Congo : Thievy Bifouma quitte Yeni Malatyaspor pour Shenzhen

Le footballeur Congolais va désormais porter le maillot du club chinois de Shenzhen, comme annoncé il y a quelques jours.

C’est officiel ! Le transfert de Thievy Bifouma a été rendu public. Le footballeur congolais défendra les couleurs de son nouveau club. Évalué à 3 millions d’euros, cette indemnité de transfert est le prix à payer pour permettre à Bifouma de quitter Yeni Malatyaspor pour Shenzhen. Rappelons qu’en Turquie il laisse les traces de son passage avec 8 buts et 4 passes décisives.

C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour Thievy Bifouma, il devra donc écrire une nouvelle histoire.

Tentative d’assassinat de Ferdinand Mbaou : la justice congolaise ouvre une enquête

Une information judiciaire a été ouverte à la suite de la tentative d’assassinat de l’opposant congolais en France, Ferdinand Mbaou.

« Une information judiciaire est bien en cours suite à la plainte avec constitution de partie civile de Mbaou », a indiqué le parquet de Pontoise, en région parisienne.

L’ouverture d’une information judiciaire déclenche la désignation d’un juge d’instruction chargé d’enquêter sur les faits.

Mbaou a été la cible, fin 2015, d’une tentative d’assassinat à la sortie de son domicile situé dans une bourgade du Val-d’Oise, au nord de Paris. Grièvement blessé, il vit depuis avec une balle fichée dans le dos.

Sa plainte avait été classée sans suite par le parquet de Pontoise deux ans et demi plus tôt

« C’est une très bonne chose parce que nous nous demandions pourquoi l’enquête préliminaire avait été classée sans suite, sans que nous en soyons informés mes avocats et moi. Nous sommes très heureux que la justice se soit remise en route », a réagi auprès de l’AFP Ferdinand Mbaou.

Le général, âgé de 68 ans, s’est réfugié en France en 1997, quand Denis Sassou Nguesso a repris le pouvoir par les armes en renversant le président Pascal Lissouba (1992-1997), pour lequel travaillait ce militaire.

Ancien chef de la garde de l’ex-président de la République, cet opposant congolais a également été la cible d’un deuxième projet d’assassinat.

Soupçonnés, deux anciens agents du renseignement français avaient été inculpés le 12 septembre 2018 pour « association de malfaiteurs » et « détention d’explosifs ».

Mais, en mars 2019, le corps de l’un des deux mis en cause avait été retrouvé, criblé d’impacts de balle, sur un parking en Savoie, dans les Alpes françaises.

« Notre client ayant été au cœur de deux projets d’assassinats sur le territoire national, nous attendons de la justice qu’elle fasse toute la lumière sur ces faits extrêmement graves et ce quels que soient les auteurs et les éventuels commanditaires », ont déclaré Vincent Brengarth et Henri Thulliez, les avocats de Mbaou.

Congo : vers la reprise des vols internationaux sous mesures sanitaires

Le trafic aérien international pourra bientôt reprendre en République du Congo après quatre mois de fermeture en lien avec la pandémie du coronavirus.

En attendant sa décision d’ouvrir les vols extérieurs, le gouvernement congolais veut s’assurer du respect des mesures barrières dans les aéroports, à bord des avions et à l’arrivée des passagers.

C’est à cet effet que les exploitants d’aérogares sont invités à désinfecter les surfaces susceptibles d’être contaminées, à savoir les comptoirs, escaliers roulants, ascenseurs, toilettes, coins-bébés, chariots à bagages, points de collecte, bus côté piste, les sièges dans les zones d’enregistrement et d’embarquements, y compris les bacs à déchets et surtout les lingettes à jeter dans les bacs à déchets d’activités de soins à risque infectieux.

L’accès aux aéroports a été durci, il est strictement réservé au personnel en service, aux passagers des vols en cours de traitement et aux accompagnateurs des personnes malades, mineurs ou à mobilité réduite. La distanciation physique d’un mètre et le port de masque sont alors obligatoires dans le périmètre. Les autorités sanitaires vont procéder régulièrement à la mesure de la température des voyageurs au départ et à l’arrivée. « Les passagers sont embarqués de l’arrière vers l’avant de l’avion afin de limiter les croisements des flux à bord », précise une circulaire du Premier ministre.

La gestion des passagers en vol a également été renforcée. Pour cela, les exploitants aériens doivent fournir des quantités suffisantes de produits de nettoyage et de désinfection efficaces contre la Covid-19. Les services pouvant générer des contacts entre les passagers et le personnel à bord sont déconseillés, tels que les journaux en format papier, la restauration, la vente à bord. « Le service de restauration – à défaut d’être suspendu – à bord des aéronefs doit consister en un repas servi dans un contenant fermé et préemballé. Les couvertures et oreillers utilisés par les passagers d’un vol précédent ne doivent être réutilisés par les passagers du vol à venir », ajoute la même note.

Les autorités se sont préoccupées des conditions sanitaires pendant la maintenance des aéronefs et la manutention du fret et des bagages.

Pour essayer d’impliquer exploitants privés et les administrations publiques dans la mise en œuvre de ces mesures sanitaires, la ministre des Transports, Ingrid Olga Ghislaine Éboucka-Babakas a convoqué, le 21 juillet à Brazzaville, une réunion du Comité national de sureté de l’aviation civile. « Je voudrais souligner la nécessité pour tous de préserver la crédibilité de notre pays en matière de sûreté aérienne, en toutes circonstances. C’est ainsi que je déplore deux incidents majeurs, celui survenu à l’aéroport A. A. NETO de Pointe-Noire avec les tirs de projectiles et celui de l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville avec un homme dans un des réacteurs d’un aéronef », a signifié la ministre des Transports.

Les membres de ce comité technique étaient appelés à plancher sur les préparatifs de la reprise du trafic aérien, à déterminer les mesures idoines permettant d’atténuer les risques sanitaires et à garantir un niveau de sécurité et de sûreté propices à la relance des activités de l’aviation civile dans le pays.

Congo : le Sytrat menace de déclencher une grever illimitée

Le syndicat des travailleurs de l’administration du territoire (Sytrat) donne un délai de quinze jours à la tutelle pour apporter des réponses aux doléances formulées par le personnel.

Les membres du syndicat des travailleurs de l’administration du territoire menace de déclencher une grève. Les syndicalistes se sont exprimés dans une déclaration rendue publique le 21 juillet à Brazzaville. Pour eux, dépasser ce délai, le Sytrat va appeler l’ensemble du personnel à entamer une grève illimitée.

Les doléances se résument par le statut particulier des agents de l’administration du territoire et la marginalisation dont ils sont victimes dans les nominations.

En ce qui concerne le statut particulier, le sytrat exprime toute sa désolation de constater que seule la police a pu voir son statut particulier être signé ; alors que, précise la déclaration, au cours des séances de travail avec la tutelle, il avait été obtenu l’assurance de l’aboutissement du projet. A cet effet, le Sytrat propose la mise en place d’une commission paritaire composée des représentants de l’administration et de ceux du syndicat, en vue de l’actualisation du projet.

Pour ce qui est des nominations, le Sytrat constate que l’administration du territoire devient un réservoir des retraités et des agents assimilés venus d’autres départements ministériels. Les statistiques, note la déclaration, montrent que sur trois cent soixante-quatre postes de commandement à pourvoir, trois cent quarante et un sont occupés par des agents assimilés.

Les derniers faits en date, précise la déclaration, sont des nominations intervenues au niveau de la territoriale : sur quatre-vingt-dix sous-préfets, il y a eu seulement six agents de la territoriale ; sur quarante- trois administrateurs-maires des communautés urbaines, un seul agent de la territoriale ; sur vingt-trois administrateurs-maires d’arrondissement, aucun agent de la territoriale.

Par ailleurs, le Sytrat a également épinglé des faits inhérents à l’amélioration des conditions de travail des agents, notamment l’absence du bus de transport du personnel, l’insuffisance de l’outil informatique et la modernisation de l’administration par l’informatisation des structures de travail.

Économie nationale : les actifs des banques congolaises en hausse de 6,3%

Le gouvernement congolais est en train de préparer un plan de relance économique qui consacrera un certain nombre de mesures en faveur du système bancaire.

Malgré la crise actuelle, le système bancaire congolais se porte pas mal, affichant un total du bilan de 6,3% et une évolution satisfaisante d’autres indicateurs de performances, selon la banque centrale. La République du Congo mise en partie sur la dynamique des banques pour relancer l’économie nationale.

Le gouvernement congolais est en train de préparer un plan de relance économique qui consacrera un certain nombre de mesures en faveur du système bancaire, afin de lui permettre de contribuer beaucoup plus efficacement au financement de l’économie. À l’issue de la réunion du Comité national économique et financier(CNEF), tenue le 21 juillet à Brazzaville, les autorités ont aussi décidé de recourir au marché financier sous-régional pour le financement de l’économie.

Globalement, l’économie congolaise à l’instar des autres économies est durement affectée par le contre-choc de la crise sanitaire liée au coronavirus et du choc pétrolier. « Sur la base des informations que nous avons collectées, les prévisions de la croissance congolaise sont en baisse de 9,8% et ce contexte économique difficile va également se refléter sur les autres agrégats macroéconomiques, notamment le compte courant de la balance de paiement qui sera déficitaire de 126,1 millions », a indiqué le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Michel Dzombala.

En raison des contreperformances au niveau des exportations et des importations, l’inflation est estimée à 2,8% cette année, contre 1,8% an plus tôt. La masse monétaire en circulation va baisser de 14,1% en raison de la forte baisse de sa contrepartie extérieure, à savoir ses avoirs extérieurs net. Le taux de couverture de la monnaie connaîtra une baisse d’environ 26%, mais restera toujours autour de la norme de 20% qui est requise dans le cadre de l’accord de coopération monétaire.

D’après le directeur national de la BEAC, le redressement de la situation économique passe par la concrétisation des mesures prises par les pouvoirs publics, la banque centrale et la Commission de la Cémac. Il y a quelques semaines, la BEAC a décidé d’injecter 250 milliards francs CFA sur le marché communautaire, en plus des mesures d’assouplissement monétaire, de l’élargissement de la gamme des effets admis au refinancement et de l’amélioration des conditions de décote des effets publics qui sont admis au refinancement.

Notons que la réunion du CNEF de ce mardi a été présidée par le ministre délégué chargé du Budget, Ludovic Ngatsé, en présence de sa collègue du Plan, Ingrid Olga Ghislaine Eboucka-Babakas, et du gouverneur de la banque centrale qui a assisté en visioconférence.

Congo : dernier hommage rendu à Edo Ganga

Décédé le 7 juin à l’âge de 87 ans après soixante-six ans de carrière musicale, Edo Ganga sera inhumé ce 22 juillet à Brazzaville.

Ce mercredi 22 juillet à Brazzaville, un hommage sera rendu à Edo Ganga. Peu avant cette journée d’hommage qui lui sera rendu au Palais des congrès, Claudia Sassou N’Guesso a reçu la famille de l’illustre disparu pour apporter son soutien aux préparatifs finaux.

Compte tenu de son indisponibilité à assister à la dernière cérémonie d’hommage à Edo Ganga le 22 juillet, Claudia Sassou N’Guesso, conseillère spéciale du président de la République, chef du département de la communication et des médias, a tenu à exprimer sa compassion et son soutien à la famille de l’artiste. « C’est un grand artiste et un monument de la culture congolaise que nous venons de perdre et, de ce fait, je présente mes sincères condoléances à la famille éprouvée. En dépit de mon absence aux obsèques d’Edo Ganga, je tenais énormément à apporter ma modeste contribution afin de lui rendre un hommage digne de ce nom et de son rang », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, elle s’est réjouie qu’Edo Ganga ait été honoré de son vivant car, selon elle, la plupart du temps, la société a tendance à décorer les artistes et autres personnalités à titre posthume. En effet, le 15 août dernier, Edo Ganga avait été élevé à la dignité de Commandeur dans l’ordre du mérite congolais par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. « Quoiqu’Edo Nganga ne soit plus là, nous allons continuer de soutenir cet orchestre au mieux de nos possibilités et de nos moyens », a ajouté Claudia  Sassou N’Guesso.

Au terme de la rencontre, la famille s’est dite émue et impressionnée par la générosité de Claudia Sassou N’Guesso qui avait été, l’an dernier, deuxième marraine du soixantième anniversaire de l’orchestre « Les bantous de la capitale ». « Les faiblesses observées en amont en été vite rattrapées. Nous partons satisfaits d’avoir trouvé les réponses pour lesquelles nous avions une appréhension. Et, je pense qu’en rendant compte au reste de la famille, les esprits et les cœurs seront apaisés », s’est exprimé Bernard Batantou, représentant de la famille du patriarche du mythique orchestre Les bantous de la capitale.

S’agissant du programme des obsèques qui auront lieu ce mercredi à Brazzaville, il est prévu un dernier hommage digne de son rang, au Palais des congrès, après la levée du corps de l’artiste congolais à la morgue municipale du CHU. Les corps constitués nationaux ainsi que l’ensemble des musiciens congolais seront présents, pour dire un adieu solennel à l’artiste. Après cette cérémonie, l’artiste sera conduit à sa dernière demeure, au cimetière du Centre-ville.

Né le 27 octobre 1933 à Léopoldville (Congo-Belge), Edo Ganga a trouvé la mort le 7 juin à Brazzaville, après une riche et belle carrière musicale. Compositeur, chanteur ténor et arrangeur, Edouard Nganga dit Edo Nganga est l’une des légendes emblématiques de la musique congolaise moderne. Il est parmi les fondateurs de l’orchestre Atomic Jazz, embryon de l’orchestre Négro Jazz de Brazzaville en 1954, de l’Ok-Jazz et du mythique orchestre Les bantous de la capitale en 1959, au sein duquel il a évolué jusqu’à son dernier souffle. Le patriarche a composé plusieurs chansons, à savoir : « Mabé nde kolimwa », « Zozo kobanga te », … et « Aimé wa bolingo », une chanson anthologique chantée en hommage à sa mère, Véronique, dont il fut le fils unique.

Baccalauréat général 2020 : plus de 83.000 candidats affrontent les épreuves

Répartis dans 261 centres d’examens, les futurs bacheliers sont à l’assaut du précieux sésame depuis ce mardi 21 juillet 2020.

Les épreuves écrites du baccalauréat général ont été lancées, mardi 21 juillet 2020, sur toute l’étendue du territoire national. Ils sont au total 83.489 candidats, répartis dans 261 centres, à faire face à cet examen d’Etat.

Les examens cette année se déroulent dans un contexte marqué par la pandémie de coronavirus. Pour limiter la propagation du coronavirus, toutes les conditions ont été réunies pour un bon déroulement des épreuves écrites de cet examen d’Etat. Ils sont tous des vissages couverts de masques protecteurs. Moins de 30 élèves par salle, distanciation physique respectée, installation des caméras thermiques et des dispositifs de lavage des mains devant chaque centre.

Pour le premier jour, les candidats de toutes les séries ont composé en mathématiques.

Le deuxième jour est réservé aux épreuves de français pour les séries littéraires, les sciences physiques pour les séries D et C puis la langue anglaise pour toutes les séries.

La journée du 23 juillet sera consacrée aux épreuves d’histoire-géographie puis la deuxième langue pour les séries littéraires. Les candidats des séries scientifiques affronteront les sciences de la vie et de la terre ainsi que l’histoire, à la deuxième heure.

Le dernier jour, tous les candidats composeront sur les mêmes matières, à savoir la philosophie puis l’éducation physique et sportive. Précisons que cette dernière épreuve n’aura pas de pratique cette année.

Coronavirus : renforcement de logistique de lutte contre la maladie dans la cuvette-Ouest

C’est ce qui explique la présence d’une délégation du comité national de riposte du covid-19, dans cette partie de la République du Congo.

Depuis dimanche 19 juillet 2020, une délégation du Comité national de riposte du coronavirus, se trouve dans le département de la Cuvette-Ouest. Conduite par son coordonnateur technique, le Dr Gilbert Ndziessi, ce séjour de travail a pour objectif de renforcer la logistique, la capacité de prise en charge et orienter les actions qui visent à maîtriser la propagation.

C’est que l’on enregistre six cas confirmés de coronavirus dans ce département. Mais il faut dire qu’Ewo, chef-lieu de la Cuvette-Ouest, n’est jusque-là pas touché par la pandémie de Covid-19. C’est plutôt dans la localité de Mbama, que ces six cas ont été enregistrés.

« Il faut éviter que la situation se généralise, que la propagation de la maladie à coronavirus soit maîtrisée. Nous devons mieux faire en matière de protection de la population », a indiqué le coordonnateur technique du Comité national de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi.

L’hôpital d’Ewo qui a une capacité de 45 lits a bénéficié des équipements de prise en charge et intrants, y compris les médicaments.

Rentrée scolaire 2020-2021 : l’Université Sassou N’Guesso de Kintélé pourrait ouvrir ses portes aux étudiants

Cette université dont la restitution des travaux était prévue en octobre 2018, est prête à accueillir les apprenants dès la rentrée scolaire prochaine.

La nouvelle n’est pas encore officielle. Les travaux de l’Université Sassou N’Guesso de Kintélé sont enfin achevés.  Initialement prévue en octobre 2018, l’ouverture de l’université Denis Sassou-N’Guesso, en construction depuis deux ans à Kintélé, pourrait accueillir les étudiants dès la prochaine rentrée académique 2020-2021.

Ladite université doit accueillir 30 000 étudiants. Elle est composée en majorité d’instituts techniques conçus pour répondre au besoin d’adéquation entre formation et emploi et compenser les lacunes de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, critiquée pour son enseignement trop théorique.

« 70 % des chômeurs diplômés de notre pays sont issus de cette université », relevait en mars 2018 Bruno Jean-Richard Itoua, le ministre congolais de l’Enseignement supérieur.

Notons qu’une autre université est en cours de construction à Pointe-Noire. Il s’agit de l’université catholique, qui sera consacrée elle aussi aux sciences techniques.

Zone Cemac : dès janvier 2021, les frais du roaming seront supprimés

À partir du 1er janvier prochain, les citoyens des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) en déplacement à l’intérieur de la sous-région auront accès aux services mobiles, entre autres, appels, SMS et internet, sans changer de carte Sim et frais supplémentaires.

Les six pays membres de la Cémac se sont accordés sur un cadre légal visant la diminution du coût de communication. Un projet de règlement communautaire relatif à l’itinérance et aux tarifs sur les réseaux de communication en vue de la mise en place d’un réseau unique en Afrique centrale a déjà vu le jour. Le coût de communication connaîtra une baisse sensible dans les prochains mois avec la suppression du roaming.

Pour donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration, la Cémac entend également s’appuyer sur les télécommunications. « Il serait judicieux pour les États membres de la Cémac de ne pas rater la date butoir du 1er janvier 2021 pour l’opérationnalisation de la suppression des surcoûts sur l’itinérance mobile. Cela pour booster les efforts d’une relance économique dans la sous-région dans un monde post-Covid-19 », précise un communiqué de la Cémac daté du 1er juillet dernier.

En effet, le projet de règlement communautaire relatif à l’itinérance et aux tarifs sur les réseaux de communication a été validé par les ministres des Télécoms, conformément à la volonté exprimée par les chefs d’Etat de la sous-région. Il est désormais question que le bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique pour l’Afrique veille à la mise en œuvre de ce projet intégrateur.

La suppression des frais de roaming sera bénéfique aussi bien au niveau de la productivité, de la diversification des services, qu’au niveau de l’accroissement du volume des échanges intra-africains. « Cette étape décisive constitue un outil de communication sans frontière et un vecteur d’intégration régionale susceptible d’améliorer de façon significative la vie au quotidien des citoyens en déplacement dans la zone Cémac et, conséquemment, une opportunité de renforcement de la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux », a-t-on appris de la même source.

À noter que la nouvelle réglementation communautaire portant suppression des frais d’itinérance sur les réseaux de communication mobile ouverts au public a été approuvée fin février dernier, à Douala, par les ministres en charge des Télécommunications, en lien avec le Programme économique régional 2017-2021.