Congo : 200 apprenants recevront une formation en conduite de poids lourds

Le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) et l’Ecole Génie travaux (EGT) ont signé, le 17 octobre à Brazzaville, une convention.

Deux cent congolais recevront une formation pour la conduite des engins de génie travaux et de poids lourds. L’objectif étant de former des jeunes au cours de l’année scolaire 2020-2021, et de les mettre en condition réelle de travail.

« Il s’agira plus de la pratique que de la théorie. L’Ecole  Génie travaux  est capable de fournir ses prestations. Nous avons visité leurs équipements. Nous savons quelle est la notoriété africaine de cette école qui forme des officiers de la majorité des pays de la zone CFA », a déclaré Charles Richard Mondjo, ministre en charge de l’Enseignement technique et professionnel,

L’accord a été paraphé, pour le compte du Fonea, par son directeur général, Patrick Ntsibat, et du côté de l’Ecole génie travaux, par le directeur de Génie travaux, le colonel Patrick Immath, en présence des ministres en charge  de la Défense nationale et de l’Enseignement technique et professionnel, Charles Richard Mondjo et Antoine Thomas Nicéphore Fylla de Saint-Eudes.

Notons que la  formation pourra durer six à neuf mois et les apprenants seront internés à l’EGT.

Congo : les conducteurs des transports en commun menacent d’entrer en grève

L’intersyndicale des transporteurs en commun entend lancer un mot de grève si le gouvernement ne revoit pas à la hausse le nombre de personnes autorisées dans les bus, minibus et taxis.

Les conducteurs des transports en commun entendent grever. Ils demandent au gouvernement de ré-autoriser l’augmentation du nombre de personnes à transporter dans les bus et les minibus. Cette décision d’entrer en grève, ressort de la réunion de l’intersyndicale des transporteurs en commun du Congo, tenue la semaine dernière à Brazzaville, au cours de laquelle plusieurs autres doléances ont été formulées.

Comme autre doléances, le rabais des frais de transformation des permis de conduire de couleur rose en permis de conduire informatisé et sécurisé, de l’uniformité des prix d’autorisation des transports publics sur l’ensemble du territoire national, de la suspension des postes de péage et de pesage sur la route nationale N°2 jusqu’à son aménagement.

A cela, on ajoute la demande de l’annulation d’une taxe hebdomadaire instituée par la mairie de Brazzaville dans des arrêts de bus. « Au regard de ce qui précède, si nos revendications ne sont pas prises en compte, un avis de grève s’en suivra à compter du lundi 19 octobre », a lancé l’intersyndicale des transporteurs en commun.

Depuis la mise en place des mesures par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, se déplacer devient un véritable casse-tête pour la population. La segmentation des itinéraires oblige à payer doublement ou triplement le prix du transport.

Pour les transporteurs, il s’agit là des conséquences notamment des couvre-feux et de la réduction du nombre de personnes dans les moyens de transport en commun.

Prix littéraire Charden Farell : Marie-Léontine Tsibinda lauréate 2020

Le prix a été décerné en marge de la deuxième édition de la « Saison des lettres congolaises » organisée par les Editions à Brazzaville.

La poétesse congolaise, Marie-Léontine Tsibinda Bilombo, a remporté le prix littéraire Charden Farell, grâce à son recueil de poèmes « La tourterelle chante à l’aube ». Le prix a été décerné en marge de la deuxième édition de la « Saison des lettres congolaises » organisée par les Editions + le week-end dernier à Brazzaville.

Au total treize livres ; roman, poésie, théâtre et nouvelle ; étaient en lice de ce prix littéraire international, visant à reconnaître et à célébrer, lors de chaque édition, la qualité de la plume d’un auteur à travers le monde. Sans démériter les autres écrivains, le choix du jury s’est finalement porté sur le recueil de poèmes « La tourterelle chante à l’aube » de Marie-Léontine Tsibinda Bilombo, publié l’an dernier aux éditions Langlois Cécile.

Dans cet ouvrage de 284 pages préfacé par Boniface Mongo-Mboussa, Marie-Léontine Tsibinda Bilombo s’indigne des temps funestes que traverse son Congo natal et lance un cri d’espoir, celui de voir un jour nouveau commencer pour cette terre dont les pas sont à la recherche d’un jardin verdoyant et lumineux. L’auteur pleure et chante, en grande partie, pour la postérité afin que la jeunesse congolaise en particulier, et plus largement celle du continent, cultive les valeurs véritables de l’amour et du vivre-ensemble, loin des sentiers battus de la misère et du deuil d’hier. Dans sa poésie, elle parle également de l’exil qu’elle a vécu loin de sa contrée à travers le texte « Renaître de ses cendres ». Un titre qui rappelle quelques tristes souvenirs de la guerre sur un ton d’optimisme.

En raison de l’absence de Marie-Léontine Tsibinda Bilombo lors de la cérémonie de remise du prix littéraire « Charden Farell 2020 », son trophée a été réceptionné par son époux, le poète congolais Jean-Blaise Bilombo Samba, qui a profité de l’occasion pour exprimer toute sa gratitude au nom de la lauréate.

Née en 1958, Marie-Léontine Tsibinda Bilombo est une écrivaine congolaise qui a quitté sa terre natale en 1999 pour le Niger, puis le Bénin et le Canada, son actuel pays de résidence. Elle est l’auteur de près d’une vingtaine de livres touchant plusieurs genres littéraires dont, Poèmes de la terre (Poésie, 1980) ; Les pagnes mouillés (Nouvelles, 1996) ; Moi Congo ou les rêveurs de la souveraineté (Anthologie, 2000) ; La porcelaine de Chine (Théâtre, 2013) ; Le sanglier de Tsirhi (Conte, 2017) ; Lady Boomerang (2017), etc.

Congo : 80ème anniversaire du « Manifeste de Brazzaville »

Pendant trois jours, des manifestations qui retraceront les moments forts de cette histoire qui a marqué un tournant dans l’organisation de la France Libre, seront organisées en République du Congo.

La capitale congolaise, Brazzaville célèbre 80 ans du Manifeste de Brazzaville. Des manifestations retraceront les moments forts de cette histoire du 27 au 29 octobre 2020. Une histoire qui aura marqué un tournant dans l’organisation de la France Libre. Il faut le dire, le Manifeste de Brazzaville a permis la création le Conseil de Défense de l’Empire, premier organe de gouvernement de la France Libre.

Ladite célébration est organisée par le gouvernement congolais en partenariat avec l’Ambassade de France au Congo et la Fondation Charles de Gaulle.

Parcours historique dans l’ancienne capitale de la France Libre, colloque international, expositions et soirées musicales sont au programmes de cet anniversaire. Pour clôturer cet évènement, une réception sera donnée à la Case de Gaulle, l’ancienne résidence du Général à Brazzaville.

Congo Terminal achète de nouveaux équipements

Ce sont deux nouveaux portiques de parc RTG que vient de réceptionner le concessionnaire du terminal à conteneurs du Port de Pointe-Noire.

Financés à hauteur de de 2,6 milliards de francs CFA avec une capacité de levage de 40 tonnes, ces équipements devront permettre à accroître les capacités de stockage des conteneurs sur les parcs et participer à l’amélioration de la fluidité sur l’ensemble des opérations.

Congo Terminal continue son programme d’investissements afin de faire de Pointe-Noire un port en eaux profondes de « référence », adossé à des corridors spécifiques et qui répond aux attentes des principaux armateurs.

En 2019, l’entreprise a manutentionné plus de 920 000 EVP contre 190 000 EVP au début de la concession qui ont permis au port de Pointe-Noire d’obtenir la distinction de « meilleure productivité à quai des ports d’Afrique centrale et de l’ouest ».

« Grâce à ce nouvel investissement, nous renforçons la compétitivité de l’économie et accélérons le dynamisme des échanges régionaux dans la région. Depuis 2009, Congo Terminal a investi plus de 250 milliards de FCFA (400 millions d’euros) dans le développement des infrastructures, l’acquisition des équipements modernes de manutention et l’installation d’un système d’exploitation performant. », Laurent PALAYER, Directeur Général de Congo Terminal

Congo : 367 nouveaux médecins prêts pour l’emploi

Ces congolais de blouse blanche après avoir été formés à Cuba, en Russie, en Chine, en Ukraine et au Congo dans plusieurs spécialités, attendent de servir leur pays.

Trois cent soixante-dix-sept médecins congolais ont officiellement prêté serment, le 17 octobre 2020 à Brazzaville, au terme d’un séminaire d’informations sur le système de santé congolais. Ils ont été formés à Cuba, en Russie, en Chine, en Ukraine et au Congo dans plusieurs spécialités.

« Je garderai le respect absolu de la vie humaine ; je n’utiliserai pas mes connaissances médicales pour enfreindre les droits de l’homme. J’exercerai ma profession avec conscience et dignité. Je considèrerai la santé de mon patient comme mon premier souci », ont-ils  garanti.

La cérémonie de prestation de serment a eu lieu en présence de la ministre en charge de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo et de quelques ambassadeurs, les médecins et techniciens médicaux.

C’est une victoire pour leur parcours professionnel au moment crucial pour le Congo fait face à un défi sanitaire, en cette période où sévit la pandémie du coronavirus.

Bon à savoir, le séminaire à l’issue  duquel ces médecins ont prêté serment a été organisé du 15 au 17 octobre à Brazzaville  par le ministère de la Santé. C’est un cadre d’échanges d’expériences entre les professionnels de santé congolais et ces nouveaux venus.

Congo-Inondation : plus de 46 000 victimes dans la province du Likouala

Une mission d’évaluation s’est rendue sur les lieux pour s’acquérir de la situation et pour estimer les conséquences humanitaires.

Dans le Nord de la République du Congo, province du Likouala, près de 70 villages et au moins 46 000 personnes sont touchés par des inondations. De fortes pluies qui se sont abattues de façon discontinue dans cette partie du pays ont eu de graves conséquences.

C’est pour toucher du doigt les réalités et faire une évaluation  de la situation humanitaire, qu’une mission d’évaluation gouvernement-Nations Unies s’est rendue sur place. « Les villages des districts de Dongou, Impfondo et Liranga sont inondés au point où ils sont obligés de récolter précipitamment leurs produits des champs, notamment le manioc. Au niveau du marché, certains produits (de première nécessité) se font rares. L’huile de palme par exemple voit son prix galopé : le litre est désormais vendu à 500 francs CFA, alors qu’il coûtait 250 francs CFA avant », a expliqué Clément Essiéké, directeur général de l’action humanitaire au ministère des Affaires sociales.

Les conséquences de ces inondations touchent un peu plus de 70 villages, essentiellement riverains de la rivière Oubangui. Il faut noter que les humanitaires n’ont pas pu couvrir toutes les zones touchées par les inondations. Ils se proposent de mettre en place un plan de riposte dans les plus brefs délais.

Le Nord-Congo connaît de fortes précipitations. Les chiffres officiels de l’année dernière, parlent de 130 000 personnes qui avaient été victimes.

Congo : 500.000 USD du FIDA pour appuyer les petits producteurs du manioc

Le Fonds international du développement agricole (FIDA) va financer à hauteur de 500.000 USD un nouveau programme de renforcement des initiatives liées à la chaîne de valeur du manioc au Congo, plus précisément dans le département de la Bouenza, dans le sud du pays.

Ce programme sera mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondiale (PAM).

Ces trois institutions onusiennes l’ont exprimé mercredi a Brazzaville lors d’un entretien avec le ministre congolais de l’agriculture et de l’élevage, Henri Djombo.

Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre des engagements pris par ces trois agences lors du forum « sur la mécanisation et l’intensification de l’agriculture congolaise « tenu en février dernier à Amsterdam, consistera à proposer aux petits producteurs des variétés de manioc résistantes aux maladies et un meilleur accès au marché.

Des études sur la filière de préférence et de définition des normes sanitaires pour le produit est de même prévues. « Nous pensons qu’à travers cette Initiative votre pays bénéficiera du savoir-faire des partenaires chinois dans le cadre de la production et surtout de la transformation du manioc », a déclaré le représentant du FIDA, Valentine Achancho, relevant que ce « projet s’inscrit comme un premier jalon d’autres initiatives qui vont se dérouler dans le cadre du financement du FIDA, mais également des appuis techniques et multiformes que la FAO et le PAM apporteront ».

Selon les engagements pris à Amsterdam, Henri Djombo espère que ce projet pilote s’exécutera dans les brefs délais. « L’idée est que ce projet manioc soit emblématique et un modèle en termes de succès, de recherche, de qualité et de rentabilité. Nous couvrirons avant tout le marché national, ensuite nous nous positionnerons parmi les grands exportateurs du manioc », a déclaré Henri Djombo.

« Ce sera un projet pilote. Loufima, dans la Bouenza, au sud, seul ne pourra pas atteindre les objectifs assignés. Il n’est pas exclu que nous créons d’autres centres de production du manioc afin de dupliquer ce projet à travers le pays », a poursuivi le ministre congolais de l’agriculture et de l’élevage.

Ce programme s’inscrit également dans une logique de partenariat « sud-sud’ », public-privé entre la Chine représentée par une société privée et le centre de diffusion des techniques agricoles et le gouvernement, en prévision de la construction d’une usine de transformation du manioc au Congo.

Outre, ce nouveau au profit des petits producteurs, une cinquantaine de groupements de      producteurs de manioc de la Bouenza bénéficie déjà du projet Promanioc.

Financé à près d’un milliard de FCFA par l’Union européenne (UE) et exécuté par le PAM, ce programme vise le renforcement de la chaîne de valeur artisane du manioc au Congo, rappelle-t-on.

Salon africain des inventions et entreprises innovantes : la 8ème édition ouvre ses portes

L’évènement a pour objectif de faire connaître les meilleurs résultats de recherche-inventions et innovations technologiques permettant la création des entreprises.

La capitale congolaise, Brazzaville abrite le Salon africain des inventions et entreprises innovantes (SAIIT). Il va s’agir du 15 au 17 octobre 2020, de faire connaître les meilleurs résultats de recherche-inventions et innovations technologiques permettant la création des entreprises. C’est une initiative de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), en partenariat avec le gouvernement congolais, l’évènement mobilise une vingtaine de pays.

Placé sous le thème : « Propriété intellectuelle, innovation et défis sanitaires », cette 8éme du SAIIT va aussi permettre de promouvoir les projets innovants et de nouveaux produits ou services qu’offrent les entreprises africaines. Ledit rendez-vous parrainé par Gilbert Ondongo, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Portefeuille public.

Le programme prévoit une exposition des meilleures inventions et innovations et une conférence-débat de haut niveau sur les solutions endogènes aux défis sanitaires sur le continent.

Pour rappel, le SAIIT se tient dans l’une des capitales des dix-sept pays membres de l’OAPI, après chaque deux ans.

Congo : Félix Tshisekedi invité à Brazzaville

Le Président de la République Démocratique du Congo est invité à prendre part au colloque sur les 80 ans de la création par le général De Gaulle de la « France libre », à Brazzaville.

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi est invité le 27 octobre à  Brazzaville en République du Congo, pour prendre part au colloque sur les 80 ans de la création par le général De Gaulle, de la «France libre».

C’est ce qui ressort de la déclaration de Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger de la République du  Congo à l’issue de l’audience lui accordée Félix TTshisekedi lundi à la Cité  de l’Union africaine en présence de Marie Tumba Nzeza et Christophe Muzungu, respectivement ministre des Affaires étrangères et ambassadeur de la RDC au Congo.

Le chef de la diplomatie du Congo-Brazza est venu lui remettre un message de son homologue, Denis Sassou Nguesso, en rapport avec l’organisation de cette rencontre.

Selon   Jean Claude Gakosso, ce colloque réunira les sommités intellectuelles africaines du Congo/Brazzaville, de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Gabon et de la République centrafricaine.

Pour le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger du Congo-Brazzaville, il  s’agit d’un événement qui procède d’un fait de mémoire, étant donné que le création de la «France libre» à Brazzaville par le général De Gaulle, a conduit à l’organisation des bataillons de marche pour prendre part à la 2ème guerre mondiale, où les troupes africaines ont joué un grand rôle dans le conflit mondial.

Il a par ailleurs souligné qu’il a abordé également avec le Chef de l’Etat des questions relatives à la coopération entre les deux pays, notamment celle concernant la réouverture prochaine de la frontière sur le fleuve Congo, fermée depuis mars dernier à la suite de la pandémie de Covid-19.