RDC : les confessions religieuses cherchent des moyens pour protéger le bassin du Congo

Ils se sont réunis le mercredi 30 mai à Kinshasa, avec pour objectif de trouver un moyen de mener une action en faveur de la protection de la forêt du bassin du Congo.

Les représentants de confessions religieuses et de peuples autochtones en République démocratique du Congo ont eu une rencontre à Kinshasa, le mercredi 30 mai 2018. Il s’est agi pour eux de s’engagés pour une action commune en faveur de la protection de la forêt du Bassin du Congo.

La rencontre de Kinshasa avait pour but de « sensibiliser les différentes confessions religieuses en vue d’une action commune au bénéfice de la protection des forêts tropicales et spécialement la forêt du Bassin du Congo », a expliqué Henri Muhiya de la commission des ressources naturelles de l’Eglise catholique.

Outre les confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane), les représentants des peuples autochtones pygmées ont également participé à cette rencontre qui fait suite à l’initiative interconfessionnelle lancée à Oslo en juin 2017 pour la protection de la forêt tropicale à laquelle la RDC avait pris part.

Avant cette réunion, des chefs religieux et spirituels s’étaient réunis à Oslo en Norvège pour mettre leur autorité morale au service de la lutte contre la déforestation, fléau qui prive chaque année la planète de dizaines de milliers de km2 de forêt tropicale et avait adopter un plan d’action interconfessionnel en 2018.

La vingtaine de participants ont estimé que la promotion des valeurs traditionnelles congolaises dans des forêts dites « sacrées » – espaces interdits d’accès mais réservés à certains rites d’initiation ou autres rites spirituels – peuvent contribuer à la conservation de forêts congolaises.

La plateforme se donne également pour mission « d’influencer les politiques positivement mais aussi d’influencer le comportement des multinationales » au profit de l’exploitation rationnelle de la forêt congolaise.  » A quoi servirait aux multinationales de voir la planète disparaître », s’est demandé Muhiya.

Avec 220 millions d’hectares de forêts, le bassin du Congo représente le deuxième massif forestier et le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie à travers plusieurs pays (République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville et Gabon notamment).

Dépistage d’Ebola obligatoire pour les Léopards du Congo avant le match contre le Nigéria

La menace du virus Ebola est prise au sérieux par les autorités nigérianes qui reçoivent les léopards du Congo en match amical. Les joueurs de la RDC vont passer un test de dépistage avant de fouler le sol du Nigéria.

Les Super Eagles du Nigéria accueillent ce 28 mai les Léopards du Congo pour un match amical en vue de leur préparation pour la prochaine coupe du monde. Une rencontre marquée par le contexte du virus Ebola qui a refait son apparition en RDC. Le Nigeria a annoncé des dispositions spécifiques pour éviter toutes contagion.

« L’équipe congolaise arrivera par un vol spécial, ils seront contrôlés à leur départ de RDC et le seront de nouveau à leur arrivée au Nigeria », a indiqué à la presse le ministre nigérian des Sports, Salomon Dalung. Une mesure comprehensible, surtout lorsqu’on sait que 26 personnes sont déjà décédées en RDC depuis la réapparition du virus.

Au Congo Brazzaville, pays voisin, le ministère de la santé a déjà mis en place un plan dit  »Riposte Ebola », portant en une restriction des flux migratoires entre les deux pays avec notamment l’interdiction des marchés forains transfrontaliers, sur le corridor fluvial.

Ebola : Brazzaville adopte des mesures préventives contre la maladie

La République du Congo vient d’opter pour un plan de contingence visant à renforcer les capacités nationales à lutter contre la propagation de cette maladie qui sévit au nord-ouest de la RDC.

Pour préparer, prévenir et riposter contre l’épidémie d’Ebola, le gouvernement congolais en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires ont arrêté un ensemble de mesures. Il s’agit d’un plan de contingence qui consiste entre autres, à assurer la prise en charge des cas ; à renforcer les mesures d’hygiène, la surveillance épidémiologique, la mobilisation, l’information et la communication.

Depuis quelques jours, l’épidémie d’Ebola a été déclarée dans la province de l’équateur, au Nord-Ouest de la République Démocratique du Congo. Pour la représentante de l’OMS, le Dr Fatoumata Binta Diallo, il y a des risques de propagation dans certains départements du Congo-Brazzaville voire dans certains pays de la sous-région.

« L’épidémie a éclaté dans l’Equateur, donc vers les localités de Mbandaka et Bikoro qui sont très proches du département de la Likouala, plus précisément de la ville de Liranga. A ce titre, l’OMS a déclaré certains pays à très haut risque. Ce sont le Congo, la République centrafricaine, tous ces pays qui sont limitrophes de la RDC et surtout de cette zone. Nous sommes en alerte totale, on se met déjà en position de se préparer et de répondre rapidement », a-t-elle indiqué.

Bon à savoir, la région de l’Equateur en RDC est frontalière au département de la Likouala. Les deux régions, dont les populations échangent quotidiennement, sont séparées par le fleuve Oubangui qui mène jusqu’en République centrafricaine.

« On a identifié, dans notre pays, les départements à risque qui sont la Likouala, la Cuvette, les Plateaux, le Pool, voire même Brazzaville », a expliqué la représentante de l’OMS au Congo. « Pour cela, on a réactivé le comité de coordination de la lutte contre les épidémies qui réunit les représentants des départements impliqués et des différents partenaires », a ajouté Fatoumata Binta Diallo.

Pour rappel, le Congo a connu deux épidémies d’Ebola en 2001 et 2003 dans le département de la Cuvette ouest.

Pont reliant les deux Congo: une réunion de mise au point sans la RDC

Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza ont examiné, le 8 mai à Brazzaville, le projet concernant la construction du Pont-Route-Rail sur le fleuve Congo.

Un pont devant rallier les deux capitales congolaises est en vue. Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza se sont retrouvés mardi 08 mai à Brazzaville pour une séance de travail. Il s’est agi d’examiner les différents aspects de cette réalisation. C’est un projet d’intégration sous régionale financés par la BAD et initiés dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Après avoir débattu sur les différents aspects, les trois parties présentes, en l’absence de la RDC, ont voulu donner une nouvelle impulsion à ce projet, en le confiant à Africa fifty, un fonds stratégique pour l’Afrique créé par la BAD pour financer les infrastructures dans la sous-région d’Afrique Centrale. Le but de ce fond sera de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage.

Des contraintes pour le Pont-Route-Rail

La réunion de ce matin avait pour objectif de confier le projet Route-Rail à un développeur qui s’appelle Africa 50. Elle a pour mission de conduire ce projet jusqu’à sa bancabilité, en vue de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage », a précisé le président du Comité technique interministériel brazzavillois, Oscar Otoka.

Le ministre brazzavillois Jean Jacques Bouya a indiqué qu’en dehors du pont Route-Rail à construire, il y a aussi les raccordements à prendre en ligne de compte, car aucun concessionnaire ne peut prendre une infrastructure non raccordée.

Quant à l’étude du Pont-Route-Rail entre le Congo et la République Démocratique du Congo, réside une complexité pour la réalisation du projet. En termes d’avancement, le choix du site imposé (Maluku) présente des contraintes physiques et particulières. Du point de vue de la topographie et géophysique, pas du tout facile, mais le Congo a décidé de le construire à cet endroit.

Du côté de la RDC, c’est encore pire car il faudrait affronter le relief et d’autres contraintes. Le consultant chargé de la question a proposé des pistes. Reste aux deux Etats de mettre les moyens conséquents, afin que ce projet intégrateur, dans le cadre de la facilitation des échanges sorte de terre. Un travail de communication est impérieux sur cette notion de juxtaposition qui semble ne pas être perçue par les uns et les autres.

Pour financer l’étude de ce projet, la BAD a accordé deux dons aux deux Etats et à la CEEAC à hauteur d’environ 8 millions USD. Ces dons ont été complétés par les fonds de contrepartie versés par les deux pays à hauteur de 2 088 099 USD.

Le pont, qui est un projet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sera constitué d’une route pour automobile et de rail pour le chemin de fer Kinshasa-Ilebo.

Les autorités des deux pays s’étaient mis d’accord, en décembre 2013, sur le site où le Pont-Route-Rail sera érigé. Le site de Maluku, des deux côtés congolais, a été retenu pour ce projet.

Les deux Congo implanteront des zones économiques spéciales (ZES) sur les deux rives pour intensifier les échanges économiques grâce à cette infrastructure.

La réalisation du projet permettra de toucher trois piliers de cette démarche d’intégration sous régionale. Il renforcera la libre circulation des biens et des personnes entre les deux pays. Il conduira à une réduction de délais d’attente lors de la traversée du fleuve, d’un pays à l’autre.

Enfin, il améliorera la qualité des services de transport et réduira les coûts associés.

Par la suite, le groupe de travail a examiné un projet de construction d’une route sur plus de 1.200 km reliant Brazzaville à Ndjamena (Tchad) en passant la République démocratique du Congo (RDC) et Bangui (RCA). Il ressort de leurs échanges que cette route moderne, qui rentre dans le cadre de l’intégration sous-régionale, sera appelée « Corridor treize ».

La délégation de la BAD a été conduite par le chef de division de la région centre et ouest du département des transports et des technologies de l’information et de la communication, Jean Kizito Kabanguka. Il était accompagné de l’ingénieur des Transports en chef, Augustin Karanga et l’économiste des Transports, Jean Paterne Megne Ekoga. La délégation brazzavilloise, quant à elle, était composée des ministres de l’Aménagement et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Finances, Calixte Nganongo, du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas, de l’Equipement et l’Entretien routier, Emile Ouosso, des Transports et de l’Aviation civile, Philippe Dimou.

La route reliant Brazzaville à N’Djamena va bientôt voir le jour

Ce projet de 1 200 Km a été examiné, le 8 mai à Brazzaville, au cours d’une séance de travail entre le gouvernement congolais et une délégation de la Banque africaine de développement (BAD).

La route reliant Brazzaville à Ndjamena (Tchad) passera par la République Démocratique du Congo, le projet a été pensé dans le  cadre de l’intégration sous-régionale. A en croire les résolutions des échanges entre le le gouvernement congolais et une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), cette route sera appelée « Corridor treize ».

L’autre point à l’ordre du jour était le projet de construction du pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus rapprochées du monde. Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo ont décidé de confier la suite du projet au fonds Africa 50 qui est un fonds stratégique pour l’Afrique. Notons que pour financer l’étude de ce projet, la BAD a accordé deux dons aux deux Etats et à la CEEAC à hauteur de 5 millions d’UC soit environ 8 millions USD.

La délégation congolaise était composée des ministres de l’Aménagement et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Finances, Calixte Nganongo, du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas, de l’Equipement et l’Entretien routier, Emile Ouosso, des Transports et de l’Aviation civile, Philippe Dimou. La délégation de la BAD quant à elle était conduite par Jean Kizito Kabanguka.

RDC: l’AFDC se positionne dans la perspective d’une présidentielle en décembre

Le parti de Modeste Bahati Lukuebo exige désormais de participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de la Majorité présidentielle.

L’AFDC, l’alliance des forces démocratiques du Congo, hausse la voix. Le parti de Modeste Bahati Lukuebo exige désormais de participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de la Majorité présidentielle… Le ministre d’Etat au Plan n’est vraisemblablement pas assuré de ses alliés au sein de la plateforme comme en témoignent ses propos tenus ce week-end dans les installations de la Foire internationale de Kinshasa.

Cris, coups de sifflet, presque le délire… La foule immense agite les drapeaux de l’AFDC. Modeste Bahati Lukuebo, initiateur ou autorité morale de cette formation politique, accueilles-en ce seul week-end sept cents nouveaux adhérents.

L’AFDC veut prouver qu’elle est, après le PPRD, la deuxième force politique au sein de la Majorité présidentielle. « Nous voulons que ça soit clair, nous n’accepterons aucune décision qui sera prise sans nous par un groupe de gens au sein de la Majorité présidentielle… », déclare le ministre d’Etat au Plan.

Modeste Bahati Lukuebo insiste ensuite sur les élections qui devront, selon lui- se tenir effectivement en décembre 2018. « Avec le seuil imposé, ajoute l’orateur, ça sera compliqué pour tout le monde et c’est pour ça que j’appelle nos candidats à rester solidaires pour gagner ce scrutin ».

L’AFDC a plusieurs fois menacé de claquer la porte de la Majorité présidentielle. Ce parti vient d’ailleurs de constituer, avec d’autres alliés, une plate-forme électorale au sein de la Majorité. Après la défection du G7, le poste de secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle, a été confié à l’AFDC.

RDC: la Monusco fait la découverte de charniers humains à Djugu, en Ituri

Dans un rapport publié ce mercredi 25 avril, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo révèle la découverte de charniers dans le territoire de Djugu dans l’Ituri.

Une mission d’enquête sur des affrontements entre les communautés Hema et Lendu, qui ont eu lieu en décembre 2017, a dénombré au moins 263 morts, dont 91 femmes, 120 villages pillés et l’existence de 5 fosses communes à Blukwa Centre et Maze Waliba, creusées par les proches des victimes pour rapidement enterrer les morts et éviter les problèmes sanitaires.

D’après l’ONU, la majorité des victimes est de l’ethnie Hema. Les enquêteurs étaient sur place du 14 au 22 mars. Mais leur bilan reste provisoire car la situation est toujours tendue et les déplacements massifs de population rendent les investigations difficiles. Une enquête plus approfondie doit être lancée.

« Dans le rapport, nous avons mentionné l’existence de cinq fosses communes qui en réalité sont des tombes communes qui ont été créées pour enterrer les victimes. Certaines ont eu à faire face à une violence inouïe, des décapitations et des mutilations. Ce qui ressort de notre évaluation, c’est qu’évidemment les attaques étaient assez bien organisées et assez coordonnées. Ce qui laisse penser qu’il y a un certain délai d’organisation. Pour le reste, à l’heure actuelle, il est trop tôt pour nous de pouvoir dire concrètement s’il s’agissait d’un groupe armé, d’une milice armée. Donc nous continuons les vérifications. Je dois aussi rappeler que les autorités ont mis en place une commission qui travaille sur ces questions-là. Et également les autorités judiciaires qui font le suivi des dossiers et les enquêtes sont en train d’être préparées », explique Abdul Aziz Thioye, le directeur du Bureau de l’ONU aux droits de l’homme en RDC.

UNIFAC : le Congo sera face à la RDC, samedi 07 avril

La RDC affronte le Congo Brazzaville, samedi au stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé, en match de la 1ère journée du tournoi de l’Union des fédérations de football de l’Afrique centrale (UNIFFAC).

Le tirage au sort effectué mercredi à Felicia Hôtel de Yaoundé a mis les Diables Rouges du Congo de moins de 20 ans sur le chemin des Léopards de la RDC en groupe B que les deux pays partagent avec la RCA et la Guinée Equatoriale. Les Diables Rouges sont détenteurs du titre.

Le groupe A est composé de : Tchad, Sao Tomé et Principe, Cameroun. Le Gabon, placé également dans ce groupe A, a été disqualifié pour n’avoir pas confirmé sa participation dans le délai. Il en est de même de la Guinée Equatoriale qui s’est déplacée avec des joueurs sans passeports.

Congo : des réfugiés centrafricains veulent rentrer chez eux

Ils sont encore 450 000 à vivre hors de leurs frontières, selon les derniers chiffres du HCR. Réfugiés depuis maintenant cinq ans, des Centrafricains ont décidé de revenir volontairement depuis le Congo-Brazzaville, dans leur région d’origine de la Lobaye, au sud-ouest de Bangui, où la paix est revenue contrairement à la grande majorité du reste du pays.
A l’arrière du camion, les amis courent pour leur souhaiter un bon voyage. A Betou, en RDC, à une soixantaine de kilomètres au sud de la frontière centrafricaine, ils sont 101 à dire adieu à cette ville de la République du Congo qui les accueillis.

Julie s’est réfugiée ici il y a cinq ans. « Il y a cinq ans, j’ai fui mon village de Mbata à cause de la guerre en Centrafrique. Pendant tout ce temps, je faisais un peu de commerce, mais le rendement n’était pas suffisant et c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer. »

« Nous sommes de retour », crie Archange, alors que les camions viennent de passer la frontière. Dans tous les villages, les habitants se pressent, saluent et applaudissent au passage du convoi, leurs compatriotes retrouvés. « Bon retour chez vous ! », lance cet homme.

Et c’est à Moungoumba, à quelques kilomètres de là, qu’ils sont accueillis symboliquement dans un centre de transit par le ministre de la Sécurité publique, Henri-Wanzet Linguissara.

Si le sud-ouest est sécurisé, le reste du pays est toujours occupé à 80% par les groupes armés, ce que semble oublier le ministre. « La guerre est passée par là, les événements sont passés par là… Chacun pour une raison ou une autre a cherché à se mettre à l’abri et aujourd’hui la paix est revenue et chacun se manifeste pour rentrer chez lui », dit-il.

Dans les prochaines semaines, c’est un millier de réfugiés qui vont suivre la route du retour. Une goutte d’eau parmi les 450 000 Centrafricains qui vivent toujours hors de leurs frontières.

Foot-amical: les Léopards perdent face aux Taifa Stars (0-2)

Les Léopards de la RDC ont été battus par les Taifa Stars de la Tanzanie (0-2), en match amical disputé mardi 27 mars au Benjamin Mkapa national stadium à Dar- es- Salam.

Avec Matampi Vumi- Issama Mpeko- Ngonda Muzinga- Moke Wilfred- Bangala Litombo- Chancel Mbemba- Aaron Tshibola (Lema Mabidi 46’)- Neskens Kebano- Yannick Bolasie (Cédric Akolo 72’)- Benik Afobe (Britt Asombalanga 64’) et Firmin Mubele (Junior Kabananga 56’), la RDC a résisté dans les 45 premières minutes, avant de sombrer.

M’bwana Ali Samantha (74’) et Yahya Shiza Ramadhani (88’) sont les bourreaux des Léopards.

Une défaite qui sûrement aura des conséquences néfastes dans le prochain classement mondial de la FIFA.
La RDC occupe actuellement la 3e place en Afrique et 39e au monde.

Des congolais de Brazzaville et de Kinshasa détenus à Franceville

Ces prisonniers sont accusés d’avoir facilité l’entrée frauduleuse sur le territoire gabonais de l’ex chef d’Etat-major général des forces armées de la RDC, Faustin Munene.

Trois congolais de Brazzaville et de Kinshasa sont détenus à Franceville au sud-est du Gabon. Ils sont accusés d’avoir facilité l’entrée frauduleuse sur le territoire gabonais de l’ex chef d’Etat-major général des forces armées de la République démocratiques du Congo (RDC), le général Faustin Munene. Cette information a été indiqué dans un communiqué de l’Organisation de défense des Droits de L’Homme et de la Démocratie au Gabon (ROLBG).

Le ROLBG affirme avoir été saisi par les familles de « plusieurs ressortissants congolais incarcérés depuis le 10 janvier 2018 à Franceville ». Selon le ROLBG les personnes en détention sont François Luakabuanga Mukungishi de nationalité congolaise de la RDC, professeur de sciences physiques au lycée Mr Jean Jérôme Adam de Franceville. Amses Tongu Makuala de nationalité congolaise de Brazzaville résidant à Moanda et représentant les réfugiés auprès du HCR Moanda et  de Thierry Massamba de nationalité congolaise de Brazzaville résidant à Moanda, transporteur.
D’après les informations de la société civile recueillies auprès des familles concernées, les 3 personnes incriminées dans cette affaire sont accusées par les autorités gabonaises d’avoir facilité l’exfiltration du Congo pour le Gabon à titre humanitaire, du Général Munene , ancien chef d’Etat-major de la RDC sous le régime de Kabila père.
Selon la lettre adressée à la Société civile par les familles des personnes détenues, le Général Munene a été arrêté au Gabon et aux dernières nouvelles ce dernier a été expulsé du Gabon vers le Congo.

« La société civile exige des clarifications du ministère de l’intérieur sur cette affaire et la libération des 3 ressortissants congolais abusivement détenus », indique le communiqué de ROLBG.
« Outre, les éclaircissements demandés au ministère de l’intérieur, la société civile exige que les intimidations exercées par les forces de l’ordre sur les familles des détenus, cessent immédiatement », poursuit le communiqué.
« A compter de ce jour, la société civile s’engage à saisir le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme à Genève, le bureau du HCR au Gabon, ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme à l’international », conclu le texte.

Selon des sources contactées par Gabonactu.com, le général Munene était rentré au Gabon pour déposer un dossier de demande d’asile au consulat de Suisse au Gabon. Son fils l’a confirmé sur Radio France internationale (RFI).

Plaidoyer pour la régularisation des demandeurs d’asile de la RDC vivant au Congo

C’est un combat de l’association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral.

L’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (Adhuc), Loamba-Moké, a plaidé jeudi 22 mars à Brazzaville, pour que les autorités compétentes puissent trouver une solution à la situation illégale de 1.500 ressortissants Congolais de Kinshasa, installés au Congo depuis plusieurs années, a annoncé la radio publique.

Au cours d’une conférence de presse animée sur le thème ‘’ Protéger les demandeurs d’asile de la RDC déboutés est une question d’humanité ‘’, Loamba-Moké a rappelé que la République du Congo est parmi les Etats de l’Union africaine qui considèrent le droit d’asile comme un droit protégé par la Constitution.

‘’La Constitution du 25 octobre 2015, en son article 21, dispose que le droit d’asile est accordé aux ressortissants étrangers dans les conditions déterminées par la loi ‘’, a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il poursuivi, au plan national, l’ossature du droit d’asile est constituée d’un certain nombre de textes parmi lesquels, le décret du 31 décembre 1999 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national d’assistance aux réfugiés (Cnar).

Au regard de la situation des ressortissants de la RDC établis illégalement au Congo depuis des années, Loamba-Moké a prié les autorités de donner des orientations au ministère des Affaires étrangères pour que soit organisée une ‘’opération de régularisation des 1.500 demandeurs d’asile déboutés ; ou de procéder à leur éloignement sans délai sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en tenant compte de la proximité des deux capitales les plus proches au monde et du danger permanent d’interpellations par la Police‘’.

Le président de l’Adhuc a, en outre, signifié que ces personnes courent le risque d’être arrêtées une fois extradées dans leur pays d’origine. Pour ce faire, il a appelé les autorités à revisiter les textes nationaux régissant la protection des demandeurs d’asile et réfugiés, ainsi que l’adoption et la promulgation de la loi nationale sur les réfugiés, conformément à la convention de 1951.

L’Adhuc a, enfin, demandé au HCR d’aider la Cnar dans l’opération de régularisation des demandeurs d’asile en situation irrégulière au Congo par l’octroi de cartes de séjour ou du statut de réfugiés.

RDC: hausse des prix de certains produits la semaine dernière

L’Institut National de la Statistique (INS) note l’augmentation des prix de certains produits et services depuis une semaine.

Cette flambée des prix concerne généralement les billets d’avion des lignes aériennes internationales, d’après l’INS. Cette dernière justifie cela par la loi de l’offre et de la demande. Il note aussi une augmentation de prix des services d’entretien et de répartition mais aussi des logements.

Toujours selon l’Institut Nationale de la Statistique, d’autres produits et services comme des articles des soins corporels, meubles, articles d’ameublement, tapis et autres revêtements de sol, des cigarettes, des poissons fumés, des épices ou encore des boissons non alcoolisées ont également augmenté de prix.

L’inflation hebdomadaire est de 0,153% au niveau national et 0,187% à Kinshasa. En cumul, l’inflation a atteint 2,519% au niveau national et 2,547% à Kinshasa. L’inflation annualisée se situe à 12,482% au niveau national et 12,626% à Kinshasa. En glissement annuel, l’inflation est de 51,630% au niveau national et 48,109% à Kinshasa, selon l’INS.

Le Championnat d’Afrique de Boxe professionnelle le 31 mars 2018 à Brazzaville

La qualification des athlètes qui prendront part à ce championnat est liée au palmarès : le nombre de victoires, la régularité du boxeur. L’âge requis est de 30 ans au moins.

Le Championnat d’Afrique de Boxe professionnelle est annoncé le 31 mars 2018 à Brazzaville.

Cinq combats sont prévus pour cette échéance. Deux mettront aux prises des boxeurs professionnels suffisamment outillés dont le Congolais Urçus Samba qui en découdra avec un compétiteur ghanéen. Pour les trois autres, ce sont les boxeurs congolais qui vont se mesurer faisant ainsi leur entrée dans l’arène de la boxe professionnelle.

Le président de la Linaboxe-pro du Congo, Brice Roland Ikoungou-Obanda, a, quant à lui, signifié que la qualification des athlètes qui prendront part à ce championnat est liée au palmarès : le nombre de victoires, la régularité du boxeur.

L’âge requis est de 30 ans au moins.

Littérature : Victorine Koumou Aboungou signe « Les délices de la vie »

D’une plume profonde et évocatrice, l’auteur compose un recueil de poèmes vibrant qui rend hommage aux petits ou grands instants magiques dont sont remplies nos existences.

La littérature congolaise s’est enrichie d’une nouvelle publication, avec le recueil de poèmes de Victorine Koumou Aboungou paru aux éditions Jets d’Encre, le 1er février 2018. Comme ses « aînées » Marie Léontine Tsibinda ou autre Amélia Tati Loutard, Victorine Koumou trace son sillon dans ce genre littéraire bien particulier, les yeux grands ouverts sur le monde.

La vie est parfois « girouette », elle va souvent de travers, même quand on a décidé de la faire aller droit. Pourtant, il faut bien y croire, prendre les choses du bon coté, et surtout être soi-même. C’est à l’évidence le credo révélé page après page, à travers « Les délices de la vie », un substrat vivifiant.

Et à l’auteure de dire :

« Dans ce monde sans scrupule et sans respect, les gens cachent leur vrai visage. Les épreuves s’accumulent. La solitude menace. Alors comment vivre, comment continuer à avancer ? Heureusement, pour nous soutenir, il y a l’amour, la foi, la famille, tous ces délices de la vie qui enchantent l’existence… »

D’une plume profonde et évocatrice, Victorine Koumou Aboungou compose un recueil de poèmes vibrant qui rend hommage aux petits ou grands instants magiques dont sont remplies nos existences.

La route du quartier Ngamakosso coupée en deux après une pluie diluvienne

C’est la deuxième fois qu’un tel drame se produit dans le même quartier de Brazzaville. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée.

La route du quartier Ngamakosso au nord de Brazzaville s’est coupée en deux sur un tronçon d’au-moins 100 mètres. Le délabrement a été causé par la pluie diluvienne qui s’est abattue dans la nuit du 18 au 19 février sur la capitale du Congo.

C’est pour la deuxième fois qu’un tel drame se produise dans le même quartier de Brazzaville. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée.

Et tôt le matin, les autorités politico-administratives et policières de la ville ont été alertées. Quelques-unes sont même descendues sur le lieu du drame. Et la population curieuse, a également accouru pour constater avec beaucoup d’étonnement cet événement si malheureux.

Certains habitants de la zone sont en train de plier bagages pour ne pas être surpris par la prochaine pluie.

C’est maintenant le moment ou jamais pour les autorités de se mettre à pied-d ‘œuvre, afin de trouver une solution idoine pour soulager les populations.

Vernissage de l’artiste Marcel Gotène: Denis Sassou N’Guesso préside la cérémonie à Kintelé

L’exposition, placée sous le thème : « Gotène au cœur du cosmos » s’étendra sur trois mois, ce jusqu’à la mi mai. Elle est ouverte au public qui a ainsi l’occasion de connaître d’avantage l’œuvre de cet artiste décédé en 2013.

Le président Denis Sassou N’Guesso a présidé la cérémonie de vernissage de l’œuvre de l’artiste Marcel Gotène lundi à Kintelé. C’était en présence de nombreux invités de marque, notamment Alpha Omar Konaré et des amoureux de l’art.

Comme pour une consécration posthume, la cérémonie de vernissage des œuvres du peintre a été rehaussée de la présence du président de la république Denis Sassou N’Guesso qui en a patronné l’exposition placée sous le thème : « Gotène au cœur du cosmos ».

Marcel Gotène c’est justement l’art ouvert sur le cosmos. Une dimension transcendantale qui se côtoie sur une centaine de tableaux qui magnifient le beaux et traduisent le sublime à travers une thématique parfois réservée aux initiés.

Face à l’appel de l’art, Denis Sassou N’Guesso s’est invité à la toile, une façon de montrer qu’à travers l’immensité de son œuvre Marcel Gotène vit en chaque congolais comme un des guides en la matière, un exemple d’engagement de créativité et d’abnégation.

Cette exposition qui s’étendra sur trois mois, ce jusqu’à la mi mai est ouverte au public qui a ainsi l’occasion de connaître d’avantage l’œuvre de cet artiste décédé en 2013 et dont l’hommage posthume fédère un élan national.

En RDC, la réunion tripartite note des «avancées» sur le processus électoral

Les présidents Joao Lourenço, Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila sont ressortis après 2h30 d’entretien de la salle sans adresser un seul mot aux  journalistes rassemblés au Palais de la Nation. Prenant place à bord d’un bus, ils se sont éloignés de la présidence vers le lieu du déjeuner. Ce n’est qu’après leur départ que le communiqué final a été distribué.

Ce communiqué final parle de « l’avancée du processus consensuel porté par l’Accord du 31 décembre 2016 ». En même temps, il « réitère l’appel à la retenue lancé à toutes les parties prenantes au processus électoral, appel lancé lors du dernier sommet de l’Union africaine… »

Denis Sassou Nguesso et Joao Manuel Lourenço demandent ainsi « à tous les acteurs politiques congolais et ceux de la société civile qu’ils se mobilisent en vue de la concrétisation de l’agenda électoral dans l’unité, le calme et la paix ». Cela comme pour dire, et le communiqué le souligne, non à « toute tentative d’accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles ».

Mais comme le relève un diplomate, ce communiqué final est resté muet sur les tueries en cours en Ituri, sur la répression sanglante des marches des chrétiens ainsi que sur le harcèlement des religieux…

Tripartite Kabila-Sassou-Lourenco à Kinshasa

Le professeur Mwahila Tshiyembe estime que les chefs d’Etat visiteurs, qui sont membres de la CIRGL, viennent donner un coup de pouce au processus électoral en RDC marqué par quelques inquiétudes.

Les présidents de la RDC, Joseph Kabila, du Congo, Denis Sassou Ngouesso, et d’Angola, Joao Lourenco vont se retrouver mercredi 14 février à Kinshasa. Cette réunion tripartite est confirmée notamment par le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende.

En l’absence de communication officielle sur l’ordre du jour de la réunion, le professeur Mwahila Tshiyembe estime que les chefs d’Etat visiteurs, qui sont membres de la CIRGL, viennent donner un coup de pouce au processus électoral en RDC marqué par quelques inquiétudes.

Il est tout à fait normal que les deux pays, l’Angola et du Congo-Brazzaville qui ont piloté la CIRGL, viennent se pencher sur climat interne de la RDC « qui est en train de se corser, pour écouter probablement le président Joseph Kabila», affirme Mwahila Tshiyembe, le directeur de l’Institut panafricain de géopolitique de Nancy en France.

Il évoque notamment le calendrier électoral publié par la CENI, qui est appuyé par la communauté internationale mais critiqué par une frange de l’opposition congolaise. A cela s’ajoutent, selon lui, les divergences sur la mise en œuvre l’accord politique du 31 décembre 2016.

Mwahila Tshiyembe indique enfin que la rencontre entre les trois chefs d’Etats voisins pourrait aussi s’intéresser aux relations entre la RDC et la MONUSCO.

Un puits de carbone découvert au Congo

Cent quatre cinq mille (145.000) km² d’espaces marécageux, situés à cheval entre le Congo et la RDC. La plus importante jamais découverte sous les tropiques.

Un tour dans la très dense forêt équatoriale de Lokolama en compagnie du cartographe forestier Bolivar Bongoigni-Sama. Il est originaire de la région et est l’auteur de la cartographie forestière de la zone, très marécageuse.

« Ici le sol n’est pas argileux, il est formé de la décomposition des feuilles. En faisant la cartographie de la zone, on s’est rendu compte que l’accumulation de la matière organique est importante », explique Bolivar Bongoigni-Sama.

Et c’est sur la base de cette information confirmée par des données satellitaires que le professeur Simon Lewis de l’université de Leeds en Grande-Bretagne et son équipe, en collaboration avec Greenpeace, ont organisé une expédition pour découvrir la concentration en tourbe de la région.

Une profondeur sous-estimée

Simon Lewis et son équipe font un tout premier prélèvement. Un sol organique humide composé partiellement de matières végétales décomposées sur une longue période. D’après le scientifique Simon Lewis, la tourbe « est formée de la décomposition de matières végétales ».

Pour le scientifique, « C’est un puits de carbone. La surprise ici c’est que nos estimations prévoyaient peut être une concentration de 15 centimètres voire un mètre au maximum. Mais ce que nous avons découvert est beaucoup plus. Ce qui veut dire que potentiellement, il y a plus de stockage de carbone dans cette région. »

La concentration découverte à Lokolama est de six mètres. Selon les premières analyses isotopiques menées par Corneille Ewango et ses collègues, la tourbe a commencé à s’accumuler dans la région il y a plus de 10.000 ans. « Cette tourbe, c’est de l’or pour moi en tant que scientifique…  » avoue Simon Lewis.

Plus que de l’or pour les scientifiques

Non seulement c’est plus que de l’or, mais c’est aussi une chance pour le climat et l’humanité. Le botaniste congolais Corneille Ewango, de l’Université de Kisangani, fait partie de l’équipe. « Comme vous le voyez, cette zone joue un double rôle. La forêt stocke le carbone et la tourbe aussi. Or il n’y a pas de tourbe sans la forêt. Ce qui veut dire que si vous raser cette zone, vous émettez doublement du CO2 dans la nature. »

Malheureusement, les forêts du Bassin du Congo sont soumises à des pressions croissantes. En Asie, des zones similaires ont disparu du fait de l’homme.

Le paysan Valentin Egobo dit comprendre mais il n’a pas de choix: « on doit équilibrer. Nous, nous vivons de et dans la forêt. On ne peut pas nous l’empêcher. Dans ce cas, on a besoin de contrepartie. »

Après la découverte, les deux Congo qui partagent la zone que couvre la tourbière veulent une compensation au sacrifice des riverains. Des riverains qui renonceraient à cultiver ces terres pour ne pas aggraver le réchauffement climatique. Car la menace pour la tourbière au Congo vient aussi de l’exploitation forestière.

Affaire du général Munene : Brazzaville est « agacé »

Plusieurs hauts responsables à Brazzaville ne semblent pas apprécier les informations avancées dans les médias par la famille du général Faustin Munene, qui serait, selon elle, détenu à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Des membres du gouvernement congolais ne supportent plus le « harcèlement médiatique » orchestré, selon eux, par la famille du général Faustin Munene. Condamné par contumace à la prison à vie dans son pays après avoir été accusé de tentative de putsch, l’ancien chef d’état-major de la RD Congo avait trouvé refuge sur l’autre rive du fleuve en 2010. Fin décembre 2017, il a fui au Gabon avant d’être renvoyé au Congo-Brazzaville mi-janvier.

Depuis Genève, son fils, Fabrice Munene, assure qu’il se trouve à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), et non dans un hôpital, comme l’assure Brazzaville. « Ça devient agaçant ! Nous devenons victimes de notre hospitalité : si ça continue, on va finir par le renvoyer chez lui [à Kinshasa] », tempête un ministre congolais.

Sommet tripartite Angola-Congo-RDC ce mercredi à Kinshasa

Initiée par Denis Sassou N’Guesso, les débats entre les trois Chefs d’État tourneront autour des questions liées à la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Il pourrait s’agir de la poursuite des discussions entamées le 9 décembre dernier à Brazzaville.

Un mini sommet se tient ce 14 février à Kinshasa, regroupant les Présidents Denis Sassou N’Guesso du Congo-Brazzaville, João Manuel Gonçalves Lourenço d’Angola et Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo.

Cette rencontre est initiée par Denis Sassou N’Guesso, en sa qualité de Président en exercice de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et Président du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC.

Les débats entre les trois Chefs d’État tourneront autour des questions liées à la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Il pourrait s’agir de la poursuite des discussions entamées le 9 décembre dernier à Brazzaville.

Parmi les sujets qui avaient été évoqués à cette occasion par les trois Chefs d’État, figuraient la publication du calendrier des élections en RDC et l’aboutissement du processus électoral au Kenya avec l’élection du Président Uhuru Kenyatta.

S’agissant de la RDC, les Présidents Denis Sassou N’Guesso et João Laurenço avaient été très clairs avec leur homologue Joseph Kabila Kabange, en exprimant leurs grandes inquiétudes sur la situation politique qui prévaut dans ce pays.

«La RDC est la mère de toutes les crises. Car, ce qui s’y passe affecte toute la région des Grands Lacs», déclarait récemment le ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Domingos Augusto.

Aux yeux des Présidents Denis Sassou N’Guesso et João Laurenço, ainsi que de plusieurs observateurs de cette situation d’ailleurs, la tenue des élections à la date fixée par la commission électorale, c’est-à-dire le 23 décembre 2018, est une condition sine qua non pour la paix en RDC.

Le Comité laïc de coordination, initiateur des marches des chrétiens, exige que le Président Kabila ne se présente pas à la prochaine présidentielle, pour avoir terminé ses deux mandats constitutionnels.

Jean-Claude Gakosso pour une plus grande implication de la diaspora au développement du Congo

La chute de l’interview du ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, dans les colonnes de la Semaine Africaine de ce mois de février, a sonné comme une sorte de défi lancé à l’adresse des congolais de l’étranger. Une volonté d’implication de toute la diaspora congolaise dans la bataille pour le développement du pays.

«La solidarité de la République se manifeste également à l’égard de ceux de nos compatriotes qui ont volontairement choisi une seconde patrie, mais dont le cœur continue de battre pour le Congo. Le Département des Congolais de l’Etranger, mis récemment en place par le Président de la République, a précisément vocation à faire du Ministère des Affaires étrangères la porte d’entrée pour tous ceux parmi eux qui veulent contribuer au processus de développement national ou exercer leurs droits civiques inaliénables tout en résidant à l’étranger », a déclaré le patron de la diplomatie congolaise.

Un pas notable a été donc franchi pour comprendre les attentes du gouvernement congolais envers les Congolais de l’étranger.

Désormais, il est question de maintenir cette dynamique participative et de franche collaboration entre Congolais de tous bords vivant loin des frontières nationales et le gouvernement pour développer le pays et faire face à la crise financière qui phagocyte le Congo.

Une volonté du gouvernement qui prend ici le contre-pied d’une certaine opinion qui tend à vouloir confiner le rôle de la diaspora uniquement dans le champ politique.

On rappelle que les transferts de fonds des congolais de l’étranger sont conséquemment supérieurs à l’aide au développement, relèvent certains rapports des institutions financières comme la Banque mondiale.

Même si ces fonds ne sont toujours pas budgétisés, ils représentent tout de même une manne non négligeable notamment dans le soutien de l’économie informelle.

Western-Union, Money Gram, Rya ou autres agences, chacun y va de sa préférence pour faire parvenir le précieux sésame qui, à des milliers de kilomètres, procure le sourire à des parents parfois dans le dénuement. L’objectif recherché est d’accroître le bien-être de sa famille en lui octroyant un revenu complémentaire, particulièrement dans le contexte de précarité généralisée qui prévaut au pays, précarité occasionnée par la chute des cours des matières premières, notamment le pétrole. Le but de celui qui envoie est d’aider celui qui reçoit les transferts à satisfaire ses besoins.

Les statistiques ne sont peut-être pas disponibles dans l’immédiat, pourtant à la « foulemètre », le constat est sans appel. Les différentes agences de transfert d’argent au Congo sont chaque jour prises d’assaut quasiment pour des retraits de fonds en provenance de l’étranger.

La diaspora congolaise de France a envoyé près de 2.800.000 euros dans son pays en 2016, selon l’Institut National des Statistiques et des Études Économiques (INSEE).

Estimée à près de 350 000 personnes, très majoritairement des binationaux, la diaspora congolaise de France, très influente, représente à la fois une source financière précieuse, un espace de parole et une source d’informations incontournables, tant à l’étranger qu’au Congo même. Elle contribue de manière significative à l’économie nationale, sous différentes formes : transferts financiers, transferts de savoir-faire, investissements (logements, transports…).

La diaspora congolaise de France a toujours été l’épine dorsale du pays à travers les nombreux cadres qu’elle fournit ou encore les nombreux projets qu’elle entreprend.

Il s’avère que le cordon ombilical est coupé entre les autorités congolaises et une bonne frange de sa diaspora. Peu sont les personnalités en charge des questions extérieures (Ministres ou conseillers à la présidence) de passage dans les capitales africaines ou occidentales qui ont initié des rencontres avec leurs compatriotes de l’étranger, idem pour les autorités consulaires ou diplomatiques incapables d’organiser la diaspora congolaise.

On prend souvent des cas isolés pour jeter l’anathème sur toute la communauté expatriée en occultant ses apports au pays. Cette vision de stigmatisation est contreproductive à la longue en semant les grains pour décourager les bonnes initiatives.

La diaspora congolaise si elle est organisée et soutenue peut être source de créativité et de richesses pour le pays beaucoup plus que l’aide internationale dont nous sommes tributaires tout le temps.

Les autorités de la Nouvelle République doivent corriger les erreurs du passé et rattraper le retard constaté à ce jour. Un gouvernement quel qu’il soit qui n’intègre pas la composante diaspora dans sa politique commet immanquablement une erreur.

Le principe de la création d’un Ministère des congolais de l’étranger doit se pencher sur sa faisabilité et son opérationnalité pour une meilleure marche vers le développement et pour aller plus loin ensemble.

Le Congo est actuellement très mal géré selon Jean-Claude Ibovi

Abordant la crise qui paralyse le département du Pool, Jean-Claude Ibovi a cependant salué la décision du président congolais, qui s’inscrit dans le cadre du retour définitif de la paix dans le Pool.

Le président du Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP/majorité présidentielle), Jean-Claude Ibovi a déclaré récemment à Brazzaville, que le « Congo est actuellement très mal géré ».

«Le Congo ne connaît pas un problème de ressources, mais celui de la gouvernance publique. Le gouvernement devrait élaborer un collectif budgétaire pour justifier la destination des fonds publics accumulés entre-temps », a déclaré Jean Claude Ibovi.

On rappelle que la chute des prix des matières premières, notamment le pétrole, a occasionné une crise financière dans plusieurs pays du monde. Et, les pays de la CEMAC ne sont pas épargnés. C’est le cas du Congo-Brazzaville où la crise a touché tous les secteurs d’activités partant du public au privé.

Et pourtant, le pays avait 4.000 milliards de francs CFA de budget annuel, 5% de taux de croissance et 1.000 milliards d’épargne budgétaire en 2013.

Abordant la crise qui paralyse le département du Pool (sud) depuis avril 2016, Jean-Claude Ibovi a salué la décision du président congolais, Denis Sassou Nguesso qui s’inscrit dans le cadre du retour définitif de la paix dans le Pool.

«Il était temps que le président Denis Sassou Nguesso prenne son courage pour mettre un terme à la crise du Pool que d’aucuns ont voulu transformer en un fonds de commerce », a révélé le président du MDP avant de déplorer le fait que cet acte salutaire intervient avec un léger retard pendant que cette crise a occasionné plusieurs pertes en vies humaines.

RDC: la famille du général Munene en appelle aux autorités de Brazzaville

Depuis la disparition du général Munene, la famille dit avoir reçu diverses informations informelles en provenance du Congo-Brazzaville.

En République démocratique du Congo (RDC), le général Faustin Munene, ancien chef d’état-major de l’armée congolaise, a été condamné, par contumace, à la prison à vie, dans son pays, en 2011, pour complot contre l’autorité de l’Etat. D’abord refugié de l’autre côté de fleuve, au Congo-Brazzaville, il a été arrêté au Gabon, le 10 janvier, avant d’être expulsé vers le Congo-Brazzaville. Sa famille assure ne pas avoir de nouvelles et s’inquiète d’informations qui le disent malade.

Depuis la disparition du général Munene, la famille dit avoir reçu diverses informations informelles en provenance du Congo-Brazzaville. Faustin Munene y aurait été arrêté puis détenu, depuis son retour du Gabon. Il serait aussi malade.

Ce qui a conduit la famille, ces dernières heures, à tirer à nouveau la sonnette d’alarme, c’est l’annonce de l’envoi d’un hélicoptère à Ewo, où l’ancien chef d’état-major congolais vivait ces dernières années, pour l’amener se faire soigner à Brazzaville ou peut-être même pour être extradé vers Kinshasa.

Fabrice Munene est le fils du général. Il explique pourquoi la tension monte de leur côté. « Comme nous sommes sans nouvelles de lui, nous aimerions que le gouvernement dise quelles sont les démarches formelles que nous puissions faire, pour nous rassurer déjà de sa présence au Congo-Brazzaville et ensuite, pour que nous soyons présents, si la maladie est confirmée. Jusque-là, toutes les voies officielles qu’on utilisait par le passé sont rompues. C’est silence radio et c’est cela qui nous inquiète », explique-t-il.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, s’est dit simplement informé de l’expulsion du général Munene du Gabon vers le Congo-Brazzaville. Il rappelle aussi que, jusqu’à son départ inopiné au Gabon, le général Munene était sous protection des autorités de Brazzaville. Il dit cependant n’avoir aucune information sur son arrestation ni sur une procédure d’extradition ou même une évacuation sanitaire vers la capitale congolaise.

« J’imagine que les Services de sécurité pourraient toutefois vouloir l’interroger pour comprendre les raisons de son départ vers le Gabon », estime Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville.

Côté Kinshasa, on dit n’avoir aucune information sur l’arrestation du général Munene. Une source sécuritaire dit même douter que Brazzaville accepte de l’extrader puisque cela n’a pas été fait, ces dernières années.

Patou Kabangu et Mouko Barel signent au Dcmp

Le Daring Club Motema Pembe de Kinshasa va dorénavant s’offrir les services de l’attaquant congolais Patou Kabangu Mulota et du portier des Diables Rouges de la République du Congo, Barel Morial Mouko, qui vient récemment de prester au 5ème Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), au Maroc 2018.

Les deux vétérans intègrent la famille vert et blanc de Kinshasa pour apporter leur expérience et encadrer les jeunes joueurs au sein du club. Le joueur de 32 ans, Patou Kabangu, qui a fait la pluie et le beau temps avec les Corbeaux du Tout-Puissant Mazembe (2009-2012), vient tant soit peu donner du tonus au Dcmp. L’équipe est sur deux fronts cette saison en Ligue nationale de football (Linafoot) comme à l’accoutumée et surtout en Coupe de la Confédération de la CAF.

Après sa prestation au sein du TP Mazembe, l’ancien joueur de Kin City est allé en prêt au Royal Sporting Club Anderlecht en Belgique. Puis, il s’est engagé aux côtés de son compatriote Alain Kaluyitukadioko à Al Ahli SC Doha (2013-2016).

Le portier international congolais de 38 ans va également apporter son expertise aux Immaculés. L’ancien gardien de l’AC Léopards de Dolisie depuis 2015 a participé, il ya quelques jours à la 5ème édition du CHAN Maroc 2018. Les Diables rouges ont quitté la campagne africaine arme à la main, en s’inclinant aux tirs au but 4 contre 5 face aux Chevaliers de la Méditerranée de la Libye. Le score au temps réglementaire était de 1-1.

La rencontre s’inscrivait pour les quarts de finale de la compétition évoquée supra. Elle a eu lieu le dimanche 28 janvier dans la ville de Tanger. Pour participer au CHAN, les Diables Rouges ont éliminé le tenant du titre, les Léopards de la RDC (0-0 à Brazzaville au match aller et à Kinshasa au match retour (1-1).

Mouko Barel a également presté à Dijon en Ligue 2 française et a toutefois été l’ombre de lui-même au sein de la formation de Lille où il a eu du mal à s’imposer face au goalkeeper français Michaël Landreau.

La concurrence sera inéluctablement de taille avec le talentueux et rassurant gardien, Nathan Mabruki qui s’impose en cette phase classique de la 23ème édition de la Linafoot.

Le club cher au président Hassan Abdallah signe son retour en compétition africaine interclubs cette saison après exactement 5 ans de disette. La dernière participation remonte en 2013, une année avant la dissidence qui a vu naître le FC Renaissance du Congo.

Transports: une pénurie de carburant perturbe le trafic aérien intérieur

Signé du ministre des Hydrocarbures, le communiqué annonçant cette nouvelle précise que cette pénurie de carburant de type +Jet A+(carburant particulier destiné aux aéronefs ) est due à des problèmes de raffinage.

Les rotations d’avions sont perturbées depuis quelques jours entre Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales agglomérations du Congo. »Le gouvernement de la République informe l’opinion nationale et internationale que notre pays connaît depuis quelques jours des perturbations de son trafic aérien », selon un communiqué signé par Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ministre des Hydrocarbures.

« Ces perturbations sont dues (..) à une pénurie de carburants de type +Jet A+, carburant particulier destiné aux aéronefs », a-t-il ajouté.

Depuis novembre 2016, l’avion est le moyen le plus sûr pour rejoindre Pointe-Noire, dans l’extrême sud du pays, à partir de Brazzaville, les trafics ferroviaire et routier étant obsolètes en raison de l’insécurité liée aux violences dans le département du Pool.

« Il a été constaté, après la dernière importation de Jet A réalisée par notre pays, que les produits concernés ne répondaient pas aux spécifications techniques et légales prévues en République du Congo« , selon le texte.

A en croire le gouvernement, la Congolaise de raffinage ( raffinerie nationale basée à Pointe-Noire) n’a pas permis de compenser le déficit de carburant dans ce petit pays d’Afrique centrale d’environ cinq millions d’habitants.

Producteur de pétrole, le Congo importe cependant une partie de ses consommations en produits pétroliers raffinés, pour lesquels la demande nationale est supérieure à la production locale.

Dix affaires à la deuxième session ordinaire administrative

Cette session ordinaire de l’Assemblée nationale est prévue du 1er février au 10 avril prochain, selon le deuxième secrétaire de l’Assemblée Nationale.

Au total, 10 affaires seront traitées au cours de la session ordinaire administrative, du 1er février au 10 avril prochain, a annoncé le deuxième secrétaire de l’Assemblée Nationale, M. Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou.

Cette annonce a été faite lors de la deuxième conférence des présidents qui se tient une semaine avant l’ouverture d’une session entre le gouvernement et l’Assemblée Nationale pour faire le point des sessions passées et fixer l’ordre du jour de la session qui va se tenir conformément à la constitution et au règlement intérieur de cette institution. Cette réunion s’est tenue en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, et du ministre des affaires foncières et du domaine en relation avec le Parlement, M. Pierre Mabiala.

Selon lui, au cours de cette deuxième session ordinaire administrative qui aura lieu du 1er février au 10 avril prochain, les députés vont nommer le rapporteur général et les rapporteurs spéciaux ainsi qu’une commission d’apurement pour le budget de l’Assemblée Nationale selon les dispositions de la loi portant régime financier de l’Etat.

A cet effet, M. Kignoumbi Kia-Mboungou a indiqué que c’est une obligation de nommer, au cours de la première session administrative de l’année, le rapporteur général pour les recettes selon les missions de cette institution de contrôle, conformément à la nouvelle loi portant régime financier de l’Etat dans le cadre de la CEMAC. Les rapporteurs spéciaux vont s’occuper des dépenses et la commission, quant à elle, l’apurement des comptes de l’Assemblée Nationale.

Aussi, a-t-il dit, l’Assemblée Nationale va également plancher sur les affaires reportées lors de la session passée, à savoir le conseil supérieur de la magistrature, le conseil consultatif des personnes vivant avec handicap, le conseil économique, social et environnemental, la cour constitutionnelle et les accords bilatéraux et multilatéraux qui sont juridiques.

Rappelons qu’au terme des dispositions du règlement intérieur, il y a des affaires qui peuvent survenir au cours des sessions et ces affaires sont intégrées à cet effet.

Dissolution de la maison militaire du chef de l’Etat

La maison militaire du président de la République a eu pour locataire, pendant près de 20 ans, l’Amiral Gombe.

Le ministre d’Etat, directeur de cabinet du Président de la République, M. Florent Ntsiba, a réceptionné le 25 janvier à Brazzaville, le rapport de la commission mixte présidence de la République et la défense nationale, chargée de faire l’état des lieux de la maison militaire de la présidence de la République, en vue de sa dissolution.

Ce rapport qui rend compte du travail effectué par la commission mise en place par décret n° 2018-3 du 3 janvier 2018, s’est articulé sur 3 points essentiels, à savoir le rappel des orientations du secrétaire général de la présidence de la République, en sa qualité de superviseur ; la catégorisation du personnel de la maison militaire en fonction de leurs structures d’origine ; l’identification et le contrôle des infrastructures, du matériel, de la documentation et des équipements.

Cette commission, sous la supervision du secrétaire général de la présidence de la République, M. Jean Baptiste Ondaye, a eu pour supports le travail des documents relatifs aux états du personnel, des équipements, du matériel, de la documentation et des structures de la maison militaire du Président de la République.

A cet effet, la commission a inspecté le cabinet militaire du Président de la République, la direction de défense et sécurité, la direction de la logistique et des infrastructures, la direction de la documentation, la direction de la sécurité militaire, la direction des transmissions, la direction des ressources humaines, la direction de l’administration et des finances et la direction des opérations.

Après ce travail, le résultat obtenu par la commission fait état de près de 201 agents ayant appartenu à la maison militaire du Président de la République. Il s’agit des agents déjà admis à faire valoir leur droit à la retraite, des agents à mettre à la disposition de la fonction publique, le personnel à mettre à la disposition du ministère de la défense nationale, le personnel civil à l’armée, le personnel de la gendarmerie nationale, le personnel appartenant  aux forces armées congolaises.

Le personnel à mettre à la disposition du ministère de l’intérieur, le personnel à mettre au commandement de la garde républicaine, le personnel à mettre à la direction générale de la sécurité militaire, le personnel à mettre à la disposition de la présidence de la République ont été aussi recensés. La commission a contrôlé, entre autres, les quatre sites qui ont abrité les agents de la maison militaire du président de la République, à savoir le palais du peuple, le bâtiment du centre d’information et de la recherche de l’armée, le bâtiment de l’ex radio Congo et les locaux de la DGST à Mpila.

La commission a fait plusieurs suggestions, notamment l’initiation des actes mettant fin aux différentes fonctions et certificats de cessation des services des agents ayant servi à la maison militaire du Président de la République, procéder au redéploiement du personnel selon les catégories, trouver la possibilité pour rattraper la situation des agents civils qui sont en instance de recrutement, instruire le commandement de la garde républicaine pour la récupération immédiate des armes individuelles détenues par certains agents, remettre à leurs administrations d’origine les locaux utilisés par la maison militaire.

Il s’agit des locaux de l’ex radio Congo, du CIRAC, de la sécurité présidentielle et le site situé au sous-sol du secrétariat général du gouvernement. La maison militaire du Président de la République a eu pour locataire, pendant près de 20 ans, l’Amiral Gombe, a-t-on indiqué.

«J’accuse solennellement réception des différents effets qui m’ont été remis ce jour devant vous. J’en ferai fidèlement compte rendu à son Excellence M. le Président de la République, Chef de l’Etat», a conclu M. Florent Ntsiba.

Lancement du guide électronique de l’investissement

Ce guide a été élaboré avec l’appui de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement et de la Commission Economique des Nations unies pour l’Afrique.

Un outil pour la pratique des affaires au Congo, dénommé «Guide électronique de l’investissement», a été mis en place, le 24 janvier à Brazzaville, par l’Agence pour la Promotion des Investissements (API), en vue d’aider les opérateurs économiques nationaux et étrangers à avoir facilement accès aux informations liées à leurs activités.

Cette interface comporte des données nécessaires pour investir au Congo, entre autres des renseignements sur le Centre de Formalités des Entreprises, les douanes, les impôts, le foncier, les mesures incitatives à l’investissement et les régimes d’investissement privilégiés.

Le Congo dispose d’un ensemble de textes relatifs à l’investissement qui nécessite une meilleure vulgarisation, a fait savoir le directeur de cabinet du ministre de l’économie, de l’industrie et du portefeuille public, M. Jean Raymond Dirat, lors du lancement de ce site Internet. «Ce guide est un outil qui renforce l’attractivité des investissements», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il s’agit aussi d’un instrument de recherche et d’aide à la prise de décisions.

Le guide électronique de l’investissement a été élaboré avec l’appui de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et de la Commission Economique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), a-t-on appris.

Ces deux organisations de l’ONU ont œuvré à la réalisation des guides électroniques de l’investissement de plusieurs pays africains, parmi lesquels le Burkina Faso et le Rwanda.

Selon M. Joseph Baricako, l’administrateur chargé des affaires économiques de la CEA, le Congo est le premier pays de l’Afrique centrale à se doter de cette plateforme électronique. A son avis, ce guide est le fruit de la collaboration entre la République du Congo, son institution et la CNUCED.

Avec l’option prise par le Congo de diversifier son économie largement dépendante du secteur pétrolier, cet outil est arrivé à point nommé pour faciliter les investissements dans d’autres secteurs.

A ce titre, il devrait assurer aux investisseurs l’accès aux informations indispensables à la création d’entreprise, au recrutement de la main d’œuvre, à l’obtention d’un permis de conduire.

De l’avis de la directrice générale de l’API, Mme Annick Patricia Mongo, cette plateforme électronique dispose des informations pertinentes qui permettent à «ceux qui sont à l’extérieur de savoir ce qui se fait exactement dans notre pays».

L’API a été Créée en 2014, a-t-on rappelé. Elle a pour missions de contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires, de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’investissement à travers les activités de promotion et de facilitation des investissements privés, de concevoir et de promouvoir une image de marque susceptible d’attirer les investisseurs potentiels au Congo.