Congo : la rentrée scolaire au centre d’une réunion entre le gouvernement et ses partenaires

C’est ce qui justifie la rencontre entre la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques De Sousa et ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

La préparation et l’assurance de la réouverture des écoles fait partie des axes qui bénéficieront d’un financement du Partenariat mondial pour l’éducation, a expliqué la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques De Sousa, après avoir présenté au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, le programme d’appui y afférent.

La requête relative au financement accéléré de la riposte à la Covid-19, visant à soutenir le secteur de l’éducation au Congo, vient d’être approuvée par le Partenariat mondial pour l’éducation, pour un montant de 7 millions de dollars.

« La préparation et l’assurance de la réouverture des écoles, les mesures d’accompagnement socio-sanitaires et de protection de l’enfance, la continuité des apprentissages pendant la fermeture des écoles sont les domaines d’intervention concernés », a expliqué la représentante de l’Unicef, le 27 juillet à Brazzaville, en présence de sa collègue de l’Unesco et du représentant du Haut-commissariat pour les réfugiés, impliqués dans le projet.

Pour la diplomate onusienne, malgré le contexte difficile lié à la pandémie de Covid-19, il faut tout faire pour que l’éducation qui est un droit fondamental pour les enfants soit toujours assurée. C’est d’ailleurs dans l’objectif d’assurer la continuité pédagogique et éviter le décrochage scolaire que le gouvernement avait mis en place la politique de « l’école à domicile » pendant le confinement.

Le 2 juin, exceptionnellement, les élèves en classe d’examen avaient repris le chemin de l’école. Après environ six semaines de cours, les examens d’Etat, session 2020, ont débuté. 83 489 candidats ont présenté le baccalauréat général et 12 284 pour le Certificat d’études primaires et élémentaires. Le Brevet d’études du premier cycle est, quant à lui, prévu le 4 août.

En septembre prochain, les élèves n’ayant pas totalisé la moyenne de passage sur les deux trimestres feront une session de rattrapage pour des raisons d’équité. Ce qui, selon le ministre Anatole Collinet Makosso, lui permettra de connaître, de façon définitive, les statistiques d’admission en classes supérieures ou de reprises, avant la prochaine rentrée scolaire, à laquelle le gouvernement et ses partenaires pensent déjà.

Congo : début du couvre à Brazzaville et à Pointe-Noire

Depuis lundi 27 juillet, le couvre-feu est déclaré dans les deux plus grandes villes de la république du Congo. Il faut aussi noter que ces capitales sont l’épicentre du coronavirus.

Le 27 juillet dans un tweet, le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla a précisé que le couvre-feu débutait ce même soir à partir de 20 heures, particulièrement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Les autres départements du pays devraient entrer plus tard en couvre-feu. Il s’agit pour le gouvernement de corriger certaines mesures de déconfinement progressif. Notons qu’au Congo, la propagation du coronavirus n’est toujours pas maîtrisée.

Le couvre-feu a été ramené de 20 heures à 5 heures du matin. Ce changement fait partie d’une batterie de mesures annoncées le week-end dernier par le gouvernement qui réagit ainsi face à la propagation du coronavirus. Les Brazzavillois et les Ponténegrins habituées à rentrer à 22 heures devraient le faire désormais deux heures plus tôt.

En juin dernier, le gouvernement avait annoncé, dans son plan de déconfinement par paliers, l’ouverture des hôtels, des bars et des restaurants et le début du couvre-feu à 22 heures. Apparemment, ces activités ont permis à la population de prendre d’assaut des lieux de jouissance jusqu’à tard la nuit, se livrant aux boissons alcoolisées et à la danse.

La police a interpellé plusieurs fois dans les boîtes de nuit des jeunes gens dans un état d’ébriété, alors que ces lieux n’ont jamais été autorisés à rouvrir depuis leur fermeture en avril dernier. Des comportements inciviques et propices à la propagation de la Covid-19, selon plusieurs analystes.

Certains critiques estiment par ailleurs qu’il n’y avait aucun lien entre l’augmentation des cas positifs et le couvre-feu. Ils arguent que le virus ne circule pas que de nuit, il n’est donc pas justifié que le couvre-feu soit ramené à 20 heures.

Congo : énième prolongation de l’état d’urgence sanitaire

Le Sénat vient d’approuver la prorogation de l’état d’urgence sanitaire de vingt jours à compter du 30 juillet. C’est de l’une des décisions de la plénière du mardi 28 juillet à Brazzaville.

Le Congo va une fois prolonger l’état d’urgence sanitaire. Les sénateurs ont approuvé cette décision lors de la session plénière du mardi 28 juillet 2020. C’est pour la 6ème fois que l’état d’urgence sanitaire est prorogé en République du Congo.

Il faut dire que c’est la 6ème fois que l’état d’urgence sanitaire est prolongé en République du Congo. Cette mesure n’est donc pas un hasard. Selon le rapport de la Commission affaires juridiques et administratives (CAJA) du Sénat, depuis le 6 juillet 2020, le nombre de personnes déclarées contaminées après tests a plus que doublé en passant de 1550 à 3117.

Selon ledit rapport, à l’exception du département du Kouilou, le coronavirus ne circule presque pas à l’intérieur du pays. La maladie semble s’installer à Brazzaville et Pointe-Noire où elle se développe trop plus vite.

La coordination nationale de riposte à la pandémie a saisie l’occasion pour déplorer un relâchement général des gestes barrières par la population. Notons tout de même que ce relâchement a commencé à s’observer à la suite du déconfinemnt progressif.

L’ambition de la coordination nationale est de porter dans un délai raisonnable, de 1800 tests PCR par jour à plus de 3900. Au mois de juin, 6548 tests ont été réalisés sur l’ensemble du pays contre 3709 au mois de mai et 1407 au mois d’avril.

Congo : Ghislain Joseph GABIO signe « Dans le rétroviseur de ma vie »

Paru le 22 juin 2020, aux éditions L’Harmattan, cet ouvrage de 124 pages, est une invite à voir à travers le rétroviseur de sa vie où l’éducation et la formation sont des faits marquants.

Dans le rétroviseur d’une vie. On aime observer comment nous changeons avec le temps, comment certains d’entre nous se raidissent sur leurs défauts et leurs angoisses, comment d’autres au contraire s’en libèrent et progressent.

Dans son livre de 124 pages -« Dans le rétroviseur de ma vie »- De la gare Hamon-Madzia aux cinq continents en passant par Brazzaville, paru le 22 juin 2020 aux Editions L’Harmattan, Ghislain Joseph Gabio vous invite à voir dans le rétroviseur de sa vie, où l’éducation et la formation sont des faits marquants. Cette éducation et cette formation commencent à Hamon-Madzia, se poursuivent à Brazzaville et continuent hors des frontières congolaises, sur les cinq continents.

Journaliste écrivain ayant travaillé à la Radio Télévision congolaise et à Radio France internationale comme correspondant, il a également prêté ses services à la Deutsche Welle.

Mais Gabio tête à deux mamelles : le sport et la musique. Et c’est le sport qui lui a fait découvrir les cinq continents !

Dans cet ouvrage le film de la vie de Ghislain Joseph Gabio par l’auteur.

Ghislain Joseph Gabio est né en 1945 à Kinkala, en République du Congo. Il a été directeur à la Radio et à la Télévision du Congo et directeur de cabinet du ministre de la communication. Il est diplômé en journalisme au Studio Ecole de l’O.CO.RA., puis à l’Institut national de l’audiovisuelle (I.N.A.) à Paris, en France.

Congo : les maraîchers de Brazzaville bénéficient des kits agricoles

Affectés par les mesures restrictives liées au coronavirus, les maraîchers de la capitale congolaise ont reçu des kits et semences agricoles de la part du gouvernement et des institutions onusiennes.

Cet appui, qui vient apporter une bouffée d’oxygène aux producteurs agricoles, est également constitué des pulvérisateurs et des engrais chimiques. Il s’inscrit dans le cadre de l’appui du ministère de l’Agriculture aux maraîchers affectés par les mesures restrictives édictées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie du coronavirus (Covid-19). Environ mille deux cent soixante maraîchers des sites de Nsoungui, Mahouna, Bikakoudi, Wayako, Agri Congo et du centre de Talangai sont concernés par cette aide.

« Même si les populations de Brazzaville meurent de la Covid-19, nous ne pouvons accepter qu’elles meurent de faim. C’est pour cela que nous nous battons malgré les mesures barrières pour produire tant soit peu afin de ravitailler les marchés brazzavillois en produits maraîchers », a indiqué le président de l’Union des groupements de la ceinture maraîchère de Talangaï, Sylvain Gani.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Henri Djombo, a échangé avec les maraîchers de la périphérie de Brazzaville sur l’accroissement de la production pendant cette période de Covid-19 ; les besoins réels de ces derniers en vue des interventions à venir.

Dans l’optique de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux effets néfastes de la Covid-19, le gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ont échangé par visioconférence sur les stratégies conjointes de riposte à cette pandémie, notamment les actions immédiates à mettre en place pour réduire l’impact socioéconomique de la crise sanitaire sur les populations.

Jean Claude Elombila, conseiller du ministre en charge de l’Agriculture, a fait savoir qu’il était nécessaire pour le gouvernement de témoigner sa gratitude aux producteurs face à leur abnégation à poursuivre la production pendant cette dure période où certaines mesures restrictives édictées par le gouvernement restent en vigueur afin de limiter la propagation de la pandémie.

« Nous sommes conscients que vos activités ont été durement affectées par les conséquences de la Covid-19 et nous ne pouvions rester insensibles. Je sais que vos attentes sont immenses, nous continuons à travailler avec nos partenaires en vue de rendre opérationnelle la stratégie de la riposte alimentaire qui a été approuvée par toutes les parties prenantes », a-t-il dit.

Coronavirus : le conseil congolais des chargeurs a perdu près 230 millions FCFA

Cette information a été révélée lors du dernier conseil d’administration dudit Conseil, par son directeur général, Séraphin Mouendzi.

Le coronavirus a causé, à la date du 30 juin 2020, un manque à gagner au Conseil congolais des chargeurs (CCC), estimé à plus de deux cent vingt-huit millions sept-cent-quarante-un mille cinq cent quatre-vingt-quatorze francs CFA (228.741.594FCFA), a indiqué le directeur général du CCC, Séraphin Mouendzi, lors du dernier conseil d’administration.

« La propagation de la pandémie de Covid-19 a impacté négativement les finances de l’entreprise », a-t-il déclaré, ajoutant que « malgré cette baisse significative des revenus, la direction générale du CCC a tenu à respecter toutes ses obligations ».

Au nombre de celles-ci, le paiement régulier des salaires et l’apurement de la dette envers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui est passée de sept cent soixante-huit millions huit cent-vingt-un mille trois cent quatre francs CFA (768.821.304FCFA) au 31 août 2017 à deux cent quatre-vingt-douze millions quatre cent cinquante-huit mille deux cent cinquante un francs CFA (292.458.251FCFA) au 30 juin 2020. Il y a également l’acquittement régulier des charges fiscales.

S’agissant du bilan du CCC exercice 2019, Séraphin Mouendzi a signifié que celui-ci, au 31 décembre 2019, « dégage un bénéfice de trois cent soixante-douze millions dix-huit mille trois cent quarante-deux francs CFA (372.018.342FCFA) ». Ce résultat est en progression de plus de 10% par rapport à l’année 2018, a-t-il expliqué.

Le président du conseil d’administration du CCC, Jean Louis Osso, a salué les résultats de l’exercice écoulé de cette entreprise publique à caractère industriel et commercial. Pour lui, en créant cette structure en 2000, le chef de l’Etat congolais « avait effectivement la vision d’en faire un vrai outil moderne de gestion qui s’assume et à même de produire de la valeur ajoutée à l’économie nationale ».

Basé à Pointe-Noire, le CCC s’emploie à l’érection sur fonds propres de son nouveau siège (R+9) qui trônera au cœur de la capitale économique. D’un coût de sept milliards cent soixante-dix-sept millions de francs CFA (7.177.000.000FCFA), les travaux de ce siège ont été confiés à la société China state construction engineering corporation Congo Sarl.

Coronavirus : le Congo reçoit sa commande d’équipement et de médicaments

Le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba, a réceptionné une partie de la commande faite par le gouvernement le 27 juillet à Brazzaville.

« Ces équipements, acquis sur fonds propres du gouvernement, sont la première partie de la commande. Ils permettront de renforcer la lutte contre la Covid-19 dans notre pays », a expliqué le ministre en charge de la Recherche scientifique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, réceptionnant symboliquement un lot des mains du directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba en présence notamment de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, car la commande vient de l’Empire du milieu. Respirateurs, équipements de protection individuelle pour le personnel médical et plusieurs autres intrants composent la commande faite par le gouvernement.

Cet équipement et ces médicaments seront mis à la disposition des structures de prise en charge des malades de Covid-19 sur l’ensemble du territoire national, a précisé le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou représentant la ministre en charge de la Santé empêchée.

En rappel, d’après le point épidémiologique fait par la Coordination nationale de gestion de la pandémie de Covid-19, le Congo compte 3038 cas confirmés depuis le 14 mars 2020 ; 756 cas positifs sont déclarés guéris ; 51 décès sont à déplorer à ce jour, tandis que le taux de létalité est de 1,7 %.

Brazzaville est la ville où la maladie se propage le plus : 1.237 nouveaux cas révélés dans la période du 30 juin au 20 juillet 2020. Pointe-Noire, deuxième foyer important de la maladie, a connu 432 nouveaux cas de contamination dans la même période. Les tranches d’âge les plus concernées restent les mêmes : 30-39 ans (947 personnes contaminées) et 40-49 ans (838 personnes contaminées). Le pourcentage des femmes contaminées tend à augmenter. Elles représentaient 23,3% du total au 30 juin 2020. Elles constituent aujourd’hui 27,1 % du total. La mortalité au coronavirus Covid-19 touche surtout les tranches d’âge de 60-69 ans (18 personnes) et de 50-59 ans (15).

Des écrivains congolais décernés d’un prix littéraire international

Sept écrivains congolais ont été décernés sous le label international Winners, Franck Palmers, Purity Age et associés, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu, le 25 juillet au Centre culturel russe (CCR) de Brazzaville.

Le Prix littéraire international Johannh Brand, ouvert aux écrivains des cinq continents, a été décerné à sept écrivains congolais considérés par le comité d’organisation comme des valeurs incontestables de la littérature. Ces écrivains ont répondu aux critères exigés, dont le principal est la soumission d’une œuvre littéraire remarquable et originale contribuant à l’instauration d’un monde meilleur.

Le prix littéraire international Johannh Brand a été décernés à : Mukala Kadima-Nzuji (Pr des universités, écrivain, critique littéraire) pour son œuvre romanesque La chorale des mouches et son recueil poétique Redire les mots anciens ;

Bienvenu Boudimbou (Pr, maître de conférences CAMES en sciences de l’information et de la communication, essayiste) pour ses essais La parole de l’Autre dans la rumba congolaise et Ça c’est Brazza !

Ramsès Bongolo (écrivain, critique littéraire, éditeur, animateur radio, musicien) pour ses œuvres Opération Barracuda et Les maitres de la nuit ;

Roger-Patrice Mokoko (écrivain, chargé de cours à l’École normale supérieure de l’Université Marien Ngouabi, Dr en sciences de l’éducation de l’ULB à Bruxelles et de l’UQAM à Montréal, expert en pédagogie universitaire) pour son essai Mossaka et son histoire (de 1885 à 1965) ;

David Gomez Dimixson (écrivain, critique littéraire, compositeur gospel) pour son recueil de poèmes Nous sommes en guerre ;

Alima Madina (écrivaine, inspectrice de lycée, Pr de philosophie à l’École militaire préparatoire général Leclerc) pour son recueil de nouvelles La voix d’une femme qui espère ;

Julien Makaya Ndjoundou (écrivain, Dr en psychologie) pour son œuvre romanesque La saison des perversions.

Le Pr Kadima Mukala-Nzuji a dit ce à quoi il a été sensible au cours de cette cérémonie, ce sont les trois moments. Le premier étant la lecture des poèmes de Johannh Brand (qui a utilisé les mots et les images qui ne sont pas de son âge …)  Le deuxième moment, est celui du défilé de mode qui a célébré la féminité (la mise en valeur de la femme, ses qualités) et l’africanité avec l’utilisation du raphia qui a été abondamment utilisé. Le troisième moment, celui de la remise des prix. « Le prix est une manière de reconnaissance de l’autre, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Il faut avoir beaucoup de modestie pour reconnaître la valeur de l’autre. Ce prix m’a profondément touché », a-t-il déclaré.

 

 

Le Congo ouvre ces frontières dès le 20 août prochain

C’est l’une des mesures prises vendredi 24 juillet 2020, par la coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus.

Le Congo entend ouvrier ses frontières à partir du 20 août 2020. C’est ce qui en ressort de la réunion de Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus, qui s’est tenue le 24 juillet 2020 à Brazzaville. Plusieurs autres recommandations ont été prises afin de soutenir l’économie en difficulté du fait de la pandémie du coronavirus.

La Coordination a en outre insisté sur plusieurs mesures spécifiques suite à un relâchement constaté des gestes barrières tant par les populations que par l’ensemble des acteurs impliqués dans le combat contre la Covid-19.

La Coordination a recommandé la réouverture des frontières pour soutenir l’économie. Cette réouverture ne sera effective qu’à la seule condition que les mesures de sécurité, de contrôle sanitaire et de mise en place des équipements adéquats aux frontières soient prises pour assurer la pleine réussite de cette étape cruciale du processus de déconfinement progressif et par palier.

De même, la Coordination a proposé de ramener le couvre-feu dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire de 20 heures à 5 heures du matin et de fermer les marchés domaniaux de Brazzaville et Pointe-Noire tous les mercredis, vendredis et dimanches.

De manière automatique, l’état d’urgence sanitaire pour une nouvelle période de vingt (20) jours,  a été prorogé à partir  du 30 juillet 2020. L’interdiction des rassemblements de plus de cinquante (50) personnes dans les lieux publics et privés, à l’exception des marchés domaniaux et de la participation à une activité autorisée dans le cadre du déconfinement est confirmée.

Par ailleurs, l’observation totale, partout et par tous, de toutes les mesures barrières, le port obligatoire et conforme du masque de protection individuelle, la non-réouverture des établissements d’enseignement fermés, des résidences universitaires et des internats, la non-réouverture des boîtes de nuit et autres lieux de danse, ainsi que l’interdiction des rencontres sportives collectives et des spectacles font partie des recommandations édictées.

La célébration de tous les événements familiaux auront lieu dans l’intimité, en tenant compte du respect de toutes les mesures de prévention et l’exercice des contrôles sanitaires et de la force publique à l’entrée et à la sortie de toutes les villes du pays.

La Coordination nationale a émis le souhait d’une plus grande implication de la force publique afin de faire respecter l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes dans les lieux publics et privés, notamment dans les morgues municipales, aux lieux des veillées mortuaires, dans les cimetières et dans les lieux de culte.

Il a été en outre décidé du financement et de l’organisation d’une vaste campagne de communication dans tout le pays, à travers tous les médias et tous les autres moyens de sensibilisation des populations, par les professionnels de la santé, des sciences sociales et de la communication.

La Coordination a réitéré l’achèvement des travaux, dans les meilleurs délais, dans tous les centres de prise en charge des patients de Covid-19, en les dotant d’équipements et de produits nécessaires pour offrir des soins de qualité aux malades.

Congo-Education : la CJP fait un rapport sur les investissements de l’Etat

La Commission épiscopale justice et paix (CJP) de l’Église catholique vient de mener sur la réalisation desdits projets montre une exécution au rabais.

Dans le but de redresser le système éducatif, le gouvernement congolais a investi pour la seule année 2018 quelque 24 milliards de FCFA dans une vingtaine de projets. Mais l’enquête a posteriori que la Commission épiscopale justice et paix (CJP) de l’Église catholique vient de mener sur la réalisation desdits projets montre une exécution au rabais et surtout un manque de suivi.

Coordonnateur de la Commission épiscopale justice et paix, l’abbé Félicien Mavoungou fait partie de ceux qui ont rédigé le rapport sur le suivi des investissements budgétaires de l’État dans le secteur prioritaire de l’éducation nationale en 2018. Il a notamment décelé plusieurs insuffisances.

« Ce qui nous a beaucoup impressionné, c’est le taux de réalisation. Il y a eu une vingtaine de projets qui ont été exécutés, malheureusement la plupart ne sont pas arrivés à terme. Il y a beaucoup de cas de figure sur le terrain : beaucoup de bâtiments ne sont pas achevés, d’autres sont finis mais ne servent pas à grand-chose. Beaucoup d’écoles n’ont pas d’enseignants qualifiés. Dans l’ensemble nous avons fait un constat amer qu’il y a beaucoup de dysfonctionnements dans l’éducation nationale », a déclaré Mavoungou.

L’Église plaide pour une augmentation substantielle des budgets alloués à l’éducation. « Nous plaidons et nous invitons les décideurs politiques à investir davantage dans ce secteur prioritaire. C’est Nelson Mandela qui disait que l’éducation est une arme efficace pour lutter contre le sous-développement », a demandé l’abbé Félicien Mavougou.

Contactée, une source gouvernementale n’était pas disponible dimanche soir pour commenter  cette enquête de la Commission épiscopale justice et paix.