Le budget exercice 2018 de la CNSS en baisse de 2,59%

Adopté le 24 janvier à Brazzaville, ce budget s’élève à 70 milliards 662 millions 478.000 de FCFA contre 72 milliards 489 millions  117.000 de FCFA en 2017.

Le Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a adopté, le 24 janvier à Brazzaville, le budget exercice 2018, en recettes et dépenses, au montant de 70 milliards 662 millions 478.000 de FCFA contre 72 milliards 489 millions  117.000 de FCFA, soit une baisse de 2,59%.

Le conseil a adopté ce budget contre celui de l’exercice 2017, avec un montant qui s’élevait à 56 millions 083.044 de FCFA, soit 79,37% pour les dépenses principales et prioritaires de l’organisme, à l’issue des travaux de la session ordinaire budgétaire, qui a réuni les administrateurs, le directeur général et les directeurs centraux.

«Au regard de la situation économique et financière du pays, nous avons adopté un budget ambitieux. C’est pourquoi j’invite la direction générale, l’ensemble du personnel de la CNSS à mobiliser toutes les énergies nécessaires pour aller au-delà des efforts fournis en 2017», a exhorté le président du Conseil d’Administration, M. Christian Barros.

A cet effet, il a cité le Président de la République, à l’occasion de son message à la Nation, le 30 décembre 2017, devant le Parlement réuni en congrès, «S’agissant des pensions, j’interpelle surtout certains établissements publics qui prélèvent des pensions sociales, mais ne les reversent pas aux caisses de la sécurité sociale, ceci pour financer leur fonctionnement. Cette attitude ne peut pas permettre aux travailleurs ayant cotisé toute leur vie active, de jouir de leurs pensions à la retraite. Je demande au gouvernement de mettre instamment fin à cette pratique malveillante».

Pour M. Barros, «il s’agit d’un coup de pouce inestimable qui est donné par le premier magistrat de la République dans nos actions de recouvrement à l’encontre des entreprises d’Etat, des établissements publics et à budget de transfert. Plusieurs secteurs  d’activités de l’économie nationale ont connu la fermeture des entreprises et de nombreuses pertes d’emplois, avec pour conséquence une baisse considérable des cotisations sociales, en raison de la récession économique et financière due à la baisse drastique des cours du baril de pétrole.

A l’issue de cette session budgétaire, le Conseil a adopté quelques délibérations, à savoir l’adoption du procès verbal de la session ordinaire budgétaire du 26 janvier 2017, l’acte du rapport d’activités 2017 du directeur général, l’adoption du plan d’actions 2018 de la Caisse et la délibération donnant quitus à la publication des résultats de la commission de recours gracieux.

Félicitant le directeur général et toute son équipe  pour la performance qui a été réalisée, M. Barros a rappelé qu’à «l’orée de cette année 2018, les indicateurs macroéconomiques ne se sont pas améliorés. Du coup,  le Congo continue à subir les effets induits de la récession économique. C’est pourquoi il nous faut redoubler d’efforts et faire preuve d’abnégation afin d’assurer le fonctionnement régulier de notre organisme. Le budget reste l’outil essentiel pour cette réalisation», a-t-il conclu.

Diplo21 demande la suspension immédiate du Gabon et de la RDC à l’OIF

Dans une pétition intitulée «stop au soutien des despotes par l’OIF», lancée le 24 janvier sur change.org, l’organisation indépendante «Diplo21» exige à l’Organisation internationale de la francophonie la suspension immédiate de deux de ses 54 membres de droit : le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC).

L’organisation indépendante «Diplo21», un think tank de politique étrangère, a décidé de s’attaquer aux «despotes» du continent via l’Organisation internationale de la Francophonie. A travers une opération baptisée «stop au soutien des despotes par l’OIF», l’organisation a lancé une pétition sur change.org, dans laquelle elle demande la suspension immédiate du Gabon et de la RDC à l’OIF.

«Au regard de la composition de l’OIF, des valeurs universelles défendues par cette organisation, des textes fondateurs, des pouvoirs et moyens d’action détenus par cette instance et par la secrétaire générale, nous demandons la suspension immédiate du Gabon et de la RDC, mais aussi du Burundi, du Congo-Brazzaville et du Togo, des instances de l’OIF conformément au Chapitre 5 (3) de la Déclaration de Bamako», précise Diplo21. Elle souhaite que cette procédure soit mise en œuvre chaque fois que les valeurs et les principes fondateurs de la Francophonie sont bafoués.

Pour Diplo21, cette action fondée sur «une éthique de valeurs et d’action» destinée à apporter une contribution à l’action des pouvoirs publics et de la société civile en matière de relations internationales, pour la promotion de la paix, l’Etat de droit et le développement durable, est motivée par les conclusions des rapports des observateurs internationaux à l’élection présidentielle d’août 2016, dont celui de l’OIF, faisant état de graves manquements aux principes démocratiques et de graves atteintes aux droits humains perpétrés au Gabon et en RDC, dont : atteintes aux droits et libertés fondamentales et l’atteinte aux principes démocratiques et à l’Etat de droit.

«Le temps est venu pour l’OIF de prendre ses responsabilités, parce que sa Secrétaire Générale, Michaelle Jean ne peut plus exhorter la communauté internationale à agir contre les despotes tout en les maintenant dans ses propres rangs», estime Diplo21.

A terme, avec 1000 signatures collectées, la pétition sera remise à la secrétaire générale de l’OIF Michaelle Jean, à la République française (Emmanuel Macron, Jean-Baptiste Lemoyne, au Quai d’Orsay) aux États membres de l’OIF, à Ali Bongo et Joseph Kabila.

Congo-Poste: Plus de 400 millions de FCFA de chiffre d’affaires au 2eme trimestre 2017

Le revenu total relatif à la fourniture du service postal au 2 ème trimestre  en 2017 s’élève à 400 millions 790.300 FCFA pour le trafic de 26 021 objets acheminés et distribués aussi bien au niveau national qu’en international, a relevé récemment le rapport de l’Agence de Régulation des Postes et Communications Electroniques (ARPCE).

Il  s’agit du montant  obtenu par des opérateurs postaux privés dans le segment du courrier express. Sur les douze opérateurs contrôlés, ACC Express reste le leader en matière de trafic national, tandis que DHL International l’est au niveau international.

La part de marché est dominée par DHL qui se taille la part de 72,04 %, suivi de loin par Bolloré Logistics Express avec 11,70%, GX International 10,10% et ACC Express 4,17% ainsi qu’Intégral Service avec 0,02% de part de marché.

En dépit d’une faible rentabilité en matière de chiffre d’affaires, 20,70% au niveau national contre 79,30% en international. Le trafic national, dominé par ACC Express, avec une part de marché en ce qui concerne le volume de 38,54%, est plus opérationnel que celui de l’international occupé par DHL. Le volume du trafic national représente 73,58% du trafic total acheminé.

Constitué d’analyses et de commentaires des données issues du trafic des envois postaux, le rapport rendu disponible par l’ARPCE porte sur les données statistiques recueillies auprès de douze opérateurs sur les quatorze autorisés en République du Congo.

Si la crise économique actuelle a pesé sur la quasi-totalité des secteurs, les variations négatives des données en 2017 que montre l’analyse peuvent éclairer sur les difficultés des opérateurs postaux. En effet, en dehors de GX International qui n’a pas connu des rebonds drastiques en comparant les deux derniers trimestres au cours de la même période de l’année, les autres opérateurs ont réalisé des contrecoups allant jusqu’à moins de 30,10% de chiffre d’affaires, poursuit le rapport.

GX International a réalisé un chiffre d’affaires de 23 millions 452 500 FCFA au 2ème trimestre de 2016 et a fait évoluer ce gain à 40 millions 475.000 FCFA au 2ème trimestre 2017 qui fait l’objet de cette analyse. Par contre DHL, qui réalisait dans la même période de 2016 un chiffre d’affaires de 487 millions 874.381 de FCFA, est redescendu à 288 millions 720.646 FCFA dans ce récent rapport du second trimestre 2017. Des exemples de ces variations négatives sont multiples.

En ce qui concerne la qualité des services, une distribution est assurée au plus tard dans les soixante-douze heures des colis et courriers pour les opérateurs couvrant Brazzaville et Pointe-Noire, a rapporté le document. Il précise que près de 90% des distributions se font les deux premiers jours. Cependant, en fonction de la distance et des moyens d’accès difficiles, les opérateurs couvrant les villes intérieures délivrent les envois postaux en trois ou quatre jours pour les colis, a-t-on appris de source sûre.

«Quel pays !», un questionnement satirique sur la façon de gérer la santé

La pièce théâtrale du dramaturge congolais, Jean-Marie Bamokena, a été présentée vendredi dernier à Brazzaville.

Le Théâtre de l’Agora a présenté, le 19 janvier à Brazzaville, la pièce intitulée «Quel pays !» du dramaturge congolais, M. Jean-Marie Bamokena, un texte satirique qui est un questionnement, pour toute personne, sur la façon de gérer sa santé.

Loufouandi, un jeune homme, souffre d’une insuffisance rénale. Harcelé par des hallucinations dues à la peur de la mort, il se croit envoûté par les esprits de sa famille. Accompagné de son épouse et de sa sœur, il va consulter un guérisseur, Maître Mbaki.

Sur l’insistance de son oncle, il consent malgré lui à aller en consultation dans le plus grand centre hospitalier du pays, où il est finalement admis. Mais l’indifférence et l’incompétence du personnel de santé ne concourent pas à sa guérison. Celle-ci survient après une réconciliation entre lui, sa mère et son père adoptif.

Présenté à l’Institut Français du Congo (IFC), dans une mise en scène d’Olivier W. Bouesso Nkouka, «Quel pays !» s’est déroulé sur une dizaine de tableaux, dans une distribution qui a porté sur 13 comédiens, parmi lesquels Ntari Banzouzi Darland, Maryse Banouanina, Théophane Moundaya, Ntari Bantsimba, Rytia Soungama et Mamy Boudzoumou.

Entre autres aspects dépeints par ce texte, le conflit entre les partisans de la médecine moderne et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi que la cupidité des guérisseurs et du personnel de santé.

Dans une interview accordée à l’ACI à l’issue du spectacle, M. Bamokena a indiqué que l’enseignement majeur de son texte est la manière dont chacun gère sa santé au quotidien dans les pays dits sous-développés.

S’agissant de la place des deux types de médecine, il a fait savoir que la médecine traditionnelle a autant sa place dans la société que la médecine moderne, citant en exemple la médecine traditionnelle chinoise.

«Quel pays !» est à ce jour à sa deuxième présentation après celle faite en 2016 à l’IFC. Cette pièce de théâtre a été publiée en France par les éditions «La Doxa», a-t-on appris. Benjamin Mankedi

Elections 2018 en RDC : le PALU aura son propre candidat

Pour les élections présidentielles prévues en décembre 2018, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu), se lancera dans la course avec son propre candidat, c’est du moins ce qu’a annoncé le secrétaire général de ce parti politique.

Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) présentera des candidats à tous les niveaux aux prochaines élections. C’est une annonce faite par Antoine Gizenga, secrétaire général de ce parti. Il s’est exprimé mercredi 17 janvier lors de la commémoration du 57ème anniversaire de la mort de Patrice Lumumba.

« Comme vous le constatez, le PALU a de grandes ambitions, le PALU présentera les candidats aux élections à tous les niveaux, comme je l’avais dit le 22 août 2015 », a dit Antoine Gizenga.

Il a également annoncé la redynamisation des activités du parti dont les cotisations « spéciales élections » pour nourrir les ambitions du PALU.

« Comme je l’ai dit dans mon précédent message, je serai comblé de voir le PALU assumer l’impérium du pouvoir, de mon vivant, afin de faire de la RDC non pas une forêt vierge où règne la jungle, où les gros arbres s’accaparent de toutes les eaux de pluie, mais un jardin botanique où toutes les plantes ont la même chance d’être arrosées », a-t-il ajouté.

Lugi Gizenga, secrétaire permanent du parti, a précisé, que le PALU n’a pas d’alliance avec la Majorité Présidentielle, mais plutôt avec Joseph Kabila, qui présentait un programme proche de celui de son parti, en 2011. Cependant, l’option a été déjà levée depuis 2015 pour que le PALU présente son propre candidat à la prochaine présidentielle.

 

Des mesures contre l’épidémie de la grippe en gestation

Parmi les actions à mener,  et énumérées par le ministre de la Santé, il y a notamment la surveillance épidémiologique, la vulgarisation des mesures d’hygiène personnelle et collective.

La ministre congolaise de la santé et de la population, Madame Jacqueline Lydia Mikolo, a énoncé récemment à Brazzaville, les actions à mener pour lutter contre l’épidémie de grippe sévissant depuis quelques temps dans le pays.

Selon Mme Mikolo, la particularité épidémiologique de la grippe, cette année, est «une forme de résurgence de la grippe humaine pandémique de 2009 et l’émergence de la lignée Victoria (Influenza B), très peu connue dans le pays».  «Il est donc clair que la population congolaise est très peu protégée, immunitairement parlant, contre ces deux souches grippales», a-t-elle reconnu, avant d’annoncer les mesures urgentes prises par le gouvernement.

Il s’agit notamment de la surveillance épidémiologique, de la vulgarisation des mesures d’hygiène personnelle et collective, de la prise en charge gratuite des cas et des mesures promotionnelles, de couvrir la bouche et le nez quand on tousse ou éternue, de se laver les mains après avoir toussé et de s’être mouché, d’éviter les accolades, les embrassades et les poignées de mains.

S’agissant de ce pic épidémique, l’analyse des échantillons a permis de caractériser, à l’origine, deux souches grippales : influenza B, notamment la lignée Victoria (environ 70% des souches positives), influenza A, H&N pandémique (2009). Les relevés épidémiologiques réalisés depuis 2009 au Congo montrent que le type B (influenza B) circulait déjà en 2013 dans des proportions très limitées.

En revanche, la souche saisonnière H3N2, prédominait dans cette période jusqu’à l’année dernière. Aujourd’hui, les campagnes d’information et de sensibilisation ont été lancées sur l’ensemble du territoire depuis le 12 janvier dernier, précise la source.