Congo-coronavirus : 411 nouveaux cas enregistrés

La république du Congo compte actuellement 2633 cas confirmés, 626 guéris et 49 décès.

Vendredi 17 juillet  2020, le Congo a enregistré 411 nouveaux cas confirmés de coronavirus, 11 guérisons et 02 décès. Cette annonce a été faite dans un communiqué de presse du coordinateur technique de la riposte à la COVID-19, Dr. Gilbert Ndziessi, diffusé samedi 18 juillet, à la radio publique.

Selon le dernier bilan épidémiologique, le pays compte actuellement 2633 cas confirmés de coronavirus, dont 626 guéris et 49 décès. Il faut noter que 10 des 12 départements du pays sont touchés par la pandémie de COVID-19.

Le Dr. Gilbert Ndziessi invité une fois de plus la population congolaise à observer les mesures barrières pour lutter contre cette pandémie.

Congo : Christian Roger Okemba condamné à 5 ans de réclusion criminelle

La sentence de l’ancien maire de Brazzaville est tombée samedi 18 juillet, lui qui était accusé de détournement de fonds publics.

Le verdict est tombé samedi 18 juillet 2020, l’ex-maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle. C’est ce qui en ressort de deux semaines de procédures judiciaires. Il était accusé de détournement de fonds publics alors qu’il assurait les fonctions de maire de Brazzaville et président du conseil municipal, 1,25 milliard de francs CFA (2,17 millions de dollars). Cet appui budgétaire du gouvernement était destiné à la mairie. Notons que Christian Roger Okemba a toujours démenti ces accusations.

Anastasie Eléonore Okemba, son épouse et ancienne directrice de l’hôpital de Makélékélé, a elle aussi été accusée de complicité. Celle-ci a reçu une peine de trois ans de prison avec sursis.

Reprise du trafic passager sur la ligne Congo-Océan

La circulation sur le chemin de fer qui relie Pointe-Noire et Brazzaville qui avait été interrompue depuis 2016 a repris ce week-end.

C’est une satisfaction pour la population de Brazzaville et de Pointe-Noire. Le trafic des passagers sur la ligne Congo-Océan reprend. L’usage de ce chemin de de fer avait été interrompu depuis 2016, à cause de la destruction de quelques ouvrages dans le Pool, au sud du pays, en raison d’une crise politico-militaire.

Ce week-end, le train Air Pool a parcouru les 510 kilomètres qui séparent les deux principales agglomérations du Congo. « La marche a été bonne, raconte Joachim Mbalou Mabicka, le chef du train. Il n’y a pas eu de difficulté. Dès qu’on s’approchait de tout voyageur qui n’avait pas son titre de voyage, il sortait de l’argent et on lui établissait le billet. »

Il faut tout de même noter que les voyages se font sous le respect des mesures barrières au coronavirus.

« Nous allons jeter toutes nos forces afin que le CFCO retrouve ses lettres de noblesse. », le promet Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre en charge des Transports.

Congo : un album pour dénoncer les inégalités du genre

Le collectif  les mamans du Congo vient de mettre sur le marché un l’album intitulé « Boum », avec l’appui du producteur et beat maker français Rrobin.

C’est un concept conduit par la chanteuse et percussionniste Gladys Samba. Le collectif revisite les berceuses Bantus avec des ustensiles de cuisines et autres objets de récupération.  Elles chantent en lari l’histoire de leur peuple ainsi que le quotidien de la femme congolaise. Cet album, le premier de leur carrière, est une production hip-hop électronique explosive rythmée par les berceuses ancestrales et le flow de Gladys Samba.

Dans cet opus les mamans du Congo lancent un appel à l’émancipation des femmes « Nous chantons pour l’émancipation de la femme africaine et révéler au monde le patrimoine culturel congolais. L’émancipation des femmes va de pair avec la tradition. Il la faut la connaitre pour la moderniser », explique Gladys Samba. Né en 2018 à Brazzaville sous l’impulsion de Gladis Samba, le collectif a construit son répertoire à partir des comptines ancestrales du Congo.

Congo : la musique congolaise dans un ouvrage de Mampouya Mam’sy

Paru aux Editions Edilivre, « Cours de musique congolaise destiné aux lycées, aux écoles spéciales et aux universités » est une œuvre didactique que vient de publier par Mampouya Mam’sy et préfacée par Guy Menga.

En 153 pages, Mampouya Mam’sy  livre à la manière d’un pédagogue un minimum d’informations relatives à la culture musicale, le strict savoir qu’un élève congolais de fin de lycée ou un étudiant congolais doit avoir dans son bagage de culture générale. Subdivisé en deux parties essentielles, l’ouvrage dans sa première partie est un assemblage de connaissances nécessaires à la compréhension de l’art musical : le son, la voix et le chant, les caractéristiques de la musique traditionnelle, les instruments de musique. La seconde partie enseigne sur les aspects techniques inédits de la musique congolaise moderne et leurs subtilités : formes mélodiques, structures, entrées et fins des pièces musicales des orchestres congolais, les types d’accompagnement et de solo de guitare.

De son vrai nom Biampandou Mampouya, Mampouya Mam’sy est né au Congo le 12 mai 1950. Il a fait ses études secondaires à Brazzaville et ses études supérieures en Roumanie, en économie, option statistique. En 1973, il monte un groupe musical composé des Congolais, qui se produit au Music-Hall de Bucarest pendant trois mois avec succès. Il est promu chef d’orchestre de l’Union des associations des étudiants africains en Roumanie. En 1976, il prend des cours de chant et de solfège à l’école populaire Cuza Voda.

Rentré au pays en 1978, il exerce au sein de plusieurs ministères. Dans les années 80, il joue avec la Troupe théâtrale Ngunga, avec lequel il va remporter le premier prix théâtral lors de Festival national de la jeunesse.  Six ans après, il sort une cassette comprenant plusieurs scènes humoristiques dont la plus célèbre est la coupe des médicaments. En 1991, il publie J’apprends seul la sanza, une méthode pour s’initier au jeu de la sanza traditionnelle, puis il crée le Cirém (Centre d’initiation de recherches et d’études musicales). Il est conférencier au Fespam (Festival panafricain de la musique) à sa première édition en 1996 et sa neuvième en 2013.

Congo: des volontaires de la Croix-Rouge formés à la riposte contre le coronavirus

Les bénévoles de la Croix-Rouge congolaise (CRC) améliorent leurs compétences sur la lutte contre la pandémie du coronavirus à travers une formation portant sur la communication des risques et engagements communautaires à Brazzaville.

La formation a été ouverte le 15 juillet, par le premier vice-président de la CRC, Loemba Makosso Malik, avec l’appui des partenaires, notamment le comité international de la Croix-Rouge, la Croix-Rouge française et l’Organisation mondiale de la santé.

Ce sont cent soixante-douze volontaires issus de Brazzaville et de Pointe-Noire qui se forment pour contribuer à la réduction de la propagation de la pandémie dans ces deux villes qui sont des épicentres de la pandémie.

L’objectif est de former les volontaires sur la communication et l’engagement communautaire ; la prévention et le contrôle des interventions ainsi que sur la gestion des dépouilles mortelles.

En effet, les apprenants bénéficieront à cette occasion des enseignements sur des généralités du covid-19 afin de montrer à la population comment respecter les mesures barrières, comment porter le masque, se protéger et savoir les mesures à prendre en cas d’une atteinte par la maladie.

La représentante de la Commission technique de la prévention et de contrôle des infections, Rosalie Likibi, a souligné l’engagement communautaire. Selon elle, l’appui des volontaires permettra de chasser l’ennemi commun.

Le premier vice- président, Loemba Makosso Malik a sollicité la responsabilité des volontaires à cette formation afin de leur permettre de prendre le relais pour sensibiliser les populations sur la maladie. A cet effet, explique-t-il, la sensibilisation ne se fera pas de porte-à- porte. Elle sera faite par contre par le biais des crieurs, entre les volontaires et  des autorités de proximité notamment les chefs de zone, boc et quartier ainsi que par un échange avec les leaders des associations, des confessions religieuses et bien d’autres.

Gilbert Bakala Massamba, volontaire de l’arrondissement 4, Moungali, a, de son côté, souligné l’importance de la formation. Selon lui, les volontaires de la Croix-Rouge congolaise sont formés pour mieux informer la communauté de l’existence de la pandémie du coronavirus.

Congo-santé du général Mokoko : pas de marche pour réclamer son évacuation

Une dizaine d’organisations des droits humains exige du gouvernement l’évacuation sanitaire de Jean-Marie Michel Mokoko qui est hospitalisé depuis plus le 04 juillet 2020.

Pour se faire entendre, ces ONG envisageaient parmi lesquelles l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) de faire une marche pacifique ce jeudi 16 juillet 2020, à Brazzaville.

Suite à une sollicitation des membres de la plateforme des organisations de la société civile pour le respect des droits de l’homme et la démocratie à la préfecture de Brazzaville, celle-ci n’a pas donné une réponse favorable. Le motif évoqué est le risque très élevé de propagation du Coronavirus lors de cette marche dans les rues de la capitale congolaise.

Congo : Pascal Tchibouanga raconte « Les histoires d’une île verte »

« Les histoires d’une île verte » est le nouvel ouvrage de ce romancier, poète et dramaturge congolais publié aux éditions L’Harmattan.

Pascal Tchibouanga  dans son livre conte le combat de Koursante, personnage principal de l’œuvre, pour la préservation et le respect écologique.

Roman de 96 pages, « Les histoires d’une île verte » est une imagination féconde au service de la protection de l’environnement. Le récit se trame essentiellement autour de Koursante, un jeune homme aux convictions nobles pour le bien-être de sa nation.

Jeune élève-officier finaliste, Koursante décide un jour d’aller à Kouangou pour rendre visite à son oncle Mobio, un fonctionnaire à la retraite établi comme agriculteur dans son village natal. Au cours de son séjour, Koursante retrouve Nourh, un vieil ami de la famille, au contact duquel il s’informe sur la vie paysanne devenue difficile à Mobio. En effet, Nourth lui fait part de l’abus d’autorité et des dérapages, tant de la part des carabiniers que des gardes forestiers. Le pays regorge de foisonnantes richesses forestières mais comme dans la plupart de pays africains il peine à se développer, contraignant ainsi la population à des conditions de vie pénibles.

A cette annonce, Koursante est dérangé et se convainc de son désir ardent pour le respect strict des règles de la République, un pays insulaire où une révolution verte est en marche. Pourtant, Nourh et tant d’autres habitants ne le tolèrent guère. Dans sa narration, Pascal Tchibouanga utilise la fiction pour emmener le lecteur à réfléchir sur cette problématique environnementale toujours d’actualité. Aujourd’hui le combat pour l’environnement mérite d’être amplifié davantage avec la pandémie de coronavirus.

Depuis le début de cette contagion due à la Covid-19, la majorité des cas de décès liés au nouveau coronavirus concernent des individus ayant des pathologies antécédentes, notamment les personnes âgées et la pollution tendait à accroître ces maladies, rendant plus fragiles les populations exposées.

Dans les grandes villes de plusieurs pays occidentaux, la mise à l’arrêt de nombreuses activités économiques pour réduire les risques de propagation du virus ont eu pour effet de réduire significativement, dans l’air, le taux de certains contaminants tels que le dioxyde d’azote ou les particules fines. Ce qui, selon certains chercheurs, aurait permis de sauver un nombre de vies plus élevé que le nombre de morts lié au virus dans ces mêmes Etats. Ainsi, exploiter à bon escient les richesses naturelles pour le bien-être commun de la société, précisément profité de la nature sans pourtant la détruire, tel est l’un des appels émis par l’auteur dans cet ouvrage.

Pascal Tchibouanga est né en 1963 au Congo. A son actif, quelques parutions : « Taradh et les enfants musiciens », une pièce de théâtre publiée en 2011 ; « Monsieur Siamois » livre de genre romanesque paru en 2012 ; « Réminiscence écarlates et échos cathartiques », une poésie éditée en 2016.

Coopération : Denis Sassou-Nguesso reçoit Félix Tshisekedi

Le Chef de l’Etat de la République démocratique du Congo est en visite en république du Congo, où il a eu plusieurs entretiens avec son homologue.

Félix Tshisekedi est arrivé mercredi 15 juillet à Brazzaville. Le Chef de l’Etat de la RDC a eu une série d’entretiens avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso. Il faut dire que ces entretiens devront se poursuivre ce jeudi avant le retour à Kinshasa du président Tshisekedi.

Notons que Félix Tshisekedi s’est déplacé seul, sans sa ministre des Affaires étrangères ni aucun autre membre du gouvernement. Et tous les entretiens de mercredi se sont tenus exclusivement en tête-à-tête avec son homologue Denis Sassou-Nguesso.

Selon des sources diplomatiques, les deux chefs d’État ont parlé de la pandémie du coronavirus et évoqué notamment à ce propos la réouverture prochaine des frontières entre les deux pays, fermées depuis environ un trimestre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire décrété dans le monde entier. Cette fermeture affecte non seulement les échanges commerciaux entre Kinshasa et Brazzaville, mais aussi les familles qui vivent des deux côtés du fleuve Congo, restées depuis de longs mois sans se voir.

Un autre sujet important a été évoqué mercredi : le contentieux frontalier entre la RDC et la Zambie. Depuis des mois, Kinshasa dénonce la présence, sur son territoire de l’armée zambienne. Brazzaville a déjà offert sa médiation. À ce propos, un mini-sommet est en préparation et devrait se tenir dans la capitale congolaise. Devraient y prendre part les deux pays en conflit ainsi que le Zimbabwe pour le compte de la SADC et le Congo-Brazzaville qui préside la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Pour les autorités de Brazzaville, la stabilité de la RDC doit être préservée pour assurer celle de la région.