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Plaidoyer pour la régularisation des demandeurs d’asile de la RDC vivant au Congo

Droits reservés.

C’est un combat de l’association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral.

L’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (Adhuc), Loamba-Moké, a plaidé jeudi 22 mars à Brazzaville, pour que les autorités compétentes puissent trouver une solution à la situation illégale de 1.500 ressortissants Congolais de Kinshasa, installés au Congo depuis plusieurs années, a annoncé la radio publique.

Au cours d’une conférence de presse animée sur le thème ‘’ Protéger les demandeurs d’asile de la RDC déboutés est une question d’humanité ‘’, Loamba-Moké a rappelé que la République du Congo est parmi les Etats de l’Union africaine qui considèrent le droit d’asile comme un droit protégé par la Constitution.

‘’La Constitution du 25 octobre 2015, en son article 21, dispose que le droit d’asile est accordé aux ressortissants étrangers dans les conditions déterminées par la loi ‘’, a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il poursuivi, au plan national, l’ossature du droit d’asile est constituée d’un certain nombre de textes parmi lesquels, le décret du 31 décembre 1999 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national d’assistance aux réfugiés (Cnar).


Au regard de la situation des ressortissants de la RDC établis illégalement au Congo depuis des années, Loamba-Moké a prié les autorités de donner des orientations au ministère des Affaires étrangères pour que soit organisée une ‘’opération de régularisation des 1.500 demandeurs d’asile déboutés ; ou de procéder à leur éloignement sans délai sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en tenant compte de la proximité des deux capitales les plus proches au monde et du danger permanent d’interpellations par la Police‘’.

Le président de l’Adhuc a, en outre, signifié que ces personnes courent le risque d’être arrêtées une fois extradées dans leur pays d’origine. Pour ce faire, il a appelé les autorités à revisiter les textes nationaux régissant la protection des demandeurs d’asile et réfugiés, ainsi que l’adoption et la promulgation de la loi nationale sur les réfugiés, conformément à la convention de 1951.

L’Adhuc a, enfin, demandé au HCR d’aider la Cnar dans l’opération de régularisation des demandeurs d’asile en situation irrégulière au Congo par l’octroi de cartes de séjour ou du statut de réfugiés.

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