Congo : signature d’un accord pour renforcer la protection de la faune

Cet accord a été signé entre le gouvernement congolais, l’ONG internationale WCS et la Congolaise industrielle des bois (CIB).

 

L’accord tripartite « innovant » permettra d’intensifier les activités liées à la conservation de la faune, à travers un soutien technique au Projet de gestion des écosystèmes périphériques du parc national de Nouabalé-Ndoki (Progepp), l’amélioration des communications et le renforcement de la sécurité des rangers.

L’accord, signé le 7 août dernier à Pokola, dans la Sangha, en présence de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, et de son collègue en charge de l’Éducation, Jean-Luc Mouthou, prévoit également un système de gouvernance plus efficace.

Les éco-gardes vont bénéficier des formations intensives de remise à niveau, notamment des cours sur les droits de l’homme et sur la législation relative aux crimes fauniques. De quoi contribuer à la promotion du parc national Nouabalé-Ndoki, un bastion d’éléphants de forêt de 4 000 km2 créé en 1993, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour l’importance de sa biodiversité animale et végétale.

Le département de l’Économie forestière et la société CIB ont aussi signé un autre accord pour établir une unité anti-braconnage sur la concession forestière de Mimbeli-Ibenga, où opère cette société.

Rappelons qu’un premier accord tripartite du même genre a été signé en 1999 et a marqué la création du Progepp. Il a permis la création d’une zone tampon empêchant les braconniers de se rapprocher du parc national.

CEMAC : un sommet extraordinaire des chefs d’Etats à Yaoundé

La capitale politique du Cameroun abrite un sommet des chefs de l’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ce mercredi 18 août 2021.

 

Les travaux qui se tiendront en visioconférence seront présidés par le président de la République camerounaise, Paul Biya, président en exercice de la conférence des chefs d’État de la sous-région. Ledit sommet se tient sous le thème « Évaluation de la situation macroéconomique de la zone Cemac en contexte de pandémie du Covid-19 et analyse des mesures de redressement ».

Selon le dossier de presse fourni par la présidence de la République du Cameroun, ce sommet extraordinaire devrait : « dresser un état des lieux de la situation depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19 en 2019 et la résurgence des crises sécuritaires ; procéder à une évaluation des différentes mesures mises en œuvre dans le cadre de la riposte à la pandémie et répondre aux conséquences économiques, monétaires, financières liées aussi bien au Covid-19 qu’à la crise économique de 2016 ; convenir éventuellement des mesures nouvelles à prendre, tenant compte du contexte actuel caractérisé par les fronts suivants : sécuritaire, sanitaire, économique, monétaire, financier et social ».

Rappelons que la zone CEMAC est constituée des pays tels que Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Congo-Riac : les artistes se donnent rendez-vous pour la 9e édition

La capitale congolaise, Brazzaville abritera la 9ème édition  de la Rencontre internationale d’art contemporain (Riac) du 03 au 26 septembre 2021.

 

Photographes, vidéastes, peintres, sculpteurs, critiques d’art, performeurs et danseurs se sont donnent rendez-vous du 3 au 26 septembre 2021. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la 9eme édition de la Riac qui se déroulera à Brazzaville au sein des ateliers Sahm. Cesera des moments d’échanges, de partages et de découvertes entre artistes.

Initiée en 2012 par le centre d’art, les ateliers Sahm, que dirige Bill Kouelany, la Riac a pour objectif de pallier le manque d’événements culturels et d’offrir plus de visibilité à la création artistique congolaise sur la scène internationale et ainsi promouvoir les différents arts pratiqués au Congo. A chaque édition, la jeunesse est mise en avant en tant que symbole d’avenir et de construction.

La 9eme édition de la Riac se tiendra sous le thème « Habiter la terre », inspiré de l’œuvre Nous habitons la terre de Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice et garde des sceaux de l’Etat français. Pour Landry Mbassi, reconduit au poste de commissaire de la Riac, il semble plus logique qu’après avoir scruté divers univers et s’être penché sur la question de la réinvention du monde en putréfaction lors de l’édition précédente, la Riac tente ainsi de prendre le relais dans ce débat universel.

Au programme de cette édition de la Riac, les amoureux de la culture auront droit aux expositions, projections, spectacles, causeries-débats. Par ailleurs, il est prévu quatre ateliers au bénéfice des artistes sélectionnés. L’atelier photo et vidéo sera animé par le Camerounais Yvon Leolein Ngassam. Les masters class en danse buto et performance seront assurées par la Japonaise Maki Watanabe et le Français Michael Allibert. L’Ivoirien Jems Koko Bi sera à la manœuvre de l’atelier peinture et sculpture.

Au nombre des artistes internationaux qui prendront part à l’événement, on compte Gbegno Ayikoue Clément du Togo, Cissé Aïssatou du Sénégal, Konté Alhassane du Mali, Lamri Sadek d’Algérie, Guidimbaye Appolinaire du Tchad, Leuna Njiele Noumbimboo et Junior Boogy du Cameroun, Alice Ogoun du Bénin, Olivia Mary Nantongo d’Ouganda et Franchesca Herpoux de France. Sur le plan national, on comptera, entre autres parmi les participants, la présence d’Obed Nkondi, Sarah Paul Nkoukou, Karel Kouelany, Rose Neves, Razia Lelahel Mahoumi, Aude May, Aly Rafael, Guervie Ngonbouang, Estelle Ayessa, Kinonga Armel, etc.

Notons qu’en raison du contexte sanitaire national encore fragile à cause de la pandémie à coronavirus, la 9e édition de la Riac ne sera pas ouverte au public, sauf pour les vernissages du 8 septembre à l’Institut français du Congo et celui du 24 septembre aux ateliers Sahm.

Corridor Congo-Gabon : le projet financé à 32 milliards FCFA

La construction de cette section s’inscrit dans le cadre de l’intégration et le développement de la sous-région d’Afrique centrale.

 

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a signé lundi avec le gouvernement congolais un accord de prêt d’un montant de 32,8 milliards FCFA pour financer le projet de construction du corridor Brazzaville-Libreville dans sa section reliant Dolisie-Kibangou (dans le Niari au sud du Congo) au Gabon à partir de Ndendé sur une distance de 82 kilomètres.

Projet structurant, la construction de cette section s’inscrit dans le cadre de l’intégration et le développement de la sous-région d’Afrique centrale.

Au plan socio-économique, elle contribuera à la réduction du coût et de la durée du transport entre le Congo et le Gabon, tout en favorisant le désenclavement du département du Niari et booster les activités économiques des populations.

« La signature de cet accord de prêt témoigne de la disposition de notre institution à œuvrer en tout temps aux côtés du gouvernement du Congo pour la mise en œuvre de son programme de développement », indiqué le président de la BDEAC, Fortuné Afo Mbo Nchama lors de la signature de l’accord.

Il a précisé que la construction de cette section fait partie des onze projets prioritaires du Programme économique régional ayant fait l’objet, en novembre dernier à Paris, de la table-ronde sur les réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Au cours des douze derniers mois, hormis le secteur privé, la BDEAC a conclu trois accords de prêt avec les autorités congolaises, pour un montant global de 43,8 milliards FCFA.

Le premier d’un montant de 12 milliards FCFA était destiné au renforcement du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville, tandis que le deuxième d’un coût de 15 milliards FCFA devait renforcer la lutte contre la COVID-19 et le système sanitaire.

Quant au troisième prêt, soit 16,8 milliards, il concernait la mise en œuvre des travaux de réhabilitation et d’élargissement, dans sa première phase, de la route nationale N2 entre Brazzaville et Ouesso, extrême-nord du pays.

Cet accord de prêt a été paraphé, pour le compte du gouvernement congolais, par le ministre des Finances et du budget, Roger Rigobert Andely, qui a salué la coopération fructueuse et grandissante entre la BDEAC et son pays.

 

 

Congo : les sénateurs approuvent le projet de loi sur le statut des réfugiés

Le texte approuvé, le 12 août, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration, de l’harmonisation et surtout du renforcement du dispositif juridique au plan interne.

 

L’Etat congolais se reconnaît le droit d’accorder protection et asile à toute personne se trouvant sur son territoire y compris dans ses domaines extraterritorialité.  La loi qui a été adoptée par le Sénat, prévoit également la création d’un Comité national d’assistance aux réfugiés, organe chargé de déterminer le statut de réfugié, de gérer et protéger ceux des réfugiés reconnus ainsi que les demandeurs d’asile.

S’agissant justement des réfugiés, quelques sénateurs se sont intéressés au cas des Rwandais vivant au Congo. Intervenant sur cette question, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, a laissé entendre que l’Organisation des Nations unies a mis fin, il y a quelques années, au statut de réfugiés des Rwandais vivant au Congo.

« Le Rwanda est devenu un pays fréquentable, un pays admiré de toute part, il a abrité plusieurs sommets de l’Union africaine. Les Nations unies ont considéré qu’il n’y avait plus de raisons que des Rwandais vivent à l’étranger et sous la protection du Haut-commissariat des Nations unies comme réfugiés. Elles ont mis fin au statut de réfugiés des Rwandais dans notre pays », a-t-il déclaré.

Le ministre a réaffirmé qu’il n’y a plus de réfugiés rwandais en République du Congo puisqu’entre-temps, beaucoup se sont installés, pratiquent l’agriculture pour les uns, l’élevage pour les autres et se sont même mariés à des Congolais et des Congolaises.

« Beaucoup se sont intégrés dans notre société mais n’ont toujours pas la nationalité congolaise alors que nous avons le privilège de la double nationalité », a-t-il renchéri.

Jean-Claude Gakosso a rappelé qu’ils sont aujourd’hui au nombre de 811 Rwandais qui sont dans un statut hybride, c’est-à-dire ni réfugiés ni Congolais mais en même temps ne veulent pas rentrer au Rwanda. Il a conclu en précisant que le Congo compte près de 26 000 réfugiés toutes nationalités confondues, dont les plus nombreux sont des Centrafricains et des Congolais de Kinshasa.

Congo-indépendance : le chef de l’Etat entend gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire

C’est ce qui en ressort du discours du président Denis Sassou N’Guesso à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a invité, dans son discours à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance du pays, son peuple à s’engager dans la voie d’une véritable révolution agricole pour gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire.

Sassou N’Guesso qui s’adressait samedi soir à ses compatriotes, a estimé que les efforts déployés pour parvenir à un secteur agricole au diapason des objectifs visés ont été souvent entravé par le peu d’intérêt des populations vis-vis de l’agriculture.

« Au Congo, sous l’ère coloniale ou même après l’indépendance, l’agriculture était toujours reléguée en arrière-plan. Les travaux agricoles n’attiraient guère les jeunes qui se passionnaient plutôt pour les emplois de bureau, de préférence dans les rangs de la fonction publique, au point de contribuer, de manière continue, à l’amplification de la dépendance alimentaire de notre pays », a-t-il rappelé.

Il a appelé à un changement de mentalités en vue de la mobilisation de la population, particulièrement la jeunesse, au service du développement économique et social du pays.

« Au regard des atouts de notre pays, tels que la grande disponibilité en terres arables, la pluviométrie abondante, la densité et la régularité du réseau hydrographique, la main-d’œuvre jeune et suffisante, l’agriculture au sens large devrait emporter la conviction de notre peuple, comme vecteur structurant de la diversification de l’économie nationale », a déclaré le chef de l’Etat.

Le Congo dispose d’une superficie de 342.000 kilomètres carrés pour un nombre d’habitants estimé à 5 millions d’âmes. Cette situation a conduit les autorités du pays à lancer, par le passé, plusieurs initiatives qui se sont révélées infructueuses, en dépit des engagements pris au plus haut niveau de l’Etat, rappellent des observateurs locaux.

À travers le pays, les petits exploitants pratiquent essentiellement une agriculture d’autoconsommation. Les autorités veulent désormais imprimer un rythme d’intensification de l’agriculture en vue de diversifier l’économie du pays et de réduire sa dépendance aux revenus du pétrole.

« Le Plan national de développement 2022-2026 concentrera les ressources d’investissement au financement des projets qui concourent à la diversification économique. Il s’agit prioritairement, entre autres, de l’agriculture », a précisé M. Sassou N’Guesso.

Congo-CHU : Thierry Ngombé prend fonction

Nommé en Conseil des ministres le 28 juillet, le nouveau directeur général du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, a pris ses fonctions le 13 août.

 

Le Professeur Thierry Ngombé a pris fonction à la direction générale du CHU. Aussitôt installé dans ses fonctions le directeur semble avoir pris la mesure de sa tâche. Sa mission est grande et ses défis immenses. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance hospitalière, du rassemblement et de la mobilisation de toutes les intelligences existantes, de la révision du cadre juridique et de la convention hospitalo-universitaire, de la consolidation des bonnes pratiques administratives, logistiques et comptables, de la mise en œuvre du projet médical « priorité et importation des outils » de gouvernance clinique.

A cela s’ajoutent l’organisation des formations en management hospitalier pour faciliter l’éradication et la responsabilisation des cadres, notamment les chefs de service, la lutte contre les comportements déviants en appliquant à la lettre le code de déontologie et en respectant le serment d’Hippocrate.

Dans le cadre de l’amélioration du cadre de travail, il sera question d’assainir l’environnement du travail ; de réhabiliter le réseau d’eau, d’acquérir des équipements médicaux. Il est prévu, en outre, de finaliser le processus de mobilisation des ressources financières dans le cadre du projet de l’Agence française de développement et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale

Le professeur Thierry Ngombé  remplace le Canadien Bernard Raiche. Ce dernier a été relevé après la résiliation par le gouvernement congolais du contrat signé en 2019  avec l’Unité de santé internationale (USI)  de Montréal. Un contrat résilié officiellement pour manque de résultats dans la gestion du CHU.

Éric Kalala Nsantu, nouveau Président Directeur Général de Bolloré Transport & Logistics RDC

Éric KALALA NSANTU est le nouveau Président Directeur Général de Bolloré Transport et Logistics en RDC. Directeur Général depuis 2019 de la filiale congolaise, il succède ainsi à François KANIKI qui a été Président du Conseil d’Administration de Bolloré Transport & Logistics pendant plus de dix ans. Éric KALALA NSANTU possède une solide expérience dans les métiers de la gestion financière et de la logistique minière. Ingénieur de Gestion de l’Institut d’Administration et de Gestion à l’Université Catholique de Louvain, il est aussi titulaire d’un « Master in International Management » de HEC-Paris et du « General Management Program » de la Harvard Business School.

Éric KALALA a pour mission de renforcer l’offre logistique de l’entreprise en RDC. Il va notamment soutenir les projets de développement de la chaîne logistique du pays. Grâce à l’expertise et l’expérience des 800 collaborateurs RD Congolais, le nouveau Président Directeur Général va apporter la contribution de Bolloré Transport & Logistics au développement socio-économique du pays.

« Je remercie notre Président et la Direction générale de Bolloré Transport & Logistics pour cette belle marque de confiance. Je mesure pleinement le sens du relai que me passe François Kaniki dont j’ai eu le privilège de bénéficier des précieux conseils. A une période où la covid-19 déstabilise les économies, nous allons fédérer nos équipes pour résister à la crise, se frayer un chemin vers la relance économique et continuer à garantir un service de qualité à nos clients. »

A propos de Bolloré Transport & Logistics RDC Bolloré Transport & Logistics est un acteur de référence de la logistique en République Démocratique du Congo. Il assure le transport, le stockage, l’entreposage et la livraison des marchandises grâce à ses 25 agences déployées à travers le pays. Spécialiste de la consignation maritime, commissionnaire agréé en douane, il offre des solutions logistiques sur-mesure et apporte son expertise aux opérateurs miniers. Fort de ses 800 collaborateurs, Bolloré Transport & Logistics RDC participe au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans le secteur de la santé, de l’éducation et de l’environnement.

Congo-Kintélé : l’école inclusive équipée en énergie solaire

Le projet d’électrification solaire a été financé par la Mission évangélique Braille, partenaire de l’association « Viens et Vois » à plus de 33 millions francs CFA.

 

Le « Complexe scolaire Emmaüs », situé à Kintélé, dans le département du Pool, s’est doté, le 12 août, de la centrale solaire en vue d’assurer le bon fonctionnement du matériel de transcription et d’impression braille nécessaire à l’enseignement des élèves présentant un handicap visuel.

Il fait suite à la convention signée en juillet 2020 entre les deux partenaires et l’association des Ingénieurs et architectes solidaires (IAS) que dirige Bernard Béroud.

Le président de l’association IAS a présenté les caractéristiques de cette centrale solaire. En effet, poursuit-il, les travaux ont été réalisés dans les délais à la demande de la responsable du secteur coopération au développement de la Mission évangélique braille, Alexandrine Meunier.

La source renouvelable comprend soixante panneaux photovoltaïques de 290 Watts crête, une batterie de 48 volts avec une capacité de 1500 Ampères-heures et deux onduleurs-chargeurs solaires de 5 kilowatts alimentant deux phases de 230 volts.

« La centrale est entièrement automatique. La seule opération de maintenance est le nettoyage des panneaux solaires avec de l’eau et une tirette en caoutchouc quand la saleté s’y accumule. En période des pluies, l’inclinaison des panneaux provoque un auto-nettoyage », a expliqué Bernard Béroud, précisant que les équipements sont placés par orientation différentes afin de jouer le rôle de relais dans la reception d’énergie.

Le promoteur de cette école inclusive, également directeur général du Complexe Emmaüs, Emerson Massa, a souligné de son côté l’importance de la traversée de l’équateur au Congo dans son mot de circonstance.

Le Congo, poursuit-il, bénéficie d’environ 13 heures de rayons solaires sur 24 heures par jour. La construction de cette centrale électro-solaire permettra au Complexe Emmaüs d’exploiter les bienfaits du soleil. « Le bon fonctionnement du matériel de transcription et d’impression nécessite une alimentation électrique stable. L’acquisition de ce matériel en octobre prochain rendra le complexe autonome pour la production du matériel braille et fera de l’école un centre de ressource ainsi qu’ un modèle de référence pour les autres acteurs de l’éducation inclusive au Congo », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a promis d’instruire le comité de gestion pour l’entretien régulier de l’ouvrage qui constitue un gage pour la valorisation de la ressource naturelle.

Congo : 2500 œuvres d’art seront logées dans le nouveau musée national

Cette annonce a été faite par le ministre de la culture et des Arts, Dieudonn2 Moyongo, lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement à l’Assemblée nationale.

 

Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a annoncé le 4 août dernier à Brazzaville, lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement, que le nouveau musée national moderne en construction dans le sixième arrondissement de Brazzaville, Talangaï, abritera 2500 œuvres d’art.

Le ministre répondait à la préoccupation du sénateur Ludovic Robert Miyouna qui déclarait que dans tous les pays du monde, les musées nationaux constituent des lieux de prestige, de mémoire et d’histoire. Ils font partie des patrimoines nationaux qui font la fierté des pays et c’est pourquoi ces dernières années, les revendications des pays africains exigent à cor et à cri le retour de leurs objets muséologiques expropriés lors de la colonisation.

Le sénateur a signifié que le bâtiment qui abrite le musée national se trouvant dans un état de délabrement très avancé, dans un environnement particulièrement vétuste, le gouvernement doit trouver un local de conservation plus digne et mieux sécurisé ne serait-ce qu’au nom de la fierté du pays.

Dans sa réponse, Dieudonné Moyongo a laissé entendre qu’il y a un nouveau musée en construction. « Les travaux de ce musée sont terminés et dès que les détails seront réglés, le musée national s’y installera avec ses 2500 œuvres d’art en voie de constitution », a-t-il signifié.

Quant au retour des biens culturels expropriés pendant la colonisation, le ministre de la Culture et des Arts a réagi en signifiant que cette question est d’actualité mais il y a des critères pour que ces objets reviennent au pays. Au nombre de ces critères, a-t-il renchéri, il faut avoir des infrastructures et au niveau du Congo, la question est aujourd’hui réglée avec l’acquisition bientôt du nouveau musée moderne.

Ainsi, dès que l’ouvrage sera opérationnel, le gouvernement enclenchera les négociations avec les différents partenaires concernés par la problématique du retour de ces œuvres d’art, a-t-il conclu.