affirme : « Quand le navire risque de couler car il est en surcharge, on jette à la mer les plus gros et les plus jeunes marins pour l’alléger ». Et il ajoute : « Le mousse à sacrifier en priorité s’appelle Jean Jacques Bouya… »

Plus loin, l’auteur s’interroge : « Mais qui sera après Bouya, le prochain mousse à passer par-dessus le bastingage ? » Et de répondre à sa propre question en citant pêle-mêle : « Lucien Ebata, Serge Bouya, Ruffin Bouya, Dame Ngakala, Maxime Gandzon… »

Puis, il en arrive à son but recherché, lorsqu’il vous mêle à ceux sur qui pèsent de lourdes suspicions de détournement de deniers et autres biens publics, en ajoutant à cette liste: « Claude Alphonse Silou, Gilbert Ondongo, Jean Richard Bruno Itoua, Marie Denis Gokana, Jérôme Koko… ». Comme vous l’avez remarqué, les noms de certaines personnalités qui ont eu à gérer des cargaisons de pétrole sont volontairement exclus. Cela ne vous dit-il pas quelque-chose ? Comment peut-on vous mettre dans le même lot que ceux qui ont vendu le pétrole, qui se sont enrichis au détriment de la République, et qui narguent chaque jour les Congolais par leur comportement ostentatoire ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Tout ceci permet de comprendre pourquoi, il y a quelques semaines, certaines victimes de la tragédie du 4 mars 2012 ont fait irruption dans les locaux de votre cabinet ministériel (pendant que vous étiez en mission) pour vouloir tout saccager, au motif que vous bloquiez leur paiement, alors que celui-ci devait être assuré par le Ministre des Finances.

Vous avez bien fait de démissionner de cette charge de président de la Commission chargée de la gestion des victimes du 4 mars 2012, parce que c’était là un piège qui vous était tendu. D’ailleurs, certains éléments qui composaient ce groupe de victimes ont avoué qu’ils avaient été manipulés. Ne vous ont-ils pas confié, lorsque vous les aviez reçus, que ceux qui les avaient poussés contre vous, reconnaissaient eux-mêmes, qu’en cas d’élection libre et transparente, vous pouviez les battre d’un seul coup, dans leur propre fief ? Vous êtes sans doute surpris qu’on soit au courant de ces propos. Mais sachez que vous étiez nombreux dans la salle lorsque vous aviez reçu cette délégation.

Comprenez également pourquoi votre résidence de Saint Cloud, acquise bien avant votre entrée au gouvernement, a été présentée par « Les indignés 242 », il y a quelques mois, comme faisant partie des « Biens mal acquis ». Les pauvres, s’ils pouvaient savoir que certains d’entre eux sont payés par vos ennemis, et qu’à cette allure ils risqueront d’aller agresser même leurs propres parents innocents !

Mais rassurez-vous Monsieur le Ministre d’Etat : les Congolais ne sont pas dupes. Ils ne se laisseront pas avoir à ce jeu qui consiste à vous mettre dans le même sac que ceux qui ont géré l’argent du pétrole directement ou indirectement, même si vos détracteurs cherchent à vous discréditer par tous les moyens aux yeux de vos compatriotes qui ont de vous une bonne image. D’abord, à la tête du Ministère de la Construction et de l’habitat, votre programme de logements, à travers le pays, a été une réussite. Ensuite, aujourd’hui, à la tête du Ministère du Commerce, les Congolais retiennent vos multiples efforts pour assainir ce secteur et contribuer ainsi à leur bien-être.

Monsieur le Ministre d’Etat,

Tout le monde sait que vous êtes un des fidèles du Président de la République, et que vous le soutiendrez jusqu’au bout. Mais sachez que vos détracteurs, qui se sont déjà mis dans la perspective de lui trouver un successeur en 2021, vous considèrent comme un adversaire, un obstacle. Ils s’attaquent à vous parce que, ne l’oubliez pas, vous êtes avant tout un fils du Pool, ouvert sur les autres, pacifiste et ayant le sens de l’intérêt national. Ces qualités constituent une menace pour eux. Comme dans les autres départements, dans le Pool, ils se sont créés des opposants qui seront leurs candidats idéaux.

En fait, des adversaires factices. Dans le Pool, ils en ont trois. Le premier, Fréderic Bintsamou, qui a été utilisé pour détruire ce département et dont le parti vient d’être réhabilité pour qu’il soit candidat à l’élection présidentielle. Le deuxième, Nick Filla, qui a des liens de sang avec vos détracteurs et qui, en réalité, n’a aucune ambition, sinon celle qui se résume à ses intérêts personnels. Le troisième, Guy Brice Parfait Kolélas, connu pour son messianisme et son radicalisme,et qui est toujours rejeté par les citoyens d’autres départements. Ne lui reproche-t-on pas son extrémisme et son sectarisme, qui font peur ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Nous avons voulu attirer votre attention, à travers cette lettre ouverte, pour que vous sachiez à quoi vous en tenir dorénavant. Même si, vous-même, vous ne pensez pas être candidat, par loyauté vis-à-vis du Président-sortant, vos détracteurs pensent que vous le serez malgré tout. Donc, ils sont décidés à vous abattre avant, pour que vous ne faussiez pas le jeu qu’ils ont mis en place avec leurs trois candidats du Pool. Parce qu’ils ne peuvent pas vous manipuler, nous vous invitons à être très prudent. Ils n’hésiteront pas à vous atteindre physiquement.

Le Congo de demain a besoin des hommes comme vous : des politiques qui considèrent leur engagement comme un sacerdoce et qui ne peuvent pas être manipulés, ni instrumentalisés. Alors, prenez garde. Mais soyez rassuré : au nom de l’unité nationale et pour la reconstruction de notre pays, nous serons toujours derrière vous.

Jean Jacques René Itoua

Assisté par d’autres observateurs de la vie politique congolaise’’

 

 

Congo : les élections sénatoriales partielles se tiendront le 21 juillet

L’arrêté fixant la tenue de ces élections a été signé le 11 juin à Brazzaville par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

C’est officiel, les élections sénatoriales partielles se tiendront le 21 juillet 2019, dans les départements du Pool, de la Cuvette, de la Cuvette ouest et de la Likouala. Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou a signé un arrêté le 11 juin dernier, qui fixe la période de campagne électorale y relatif.

Constitution du dossier de candidature

La campagne débutera alors le 5 juillet et sera close le 19 du même mois. Tout candidat aux sénatoriales partielles fixées au 21 juillet, devra faire une déclaration légalisée, en quatre exemplaires, comportant : ses nom et prénom, date et lieu de naissance, domicile, profession , grade et fonction ; une copie d’acte de naissance ; quatre photographies d’identité et le logo choisi pour l’impression des bulletins uniques de vote et affiches électorales ; un curriculum vitae certifié sur l’honneur ; un spécimen de signature ; un certificat de nationalité ; une déclaration de moralité fiscale ; le nom du parti ou groupement politique auquel il appartient ; l’indication de la circonscription électorale à laquelle il appartient et un récépissé de versement au Trésor public d’un cautionnement d’un million cinq cent mille francs CFA, non remboursable.

Les candidats devront déposer leurs dossiers à la direction générale des affaires électorales.

Bon à savoir, chaque candidat se trouvant dans une situation d’inéligibilité doit présenter une lettre de démission actée par l’autorité compétente ou un acte attestant de sa mise en disponibilité à l’égard de son employeur.

Congo : le pasteur Ntumi n’a toujours pas été réintégré

Les partisans de l’ex-chef des Ninjas, demandent au gouvernement d’accélérer sa réinstallation et sa réintégration.

Le statut Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi n’est pas encore clarifié. Ces partisans demandent au gouvernement d’accélérer le processus de réinstallation et de réintégration. Ils sont venus à Kinkala, chef-lieu du Pool, pour assister à un forum de mise en place d’une plateforme départementale intercommunautaire de consolidation de la paix dans cette province voisine de Brazzaville. Ils ont profité de l’occasion pour faire un plaidoyer sur la situation de l’ancien des rebelles.

Ané Philippe Bibi est un proche du Pasteur Ntumi, il est membre de la Commission ad hoc mixte paritaire chargée de l’application des accords de paix du Pool, il a souhaité que la situation du pasteur Ntumi soit vue dans son ensemble.

« Bon ! Nous sommes dans un processus. Nous allons parler dans le cas d’espèce de la réinstallation du révérend pasteur Ntumi qui va devoir être organisée par le gouvernement. Il y a aussi d’autres questions majeures : la clarification de son statut, les questions de sécurité et de libération (par l’armée, ndlr) des sites ayant appartenu à Ntumi, comme celui de Soumouna. Toutes ces questions doivent être traitées pour donner une forme républicaine à sa réinstallation », a déclaré Ané Philippe Bibi, avant d’ajouter : « Je ne peux pas donner de date, mais notre avis ou notre point de vue est celui qui consiste à faire que cela aille de l’avant au plus vite ».

Le pasteur Elka, délégué du pasteur Ntumi au forum de Kinkala,  pense lui aussi qu’il est temps de trouver un statut à Ntumi.

Il faut le dire, malgré les accords de paix intervenus il y a une année et demie, le pasteur Ntumi vit toujours retranché dans son fief du Pool.

Malabo : ouverture de la 54ème assemblée annuelle de la BAD

La rencontre de Malabo est axée sur le thème central de l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique.

Les travaux de la 54ème assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) ont officiellement démarré ce mercredi à Malabo en présence des présidents Felix Tsisekedi de la République démocratique du Congo (RDC) et Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo de la Guinée Equatoriale (pays hôte), a constaté l’envoyé spécial de Gabonactu.com

Teodoro Obiang Nguéma comblé de recevoir ses hôtes dans le centre des conférences de Sipopo, un complexe moderne et aux standards internationaux, avait également à ses côtés le roi du Lesoto, Letsi III, le Premier ministre d’Eswatini, ex royaume du Swaziland, Ambrose Mandvulo Dlamini.

La rencontre de Malabo est axée sur le thème central de l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique

Selon le président du groupe de la BAD, l’intégration régionale de l’Afrique est le 4ème des cinq principaux piliers de développement du continent à savoir : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains.

Dans tous les discours officiels, une unanimité parfaite a été constatée sur la nécessité de réussir l’intégration de l’Afrique. La création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) qui entrera en vigueur en juillet prochain est perçue comme l’un des signaux forts de ce processus.

Selon M. Adesina, la ZLEC permettra à l’Afrique de réaliser un PIB combiné de 3 300 milliards de dollars ce qui est énorme. Les échanges intra-africains pourraient passés de 18% aujourd’hui à 55% d’ici 2035 grâce à la ZLEC, estime la BAD.

En Europe, les échanges inter européens ont atteint 70%, a rappelé le président du groupe de la BAD.

Pour réussir cette intégration, la BAD s’engage à poursuivre ses investissements massifs dans les secteurs des infrastructures notamment les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports. L’institution vante, à ce propos, le mérite d’avoir financé le pont entre le Sénégal et la Gambie (pont séné-gambie), le corridor de 1 000 km entre Addis Abéba (Ethiopie) à Mombasa via Nairobi (Kenya) ayant permis accroître le commerce entre les deux pays à 400%.

Dans les projets à venir, M. Adesina a énuméré le futur Pont route-rail entre Kinshasa (RDC) et Brazzaville au Congo dont les travaux démarrent en août 2020, le corridor entre le Congo Brazzaville à partir de Ouesso jusqu’à Ndjamena (Tchad) en passant par Bangui (Centrafrique)…

« Nous sommes pour l’intégration africaine », a déclaré le président de la Guinée Equatoriale dans son discours d’ouverture des travaux de Malabo. « Il faut renoncer à l’égoïsme national », a-t-il insisté sous les applaudissements de plus de 2 000 délégués à l’assemblée annuelle de Malabo.

Canal+ International lance des formations pour des acteurs de l’audiovisuel

Le programme «Canal+ University» a été lancé à Brazzaville et à Libreville pour dispenser des formations professionnelles aux acteurs de l’audiovisuel en Afrique.

Ce programme vise à encourager les transferts de compétences sur le continent africain dans le secteur des médias. Les Journalistes, réalisateurs, monteurs et autres membres des équipes de production de Canal+ International se déplaceront sur le continent africain pour des sessions pratiques.

L’initiative naît du succès rencontré par l’Afrique au Féminin à Abidjan (Côte d’Ivoire), les formations aux métiers du cinéma et de la télévision qui se sont tenues à Bamako (Mali) et Cotonou (Bénin) en début d’année 2019. Canal+ International entend alors aller plus loin et faire de Canal+ University un centre de formation itinérant dans les villes africaines.

Pour lancer Canal+ University, Libreville (Gabon) et Brazzaville (Congo) ont été reçus les premiers ateliers ce mois de juin. Joëlle Edédéghé Ndong et Charles Mbuya, deux des journalistes vedettes de Canal+ en Afrique, les ont animés.

Joëlle Edédéghé Ndong, journaliste-reporter gabonaise présentatrice de l’émission Bonjour Santé, a délivré du 5 au 8 juin, une formation sur les techniques d’écriture et les techniques de présentation à 20 gabonais lors des Sambas Professionnels à Libreville.

Charles Mbuya, journaliste sportif de Canal+, présentateur de Talents d’Afrique, était quant à lui à Brazzaville du 3 au 8 juin pour préparer 15 journalistes du service de la production des programmes sportifs de Télé Congo à commenter un évènement sportif, à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Canal+ University a aussi pour objectif de former des journalistes, producteurs, réalisateurs africains afin qu’ils puissent offrir des programmes, sous différents formats, qui s’exportent hors du continent.

«Nous sommes engagés auprès des acteurs locaux du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique. Canal+ International est un partenaire des talents africains, et nous mettons tout en œuvre pour leur offrir le plus d’opportunités possibles», déclare Grâce Loubassou, Responsable Relations Institutionnelles Afrique de Canal+International, qui pilote le projet.

Ce n’est pas une première pour Canal+ en Afrique, la structure a déjà dispensé plus de 15 000 heures de formation ces deux dernières années sur le continent grâce à des partenariats avec des sociétés de production et des chaînes de télévision nationales.

IFRANE Forum : la première édition itinérante se tiendra à Brazzaville

Le Sommet Africain du Commerce et de l’Investissement, Ifrane Forum, tient sa première édition itinérante les 21 et 22 juin 2019, dans la capitale congolaise.

L’évènement se tiendra sous le thème : « l’Intégration régionale au service d’une Afrique émergente ». Ce sont plus de 200 acteurs politiques et opérateurs économiques dans les secteurs de l’industrie, les infrastructures, la logistique et le tourisme, du continent africain qui sont attendus à ce forum. Il y aura au menu de ces 2 jours des conférences, présentations, rencontres B to B et visites de terrain.

Le choix porté sur la République du Congo pour accueillir cette première édition itinérante, est une réponse à la demande exprimée par la forte délégation de femmes et hommes d’affaires congolais ayant participé à Ifrane Forum 20180. La trentaine d’opérateurs économiques, des secteurs public et privé, ont exprimé leur grand intérêt pour l’économie marocaine et leur volonté de développer la coopération avec des homologues marocains et africains. « De plus, le Congo joue un rôle primordial dans la dynamisation de l’économie de la région centrale de l’Afrique et détient un potentiel à même de contribuer à la réussite de l’intégration économique de cette région. Le Maroc et le Congo sont liés de relations d’amitié et de coopération leur permettant de jouer des rôles pionniers dans la dynamisation de la coopération régionale et continentale » précise IDrissi Janati, Présidente Fondatrice d’Ifrane Forum.

Il faut le souligner, la première édition itinérante d’Ifrane forum à Brazzaville, coïncide avec la tenue de la Semaine du Maroc au Congo. Pour Khadija IDRISSI JANATI, « Elle intervient dans un contexte particulier pour le continent, celui de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine. C’est l’occasion de réunir les opérateurs les plus concernés pour écouter leurs points de vue et sortir avec des recommandations concrètes pour opérationnaliser la ZLECAF ».

Coopération Congo-Chine : la reprise des projets en suspens

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a échangé le 10 juin à Brazzaville avec le ministre assistant chinois des Affaires étrangères, Chen Xiaodong.

Lundi 10 juin dernier, Denis Sassou N’Guesso a eu une rencontre avec Chen Xiaodong, à Brazzaville. Les deux personnalités ont parlé de la coopération qui existe entre leurs deux pays. Outre les perspectives de la coopération, le représentant du gouvernement chinois a annoncé au chef de l’Etat congolais la reprise imminente des projets arrêtés à cause de la dette commerciale du Congo envers la Chine.  Chen Xiaodong a aussi confirmé l’appui de son pays dans la construction de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

Chen Xiaodong et Sassou N’Guesso ont évoqué les projets tels que le nouveau siège du parlement, le Centre de maintenance aéronautique ou encore les centres commerciaux à Brazzaville. En outre, Chen Xiaodong a rassuré le président congolais de l’entière collaboration de son pays à la matérialisation des projets susmentionnés et autres en vue d’amener la coopération entre les deux pays à un niveau escompté.

« Mes collaborateurs et moi venons d’être reçus par le chef de l’Etat congolais après l’entretien avec le ministre congolais des Affaires étrangères, ainsi que d’autres ministres de votre pays. Nous avons fait le bilan de la coopération entre nos deux Etats après le Sommet de Beijing. Nous avons également planifié notre coopération future. Les relations sino-congolaises sont entrées dans la meilleure période de leur histoire grâce à l’impulsion et l’engagement personnel de nos deux présidents », a déclaré Chen Xiaodong.

Autre information, la Chine va apporter son appui à l’organisation au Congo du 5e Forum « Investir en Afrique », et les entreprises chinoises y participer activement.

Commémoration : hommage à Alexandre S. Pouchkine

La représentation théâtrale commémorant le deux cent vingtième anniversaire de l’éminent poète russe s’est déroulée, le 8 juin, au Centre culturel russe (CCR) de Brazzaville, à travers sa pièce  » La Dame de pique ».

La représentation théâtrale commémorant le deux cent vingtième anniversaire de l’éminent poète russe s’est déroulée, le 8 juin, au Centre culturel russe (CCR) de Brazzaville, à travers sa pièce  » La Dame de pique ».

Le spectacle a eu lieu en présence du chef de la délégation de l’Union européenne au Congo, Raul Mateus Paula, du consul de l’ambassade de France et de bien d’autres personnalités.

« La Dame de pique » d’Alexandre Pouchkine a été jouée par le Théâtre des arts libres sous la direction de Jean-Marie Samedy Diatsonama, dans une traduction de Prosper Merime. Sa représentation a connu comme acteurs Tomski (le conteur); Jean-Marie Samedy Diatsonama ; Hermann : Boris Florian Mikala II ; la comtesse : Maryse Flore Banouanina ; Naroumof : Patrice Moukanda ; Sourine : Joël Mampouya ; Lisabeta : Raïssa Armelle Nzitoukoulou ; figurant : Fann Mampouya ; Régie son et lumière : Rodrigue Yeboua Yeboue.

De quoi parle-t-on dans  » La Dame de pique

Ce texte ramène au XIXe siècle en Russie, où au cours d’une nuit d’hiver, chez le lieutenant Naroumov, cinq jeunes hommes passent leur temps à jouer aux cartes. Ils en viennent à discuter du mystérieux pouvoir de la comtesse Anna Fedotouna, grand-mère de l’un d’entre eux, Paul Tomski. La vieille dame connaîtrait une combinaison secrète de trois cartes permettant de gagner infailliblement au jeu de pharaon. Mais depuis, la comtesse refuse obstinément de livrer son secret.

A l’issue de cette représentation, Sergey Belyaev, son organisateur, a indiqué ce n’est pas du hasard si la pièce d’Alexandre Pouchkine a été jouée. Félicitant le public d’être venu si nombreux, il a profité de l’occasion pour annoncer la tenue, dans quelques jours, certainement les 14, 15 et 16 juin, du concours de théâtre chrétien.

Qui était Alexandre Pouchkine ?

De nationalité russe, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine, poète, dramaturge et romancier, est né à Moscou, le 6 juin 1799, et mort à Saint-Pétersbourg, le 10 février 1837. C’est un férue d’art et de littérature, issu d’une famille de la noblesse russe, relativement aisée, notamment par sa mère Nadiejda Ossipovna Hanibal (1775- 1836) une des beautés de Saint-Pétersbourg, et de son père Serge Lvovitch (1770-1848), major puis conseiller militaire, esprit libre et francophile. Passionné d’histoire et de généalogie, Pouchkine était particulièrement fier de son glorieux et célèbre aïeul, dont il avait hérité certains traits qui le distinguaient fortement de ses concitoyens : teint olivâtre, lèvres épaisses, cheveux crépus, ce qui fut lié à ses origines africaines.

Très populaire en Russie, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est célébré tous les mois de juin et dans d’autres pays du monde où la langue et la littérature russes sont mises en exergue. C’est le cas de la République du Congo, où le CCR organise toujours à Brazzaville une activité pour honorer cet illustre créateur.

José Cyr Ebina dévoile « Mon combat »

Dans son  essai  paru aux éditions Plus,  présenté et dédicacé le 7 juin,  à Brazzaville, l’auteur conscientise  et  interpelle la population congolaise à la lutte contre la corruption.

« Mon combat » est le tout nouveau livre de José Cyr Ebina, qui a été préfacé par Michel Mongo. Dans cet ouvrage, José Cyr Ebina entend contribuer à la lutte contre les antivaleurs dans son pays. Pour lui, chacun devrait se sentir concerné par ces maux qui minent la société, le gouvernement encore plus. L’auteur demande à tous les  Congolais de s’y engager.

« On est tous dedans, c’est notre prise de conscience qui changera les choses. Ce combat est un problème de survie collective, pour le bien-être de tous, et exige un engagement ainsi qu’une mobilisation sans exception des fils et filles du pays », a dit José Cyr Ebina

A la question de savoir quelles ont été les motivations qui lui ont conduit à écrire son livre,  José Cyr Ebina indique que les antivaleurs sont devenues une gangrène pour la société congolaise et leurs méfaits un lot quotidien pour tout le monde.

« Aujourd’hui, si notre pays souffre, c’est  parce que  ces antivaleurs ont dominé  les valeurs. Nous nous battons pour qu’il y ait plus d’hommes valeureux comme à l’époque où nous avons grandi. Le Congo a existé hier avec des hommes de valeur tels mon grand-père Ebina, autodidacte de son état, mais qui  a bâti une fortune. Aujourd’hui, ces hommes n’existent plus, c’est pour dire que les antivaleurs ont gagné du terrain et qu’il est question de les contrer », a-t-il souligné.

Député et membre du  Réseau  des parlementaires africains  de lutte contre la corruption  (Apnac) dont le siège est à Nairobi, au Kenya, président de l’antenne nationale  depuis  2015 et élu vice-président Afrique centrale de cette structure en juillet 2018, Josée Cyr Ebina s’est engagé  contre les antivaleurs, pour répondre à  l’interpellation du président de la République, Denis Sassou N’Guesso qui, dans  ces discours,  revient sur la question, appelant les parlementaires à diligenter des enquêtes parlementaires contre les actes de  corruption.

En tant que parlementaire, le député national  ambitionnait de proposer une loi contre les antivaleurs. Mais, a-t-il dit, les lois qui sont déjà là sont suffisantes et manquent simplement de textes d’application « J’ai pensé donc faire cet essai pour  pouvoir aller vers les lecteurs, vers les concitoyens pour les expliquer cette lutte, un combat de tous.  Ce ne sont pas les lois qui manquent, il faut surtout influer sur les comportements, sensibiliser, éduquer, informer des questions qui  touchent à la morale. C’est pourquoi j’ai choisi de publier un livre au lieu de faire une  proposition de loi », a indiqué José Cyr Ebina

José Cyr Ebina est député national, élu pour la deuxième fois dans la circonscription électorale d’Igné, dans le département du Pool. Il est le président de l’association Globe d’or et le livre  » Mon combat » est son premier essai.

Congo : Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas lance le Padec

C’est un projet financé par la Banque mondiale en hauteur de près de quatorze milliards de francs CFA.

La ministre en charge du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a lancé, le 8 juin à Brazzaville, le Projet d’appui au développement des entreprises et à la compétitivité (Padec).

Le projet a pour objectif principale de renforcer la compétitivité des petites et moyennes entreprises au sein des filières sélectionnées (agro-industrie, tourisme, transport/logistique et technologie de l’information et de la communication), dans les zones géographiques ciblées.

Le Padec qui aura une durée de quatre ans, est entièrement financé par la Banque mondiale à hauteur de près de quatorze milliards francs CFA. Les zones géographiques ciblées sont entre autres Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso. Selon les informations du coordonnateur du projet, Benoît Ngayou, ce corridor de croissance abrite les plus grandes agglomérations du pays, où l’essentiel de l’activité économique est localisée avec des effets d’entraînement sur les départements de la Likouala, la Cuvette ouest et la Lékoumou.

Il faut le noter, le Padec est structuré en trois composantes à savoir l’appui réglementaire et institutionnel, l’appui direct aux PME, enfin la gestion de mise en œuvre. Il s’appuie également sur la mise en place d’un environnement réglementaire et institutionnel combiné à des mécanismes d’accompagnement ainsi que d’appui technique et financier de manière à maximiser son impact sur le développement des PME et des chaînes de valeur prioritaires.

Pour rappel, le Padec vient remplacer du Projet d’appui à la diversification de l’économie qui était cofinancé à parts égales (50%) par le Congo et la Banque Mondiale.