Coronavirus : 96% cas positifs enregistrés à Brazzaville et à Pointe-Noire

Les deux plus grandes villes de la République du Congo totalisent à elles seules 2.743 sur les 2.851 cas positifs que compte le Congo, en date du 20 juillet.

Brazzaville totalise 1.824 et Pointe-Noire 919 cas de coronavirus. Ces chiffres, ont été révélés lundi 20 juillet 2020, lors du point sur la situation épidémiologique de Congo.

Dans les huit autres départements touchés par cette pandémie, l’on compte 108 cas repartis de la manière suivante : Kouilou : 49, Niari :19, Bouenza :13, Pool :16, Cuvette :5, Cuvette-Ouest : 4, Lekoumou :1 et Sangha :1. Seuls les départements de la Likouala et des Plateaux n’ont pas encore enregistré un cas de Covid-19.

Notons que ce 20 juillet, le Congo a totalisé 666 guéris, 50 décès, 9 cas transférés à l’étranger.  Huit patients sont sous oxygène, à Pointe-Noire. Les Congolais sont ainsi invités à intensifier le respect des mesures barrières. Le numéro vert 3434 est toujours ouvert.

CHU : l’intersyndicale dénonce l’inobservation du contrat signé entre le gouvernement et l’USI

Ce contrat visait selon cette association à améliorer l’offre des soins, les conditions de travail du personnel et le plateau technique du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU).

L’intersyndicale du CHU de Brazzaville a publié une déclaration dans laquelle elle dénonce l’inobservation du contrat passé entre le gouvernement et l’Unité de santé internationale (USI) du Canada.

Selon elle, ce contrat visait à améliorer l’offre des soins, les conditions de travail du personnel et le plateau technique du CHU.

« Depuis l’entrée en fonction du directeur général Sylvain Villiard en avril 2019, aucune évolution notable n’est observée sur la gestion du CHU tenant compte des recommandations… », a souligné l’intersyndicale du CHU.

Elle dénonce également l’inobservation du cadre juridique par la direction de l’hôpital et la non-tenue des engagements pris par le gouvernement lors de la signature des relevés des conclusions ayant abouti à la suspension de la grève.

« Il est à noter que même la simple révision du cadre juridique, élément majeur et pilier de l’exécution d’un tel contrat n’a connu un début de réalisation. Par ailleurs, le plateau technique reste en l’état ; les laboratoires sans réactifs ; l’imagerie médicale inopérante ; la pharmacie perpétuellement vide ; pas d’eau ; le bloc opératoire sans matériel malgré les quatre trimestres de subvention décaissée par le Trésor public », ont déploré les agents du CHU dans leur déclaration.

Autres plaintes, les salaires impayés, la non organisation de la commission administrative paritaire du CHU, le non-versement de la prime mensuelle de motivation, la contamination du personnel au coronavirus à cause du manque d’équipements de protection individuelle.

L’intersyndicale a, en outre, recommandé le versement de deux mois de salaire de 2020, la réouverture du service de restauration des malades, ainsi que la résiliation du contrat entre l’USI et le gouvernement.

De son côté, le directeur général adjoint du CHU, Ulrich Judicaël Biez, a qualifié d’illégale l’assemblée générale organisée par l’intersyndicale. Il s’agit d’une violation flagrante, a-t-il lancé, des pratiques syndicales, d’autant plus que la direction n’a jamais été avisée.

Il a précisé que les efforts sont en train d’être faits concernant le renouvellement du plateau technique. Depuis plus de quatre mois les équipements médicaux ont été achetés par le gouvernement et mis à la disposition de plusieurs formations sanitaires, y compris le CHU.

D’après lui, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale a accordé une enveloppe de douze milliards de francs CFA. Il s’agit du projet d’appui à la gestion du CHU. « Le gouvernement se bat pour que les premiers décaissements se fassent déjà. Dès que nous aurons ça, nous allons renouveler complètement le parc d’équipements médicaux techniques, lourd et moyen », a-t-il expliqué.

Congo-présidentielle 2021 : le sujet fait débat

Les avis se contredisent, l’opposition veut la prorogation du mandat de Denis Sassou N’Guesso, pourvu qu’il ne soit plus candidat. La majorité insiste sur le respect de la Constitution.

L’élection présidentielle aura-t-elle lieu à la fin du premier trimestre de l’année 2021 ? La question fait débat et s’amplifie dans les Etats-majors politiques à Brazzaville. A l’opposition, les voix divergent.

Pour Paulin Makaya, président d’Unis pour le Congo, il faut un dialogue inclusif.

« Nous ne sommes pas d’accord. Nous demandons au président Sassou de donner aux Congolais le véritable dialogue. Nous avons des préalables: on ne peut pas aller à un dialogue si Mokoko et Okombi ne sont pas participants », réclame-t-il d’un ton ferme.

Pour lui, les cadres de la majorité au pouvoir ne sont que « des spécialistes de saupoudrage politique ».

Le chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala, sollicite quant à lui une prorogation du mandat du président Sassou N’Guesso qui s’achève en mars 2021. Il estime qu’en l’état actuel des choses, le prochain scrutin présidentiel ne sera pas crédible.

« On ne peut pas aller à une élection crédible qui ne soit pas contestée », explique le leader de l’opposition.

C’est pourquoi, il fait sa proposition de repousser ce scrutin. « Nous sommes à sept mois de cette élection. L’alternance est bloquée tant que le président Sassou est candidat. Tout est conçu pour que le président Sassou soit élu », tempête Tsaty Mabiala.

Pour la majorité présidentielle, la Constitution doit être respectée. La tenue du scrutin présidentiel aura lieu à date échue. Selon le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), Pierre Moussa, la proposition faite par le chef de file de l’opposition n’est pas acceptable.

« Il faut suivre la Constitution. Est-ce qu’il appartient à un individu de dire qu’il ne veut pas de ce candidat, il va le pousser vers la porte? », Pierre Moussa.

Gardant ses distances dans ce débat, la société civile plaide tout de même pour une élection crédible et incontestable.

Le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), Trésor Nzila Kendet, demande une réforme du système électoral.

« La Constitution du 20 janvier 2002 a été changée pour un seul but, celui de permettre au président Sassou de conserver son fauteuil le plus longtemps possible, il ne faut pas se faire d’illusion. Le plus important, c’est de réunir les conditions pour une élection crédible et apaisée. Il faut qu’il y ait des grandes réformes », indique Nzila Kendet.

Le Congo doit relever plusieurs défis avant d’arriver à cette élection. Il s’agit de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. Le nombre de cas de contamination, évalué à plus de 2600, reste croissant. La crise financière est également une épine sous le pied du gouvernement, tandis que la tenue d’un dialogue politique est une attente de la classe politique.

Coronavirus : les hôpitaux congolais seront bientôt jumelés à ceux de la Chine

Le processus de jumelage débutera à partir du mois d’août entre l’hôpital d’amitié sino-congolaise de Mfilou et celui de Beijing, en Chine, dans le contexte de lutte contre la Covid-19.

L’annonce a été faite, le 17 juillet à Brazzaville, à l’issue de l’entrevue entre la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, et l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin.

L’entretien a porté sur la mise en œuvre d’une série des mesures annoncées par le président chinois concernant la création d’une trentaine d’hôpitaux africains, dont ceux du Congo-Brazzaville, qui seront jumelés aux hôpitaux chinois, dans la lutte contre la pandémie liée au coronavirus (Covid-19), pour un premier temps.

Pour le compte du Congo, la partie chinoise a désigné l’hôpital d’amitié sino-congolaise de Brazzaville. Cet hôpital sera ainsi jumelé à celui se trouvant près de Beijing. « Ce partenariat se fera sous forme de téléconsultation, de téléformation, ainsi que de la fourniture des équipements et matériels médicaux, sans oublier l’organisation des visites entre les médecins évoluant dans ces hôpitaux », a expliqué Ma Fulin.

La première phase de cette coopération débutera dès le mois prochain, à travers le programme basé sur la prise en charge des malades de Covid-19.

A partir de 2021, la coopération pourrait être élargie dans d’autres domaines de santé publique, en prenant en charge des patients souffrant des maladies comme le paludisme et bien d’autres. Concernant l’ouverture des frontières entre les deux pays, le diplomate chinois a indiqué que la question est en étude, puisque les experts et autres personnalités continuent d’effectuer les missions d’Etat entre les deux pays. « Nous n’avons pas des vols directs entre le Congo et la Chine. Je pense que la dynamique actuelle fait un bon chemin et nous sommes en train de bien étudier la question », a-t-il rassuré.

Notons qu’en date du 17 juillet, le Congo comptait 2 358 cas confirmés de Covid-19 pour 589 guéris et 48 décès. Pour stopper la chaîne de contamination, les experts des comités de riposte ont réactualisé le plan de riposte à la Covid-19. Celui-ci sera soumis aux autorités compétentes pour validation.

Les projets Pont-Route-Rail et Port en eaux profondes de Banana s’exécuteront concomitamment

C’est une affirmation du président de la république démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, vendredi 17 juillet 2020.

Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a informé vendredi 17 juillet 2020 l’équipe gouvernementale, lors de la 40ème réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue, en début d’après-midi, à la cité de l’Union Africaine, que le projet Pont-Route-Rail devant relier la RDC au Congo/Brazzaville, devra impérativement intégrer les travaux du Port en eaux profondes de Banana et qui devraient s’exécuter concomitamment.

Pour ce qui est du projet Pont-Route-Rail, avec son volet de voie ferrée vers Ilebo, le Chef de l’Etat a pu souligner l’innovation apportée dans le sens de la prise en compte obligatoire de la réalisation du Port en eaux profondes en RDC.

D’après lui, les candidats qui seront retenus pour la réalisation du projet seront tenus de s’astreindre à cette décision.

Comme l’on peut bien s’en rendre compte, ce projet qui piétinait encore du fait que les intérêts économiques de la RDC, partant de la province du Kongo à travers son port central, était menacé de l’avis des notables de cette province, va se développer le plus vite

Pour rappel, ces notables avaient suggéré au Chef de l’État, de construire d’abord le port en eaux profondes de Banana, avant d’avancer sur le projet pont Route- Rail entre les deux capitales les plus proches au monde. La position du Président de la République coupe donc court à toutes les spéculations et rumeurs.

Congo : le Covid-organics jugé peu efficace

C’est le résultat de l’étude mené sur le Covid-organics par les responsables de la riposte contre le coronavirus en république du Congo.

Le gouvernement congolais a reçu une importante offre de Covid-organics de la part du gouvernement malgache. Cette recette traditionnelle destinée selon les malgaches à lutter contre la pandémie de coronavirus.

Des analyses chimiques et toxicologiques ont été menées au Congo par des experts. Même si la publication des résultats est encore attendue, les responsables de la riposte contre le coronavirus au Congo jugent ce produit peu efficace et appellent à la prudence quant à sa consommation. Selon leur rapport, ledit produit a été administré à quelques personnes et les résultats ne sont pas concluants.

« Les conclusions penchent vers une efficacité limitée, affirme Alexis Elira Dokekias. Il y a des personnes qui ont pris le Covid-Organics à visée préventive, mais qui se sont infectées. Et dans l’étude curative, malheureusement, il y a des patients qui n’ont pas répondu au traitement. »

Cependant, pour le professeur Alexis Elira Dokekias relativise : « Cela sera prouvé sur des éléments scientifiques parce que je vous donne le rapport de façon préliminaire. Nous sommes des scientifiques, donc, il ne faudrait pas qu’on jette un pavé dans la marre en disant que la recette traditionnelle malgache est mauvaise »

Rappelons que la république du Congo compte 2 633 cas du Coronavirus et a amorcé un déconfinement par palier le 18 mai dernier.

Congo-coronavirus : 411 nouveaux cas enregistrés

La république du Congo compte actuellement 2633 cas confirmés, 626 guéris et 49 décès.

Vendredi 17 juillet  2020, le Congo a enregistré 411 nouveaux cas confirmés de coronavirus, 11 guérisons et 02 décès. Cette annonce a été faite dans un communiqué de presse du coordinateur technique de la riposte à la COVID-19, Dr. Gilbert Ndziessi, diffusé samedi 18 juillet, à la radio publique.

Selon le dernier bilan épidémiologique, le pays compte actuellement 2633 cas confirmés de coronavirus, dont 626 guéris et 49 décès. Il faut noter que 10 des 12 départements du pays sont touchés par la pandémie de COVID-19.

Le Dr. Gilbert Ndziessi invité une fois de plus la population congolaise à observer les mesures barrières pour lutter contre cette pandémie.

Congo : Christian Roger Okemba condamné à 5 ans de réclusion criminelle

La sentence de l’ancien maire de Brazzaville est tombée samedi 18 juillet, lui qui était accusé de détournement de fonds publics.

Le verdict est tombé samedi 18 juillet 2020, l’ex-maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle. C’est ce qui en ressort de deux semaines de procédures judiciaires. Il était accusé de détournement de fonds publics alors qu’il assurait les fonctions de maire de Brazzaville et président du conseil municipal, 1,25 milliard de francs CFA (2,17 millions de dollars). Cet appui budgétaire du gouvernement était destiné à la mairie. Notons que Christian Roger Okemba a toujours démenti ces accusations.

Anastasie Eléonore Okemba, son épouse et ancienne directrice de l’hôpital de Makélékélé, a elle aussi été accusée de complicité. Celle-ci a reçu une peine de trois ans de prison avec sursis.

Reprise du trafic passager sur la ligne Congo-Océan

La circulation sur le chemin de fer qui relie Pointe-Noire et Brazzaville qui avait été interrompue depuis 2016 a repris ce week-end.

C’est une satisfaction pour la population de Brazzaville et de Pointe-Noire. Le trafic des passagers sur la ligne Congo-Océan reprend. L’usage de ce chemin de de fer avait été interrompu depuis 2016, à cause de la destruction de quelques ouvrages dans le Pool, au sud du pays, en raison d’une crise politico-militaire.

Ce week-end, le train Air Pool a parcouru les 510 kilomètres qui séparent les deux principales agglomérations du Congo. « La marche a été bonne, raconte Joachim Mbalou Mabicka, le chef du train. Il n’y a pas eu de difficulté. Dès qu’on s’approchait de tout voyageur qui n’avait pas son titre de voyage, il sortait de l’argent et on lui établissait le billet. »

Il faut tout de même noter que les voyages se font sous le respect des mesures barrières au coronavirus.

« Nous allons jeter toutes nos forces afin que le CFCO retrouve ses lettres de noblesse. », le promet Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre en charge des Transports.

Congo : un album pour dénoncer les inégalités du genre

Le collectif  les mamans du Congo vient de mettre sur le marché un l’album intitulé « Boum », avec l’appui du producteur et beat maker français Rrobin.

C’est un concept conduit par la chanteuse et percussionniste Gladys Samba. Le collectif revisite les berceuses Bantus avec des ustensiles de cuisines et autres objets de récupération.  Elles chantent en lari l’histoire de leur peuple ainsi que le quotidien de la femme congolaise. Cet album, le premier de leur carrière, est une production hip-hop électronique explosive rythmée par les berceuses ancestrales et le flow de Gladys Samba.

Dans cet opus les mamans du Congo lancent un appel à l’émancipation des femmes « Nous chantons pour l’émancipation de la femme africaine et révéler au monde le patrimoine culturel congolais. L’émancipation des femmes va de pair avec la tradition. Il la faut la connaitre pour la moderniser », explique Gladys Samba. Né en 2018 à Brazzaville sous l’impulsion de Gladis Samba, le collectif a construit son répertoire à partir des comptines ancestrales du Congo.