Baccalauréat 2019 : 74 216 candidats affronteront les épreuves dès mardi

Ils seront répartis dans cent quatre-vingt-dix-sept (197) centres d’examens sur toute l’étendue du territoire national.

Mardi 18 juin 2019, dès 7 heures, 74 216 candidats seront face aux premières épreuves du baccalauréat.  Au total, cent quatre- vingt-dix-sept (197) centres sont retenus sur l’étendue du territoire national, pour le déroulement des épreuves. L’information a été donnée par le ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

Le ministre Anatole Collinet Makosso met en garde le personnel éducatif. «Il y a des chefs de centre qui monnaient les postes de candidats à la surveillance en recrutant leurs propres surveillants qui ne sont pas connus de la hiérarchie. Peut-être pour se partager le butin en favorisant la fraude. Nous devons donc faire preuve d’une rigueur sans faille pour que ces agissements inciviques ne se reproduisent plus », a déclaré le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Anatole Collinet Makosso a aussi insisté sur le fait que les cas de fraudes identifiés doivent être consignés dans les procès-verbaux et portés à l’attention de l’administration.

Le Congo et le Ghana entendent « redynamiser » leur coopération

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, s’est entretenu, le 14 juin à Brazzaville, avec le nouvel ambassadeur ghanéen, Joseph Kwaku Antevi.

Le diplomate ghanéen était venu présenter les copies figurées de ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères. Au cours de la rencontre, les deux personnalités ont parlé de la volonté de raffermir les relations qui existent entre leurs pays.

Le nouvel ambassadeur a assuré qu’il va au cours de son mandat, matérialiser les projets retenus dans le cadre des accords de la coopération bilatérale établie en 1964. Il s’agit notamment les secteurs du commerce, de l’éducation et de l’agriculture.

« C’est par l’entremise de ces accords qu’on peut réaliser les projets ficelés afin qu’ils puissent profiter à nos deux pays et à leur peuple respectif », a déclaré Joseph Kwaku Antevi à sa sortie d’audience.

« Nous avons parlé aussi de l’échange des programmes (…), surtout dans le domaine de l’éducation. Ce qui permettra aux étudiants congolais d’aller poursuivre leur formation au Ghana, avec l’apprentissage de l’anglais, mais aussi à leurs collègues ghanéens de se rendre au Congo pour apprendre la langue française », a ajouté l’ambassadeur.

Pool : recommandations du communiqué final sanctionnant les assises de la plateforme de dialogue et d’échanges intracommunautaires

Au terme de deux jours de travaux qui se sont déroulés à Kinkala, des travaux auxquels ont activement pris part, entre autres participants, les représentants du gouvernement et ceux du pasteur Ntumi, de nombreuses conclusions ont été unanimement dégagées. En voici l’essentiel.

Les assises recommandent :

Au plan du développement socioéconomique

« Démarrage effectif du programme Désarmement, Démobilisation et Réintégration en mettant l’accent sur l’approche communautaire et la réintégration socioéconomique.

Amélioration des moyens d’existence des communautés perturbées par le conflit (électricité, eau potable, hygiène et assainissement, communication, connexion à internet, audiovisuel, relance des activités agropastorales et piscicole, métayage, approvisionnement en semences, matériel technique).

Coordination des programmes en cours de réalisation dans le département.

Mise en place d’une taxe préférentielle au niveau des marchés de Brazzaville, pour les produits en provenance du département.

Réhabilitation des infrastructures communautaires de base endommagées au cours du conflit (école, centre de santé, ponts, forages, etc…)

Construction de deux lycées (enseignement général et enseignement professionnel à Kindamba pour les districts de Kindamba, Vindza et Kimba.

Intégration dans la fonction publique des volontaires (enseignants et personnel de santé) exerçant dans le département et plaidoyer à la contractualisation du personnel de santé en poste dans les localités.

Affectation des agents de l’État dans les écoles et centres dépourvus du département.

Mise en œuvre de projets communautaires pour le renforcement de l’esprit de solidarité, d’amour fraternel et du vivre-ensemble.

Réhabilitation des routes et pistes rurales pour faciliter la mobilité des personnes, biens et services et l’évacuation des produits agropastoraux du département vers les grands centres urbains.

Mise en place en urgence d’un système de formation et d’insertion professionnelle des jeunes déscolarisés en général et des jeunes filles en particulier.

Réhabilitation du trafic par pirogue sur la rivière Djoué.

Renforcement de l’éducation civique et morale en milieu juvénile avec une réelle implication des parents et sur la planification familiale au profit des jeunes, filles-mères et femmes en âge de procréer.

Mise en place d’un système de réintégration des agents d’État ou du secteur privé, ex-combattants dans leurs services d’origine.

Prise en charge psychologique des victimes du conflit, y compris les orphelins.

Assurer une distribution équitable des aides, avec une attention particulière aux cibles chefs de ménage du DDR.

Assistance juridique des personnes violées ou victimes des violences basées sur le genre.

Renforcement du mécanisme de protection sociale inclusive.

Vulgarisation des conventions protégeant les droits de l’enfant et de la femme.

Réhabilitation des infrastructures et plaidoyer pour la desserte en téléphonie.

Au plan politique :

Plaidoyer pour la contribution nationale au PDDR en vue de l’accélération de son démarrage effectif.

Formation des comités locaux de réconciliation à travers la mise en place d’un cadre juridique ou réglementaire.

Application des clauses de l’accord de cessez-le-feu et cessation des hostilités du 23 décembre 2017 à Kinkala.

Allègement progressif du dispositif des militaires vers leurs casernes initiales.

Restauration de l’autorité de l’État (administration et services publics, Gendarmerie et Police) pour rassurer les communautés.

Garantie de la sécurité et non stigmatisation des ex-combattants ayant regagné leur résidences habituelles.

Assurance de la libre circulation des personnes, biens et services par la suppression des barrières et toutes autres formes de rackets.

Remise/Libération des quartiers, domaines et maisons illégalement occupés.

Clarification de la situation des personnes portées disparues pendant la crise.

Poursuite du ramassage effectif des armes.

Démarrage immédiat du processus de lutte contre le risque d’apatridie en facilitant l’accès aux pièces d’état-civil et d’identité.

Lutte contre la production, la vente et la consommation de stupéfiants (chanvre indien et autres drogues illicites).

Lutte contre le viol et autres violences basées sur le genre » (…)

Congo : Yali Kids met la clé sous le paillasson

C’est un programme sur le leadership et l’engagement civique pour 200 enfants âgés de 11 à 15 ans, lancé à Brazzaville et Pointe-Noire.

Lancé par l’ambassadeur des Etats unis d’Amériques au Congo, Todd Haskell, qui s’est dit d’ailleurs, honoré et fier de servir au Congo. C’est ce samedi 15 juin que se termine ledit programme. L’objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité dans le continent africain.

Pour le diplomate américain, Yali Kids est un programme qui souligne l’engagement et le soutien continu de son gouvernement envers le Congo et l’Afrique. « Je suis content d’être parmi les premiers officiers américains qui ont piloté le programme YALI à Washington, DC. Ce programme est l’un des meilleurs programmes initiés par les Etats-Unis pour les jeunes leaders sur le continent africain. Tous les experts sont d’accord que le continent africain est le continent de l’avenir », a fait savoir Todd Haskell.

L’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Congo s’est souvenu des révélations du président de l’Association Butterfly, Ronnie Nsaffou Mbatchi, aujourd’hui consulté dans le domaine de la communication par les grandes institutions au Congo, qui expliquait que sa participation au programme du Centre de Leadership YALI à Nairobi lui avait permis de « découvrir le leader qu’il est devenu aujourd’hui ». « Nsaffou Mbatchi est très actif sur les réseaux sociaux et ensemble avec des centaines des jeunes congolais il parcourt le Congo au service de la communauté », précise-t-il.

« Au cours des nombreuses rencontres que j’ai eues avec les anciens YALI, j’ai été très impressionné par leurs conceptions de YALI. Pour le docteur Maryse Nkoua Ngavouka, enseignante-chercheur à la faculté des sciences au département des physiques à l’Université Marien Ngouabi, par exemple, YALI lui a permis de « grandir, s’épanouir. » Après le Mandela Washington Fellowship, elle se sentait plus prête aux postes de responsabilité. Cela n’a pas échappé à sa hiérarchie qui l’a nommé immédiatement au poste de responsabilité, malgré son très jeune âge », se souvient Todd Haskell.

Todd Haskell rappelle que dans quelques jours, sept jeunes congolais vont rejoindre le prestigieux réseau de participants au Mandela Washington Fellowship. « Grace à ce programme ces jeunes vont connaitre une transformation intellectuelle et sociale inédites et vont figurer sur la liste des personnes ressources que le Congo pourra compter pour son développement », a-t-il assuré.

Bon à savoir, YALI est une initiative de Barack Obama, ancien président des Etats-Unis, qui date de 2010.

France : tête à tête entre Pierre Ngolo et Gérard Larcher

 Les deux présidents des Sénats de France et du Congo, se sont entretenus pour renforcer les relations qui existent entre leurs deux pays.

Pierre Ngolo et Gérard Larcher ont échangé jeudi 13 juin, au Palais du Luxembourg à Paris. Il s’est agi pour les deux hommes de parler de la coopération de la France et du Congo. L’objectif étant de renforcer les relations entre le Congo et la France ainsi que la coopération entre les Chambres parlementaires qu’ils dirigent.

Cette rencontre a eu lieu en marge des entretiens des présidents de Sénats d’Europe et des présidents de Sénats africains. Cet entretien s’inscrit dans la poursuite des étapes de la discussion destinée à signer un accord-cadre tel que les deux parties institutionnelles s’étaient engagées, le 27 septembre de l’année dernière, à Paris. Un engagement mutuel pris à l’époque en présence des sénateurs français Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées, et Christophe-André Frassa, du groupe d’amitié avec le Congo Brazzaville, de Bertrand Cochery, ambassadeur de France au Congo, et de son homologue du Congo en France, Rodolphe Adada.

Parmi ces préoccupations du Congo, on note la demande du Congo pour que la France s’engage dans les négociations auprès du Fonds monétaire international présidé par Christine Lagarde pour aboutir à la signature d’un accord qui soit à la fois acceptable et qui permette de tracer un avenir supportable pour les citoyens et la gouvernance.

L’économie n’a pas été le seul point abordé par les deux présidents. Ils ont également parlé des sujets parlementaires. Les négociations entamées l’année dernière sont en phase d’aboutir par un protocole d’accord, avec une probable signature à Brazzaville, à en croire l’invitation faite par Pierre Ngolo à Gérard Larcher.

« Invitation acceptée car nous n’oublions pas que Brazzaville a accueilli, à une certaine époque, l’honneur de la France à un moment difficile…Et que, les amis sont comme les étoiles, c’est pendant la nuit qu’on peut les compter. Nous avons pu compter sur le Congo à ce moment-là. Cela ne s’oublie pas », a déclaré le président du Sénat français.

Serge Ibaka sacré champion de la NBA

Ce basketteur a bloqué six tirs dans le troisième match et a marqué 20 points dans le quatrième match.

Le congolais Serge Ibaka a remporté la finale de la NBA avec son équipe les Raptors de Toronto. Cette équipe est d’ailleurs la première canadienne à remporter le championnat de la NBA. Ils sont devenus la première équipe non-américaine à remporter la finale de la NBA.

Serge Ibaka, joueur international pour l’Espagne, a bloqué six tirs dans le troisième match et a marqué 20 points dans le quatrième match.

Né d’une mère congolaise de la RD Congo et de père du Congo-Brazzaville, ses deux parents sont basketteurs dans les équipes nationales de leurs pays. C’est à l’âge de 7 ans que Serge commence le basket. Après le décès de sa mère puis l’arrestation de son père, il a été confié à des oncles. Mais suite à des mésententes familiales, il se retrouve finalement à la rue à l’âge de douze. Le jeune n’abandonne pas son rêve tout de même, il continue de pratiquer le basket.

En 2006, il surclasse les autres joueurs au Championnat Afrobasket des moins de 18 ans. Il est repéré et part pour l’Espagne. Il est drafté en 2008 par les Seattle Supersonics avec le 24ème choix dans le draft NBA.

Transport fluvial : un nouvel accord pour améliorer la navigation sur le fleuve Congo

La République du Congo a signé, le 13 juin à Brazzaville, un accord de siège avec le Groupement d’intérêt économique pour le service commun d’entretien des voies navigables (Gie-scevn).

L’objectif est de perfectionner la circulation sur le fleuve Congo et ses affluents l’Oubangui et Sangha. « La navigation sur le fleuve devient pénible, cela est dû à la dégradation de la voie fluviale et au manque d’entretien », a déclaré le secrétaire général du ministère des Affaires étrangère, Cyprien Sylvestre Mamina.

L’initiative d’intérêt économique pour un service commun d’entretien des voies navigables est l’acte par lequel le gouvernement congolais permettra à la Gie-scevn, structure intergouvernementale entre le Congo et la République centrafricaine, d’œuvrer sur son territoire.

Outre le déploiement de  son équipe sur le terrain,  cette structure  bénéficiera des privilèges fiscalo-douaniers lors des importations. « Cet accord  nous aidera dans la réalisation de notre mission, notamment l’exonération de certains droits de douanes et impôts pour tout le matériel importé », a signifié le coordonnateur du Gie-scevn, Alexis Dekoisset.

Le Gie-scevn compte mettre à profit ces acquis pour contribuer à la facilitation de la circulation des personnes et des biens sur les voies d’eau inter-Etats. Cette opportunité lui permettra également de renforcer le caractère d’outil d’intégration de la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, a-t-il ajouté

Structure inter-Etats du Congo et de la Centrafrique, la mission principale du Gie-scevn consiste à entretenir et améliorer les conditions de navigabilité de l’ensemble des voies d’eau navigables d’intérêt commun aux deux pays.

Le HCR annonce le rapatriement des réfugiés se trouvant à Brazzaville

L’annonce a été faite par le Fafa Olivier Attidzah, représentant régional par intérim du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) en RD-Congo.

Une discussion tripartite a eu lieu entre le gouvernement du Congo-Brazzaville, celui de la République Démocratique du Congo et le Haut-Commissariat de Nations-Unies pour les réfugiés. Il s’est agi de définir le cadre de rapatriement de ces réfugiés de Yumbi.

« Pour ce qui concerne les réfugiés qui sont au Congo-Brazzaville, nous venons d’avoir des discussions tripartites avec le Gouvernement congolais de Brazzaville et celui de la RDC, la semaine passée. Nous avons défini le cadre de ce rapatriement-là. Donc, très bientôt, il y aura un groupe technique de travail qui va travailler sur les dates et un chronogramme clair pour commencer ce rapatriement », a affirmé Fafa Olivier Attidzah.

Le représentant régional par intérim du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés -HCR- en RD-Congo, a fait cette annonce lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), tenue mercredi 12 juin 2019 à son quartier  général dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Pool : création d’une plateforme d’échanges pour consolider la paix

Cette plateforme de dialogue et d’échange intercommunautaires a tenu ses premières assises les mercredi 12 et jeudi 13 juin à Kinkala, chef-lieu du Pool.

Une plateforme de dialogue et d’échange intercommunautaires a été créée à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Le gouvernement congolais et ses partenaires sont parvenus à installer ladite plateforme, qui a tenu ses premières assises mercredi 12 et jeudi 13 juin 2019.

Au cours de ces assises, les différentes parties prenantes ont, dans leurs recommandations, demandé le retrait progressif du Pool du dispositif militaire, ou encore l’organisation d’un dialogue national inclusif avec un accent sur le Pool. Rappelons que, ce département a été le théâtre des affrontements ayant opposé l’armée et les partisans du pasteur Ntumi entre 2016 et 2017.

« Depuis qu’il y a eu les conflits ici [au Congo-Brazzaville, NDLR], c’est une grande première qu’on vienne faire parler après un conflit et les communautés, et les ex-combattants, et les administratifs », a fait observer Joseph Ikoubou, responsable des programmes au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Jean-Gustave Ntondo, est proche du Pasteur Ntumi, il voit la roue de la paix tourner dans le bon sens. « Nous pensons que la paix va de l’avant, en espérant que tout ira pour le mieux ».

« C’est là où on va atterrir. Je crois qu’on a eu à mettre tous les ingrédients et toutes les conditions pour bien démarrer ce grand programme DDR », a affirmé Euloge Landry Kolélas, haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants. Pour lui, la plateforme de dialogue ouvre la voie à la réalisation d’un vaste programme DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration).

Notons que, les travaux de la plateforme d’échange, ont été présidés par l’évêque de Kinkala, Mgr Louis Portella-Mbuyu. Celui-ci a exhorté les uns et les autres à l’amour, la lucidité et la solidarité.

Congo : lettre ouverte à Monsieur le Ministre d’Etat, Alphonse Claude Silou

Congo : lettre ouverte à Monsieur le Ministre d’Etat, Alphonse Claude Silou

Depuis quelques jours, une campagne de dénigrement menée sur le net, cible des personnalités politiques congolaises, vouées aux gémonies. En réponse à cette campagne insidieuse menée dans l’ombre par d’autres acteurs politiques, dans une espèce de combat d’arrière-garde, Jean Jacques René Itoua signe la lettre ouverte ci-dessous, que nous publions en intégralité.

‘’À qui faites-vous de l’ombre ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Nous vous demandons de vous réveiller. Beaucoup de choses se passent en ce moment sans que vous n’en preniez la mesure de leur importance. Sachez que plus on s’acheminera vers 2021, plus les coups-bas vont pleuvoir dans votre monde politique. Les auteurs de ces coups ne sont pas loin de vous, ils sont dans votre propre majorité présidentielle. Ils ont pris l’habitude de vous critiquer dans les réseaux sociaux. Ils travaillent avec certains sites dont ils manipulent les responsables. Ils se sont fixés comme objectif prioritaire de vous abattre politiquement. Dans leur laboratoire, ils ne conçoivent aucun texte sans qu’ils n’y insèrent votre nom, gênés qu’ils sont par votre réputation, votre parcours et surtout votre passé d’architecte et d’homme d’affaires dynamique qui prouve bien l’origine de votre richesse, bien avant que vous n’entriez au gouvernement. Ce qui n’est pas le cas pour bon nombre d’hommes politiques fortunés de notre pays.

Monsieur le Ministre d’Etat,

Le dernier texte qui a été mis sur Internet a pour cible le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux. Le titre de ce texte : « La descente aux enfers de Jean-Jacques Bouya ». Comme s’il était dans le secret des dieux, l’auteur dit qu’enfin « Denis Sassou N’Guesso aurait lâché l’un de ceux que les Congolais considèrent comme l’un des leaders de la corruption du Congo ». Plus loin, il affirme : « Quand le navire risque de couler car il est en surcharge, on jette à la mer les plus gros et les plus jeunes marins pour l’alléger ». Et il ajoute : « Le mousse à sacrifier en priorité s’appelle Jean Jacques Bouya… »

Plus loin, l’auteur s’interroge : « Mais qui sera après Bouya, le prochain mousse à passer par-dessus le bastingage ? » Et de répondre à sa propre question en citant pêle-mêle : « Lucien Ebata, Serge Bouya, Ruffin Bouya, Dame Ngakala, Maxime Gandzon… »

Puis, il en arrive à son but recherché, lorsqu’il vous mêle à ceux sur qui pèsent de lourdes suspicions de détournement de deniers et autres biens publics, en ajoutant à cette liste: « Claude Alphonse Silou, Gilbert Ondongo, Jean Richard Bruno Itoua, Marie Denis Gokana, Jérôme Koko… ». Comme vous l’avez remarqué, les noms de certaines personnalités qui ont eu à gérer des cargaisons de pétrole sont volontairement exclus. Cela ne vous dit-il pas quelque-chose ? Comment peut-on vous mettre dans le même lot que ceux qui ont vendu le pétrole, qui se sont enrichis au détriment de la République, et qui narguent chaque jour les Congolais par leur comportement ostentatoire ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Tout ceci permet de comprendre pourquoi, il y a quelques semaines, certaines victimes de la tragédie du 4 mars 2012 ont fait irruption dans les locaux de votre cabinet ministériel (pendant que vous étiez en mission) pour vouloir tout saccager, au motif que vous bloquiez leur paiement, alors que celui-ci devait être assuré par le Ministre des Finances.

Vous avez bien fait de démissionner de cette charge de président de la Commission chargée de la gestion des victimes du 4 mars 2012, parce que c’était là un piège qui vous était tendu. D’ailleurs, certains éléments qui composaient ce groupe de victimes ont avoué qu’ils avaient été manipulés. Ne vous ont-ils pas confié, lorsque vous les aviez reçus, que ceux qui les avaient poussés contre vous, reconnaissaient eux-mêmes, qu’en cas d’élection libre et transparente, vous pouviez les battre d’un seul coup, dans leur propre fief ? Vous êtes sans doute surpris qu’on soit au courant de ces propos. Mais sachez que vous étiez nombreux dans la salle lorsque vous aviez reçu cette délégation.

Comprenez également pourquoi votre résidence de Saint Cloud, acquise bien avant votre entrée au gouvernement, a été présentée par « Les indignés 242 », il y a quelques mois, comme faisant partie des « Biens mal acquis ». Les pauvres, s’ils pouvaient savoir que certains d’entre eux sont payés par vos ennemis, et qu’à cette allure ils risqueront d’aller agresser même leurs propres parents innocents !

Mais rassurez-vous Monsieur le Ministre d’Etat : les Congolais ne sont pas dupes. Ils ne se laisseront pas avoir à ce jeu qui consiste à vous mettre dans le même sac que ceux qui ont géré l’argent du pétrole directement ou indirectement, même si vos détracteurs cherchent à vous discréditer par tous les moyens aux yeux de vos compatriotes qui ont de vous une bonne image. D’abord, à la tête du Ministère de la Construction et de l’habitat, votre programme de logements, à travers le pays, a été une réussite. Ensuite, aujourd’hui, à la tête du Ministère du Commerce, les Congolais retiennent vos multiples efforts pour assainir ce secteur et contribuer ainsi à leur bien-être.

Monsieur le Ministre d’Etat,

Tout le monde sait que vous êtes un des fidèles du Président de la République, et que vous le soutiendrez jusqu’au bout. Mais sachez que vos détracteurs, qui se sont déjà mis dans la perspective de lui trouver un successeur en 2021, vous considèrent comme un adversaire, un obstacle. Ils s’attaquent à vous parce que, ne l’oubliez pas, vous êtes avant tout un fils du Pool, ouvert sur les autres, pacifiste et ayant le sens de l’intérêt national. Ces qualités constituent une menace pour eux. Comme dans les autres départements, dans le Pool, ils se sont créés des opposants qui seront leurs candidats idéaux.

En fait, des adversaires factices. Dans le Pool, ils en ont trois. Le premier, Fréderic Bintsamou, qui a été utilisé pour détruire ce département et dont le parti vient d’être réhabilité pour qu’il soit candidat à l’élection présidentielle. Le deuxième, Nick Filla, qui a des liens de sang avec vos détracteurs et qui, en réalité, n’a aucune ambition, sinon celle qui se résume à ses intérêts personnels. Le troisième, Guy Brice Parfait Kolélas, connu pour son messianisme et son radicalisme,et qui est toujours rejeté par les citoyens d’autres départements. Ne lui reproche-t-on pas son extrémisme et son sectarisme, qui font peur ?

Monsieur le Ministre d’Etat,

Nous avons voulu attirer votre attention, à travers cette lettre ouverte, pour que vous sachiez à quoi vous en tenir dorénavant. Même si, vous-même, vous ne pensez pas être candidat, par loyauté vis-à-vis du Président-sortant, vos détracteurs pensent que vous le serez malgré tout. Donc, ils sont décidés à vous abattre avant, pour que vous ne faussiez pas le jeu qu’ils ont mis en place avec leurs trois candidats du Pool. Parce qu’ils ne peuvent pas vous manipuler, nous vous invitons à être très prudent. Ils n’hésiteront pas à vous atteindre physiquement.

Le Congo de demain a besoin des hommes comme vous : des politiques qui considèrent leur engagement comme un sacerdoce et qui ne peuvent pas être manipulés, ni instrumentalisés. Alors, prenez garde. Mais soyez rassuré : au nom de l’unité nationale et pour la reconstruction de notre pays, nous serons toujours derrière vous.

Jean Jacques René Itoua

Assisté par d’autres observateurs de la vie politique congolaise’’